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PUBLICHTIONS DE LK FACULTÉ DES LETTRES
DE L'UNIVERSITÉ DE STRASBOURG
LÉON ZÉLIQZON
Professeur honoraire au Lycée de Metz
Fascicule Î2
DICTIONNAIRE
DES
PATOIS ROMANS
DE LA MOSELLE
TROISIÈME PARTIE
N - Z
EN DÉPÔT:
LIBRAIRIE ISTRA, Maison d'Édition
Strasbourg, 16, rue des Juifs — Paris, 57, rue de Richelieu
GREAT BRITAIN, BRITISH EMPIRE, UNITED STATES
Oxford Univbbsitt Phess
Amen Corner, London E. C 4
1924
Prix
LE DICTIONNAIRE DES PATOIS ROMANS
DE LA MOSELLE
est publié avec le concours de l'Université de Nancy
et de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Metz.
Il bénéficie d'une subvention du Conseil Général de la Moselle
et de la Fondation Cunitz.
OUVRHGES SOUS PRESSE.
P. MONTET, La vie privée des Égyptiens sous l'Rncicn
Empire.
G. COHEN, Le Livre de scène du Mystère de la Passion,
jouée à Mons en 150L
M. LANGE, Étude critique sur le comte de Gobineau.
E. PONS, Le thème et le sentiment de la nature dans la
poésie Anglo-Saxonne.
E. PONS, La jeunesse de Swiît.
E. HOEPFFNER cl P. ALFARIC, La Chanson de sainte
Foy, poème en langue d'oc du XI' siècle, études
critiques, texte, traduction, notes et fac-similé.
SUITE DES PUBLICATIONS DE LA FACULTE DES LETTRES
DE L'UNIVERSITÉ DE STRASBOURG
(voir le début au dos du volume)
Fasc. hors série. BIBLIOGRAPHIE ALSACIENNE, Revue
critique des Publications concernant l'Hlsace, I,
1918—1921, un vol. XH, 302 pages ... 20 fr.
BULLETIN DE LA FACULTÉ DES LETPRES DE STRAS-
BOURG, paraissant le premier de chaque mois
pendant 1 année scolaire: n™ 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7
(Novembre l',)22— Mai 1923), chaque numéro 1 fr. 50.
Abonnement annuel 10 fr.
Cliché PRILOT. Mfl7,.
Paysan lorrain
DICTIONNAIRE DES PATOIS ROMANS
DE LA MOSELLE
DU MEME AUTEUR:
Lothringische Miindarten (Supplément I à l'Annuaire de la
Société d'Histoire et d'Archéologie lorraine, 1889).
Ans der Wallonie (Supplément à l'Annuaire du Lycée de
Metz. 1893).
Die Mundart von Malmédy (Zeilschrift fi'ir ronxanische Phi-
lologie, t. XVII, 1893, p. 419 et suivantes).
Glossar iiber die Mundart non Malmédy (Zeilschrift fi'ir ro-
manische Philologie, t. XVllI, 1894, p. 247 et suivantes).
Mundartliches ans Malmédy (Beitrâge zur romanischen Philo-
logie, Festgahe fur Gustai> Grôber, Halle 1899).
Patoislieder ans Lothringen (Annuaire de la Société d'Histoire
et d'Archéologie lorraine, XIII, 1901, p. 124 et suivantes).
Textes patois recueillis en Lorraine, en collaboration avec M.
G. Thiriot (Supplément IV à l'Annuaire de la Société
d'Histoire et d'Archéologie lorraine, 1912).
Zur lothringischen Volkskunde (Annuaire de la Société d'His-
toire et d'Archéologie lorraine, XXV, 1913, p. ()7 et suivantes).
La Famille ridicule, comédie messine en vers patois du
début du XVIIP siècle, nouvelle édition (Supplément V
à l'Annuaire de la Société d'Histoire et d'Archéologie
lorraine, 1910).
Cet ouvrage est sorti des presses
de /IMPRIMERIE X. FUCHS,
A. MOSB.\CH, suce, à SAVERNE,
le P^mars 192i. Il a été tiré à 1500
exemplaires.
Droits (!« traduciion et de reprodoctioi
rèseriéi pour tODi lei pajs.
PUBLICHJIONS DE LR FACULTÉ DES LETTRjES
DE L'UNIVERSITÉ DE STRASBOURG
Fascicule 12
LÉON ZELIQZON
Professeur honoraire au Lycée de Metz
DICTIONNAIRE
DES
PATOIS ROMANS
DE LA MOSELLE
TROISIÈME PARTIE
N-Z
EN DEPOT:
LIBRAIRIE ISTRA, Maison d'Édition
Strasbourg, 15, rue des Juifs — Paris, 57, rue de Richelieu
GREAT BRITAIN, BRITISH EMPIRE, UNITED STATES
Oxford Univbrsity Press
Amen Corner, London E. C 4
1924
Ouvrage publié avec le concour.'^ de l'Université de Nancy,
de la Sociélé d'Histoire et d'Archéologie de Metz.
avec une subvention du Conseil général de la Moselle
et de la Fondation Cunitz.
30
NAB
- 466 -
NflC
N
Nabièssc \nabges M, N, nobyes I,
r\, s. f. — Noblesse.
Nacc \nas M, N, nos I, P, F, S, Y\,
s. m. et f. — Noce. I bé -, / groûs
~ : eiine bêle - , eune groûsse - ,
une belle n., une n. riche. Ç'at le
- Champagne, lo chin èl le kègne,
c'est la noce Champagne (?), le chien
et la chienne. Se dit d'une noce où
il n'y a pas d'invités. Lés fous font
lé ~ et lés séjes le minjenl, les fous
font la n. et les sages la mangent. —
I.a noce dure d'habitude deux jours.
La veille, pendant que le liancé ap-
porte une paire de beaux souliers à
sa future, les garçons d'honneur font
retentir l'air de coups de fusil et de
boites; ils recommencent le lende-
main de bonne heure. .\près le ma-
riage religieux, la mère de la mariée,
ou à son défaut une proche parente,
attend la mariée sur le seuil de la
maison où se fait la noce et lui re-
met, selon sa fortune, une pièce d'or
ou d'argent. C'est ce qui s'appelle
rcitcclieu (racheter) la mariée. A la
lin du repas, les filles et les garçons
d'honneur, un verre de vin à la main,
viennent inviter la mariée à la pre-
niicre danse en faisant un compli-
ment de circonstance. Nous en don-
nons un spécimen recueilli à C.orny:
Mèdèmc et inonsieu lés mèrics, pèranls
et èmins dés dous cotiès, mo keûr
reus bègc lo bminjo. Ç'ot èineu le
permission de lortos lés Jans que m'
voce dcvas lo monsieu èl mèdème le
mèriâye.
I-n-tj è dous. treûs s'minnes, j'â élu
dans vole me èl j'â v'hi kiè ène fieûr,
mâs j'â vu qu' le fieûr n'oterit m' pas
tolè. J'â élu veûr èiiou ç' qu'èle oleût
et j'â èprins qu'èle oteût è vote tauije
èl è vole hone èl chère compègneye.
Et vos, mèdème lé mèriâye, que j'â
l'oneûr de bwere è vote santèye, je
v'nans vos prèyè po l'oneûr de citèle
tauyâye. Je v' remèrcians po lés hâ-
cèles et lés guèhhons. Por vos, lés
monsieus et lés dèmes, lé bâle ot por
vos èl vote piâhi.
Un invité répond: V l'èreûz, v'rèreûz,
mâs é condicion qu' v' oleûz chanté ène
piote chanson.
Madame et monsieur les maries, pa-
rents et amis des deux côtés, mon
cœur vous donne le bonjour. C'est
avec la permission de toutes les gens
que me voici devant monsieur et
madame la mariée.
Il y a deux, trois semaines, j'ai été
dans votre jardin et j'y ai voulu
cueillir une fleur, mais j'ai vu que
la llcur n'était plus là. J'ai clé voir
où (ce qu") elle était et j'ai appris
qu'elle était à votre table et à (en)
votre bonne et chère compagnie.
Et vous, madame la mariée, que j'ai
l'honneur de boire à votre santé,
nous venons vous prier (inviter) pour
l'honneur de celte labiée. Nous vous
remercions pour (au nom des) les
filles et les garçons. Pour vous, les
messieurs et les dames, le bal est
pour vous et votre plaisir.
I Vous l'aurez, vous l'aurez, mais à
NHC
— 467 -
NAN
condition que vous allez chanter
une petite chanson.
Nâcedant [nâsdà M], s. m. — Nom
d'une pomme très acre. Voir Acc-
dant.
Nachance, voir Nahhance.
Nachèlc, voir Nahhèle.
Nàcheu [nâsœ . . gén.], v. tr. —
Mâchonner; manger en mordillant;
manger par gourmandise; être
friand.
Nachon [nasô S], s. m. — Nain.
Nâchon [nâsô . . gén. (nasow F)],
s. m. — 1" Qui est difficile pour le
manger; friand. 2° Enfant chétif,
délicat.
Nâchon, voir Nâkion.
Nachow, voir Nâchon.
Nâci [nàsi . . S, V], v. tr. — Agacer.
Voir Acieu.
Nacieu [nasgœ N, N, nosyç . . I,
P, F, S, V], V. intr. — Nocer, faire
bombance.
Nâcion [nàsyô . . gén.], s. f. — Race;
engeance; famille. Ç'at eune peute
" qu' lés payes, c'est une vilaine
engeance que les poules.
Nahhance [nâxàs . . M, N], s. {. —
1° Naissance. 11 est encore souvent
d'usage d'entendre, pendant un ac-
couchement, l'invocation suivante.
Bwin Sint-André, fèyeûz qu'i soûrte
auss' vite qu'i n-è rantré, bon S'-An-
dré, faites qu'il sorte aussi vite qu'il
est entré. 2* au pi. Parties génitales
des juments et des vaches.
Nahhèle [nàxel M, N], s. f. —
Nacelle.
Nàhi [nâyi V], v. tr. — Noircir.
Voir Neûhieu.
Nahion [nâyyô N], s. m. — Noyau.
Voir Nawion.
Nàjâye [najay . . M, I, P, N], s. f.
— Plongée, brasse de nage.
Nâje [lias . . S, F], s. f. — Neige.
Voir Nave.
Nâjè [nâje . . S], v. intr. — Neiger.
Voir Navcr.
Nâjeu [nàjœ . . M, I, P, N, naji F,
S, nojye, -yœ V], v. intr. — Nager.
Najous [naju S], adj. — Neigeux.
Voir Navous.
Naju [naja M, N], s. m. — Terrain
sans pente.
Nâkiâd [nâkyà . . M,I, P, JV, nâkyoïo
F], s. m. — Personne qui mange en
mordillant; qui mange peu; qui est
difficile pour la nourriture.
Nâkieu [nàkyœ . . M, I, P, F, N],
V. intr. — 1" Mordiller; manger du
bout des dents ; faire le difficile.
2» Ronger.
Nâkion [nâkyô N, nàsô . . S, V],
s. m. — 1» Trognon de fruit. J'è fèt
d' minjier mo k'mot, f n'è pis qu' lo
nâchon, j'ai fait de manger ma
pomme, je n'ai plus que le trognon.
2» Bébé; mioche, jeune enfant chétif.
Nâkiow, voir Nâkiâd.
Nakré [nakrë' M, nçkrë' . . I, P, F,
S, V], s. m. — 1" Saillie des articu-
lations phalangiennes des doigts.
2° Excroissance d'une plante.
Nalicu [nâlyœ . . M, I, P, N], v. tr.
— Arracher la nielle des blés.
Name [nâm M, N, nam-nçm I, P,
nqm F, nçm-nqmç S, nam-nem-neme-
nomi V], loc. adv. — N'est-ce pas?
On dit Name, Nome, quand on tutoie
qqn., Nemcu M, N, Nèmè, Nomi S,
V, quand on dit vous à qqn. Voir
Meu.
Nânasse [nSnas S], s. f. — Appareil
en fer armé d'un crochet à trois
branches. Voir Lânâhhe.
Nanètc, Naniche, Nanon [nânet-
nânis- nânô . . gén.], n. pr. — Anne.
Voir Niniche, Nichon.
Nanfé [nàfê- M, I, P, N], s. m. —
1» Enfer. Po tortos lés diâles don -,
I n'an dèmoûdrè m', pour tous les
diables de l'e., il n'en démordra pas.
2" Carabe noir.
N/\N
— 468
NHT
Nanhulc [nfiyiï/ M, I, P, X], s. f-
— Femme mal mise.
Nâni [nâni M, N, S, nâni-nàni V],
adv. — Nenni. Voir Ninntn.
Nanichc [nanis F], s. f. — Sotte.
Naniche, Nanon, voir Nanète.
Nanni, voir Ninnîn.
Nanon-granjambe |n(ïnô gràjàp . .
M, I, P\, s. m. — Sorte de croque-
niitainc qui sert à efTraycr les
enfants.
Nante |/ià/ M, I, P, X], adj. - Fa-
tigué; épuisé; haletant; rendu.
Nantèyc [nâtrij M, I, P (iiotei/ Rom-
bas), nàHy F, nàlêij-nàlhj S, nêtêtj Y],
s. f. — 1" Lentille. 2« Tache de rous-
seur. Voir Gru. 3" Germe de l'œuf.
•1" Balancier de l'horloge.
Nantèyeu [nàteyœ . . M, I, P, A'|,
adj. — Marqué de taches de rous-
seur.
Nâpiâd [luipyà . . S], s. m. — Per-
sonne qui est diflicile sur la nourri-
turc. Voir Nâchon.
Napiat [luipya M, \, napyo S\, adj.
— Rabougri.
Nâpicu [luipyœ . . M, S\, v. intr.
— Grignoter; manger sans appétit;
faire le diflicile.
Nâpion {nàpyô . . M, I, P, X\, s.
m. — Enfant au berceau.
Napiot, voir Napiat.
Naqui \nûki . . M, I, P], v. intr. —
Naître. J' nnqyins à le mimme oïlre,
nous sonnncs nés à la inèiue heure.
On dit ordinairement: V'nîn au
monde.
Nâr \nâr V\, adj. — Noir. Voir
Neûr.
Nâreus [nârœ lang. prop. mess.],
adj. — Difficile sur la nourriture.
Voir Nèrous.
Nârion [nâryô V\, s. m. — Petit
nuage noir. Voir Neiârion.
Narote \nârot V], s. f. — Noiraude.
Voir Neûrate.
Nârous [nâru . . M, S, S, nâra . .
/, P, F], adj. — DifTicile surla nour-
riture. Voir Nèrous.
Nas [na M, N, nç I, F, nçiu P, nô
LandrofT, no S, no V\, adj. poss. —
Nos.
Nasâd [nazâ F\, adj. — Nasillard.
Nâsau [nàzô LandrolTl, s. m. —
Morve.
Nâsier {nâzye . . Y, S], v. intr. —
Parler du nez. Voir Nèsieu.
Nat [na M, N, no I, P\, s. m. —
Notre; un membre de la famille:
le père, le mari, le fils aine de la
maison, etc. Lo poûre ~ , le poûre
nate, le pauvre garçon, la pauvre
fille.
Nat' [nat M], adj. — Net; rasé;
nettoyé, sans souillure.
Natâre [nalcir M, N, notâr I, P],
s. m. — Notaire. On-n-é fat v'nîn
V -, on a été quérir le n. (auprès
d'un mourant).
Natchi, voir Natieu.
Nate [nat M, N, not I, F, S, nol
Y, now P], adj. et pron. poss. —
Notre ; nôtre.
Nate [nat M, N, not I, P, F, S. V),
s. f. — Plain-chant, musique.
Nater [natê^ . . M, \, note . . I, P],
V. tr. — Annoter.
Nateuyemant [natrrymà M, no-
Içymà I], s. m. — .\ction de net-
loyer.
Natiéje [nalycs M, \\ S, nolyês . .
/, P, F[, s. m. — Nettoyage.
Natieu [natyce . . M, N, S, notyç
. . I, P, Y, ncelyi-nolyi F[, v. tr. —
Nettoyer; peler; éplucher, ébousiner;
monder.
Natieu [natyu M, N, S, notyn . .
I, P, F], s. m. — Ouvrier (|ui net-
toie, cureur.
Natiûre [nalyùr . . M, N, S, notyûr
I, P, F], s. f. — Épluchures; mau-
vaises herbes.
NftU
— 46^ -
NAW
Naumeune [nômœn M, nômen I, P],
s. m. — Ignorant; novice; niais.
'L oleût ~ dans F mèriéje, elle igno-
rait ce qu'était le mariage. Voir
flumeune.
Nause, Nausé [iiôs-nôzëi M, I, P, F,
N], s. f. — Morve ; matière visqueuse
et mucilagineuse. 'L afatit le è lojos
le ~, cet enfant a toujours la
mouchure.
Nave [naf M, iiof I, nof-nôs P, nos
F, naf-nôs N, nûs-nâos-nôs S, nâs V],
s. f. — Neige. / gouré d' ~ , une
pelote de n. ; - de coucou, dernière
neige au début du printemps. - de
fèvriyeu vaut donfom'reû, n. de février
vaut du fumier.
Naver [navê' M, nove . . I, P, nêji
-nôji F, navce-nainjœ N, nâoje'-nâji-
nâoji-nôji-nâove' S, nojye,-gœ V], v.
intr. — Neiger. 'L è navé sus nas
télés, Hio poûre uieus', il a neigé sur
nos tètes, mon pauvre vieux (nos
cheveux ont blanchi). S'i nave an
mars, maleûr es fruts, s'il neige en
mars, malheur aux fruits.
Navicu, voir Naver.
Navious, voir Navous.
Navous [navu-naju M, nçvu-nçju
. . I, P, navyu N, naju S], adj. —
Neigeux.
Nawat [nawa M], s. m. — Nom
de l'index. Voir Deûy.
Nawate [nawat-nowat M, N, nowçt
I, P], s. f. — Petite noue (petit pré).
Nâwe [nâiv-now M, N, now I, P],
s. f. — Noue, pli de terrain où des-
cendent les eaux des terres environ-
nantes; ancien lit d'un cours d'eau,
sol gras et humide cultivé en prairie
pour servir de pâturage.
Nawé [nawê'-nçwê'.. M, I, P, N, nçwf
. . I, P, F, nawe-nwç . . S,nuwç V],
s. m. — Noël. - et le Sint Jan pèr-
téjent l'ènâye: treûs mwès d'vas, treûhh
èprès, N. et la Saint-Jean partagent
l'année ; trois mois devers (devant).
trois mois après. Quand-i fût kiér
lo Jo d' ~ , i f'rè kiér dans le grinje,
quand il fait clair le jour de N.,
il fera clair dans la grange (la récolle
sera mauvaise). Si le nutâye de ~ al
kiére, n-g ère wâ d' Jèvés sus le tére,
si la nuit de N. est claire, il n'j'
aura guère de javelles sur la terre.
Tiêr nomvè, lier jèvè, clair N., claire
javelle. E ~ , au lâron, è Pâques, sus
lés compons, à N., sur le pas de la
porte, à Pâques, sur les tisons (s'il
fait doux à N., il fera froid à Pâques).
Valili -, blanches Pâques, vert N.,
blanches Pâques.
È ~ , si on wèt dés bowlotes,
È Pâques dé freûd on grulote.
A N., si on voit des moucherons,
à Pâques, on grelotte P. Si on
s'preumwfne au s'io è ~,è Pâques, bèn'
on s'chaufrc, si on se promène au
soleil à N.. à Pâques, bien on se
chaulfera P. È ~ , lo saut d'i vé,
aus reûs, d'i-n-oûre, aus chandeCdcs,
de dous\ à N., le saut d'un veau,
aux Rois, d'une heure, à la Chan-
deleur, de deux (croissance des
journées). — Quand-on-n-é di jâué
èprès lés âbres dons lés-ovants d' ~ ,
col qu'-n-èré dés frits l'ènege d'èprès,
quand il y a du givre après les
arbres pendant les Avents de N.,
c'est qu'il y aura des fruits l'année
suivante V.
Nawéje [nawëS-nçwës M, N, nçwës
. . I, P, F], s. m. — Nouage;
aboutage.
Nawèl [nawçl-nowel M, nowel I,
P\, s. m. — 1" Noël, cantique qui
se chante à Noël; il n'en existe plus
dans toute notre contrée. M. le D""
de Westphalen a encore réussi à en
trouver plusieurs, dont le suivant,
très intéressant à tous égards, qu'il
a recueilli, il y a un bon nombre
d'années, à Vezon, de la bouche
d'une bonne vieille de quatre-vingt-
dix ans:
NAW
3 Mo4<r«»-o
470 —
NAW
N-y è -veûl en' jon' bu - ci' le de bioins pè - rants, Qu o-
leût to -jos pu - cèle un so uè - quant, De-
hant d' lot kieur ses palnol' è
chamrb'.
E (III
j J I 1
J I J. J J J
m
i-n- inj' d'hhand' de lé pahli' de NoV Se - gneur.
Jèniàs '/ oteùl frovieye
Dés bés guèhhons,
'L oleût lojos por lèyc
Dans se mauhon;
Vol donc' poquè
'L oleîil èpovanlcye
D'ène se fate anlrèye
Dedans s' kèbinèt.
3
Anfin èle so r'pâhhe
I pou èprès
Qu'èle è oûyi l'èfâre
De l'inje le.
Das dessuhli (sic) ses j'nès,
Èle lève i poû le tête
Po oûyi lo remède
Qu èpicût l'inje lu.
i
L'inje, pyin de loqtinnce,
Fât s 'conipyimanl
Èuieu ène rèvèrance
Moût polimanl,
Dehant: «Bwinjo,
Mène, pyinne de grâces.
Dieu qu' vyint an vole rèce
Seût lojos èviea vos I
I m'è anviè v's dire
De v' pi-èpèrè
Po s' Fè quoi note Sire
El qu' vient antre
Toi /in dedans vos
Po H survi de niére
Quad i vyinrè an têre
El qu'i s'rè s' Sauveur.
Qu' po le cilèle èfâre
Tint <;' qui foleûl '.' —
Eue que pieu.tse piâre
È note grand Reû,
Po li sarvi
De mère èl que seût pucèle
Et ieu lé pus bêle
De lorlol lo pèyis.»
Le vol èpovanleye
Das qu'èle èprand
Qu'èle s'reûl, le poûre mègnèye.
Mère, portanl
Qu'èle v'iéul meuri vièrje
Èl qu' 'l oteût prominse
È bwin Dieu quoi le haut.
NHW
8
- 4tl -
NflW
L'inje dit: «J' v' èpoùle le pâhhe.
Lo Sint-Esprit
An-n-è je prîns lés-ûres
Et anlèrprîns
L'èfàre lé:
Que Jèmûs sus le tere,
L'ofant n' èreût d' père,
Ce que moût V è consolée.
9
Que quad i s'rè é monde.
On lo hoûy'reût
Jésus, que freûl aumonde,
Come i bwin reû.
Es poûres jans
Qu' èrint pedu lé grâce
An hhuvant le wète trèce
De zouV père Adam.»
10
«Qu' ç'iè seul! j'y écoiide.
Oh, Gabriel!
Se j'sus digne et comoûde
È r Eternel.»
Oh, lé douce pèrolc
Que n-è r'mîns an rôle
Dés-ofants don bwin Dieu!
il
«Vol, qu 7 è fût lé demhole.
Don Reû qu' vyinré,
J' H s'râ tojos léyole
Tant que j' uèkrci.»
Et tot-aus'toût s'n antrèye
On se mère sécrèye,
Pucéle come 'l oteût.
n
'L ot fût zouV mèrieje
Qu' oteût promîns.
Dedans note poûre lignèje.
Lés vol èmins.
Dieu dcmorré
Dans note lâcûr et not' âme,
J'n' èrans pus powe don Loup,
Don peut Diâle lé.
1. Il y avait une jolie fille de bons
parents, qui était toujours pucelle
en son vivant, disant de tout cœur
ses patenôtres en sa chambre. A
vu un ange descendre de la paix de
Notre-Seigneur. 2. Jamais elle n'était
éprise des beaux garçons, elle était
toujours seule à la maison; voilà
donc pourquoi elle était épouvantée
d'une pareille entrée dans son ca-
binet. 3. Enfin elle se calme un peu
après qu'elle a entendu l'affaire de
l'ange-là. Dès (de) dessus ses genoux,
elle lève un peu la tête pour en-
tendre le remède qu'apportait l'ange-
là. 4. L'ange, plein d'éloquence, fait
son compliment avec une révérence,
moult poliment, disant: «Bonjour,
Marie, pleine de grâces. Dieu qui
vient en votre race soit toujours
avec vous. 5. Il m'a envoyé vous dire
de vous préparer pour son fils qui
est notre Seigneur et qui veut entrer
tout fin dedans vous pour lui servir
de mère quand il viendra en terre
et qu'il sera son Sauveur. 6. Que pour
cette affaire, qu'est-ce qu'il fallait? —
Une qui puisse plaire à notre grand
Roi, pour lui servir de mère et qui
soit pucelle et encore la plus belle
de tout le paj's.» 7. La voilà épou-
vantée dès qu'elle apprend qu'elle
serait, la pauvre fille, mère, pour-
tant quelle voulait mourir vierge et
qu'elle était promise au bon Dieu
qui est là-haut. 8. L'ange dit: «Je
vous apporte la paix. Le Saint-Esprit
en a déjà pris les arrhes et entre-
pris l'aft'aire-là : Que jamais sur la
terre l'enfant n'aura de père, ce qui
NflW
- 475 -
NÉ/
moult l'a consolée. 9. Que quand il
sera au monde, on rap|)eilcra Jésus,
qu'il ferait aumône, comme un bon
roi, aux pauvres gens qui auraient
perdu la grâce en suivant la vilaine
trace de leur père Adam.» 11). «Que
cela soit! j'y consens, oh, Gabriel I
si je suis digne et commode à l'Kler-
nel.i) Oh, la douce parole qui nous a
remis eu (au) rôle des enfants du bon
Dieu. 11. «Voilà, qu'elle a fait la de-
moiselle, du Roi qui viendra, je lui
serai toujours loyale tant que je
vivrai.» Et tout aussitôt son entrée
en sa mère sacrée, pucelle comme
elle était, 12. il a fait leur mariage
qui était promis. Dedans notre
pauvre lignée, les voilà amis. Dieu
demeurera dans notre cœur et notre
âme, nous n'aurons plus peur du
Loup, du vilain Diable-là.
Nawer \nawc'-nowc' . . M, X, noive
. . I, P. F, imive . . S, V\, v. tr. —
Nouer; attacher; lier. Se dit sur-
tout en parlant de la vigne. J'alans
-, nous allons nouer la vigne.
Voir Relever.
Nawi \naivi-noivi M, \', nowi I, P,
noji F, nâè-^i-nœji-miji . . S, nuive V],
s. m. — Noyer.
Nawion [nawyô-nowyô M, nowyô
I, P, nœyô-nowyô-nûyô F, nCèyô S,
nçyô V], s. m. — Noyau d'un fruit;
pépin. Voir Ahion, Nàhion, Oûgnon.
Nawious [nawyii-noivyti M, X, noiv-
yu . . I, P, naivyu S], adj. — Ra-
bougri. Se dit des fruits saisis par
le froid, qui ne poussent plus. Lés
ptvéres sont naïuioûses, les poires
sont rabougries.
Nawious, voir Nawous.
Nawous \nawn-iiowii M, nçuni . .
I, P, nawyu-nowyu K\, adj.— Noueux.
Nawrcû [nawrâ'-nowrCê M, noivrir
I, P\, n. pr. — Norroy, vill. de l'arr.
de Metz, aussi appelé - /' Vinuii,
Norroy le Veneur (n'est pas dérivé
de Venator).
Nawûre [nawur-nowiir . . M, X,
nowiir I, P\, s. f. — Rachitisme
noueux.
Nawyi Inaioyi-iioinyi M\, n. pr. —
Nouilly, vill. près de Metz.
Nayèlc [nayçl M, X, S, noyî-l V\,
s. f. — Nielle des blés.
Nayemant [nayiiiù M, X, noymà I,
I, P, F], s. m. — Action de se noyer.
Nayeu \nayœ . . ^î, X, S, noyç . .
I, P, F, Y], V. tr. — Noyer. - /' inû-
nîn,n. le meunier (mouiller le mortier
outre mesure). / n' vaut nï i chiii
nayeu, il ne vaut pas un chien noyé
(il ne vaut pas grand chose). Bougre
d' chin nayeu, bougre de chien noyé I
Se dit à une personne gênante. Si
f ini'èsin l'û s' ~ , i n' le faut m' por-
tant y aler, si ton voisin va se n.,
il ne faut pourtant pas y aller (en
faire autant). — Ce n' s'rât m' co
èssè: pour zûles d'ele noyés dons rf'
l'âuie dé bol, ce ne sera pas encore
assez pour eux d'être noyés dans
l'eau de crapaud (malédiction) V.
Nayeu [nayœ . . M, X, S, noyç . .
I, P, F, V|, v. tr. — Noyer. / naye
ses dates, il noie ses dettes (il ne
paye personne).
Nayeû, voir Nayu.
Nayu [nayii M, X, noyii I P, nayœ S\,
s. m. — Marécage; noue maréca-
geuse; terrain sans pente.
Ne \n(e) M, X, S, n(e}-ne I, P, ne F,
ne \'|, adv. — Ne.
Ne, voir Ni.
Néfe, Néfi, voir Népe, Népi.
Nehaté |;i(f)Y<i/<' • • •'>'l. s- "'• —
Noisetier. Voir Nuhati.
Néhh, Néhi, voir NeQhh, Neûhi.
Néhote \nc-{ol V|, s. f. — Noisette.
Voir Nuhate.
Néhoté \nefOle V|, s. m. — Noi-
setier. Voir Nuhati.
Néjes |;i<\'i J/|, s. f. pi. — Fesses.
Néji [nèji F\, v. intr. — Neiger.
Voir Naver.
MËM
473
NEU
Nème, Nèmè [nem-nçmç S, neme
V], loc. adv. — N'est-ce pas? Voir
Name.
Nènè, Nènîn [neiiT . . M, I. P, N,
nenq S], s. m. — Tétin.
Nènote [nfnpŒoyeuvre-grande], s.
f. — Epingle. Voir Nonnate.
Nèpe [nfp gén.], s. f. — Nappe.
'L è fat corne Chan le Sèvète, 'l è
minjeu Jusqu' è le -, il a fait comme
Jean la Savate, il a mangé jusqu'à
la n. (il a tout mangé). T'nèz bon
le ~, tenez bon la n. (paroles que
prononce la mère en jetant sur la
table les pommes de terre cuites à
l'eau, pour qu'elles ne tombent pas
à terre) V.
Népc {nêp M, I, P, N, nëf-nêp F,
nêf S), s. f. — 1» Nène. On dit ordi-
nairement Cul de chîn. 2" Parfois
le fruit de l'églantier.
Nèpéje [nçpës S], s. m. — Linge de
table. Voir Mèpéje.
Népi [nêpi M, I, P, N, nêfi F, S\,
s. m. — Néflier.
Nèrèle [nçj-çZ M, I, P, N], s. f. -
Narine.
Nèrène, voir Nèreune.
Nèrcune [nqrœn M, N, neren I, P\,
s. f. — Narine.
Nér [nêr gén. (nerf V)], s. m. —
Nerf (muscle). Sa fâre hècheii V ~ ,
se faire tirer le n. (l'oreille).
Nèrîyc [n^ny M\, s. f. — Narine.
Nèrous [nfru . . M, I, P, N, nârçiv
F, nâru S], adj. — Difficile sur la
nourriture; délicat sur la propreté
des aliments. Et pus wète et pus ~ ,
et (d'autant) plus sale et (d'autant)
plus difficile. A Metz, dans le lan-
gage populaire, on dit Nâreûs.
Nèrvous [nqrvu . . M, 7, P, A'], adj.
— Nerveux.
Nés [ne M, I, P, N], forme con-
tractée pour ne les. J' nés vieus m',
je ne les veux pas.
Nèsau [nçzô M, I, P, N], s. m. ~
Morve. Voir Nause.
Nèsiâd [nezyà . . M, I, P, N],
s. m. — Nasilleur; bavard inintel-
ligible.
Nèsieu [nçzyœ . . M, I, P, N, nâzyi
. . S, V], v. intr.' — 1» Nasiller. 2» Tra-
vailler mollement.
Nèsse [nçs gén.], s. f. — Nasse.
'L at prîns corne i p'hhon dans
le ~ , il est pris comme un poisson
dans la n. (il est dans une mau-
vaise affaire).
Nèsu [nezti M, I], adj. — Mor-
veux.
Net [ne V], s. f. — Nuit. Voir Nut.
Nèteure, voir Nètiîre.
Nétîc [netî V], s. f. — Nuitée. Voir
Nutâye.
Netot [n(e)lo M, I, P, N, neio S, V],
adv. — Pour sûr. N'y vâr me au
mwins. — J' n'y v'râ m' ~, n'y va
pas au moins. — Je n'irai sûre-
ment pas.
Nètûre [nçtiir M, I, P, S, netœr-
nçtùr N], s. f. — 1" Nature; espèce.
R'hîn d'vahh ~ , raisin d'espèce verte.
2» Nudité. Cwèche H se ~ , cache lui
sa n. Bue.
Neûch, voir Neûhh.
Neuhate [nœ-^alS\, s. f. — Noisette.
Voir Nuhate.
Neûhh [nôêx-nûx S, nêx-nœx V], s.
m. — Noix. Voir Hhalat.
Neuhhe [nœx N], s. f. — Rondelle
qui s'applique à la bobine d'un
rouet à filer.
Neflhi [ncêfi S], s. m. — Noyer.
Voir Nawi.
Ncûhi [nôêfi S, nëyi-ncë-fi V], s.
m. — Enfant malingre, chétif. Que
paure ~ afant, quel pauvre enfant
malingre 1
Neûhicu [nœ-^ycp . . M, I, P, N,
ncérsi F, nô-^i S, n5-(i V], v. tr. —
Noicir.
Neûhion [nœyyô N], s. m. — Ou-
vrier barbouillé, noir comme un
charbonnier.
- 474
NEU
Neujate, Neujètc \nœjal S, nœjçt F],
s. f. _ Noiselle. Voir Nuhate.
Ncûji \iiœji S\, s. m. — Noyer. Voir
Nawi.
Ncûjicu, voir Ncûhicu.
Neûle |/i<T7 F\, s. f. — Collino.
Ncûr \nœr M, I, P, F, N, nôv S,
mir V], a<lj. — l"Noir. - penne, noire
épine (prunellier). - dèmâs, noir
damas (sorte de prune). - èl biasse,
noire et blette (blatte, insecte noc-
turne). - corne i chèpé, conie i cul
d' l'pin, n. comme un chapeau,
comme le c . . . d"un pot. È ~ nul,
à noire nuit (à nuit close). //"( -
corne dans le gueule d'i fohii, il fait
noir comme dans la gueule d'un
four. — iVôre rècîne. noire racine
(salsifis) S. Kûre hhohhe, noire
sèche (pomme de terre en robe de
chambre). Nâr mièle , n. merle
(merle). Tol-in nâr, tout en n. (très
bien, parfaitement). / sel lo palwas
tol-in nâr, il sait (parle) très bien
le patois V. 2» s. m. Contusion. /
groûs -, une grosse (une forte)
contusion.
Ncûrâd \ncêra M, N, ncërâ I, P,
nôrâ . . S\, adj. — Noirâtre.
Neûrate [nôêral M, N, nœrpl, I, P,
nôrat S, nârot Y], adj. — Noiraude
(vache noire).
Neïirci [ncêrsi F], \. tr. — Noircir.
Voir Nciïhicu.
Neûrèsse [nœrçs M, I], s. f. — Con-
tusion.
Neûriaud [nœrijô M, I, P, iV|, s. m.
— Noiraud.
NeQrion, voir Ncûron.
Ncûron |/i<T';<5 M. I, P, ncërô-nœnjô
N, nôrijô S, nâryô], s. m. — Personne
qui est barbouillée; qui est noire
comme un charbonnier. S'emploie
aussi comme sobriquet.
Neut \nœ' P, nœ S\, s. f. — Nuit.
Voir Nul.
Neutàyc [naetây . . S], s. f. — Nui-
tée. Voir Nutàyc.
NI
Neutyi [nœlyi F] v. tr. — Nettoyer.
Voir Natieu.
Neuvelate|;ia?t;/a/Sl,s.f. — Agnelle.
Voir Novclate.
Neûyon [nœijô F], s. m. — Noyau.
Voir Nawion.
Nèvatc, voir Nèvâye.
Nèvate [nçi'at M, S. S. nevot I, P,
V|, s. f. — Navette de tisserand. /
n' fût qu' le -, il ne fait que la n.
(qu'aller et venir).
Nèvâye \nev5y M, N, nevây I, P,
neval S\, s. f. — Navette (plante dont
la graine produit de l'huile).
Névé, voir Nevou.
Névelote [nevlol \\, s. f. — Agnelle.
Voir Novelate.
Nèvét Inçi'ê' M, I. P], s. m. — Navet.
- dés hâyes, n. des haies (bryone).
Po que -, pour quel n. (pourquoi,
pour quelle raison?). / n'è qu' don
sang rf' - , il n'a que du sang de n.
(il n'a pas d'énergie). É lé Sinl-Bèr-
nabé, semé tés nèvéts, à la S'-Barnabé,
sème tes navets.
Nèviau, Nèvion [nevyô-nçvyô M,
I, P\, s. m. — Petit navet.
Nevou \n{e)vu . . gén. (neue V)], s-
m. — Neveu.
Néz |n("' . . gén.), s. m.— Nez. L è don
-, il a du n. (il prévoit tout). Hvclien
lés vôhhs don -, tirer les vers du n.
/ s' lèhlie chieu sus V -, il se laisse
ch . . . sur le n. (on fait de lui ce
que l'on veut). 'L è l' - trawé, il a
le n. troué (il a un bon flair). / n
wcl m' pus Ion que s' -, il ne voit
pas plus loin que son n. — J' monte â
douzlmcf mes dous biles fonlénes ? —
Lo né:. .le monte au deuxième, je
vois deux belles fontaines? — Le nez
(devinette) .S. Voir Langue.
Ni \ni gén.], conj. — Ni. L al ni
chin ni loup, il est ni chien ni loup
(ni l'un ni l'autre, c'est un inclinè-
rent). On dit aussi Ne.
Ni [ni S, Y], adj. - Nu. Voir Nu.
Ui
- ai ^
kiË
Nî [ni S], adj. — Neuf. Voir Nieu.
Nia, voir Niau.
Niâche [nâs M, nâs I], s. f. —
Femme de peu d'intelligence, niaise.
Voir Niauche.
Niâderèye [nâârçy . . M, I, P], s.
f. — Niaiserie, badauderie; des riens.
Niâgnâd, -âdc [nânyà M, N, nânà
I, P, iiônô V], s. m. et f. — 1» Per-
sonne indolente, molle, sans vigueur.
2» Niaise. A Metz, on dit aussi
Niongnon.
Niâgnate [nànat M, iîânçt I, P], s.
f. — 1» Niaiserie, vétille, babiole.
Tortot ç'iè ç'at dés ~, tout cela ce
sont des niaiseries (des choses de
peu d'importance). 2» Mauvaise ex-
cuse.
Niakè [iiakç V\, v. tr. — Grignoter.
Niânote, voir Niâgnate.
Niant [M gén.], particule négative.
— Non; rien; jamais. Ne s'emploie
que dans le langage familier et
quand on tutoie qqn. At ç' que
i Jeuson at on mé? ~, est-ce que
le Joseph est au jardin? — Non.
Niarguer [nàrge . . M, I], v. tr. —
Narguer.
Niau [nô M, I, P, F, N, M-nâo S,
M V\, s. m. — lo Oeuf naturel ou
artificiel qu'on laisse à la poule pour
l'engager à pondre toujours dans le
même nid. 2» Dernier né d'une
couvée. 3» Petit enfant, mioche.
/ faut ca V p'ter, ç' ~, il faut en-
core le porter, ce mioche. 4' Sot,
niais.
Niauche, Niauchon [nôs-iiôëô M],
s. m. — Niais. Voir Niâche.
Nicate [nikat S], conj. (renforce
un si). — Même. - s' is m' dehont
de n' m' y aler, j'y v'râ mâgré zous,
même s'ils me disent de ne pas y
aller, j'irai malgré eux.
Nicâye, voir Nichâye.
Nice [nis gén.], adj. — 1» Simple,
niais. Je n' sus m' ca si ~, je ne
suis pas encore si bête. 2" Difficile
à contenter, exigeant; contrariant;
ennuyeux; de mauvaise humeur. 'L
at - corne d' l'Swe chaude, corne i
sèc de puces, corne eune hotèye de loups.
Il est ennuyeux comme de l'eau
chaude, comme un sac de puces,
comme une hottée de loups.
Nîce, voir Nieuce.
Nîceté [nîstêi M], s. f. — Bêtise.
Nichate [nisat M, N, nisçt I, P], n.
pr. — Anne. Voir Nanète.
Nichâye [nisây . . M, I, P, N, nikây-
nisây . . F, S], s. f. — 1» Nichée; bande,
- d' janes, d'afants, n. d'oiseaux,
d'enfants. Mauvâse ~, réunion de
mauvaises gens. 2» Portée, couvée.
Nate trûye è eune fiêre ~, notre
truie a une fière portée.
Niche [nis F], adj. — Sale, mal-
propre.
Nichène {nisçu F], s. f. — Saleté.
Nichereûs [nisrœ F], s. m. — Sali-
gaud; personne qui manipule des
choses malpropres.
Nichon [nisô gén.], n. pr. — Anne.
Voir Nanète.
Nichote, voir Nichate.
Nicolas (Sint) [nikolâ M], n. pr. —
Saint Nicolas. Le Sint ~ èmwinne
lo inauvâs tams tot-è fût, la Saint-N.
amène le mauvais temps tout à fait.
Nid, voir Nîn.
Nidréhaut [nidrehô V], n. pr. —
Niederhof, vill. de l'arr. de Sarre-
bourg. -, Iç cwode dons cô, Qu' é
trânié tranle cinq crapauds d'în côp.
N., la corde au cou, qui a étran-
glé trente-cinq crapauds d'un coup
(sobriquet).
Nié, voir Nieu.
Niéf, voir Nieuf.
Nîéri [iïeri-nœri V], v. tr. — Nourrir.
Voir Nûri.
Nieu [nœ M, I, P, F, N, m-nû S,
ne-nœ V], adj. — Neuf; nouveau.
/ - mûre, un n. maire.
NIE
- m -
NOH
Nieuce [nœs . . M, I, P, F, X, n'is
S, nes-mrs V), s. f. — Nièce.
Nieud [ncf M, N], n. pr. — Nicd
(rivière).
Nieuf \ncrf M, I, P, F, N, iiif-inif S,
iH'f-nœf V], adj. niiin. — Neuf. - , ç'ol
ûhhlanl qu' i coiichon pirl comlè, n.,
c'est autant qu'un cochon peut comp-
ter (en grognant il fait toujours niciif,
nieuf) V.
Nieufchi [nœfsi M\, n. pr. — Neuf-
clief, vill. de l'arr. de Tliionville.
Nicuvieume [luemjcem . . M, I, P,
F, N, niimm S, ùcinjein V\, adj. nuiu.
— Neuvième.
Nieuvinne [nœvên M, I, iicroên I,
P, nïwên S, rwi'cn Y\, s. f. — Neu-
vaine.
Niéviéme, Niévéne, voir Nieu-
vieume, Nieuvinne.
Nîf, voir Nieuf.
Nigaudat, Nigaudot [niç/ôda M, ni-
gôdo I, P\, s. m. — Nigaud, niais.
,/c /i' s'râ m' si ~, f â vu /' loup,
je ne serai pas si n., j'ai vu le lou|)
(j'ai de l'expérience).
Niguedouye \ui(j(luij M, I, P, /•', X],
s. m. — Nigaud, niais, imbécile.
Nik, voir Ntn.
Nimèrô \nimerû M, I, P\, s. m. —
Numéro.
Nimèrôter [nimerôtci . . M, I, /'),
V. tr. — Numéroter.
Nîn [ni M, I, \. ni P, S, V. nik-
nèk F], s. ni. — Nid. ~ d' tronuuindc,
n. de paresseuse (grumeau de farine
insutlisaniment pétri, qui se trouve
dans le pain). - d'èguèsse, n. de
pie (cor aux pieds). E jane so ~
pèrèl hé, à l'oiseau son n. pa-
raît beau (à chaque fou plaît sa
marotte).
Ninètc \ninçl M\, s. m. — Nom
amical donné aux enfants. Dôdô,
nincte !
Nini [;ii;i( gén.], n. pr. — Kugénie;
Léonie ; Virginie.
Niniche \ninis M, I, P, N], n. pr.
— Anne. Voir Nanète.
Ninique [ninil; iî, I, P, N], n. i)r.
— Dominique. Voir Miniquc.
Ninite \ninit M, I\, s. m. — Niais,
imbécile.
Nink, voir Nîn.
Ninntn [nènî-nuni M, ni/nl-nrini I,
nàni P, F, nèni-nûni N, nûni . . S, nûni-
nùni Y], adv. — Nenni; non; pas
du tout. Ne s'emploie que quand
on dit vous à qqn. M' f'renz v' ki'duu
d' iHile lièbé, Xiclwn ? - , je n' bcije
pwint d' confiture aus p'hhés, me
ferez-vous cadeau de votre bél)é,
Nichon? n., je ne donne pas de con-
fiture aux cochons.
Nintéye |;ic/cy V|, s. f. — Lentille.
Voir Nantèye.
Nintîe [nèlî V\, s. f. — Nuitée.
Voir Nutâye.
Niochc, Niochon IniioU-nijosô M, I,
P\, s. lu. — Niais, nigaud.
Niokè \nijol;e V], v. intr. — Manger
d'une manière malpropre.
Niongnon [nyônô V], s. m. — Per-
sonne indolente. Voir Niâgnâd.
Nîri, voir Nïiri.
Nisant, voir Nusant.
Nisclâd [nizlii M, X, nizlû I. P\,
s. m. — Idiot, imbécile.
Nisont, voir Nusant.
NîtroûsG Inilrûs . . gén.|, s. f. —
Femme indolente, malpropre, qui
ne sait rien faire.
Nix |;h'A-.s- gén.|, particule négative.
— Non; pas (familier et plaisant).
Nobièssc \nohijes I, P\, s. f. —
Noblesse. Voir Nabièsse.
Nôblesieu [nôbleztjœ S\. interj. —
Morbleu.
Noce [nos I, P, F, S, \'\, s. m. et
f. — Noce. Voir Nace.
Nocîè \nosij<i . . P, F, S, V], v.
intr. — Nocer. Voir Nacieu.
Nôhi |/i()Y' ■*>), V. tr. — Noircir.
Voir Ncûhicu.
NOI
477
Noion [nçyô V], s. m. — Noyau.
Voir Nawion.
Nôje [nos I, P, N, S], s. f. — Neige.
Voir Nave.
Noji [nçji F], s. m. — Noyer.
Voir Nawi.
Nôji, Nojier [nôji F, S, nojije V],
V. intr. — Neiger. Voir Naver.
Nôji, voir Nôtii.
NojiGr [nojye Y], v. intr. — Nager.
Voir Nâjeu.
Nojous [nojii . . I, P], adj. — Nei-
geux. Voir Navous.
Nokâye (an) [nokaij P], loc. adv.
— Se dit d'une éclielle qui est
appuyée contre un arbre, un mur,
etc.
Nokré \nokrêi . . I, P, F, V], s.
m. — Phalange du doigt. Voir
Nakré.
Nom [nô gén.], s. m. — 1° Nom.
— fté, n. jeté (sobriquet). 2° So-
briquet, sottise. I m' è dit dés ~ ,
il'm'a dit des sottises.
Nombrcr [nôbrê' . . M, I, P, N],
v. tr. — Énumérer.
Nome, Nomi [nom P, nomi V],
interj. — N'est-ce pas? Voir Name.
Non [nô M, I, P, N], forme con-
tractée pour ne le. J' ~ viens m',
je ne le veux pas.
Nouante [nonàt gén.], adj. num.
— Quatre-vingt-dix.
Nonantieume \nonâttjœm . . M, I,
P, F, N, nonàtim S, nonâtyem, -ijœm
V], adj. num. ord. — Quatre-vingt-
dixième.
Nonate, voir Nonnate.
Nônau [nônô M, I, P, F, N], s. m.
— Homme irrésolu, sans fermeté,
sans éducation.
Nonerèye [nonrêy M, I, P, N], s.
f. — Couvent de femmes.
Nonfât [nôfâ . . M, I, P, N], adv.
— Point du tout. Voir Siîât.
Nonfcrâ [nôfrâ M, N], adv. —
Nenni, je ne le ferai pas. Ce mot
NOR
et le précédent s'emploient étymo-
logiquement.
Nongote (au, è) [nôgot M, 1, P, N,
S], loc. adv. — Sans voir clair,
dans l'obscurité, vers la brune. /
wèyeùt kiër' au ~ corne de jo, il
voyait clair à la brune comme le
jour. — Été an -, être dans un
endroit non éclairé S.
Nonnate [nônat M, nônot I, nenot
Moyeuvre- Grande, nunej-nunot F,
nônat N, nonat S, nônot V], s. f. —
Épingle. Les épingles étaient autre-
fois le souvenir que la jeune fiancée
offrait à ses compagnes dans la
chapelle de la Vierge, le dimanche
précédant le mariage. Il est passé
en proverbe que la jeune fille qui
met l'épingle à la couronne de la
mariée sera elle-mêne mariée dans
l'année. Les fabricants d'épingles
se disaient à Metz nonnetiers.
Nonne [non M, I, N[, s. f. —
1» L'heure de midi. 2» Repas de
midi.
Nonnctieu [nôntyœ M, N], s. m.
— Épinglier.
Nonnote, voir Nonnate.
Nonon [nonô M, I, P], s. f. —
Nonne, religieuse.
Nonon(ke) [nonô(k) gén.], s. m. —
Oncle (terme familier).
Nonôre [nonôr M, I, P, N, S], n.
pr. — Éléonore.
Nônote, voir Nonnate.
Nonrer [nôrëi . . M, I], v. intr. —
Dire non, refuser.
Nons [nô Landroff ], adj. et pron.
pers. — Nos. Voir Nas.
Nôr [nôr S[, adj. — Noir. Voir
NcQr.
Nôrâd [nôrâ . . S], adj. —Noirâtre.
Voir Neûrâd.
Nôrate [nôrat S], s. f. — Noiraude.
Voir Ncuratc.
Nôrion [nôryô S], s. m. — Personne
barbouillée. Veir Neîiron.
- 478 —
NOS
NOW
Nos [nç gén.], pron. pers. accentué.
— Nous. Por ~, pour n.
Nos [no I, F, S, now P, no V], pron.
poss. et adj. — Nos. Voir Nas.
Nôsè [nôzç-nôzi S, nozi V], \. tr.
— Oser. J' n' è nOzi, je n'ai osé.
Voir Oûser.
Not \no I, P\, s. m. — Ne s'em-
ploie que dans l'expression : lo
poûre ~ , le pauvre garçon, etc. Voir
Nat.
Notâre [nplâr I, P\, s. m. — No-
taire. Voir Natâre.
Note [not I, P, F, S, Y], pron.
poss. et adj. — Notre; nôtre. Voir
Natc.
Note [not [, P, S, V], s. f. - Plain-
chant. Voir Nate.
Notcrïe [nolrî Y], s. f. — Loterie.
Voir Laterèye.
Notèyemant [noieijmà I, P], s. m.
— Action de nettoyer. Voir Na-
teuyemant.
Notèye [notey Bombas], s. f. —
Lentille. Voir Nantèye.
Notiè |/io^//ç . . /, /', /•■- Y\, V. tr. —
Nettoyer. Voir Natieu.
Notiéje [notyês . . I, P, F], s. m.
— Nettoyage. Voir Natiéjc
Notiou l/i()///ii ■ ■ I, P, F\, s. m.
— Ouvrier qui nettoie. VoirNatiou.
Notiûre [notiiûr I, P], s. f. — Kplu-
churcs, etc. Voir Natiiire.
Noud, Nouke [nu . . gén. (nii-mik
X)], s. m. - 1" Nœud, floc de ruban.
2" Nceud de la gorge, pomme d'.Xdam.
3" Bourgeon do la vigne. An tèijcnl
le vègne au dousieume ~, on taille
la vigne au deuxième bourgeon.
Nounète, Nounote \nunçt-minpt F],
s_ f. _ l-;piiij;lc. Voir Nonnatc.
Nouricyin [mirisyè M, I, miri.si/i S],
adj. — Nourricier. Lo pcrc -, le
père n.
Nourtin [mirtc M, N], n. pr. —
Northen, vill. de l'arr. de Boulay.
Nouvale, voir Novèlc.
Nouvé, voir Nové.
Nouvelote, voir Novclate.
Nouwâye ln(u)u>âij . . M, iV, S,
n(u)wây I, P, nuwcy V), s. f. — Nuée,
orage, ondée, averse; parfois ou-
ragan.
Nouwè [n{u)wq S, V], s. m. - Noël.
Voir Nawé.
Nouwé [nnwe Y], s. m. — Noyer.
Voir Nawi.
Nouwè [niiwe Y], v. tr. — Nouer.
Voir Nawer.
Noûyon [nûyô F], s. m. — Noyau
d'un fruit. Voir Nawion.
Novc [nof I, P], s. f. - Neige.
Voir Navc.
Novè [none . . I, P], v- intr. —
Neiger. Voir Navcr.
Nové [novêi . . M, I, P, A', S, mwê F,
novye Y\, adj. — Nouveau; neuf.
/ - èbit, un habit neuf. Tôt ~,
tôt hé, tout n., tout beau.
Novelate [novlal M, N, mwlot I, P,
mwlot F, nœvlat S, nevlçt V], s. f.
— 1" Agnelle. Nas bèrbis n'ont fût
qu' dès ~ l'ènâye le, nos brebis
n'ont fait que des a. cette année.
2» Personne cliétive, malingre V.
Novèle [npvel . . gén. (nuvat F)], s.J.
— Nouvelle. Je n' panrâs m' mile
francs d'owor zwoyi dés hones noi'éles
inlè, je ne prendrais pas mille francs
d'avoir entendu (pour ne pas avoir
entendu) de bonnes n. comme cela V.
Noviâd [npryâ Y], s. m. —Vrille,
tarière. Voir Oviâd.
Noviè, voir Nové.
Novous [npini . . /, P\, adj. —
Neigeux. Voir Navous.
Nowd [nnw P, F\, s. m. — Nœud.
Voir Noud.
Nowale [npwat M, N, nowçt I, P],
s f _ Petite noue. Voir Nawatc.
Nowc l'ioïc .W, /. F, iV], s. f. —
Noue. Voir Nâwe.
Nowé |/ioioê' . . M, I. P, P. A'I.
s. m. — Noël. Voir Nawé.
479 -
NOW
NUR
Nowéje [nçwës . . M, I, P, F, N],
s. m. — Aboutage. Voir Nawéje.
Nowèl [nçiuel M, I, P], s. m. —
Noël. Voir Nawèl.
Nower [nçwë' . . M, I, P, F, N],
V. tr. — Nouer. Voir Nawer.
Nowi [nçwi M, I, P, N], s. m. —
Noyer. Voir Nawi.
Nowiau, Nowion [nowyô M, I, P,
nçwijô-nûyô F], s. m. — Noyau.
Voir Nawion.
Nowious Inowiju . . M, I, P, N],
adj. — Ilabougri. Voir Nawious.
Nowous [nçwii . . M, I, P], adj.
— Noueux. Voir Nawious.
Nowreii [nowrœ M, I, P\, n. pr.
— Norroy. Voir Nawreiï.
Nows \now P], pron. pers. adj. et
pron. poss. — Nos, nôtres.
NowSre [nowiir M, I, P, N], s. f.
— État d'un enfant racliitique (nou-
ure). Voir Nawûre.
Nowyi [nowyi M\, n. pr. — Nouilly.
Voir Nawyi.
Noyé [nçye . . I, P, F, V], v. tr.
— Noyer. Voir Nayeu.
Noyéle [noyêl V], s. f. — Nielle.
Noyemant [noymà I, P, F |, s. ni. —
Action de se noyer. Voir Nayemant.
Noyon [noyô V\, s. m. — Noyau.
Voir Nawion.
Noyon [nçyô V], s. m. — Morceau
de bois trop lourd qui reste au fond
de la rivière.
Noyu \noyû I, P\, s. m. — Terrain
marécageux. Voir Nayu.
Nu \nû M, I, P, F, N, ni-nû S, ni
V], adj. - Nu.
Nû [nfl S], adj. — Neuf. Voir Nieu.
Niich [nûs P], s. f. — Noix verte.
Nuéje [niiycs . . gén.], s. m. —
Nuage.
Nîif [ml/ S], adj. num. — Neuf.
Voir Nieut.
Nuhate {nii'xat . . M, N, niiyot I, P,
nœjet-niïjet F, nœjat-fnal-Jnat . . S,
ne-{çtV], s. f. — Noisette. Vahhe ~,
verte n. (coquerelle). Groûsse ~,
grosse n. (aveline). Ènâye de ~,
ènâye de fèhhates, année de n., année
de maillots. Voir Larant. Lo bwin
Dieu anvaye dés ~ aus çiis qu' n'ont
pus d' dants, le bon Dieu envoie
des n. à ceux qui n'ont plus de
dents. (Souvent on a de grands
revenus quand on est trop âgé
pour en jouir). Voir Ènâye, Jan
(sint).
Nuhati [nûyati . . M, N, niiyoti I, P,
nûjçli-nûjoti F, n(e)yate-jnati S, nehçte
V], s. m. — Noisetier.
Nûhh [nuxMJl s. f. —Petite bobine
qui s'applique à la bobine d'un rouet.
Niîhh [nù-i S], s. f. — Noix. Voir
Neiîhh.
Nujate, Nujati, Nujète, Nujèti, voir
Nuhate, Nuhati.
Nûji Inûji S], s. m. — Noyer.
Voir Nawi.
Nûre [nûr M, I, P, F, N], v. tr.
— Nuire. / ;i' faut m' ~ è pèhhoûne,
il ne faut n. à personne.
Nûri \nuri M, I, P, N, nîri-nûri S,
nycri-nyœri V], v. tr. — Nourrir.
- eune vièye hèyeune, n. une vieille
haine. I n'y è d' si piat m'ti que
n' nârihèsse so mate, il n'y a de
si petit métier qui ne nourrisse
son maître. Nûr et s' fiène, ce crat
an dreumanl, nourris et sème, cela
croit en dormant (la bête qu'on
nourrit et le champ qu'on sème
croissent pendant le sommeil du
laboureur). Ç' n'at m' le keje qu'
nùr l'oOhion, ce n'est pas la cage qui
nourrit l'oiseau.
Nûrihant [nùriyà . . M, I, P, N],
adj. — Nourrissant.
Nûrïe [nâny S], s. f. — Élève,
action d'élever des bestiaux. Fâre
dés ~, élever des bestiaux.
Nùrihéja [/iti/-(Yës . . M, I, P, N,
nûrisas F], s. m. - Action de nour-
rir et d'élever des bestiaux.
NUR
Nûrijant, Nûrijéje, Nurissaje, voir
Nûrihant, Nûrihéjc.
Nusant \nuzà M. I, P, X, nizà-nfizâ
S,ni:ô V\, pron. ind. — 1» Personne.
/ n'y è ~ s' til, il n'y a p. à la
maison. 2" Personne indolente, in-
souciante. Ç'at i -, c'est une per-
sonne indolente, qui n'est propre
à rien.
Nut |/iH M, I, N, nœ'-nû P, nœ-nû
F, nœ . . S, ne V], s. f. — Nuit.
Neûre -, noire n. Bone ~ v' don
Du, bonne n. vous donne Dieu
(bonne nuit). Lo Iroii d' le ~, le trou
(la tombée) de la nuit. I-n-è le ~ ,
un à la n. (un soir). Lo pè ~, le
par n. (pendant la nuit). E le -,
480 -
NYI
tortos lés raim sont gris, (à) la n.,
tous les matous (chats^ sont gris.
Nutâye \niiltiij M, N, nûlây I, P,
niitây-niituj F, nœtày-ncftêy S, nelî-
nèll V\, s. f. — Nuitée; nuit. Lé -
n'ai m' /' èniin d'pèhhoûne, la n. n'est
l'amie de personne.
Nutîe, voir Nutâye.
Nuvénc [niivên S\, s. f. — Neu-
vaine. Voir Nieuvinne.
Nuvlme \nihnm S], adj. — Neu-
vième. Voir Nieuvieume.
Nwèsscvèle \nwesvel M, I, P, N],
n. pr. — Noisseville, vill. de l'arr.
de Metz.
Nyinniatc \ncnal M], s. f. —Per-
sonne nonchalante. Voir Niannian.
0?2;'^-
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— 481
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Obli [çbli gén.], s. m. — Oubli.
Ôbliji [ôbliji . . F, S, V], v. tr. —
Obliger. Voir Oûblijeu.
Ôbrik [ôbrik S], n. pr. — Obreck,
vill. de l'arr. de Château-Salins.
Obrové [obrové V], s. m. — Abreu-
voir. Voir ÈbreuYu.
Obrové [çbrçvç V], v. tr. — Abreu-
ver. Voir Èbreuver.
Ôcâd lô"kâ N], s. m. — Jars. Voir
Oîicâd.
Ochcroye, voir Ohheroye.
Ochés Içsê' M], s. m. pi. — Os de
l'échiné (le riz accommodé avec les
os de l'échiné est un plat fort estimé).
Ocheû [osôè F], adv. — Hier. Voir
Èhhcû.
Ochli [çsli I, P], s. m. — Vase à
vinaigre. Voir Ahhli.
Ochon, voir Ohhon.
Ochtrant, voir Ohhtrant.
Ocoutè [okutq Y], V. tr. — Ecouter.
Octôbc[pA-/ôpgén.],s. m. — Octobre.
Lés trouwands roborous lèchent aus
rets mêjè lo mèyou,
Po roborè' au tams molot, i vaureût
misas été fou.
Les paresseux laboureurs laissent
aux rats manger le meilleur, pour
labourer au temps mou, il vaudrait
mieux être fou. (Dicton du mois
d'octobre) P.
Oculissc [çkûlis gén.], s. m. — Ocu-
liste.
Odile [ô''dil . . N, S, V], n. pr. -
Odile. Voir Oûdile.
Ofance [çfàs I, P, V], s. f. — En-
fance. Voir iifance.
Ofant [ofâ I, P, V], s. m. — Enfant.
Voir flfant.
Ofantiyéje [ofàtigês . . I, P, V], s.
m. — Enfantillage. Voir flfantiyéjc.
Ofri [ofri gén.), v. tr. — Offrir.
Come f n'èrite meu de m'n onkyin,
j" n'a ofri qu' i dobe dans V pièt, comme
je n'hérite pas de mon oncle, je n'ai
offert qu'un double (centime) dans
le plat (à la messe de l'enterrement).
Ogoutè [ogut^ Y\, v. tr. — Goûter.
Ogrous [ogru I, ô^gru N], adj. —
Heureux. Voir Hgrous.
OgroQseté [ogrûstê' I, ô^igrûstê' N],
s. m. — Bonheur. Voir flgroiîscté.
Ôhé [ô"-(ë' N, pYÇ-ô«YÇ • • S, oye V],
s. m. — Oiseau. Voir Oiïhé.
Ôheleu \ô"'[lœ N], v. tr. — Tendre
des pièges. Voir Oûheler.
Ohh [px N], s. m. — Porte. Voir
Euhh.
Ohh [ô"x M, N], s. m. — Ours.
Voir Oûhh.
Ôhhe [ô"x N], s. f. — Cheville de
fer traversant l'essieu. Voir OShhe.
Ôhhe [ô"x N, ôx S], s. m. — Orge.
Voir Oiihhe.
Ohhenè [çxne . . /, P], v. tr. —
Ourler. Voir flhhener.
Ohheroye (px''py • ■ /, -P], s. m. —
Oseille. Voir Ahheraye.
Ohhon [pxô . . /, P], s. m. — Ourlet.
Voir flhhon.
Ohhli [px/i ■ . /, PJ, s. m. — Vase à
vinaigre. Voir Khhli.
Ohhtrand [çxtrà . . M, I,P, N], s. m.
— Moyen artificiel ; tour de main.
31
OHî
- 482 -
ONF
I canal i -. il connait le truc (il
sait s'j' prendre).
Ôhclion 1ô"y/.(/ô A'], s. m. — Grosse
ccnlaurcc. Voir Oiîhclion.
Ôhîn |ô"vr A'I, s. ni. — Personne
ou chose ennuyeuse.
Ôhion |ô"Ti/ô A', oyijô S], s. m. —
Petit oiseau. Voir Oiihion.
Ojion, voir Oiâhion.
Olan Ip/â /, P], s. m. — Klan. Voir
fllan.
Olant \olâ I, P], adj. — Agréable,
avenant. Voir /\lant.
Olâye lolûi/ . . I, P, F, olêji V], s.
f. — Allée. Voir i\lâye.
Ole !()"/ A', 5/ S], s. f. — Huile.
Voir Oûle.
Olcmand [olnu'i I, P, V], s. m. —
Allemand. Voir allemand.
Ole \ole . . L P, F, y\, V. inlr.
— .MIcr. Voir Alcr.
Ole \ôlè' . . S), s. m. — Huilier.
Voir Oûlicu.
Olénc \olcn P, olen F], s. f. — Ha-
leine. Voir Alinnc.
Oleus (0/(1' S], adj. — Huileux. Voir
Olous.
Oléye, voir Olâye.
Oliche [olis F\, s. f. — Fruit de
Talisier.
Olichèt Içlise M, /), s. m. — 1" Char-
donneret. 2* Lubie, baliverne.
Ôlicu |f)"/(/fF A'), V. tr. — Huiler.
Voir Oûlieu.
OlîJG Içffs F], s. f. — Olive. Voir
i\live.
Olînguièsse [nlînijes I, P\, s. ni. —
.Mun. Voir Alînguièsse.
Olinne [olèii /), s. f. — Haleine.
Voir Alinne.
Olive, voir rtlîve.
Olivète \olhH;l F, S\, s. f. — Chose
de peu d'importance. Voir Alivatc.
Olmègne, Olmèlc |o/()ir;i, olmçl I, P\,
s. f. — Lame de couteau. Voir Almèle.
Olonde, Olonne, Oloûne \<>lôl V,
olôn-nlûn l\, s. 1'. — .Mène. Voir
fliloûne.
Olwote lolwot 7, P, V], s. f. —
Alouette. Voir fllwote.
Omâyc [oninj/ . . M, I, P, A', S],
s. f. — Hommce (mesure de vigne).
Ombc [<)/' F, S, Y\, s. f. — Ombre.
Voir Onrbe.
Ombriyéjc, voir Onrbéje.
Orne [oin M, I, P, A', iim F, ôin S,
Y], s. m. — Homme. Xale ~, notre
h., se dit en parlant de son frère .U.
Lés ~ r'xanent ans kèijons,
Les pus duhhs ç'at lés mions.
Les h. ressemblent aux caillons, les
plus durs sont les meilleurs. L' bon-
ome fat le bone fome, le bon h. fait
la bonne femme.
D'peus Péris jusqu'é Rome,
Ç'at tous' dés-omes.
Depuis Paris jus(|u'à Kome, c'est tous
des h. (les h. sont les mêmes partout).
Voir Hèdi.
Omercu lomrœ-nomrœ S], n. pr.
— Ommeray, vill. de l'arr. de Chà-
teau-Salins. Lés-èdièsscs d' ~ , les
pies d'O. (sobriquet).
Omcteu [omtœ S, onite V], s. m.
— Métier de tisserand.
Omounè \omnnç V|, v. tr. — Fm-
niener. Voir Èmwinncr.
On lô .V, /, P, A'I, forme con-
tractée de: a/1 lo. — l" S'emiiloie
pour n;i lo: I d'mc.re on v'icje, il
demeure dans le villa^je. Jieudi
on mèlin, jeudi matin. 2" Le. J' von
(Hrà, je vous le dirai.
Onche loi V|, s. f. — Robinet de
cuve. Voir Anche.
Ondâye \ôàùy . . M, A', S, ôdâij /,
P, F. V'I, s. f. — Ondée, averse.
Onétc \onêt /, P], adj. — Honncle.
Voir AntStB.
Oniîtrcmant, Onétrémont |o;ic/;r-
nià. S, onclremù V), adv. — Hon-
nèlcment.
Onétretè |o;ic/rr/ç . . .S, onetrclç V],
s. f. — Honnêteté.
Onfiè [<)/'//;• V|, v. tr. — Lnllcr.
Voir Anfieu.
ONF
- 483 -
ORS
Onîîcmant [ôfimà V], s. m. — Gon-
flement. Voir flnfeuycmant.
Ongant [ôgâ M, I, P, F, N], s. m.
— Onguent. Ç'at dans lés piats l'pins
que s' treuvent lés bons -, c'est dans
les petits pots que se trouvent les
bons o. (Il ne faut pas dédaigner
les gens de petite taille).
Onîn [onî I], n. pr. — Orny. Voir
flnîn.
Onkyîn [ôkgî . . M, I, P, N, ôkî Sj,
s. m. — Oncle. Parfois on dit aussi
Oncltn.
Onou [onu M, I, P], s. m. — Hon-
neur. On dit aussi Oneûr.
Onrbe [ôrp M, I, P, N, ôp F, S, V],
s. m. — Ombre. Voir Èlombe.
Onrbéje [ôrbês . . M, I, P, N,
ôbriyês S], s. m. — Ombrage (sens
propre et figuré); ombre. I dote s'n
~, il craint son ombre (il est très
peureux). 'L al si jalons d' se fome
qu' lés-omes de pin d'èpice li bèycnt
~ , il est si jaloux de sa femme
que les hommes de pain d'épice lui
donnent o.
Onsc [ôs V], s. f. — Boulon de la
voiture. Voir Oûhhe, Ché.
Onson \ôsô N], s. m. — Oison.
Voir Oûsson.
Ontrè [ôtre V], v. intr. — Entrer.
Voir Tlntrer.
Ontréyc [ôtrêy V], s. f. — Entrée.
Voir Antrâye.
Onze [ôs gén. (gôs S, V)], adj. num.
— Onze.
Opèratou \opqralu . . M, I, P, N),
s. m. — Charlatan ; dentiste qui opère
sur les places publiques.
Opitâ, Opitau [opilâ . . S, opild P],
s. m. — Hôpital. Voir Èpetau.
Opoutè, Opoutiè [oputq-oputye V],
V. tr. — Apporter. Voir Èpoûtcr.
Opoûsicu [opûzyce . . M, I, P,
opuzw F, opô^zyœ -çpûzyœ N], adj.
— Opposé. Ç'at l' opoûsèye de s'n
orne, quand' lu hèche è hâre, leye
tire è hôte, c'est l'opposée de son
mari, quand lui tire à droite, elle
tire à gauche.
Opoutchè, voir Èpoûter.
Ôr [ô"r N, or S, V], s. m. — Or.
Voir Oûr.
Oranje de pohhé [oràs de p{ç)fê' M,
/), s. m. — Orange de cochon (pomme
de terre).
Ordon [ordô S, V, urdô F], s. m.
— Partie de forêt destinée à être
coupée.
Oréje [près . . gén.], s. m. — Orage.
Lés-alondrèles volent sus tere, i fat
tofiant, falans awer d' l' ~, les hiron-
delles volent sur terre, il fait étouffant,
nous allons avoir de l'o.
Ôrerèye [ôTrêy N, ôrn(y) F, S, V],
s. f. — Bijouterie. Voir Oûrcrèye.
Ôrfelîn [ô^rfelî N, çrfelî . . S, V], s.
m. — Orphelin. Voir Oûrfelîn.
Ôrieu [ôTyœ N], adj. — Exact à
l'heure. Voir ÈoQricu.
Ôrikète [ôTiket N, ôriket S, V], s.
f. — Sorte de gâteau à la crème. Voir
OûrikètG.
Ôri lace [ôri las Metz], interj. —
Cri du marchand de lait dans les
rues de Metz, au 18« siècle.
Oriote [oryot /, P], s. f. — Oreillette
(sorte de champignon).
Orjant [orjâ V], s. m. — Argent.
Voir Èrjant.
Ôrkèsse [ôurkes N], s. m. — Or-
chestre. Voir Oûrkèsse.
Orlè [orle . . S, V], v. tr. — Ourler.
Voir Ahhener.
Orlèt [orle S, V], s. m. — Ourlet.
Voir Ahhon.
Orlouji, voir Oûrlojeu, Relouji.
Orme [orm I, P], s. f. — Orme.
Voir Arme.
Ormwére [ormwêr Vergaville], s. f.
— Armoire. Voir flumâre.
Oroye [orçy I, P, F, çrôy V], s. f.
— Oreille. Voir fl.raye.
Orson [orsô S, P, V], s. m. —
Hérisson. Voir Eurson.
, s. f. — Erable
s. m. — Osselet.
s. f.
Oseille.
ORV
Orvûre \orimr X], s. f. — Panier
en paille dans le(iiicl on con.serve les
œufs frais ou les fruits sécliés.
Os' \çs I, P, F, S, V], s. m. — Os.
Os Imrè, ou bien lèbCire, os|Hibis/.
Voir As'.
Oseu [ôuzoe A'], v. tr. — Oser. Voir
Oûser.
Oseroyc [ozroij P
des bois.
Osselet InsloI, P],
Voir flssclat.
Oseuye [ozœy /•"],
Voir Âlhatc.
Ôsson (ô^sô .V)
Voir Oûsson.
Oslincr {nslinêi
Agacer, irriter.
Otang [otà V], s. m
Étang.
Otassc [ô"tas X
Voir Oûtasse.
Otlhhe \olîx V]
Otondc \otôl VI,
Voir Ètandc.
Oûbèyissance [ûhçijisâs M, I], s. f.
— Obéissance.
Oïibèrje [l'ibcrs M, l, P, ô"bçrs-ûbers
X, ëbçrs S, V\, s. m. et f. — Auberge.
Oûbèrjisse [ùberjis M, I, P, ô"-
berjis-ûbqrjis X, ôbqrjis S, V], s. m.
— .Vubergiste.
Oublijcu {fiblij(r . . M. I, ûbliji F,
S, V\, V. tr. — Obliger.
Oûcâd |ûA-o . . M, I, oii'kâ-ûkâ P,
ô"M-ùk(i X\, s. m. — .lars.
Oucâsieu [tikâzijœ . . M, I
— Occasionner.
Oucâsion [ukàzyô M\, s. f.
casion.
Oûchc, voir Oûhhe.
Oûchclat, voir OiJhhclat.
Oiidiance {Cidijàs M, I \, s. f.
dicnce.
Oûdile (Sinte) {ûdil M, I, P, ûdil-
ûdJy X, ôdil-ûdil S, ôdil V|, n. |)r.
— Ste-Odile. Né le jour de la
Ste-Odile, niais, sot. L c v'nin au
484 -
OUJ
s
n
.
— Oison.
M,
n
V. tr. —
m
—
Et
ang. Voir
s
f.
—
Hôtesse.
s.
V.
f.
tr.
-
Ortie.
.\llcndre.
V. tr.
— Ot
— Au-
nwnde lo jo d' lé Sinte - , il est
venu au monde le jour de la
.Ste-Odile (il est peu intelligent).
Oïidîyc, voir Oiîdile.
Ouficieu Infisyœ . . M, I, P\, s. m.
— O (licier.
Ougmanler \ngmàtè< . . M, l, P,
pgnuiliv-açimàlcf X], v. tr. — Aug-
menter. Voir Raugmentcr.
Oûhé [n-(ê' M, I, P, ô"Y<"'-''Yf' '^'.
prç . . S, Off V), s.m.— 1" Oiseau. -
(/' le moût, o. de la mort (chouette).
Voir Jane. 2" Oiseau de maçon.
Oûheler Inylci . . M, I, P, ô"-(l(e-
ûyliy X], V. intr. — Tendre des
pièges pour prendre des oiseaux.
Oûhelion \ii-(lyô . . M. I. P. ô^-lyô-
rr,'///(") .V|, s. m. —Grande centaurée.
Oûhh (ilx M, h "X-ô-'x *V|, s. m.
— Ours. Mwinnoii d' ~ , meneur d'o.
Voir Ours.
Oûhhe |ilx . . M, I, P, ô'-x-ûx X],
s. f. - ('.heville de fer qui traverse
l'essieu et maintient la roue. Voir
Ché.
Oûhhe |(îx • • il, I, I\ t'irs F, ô''x-ûx
X,ô-xS, wos r|,s. m. et f. — Orge.
Dans le dicton suivant, on dilOûrje.
H lé St. Joûrje,
Ilène lés-oûrjes.
A la St-Georges, sème les orges.
Oûhhelat [w/Ja . . M, fi/Jo /, P], s.
m. — Polit oiseau. X-y <• au Innis i-n
~ (/«' dit : Corne i f fat. fâs li, il
y a au bois un o. qui dit: Comme
il te l'ait, fais-lui. Voir Coucou.
Oûhi . . |hv' ■ • '^l' n. "■ !>'■• — Olgy,
vill. de l'arr. de Metz.
Oûhion [û-iyô . . M, I, P, ojyô F,
ô"yyo-û-[yô X, oyi/ô .S|, s. m. — 1" Pe-
tit oiseau. - de bones novèlen, o.
de bonnes nouvelles (bavard, rap-
poi-teur). 2» Oiseau de maçon.
:î" Ivnfant en bas âge.
Oûjé, voir Oûhé.
Oûjeler, voir Oûheler.
Oûjelion, voir Oûhelion.
Oûji, voir Oûhi.
OUJ
485
OUS
Oujion, voir Ouhion.
Oûle |û/ M, I, P, ô'>l-m N, ôl S,
wçl V], s. f. — Huile. ~ de cotre,
h. de coude (coups de bâton). ~
d'aspf'c, i)lantain. - rfe p/ere, pétrole.
Ç n'aleîil m' dés lûtes è l -, ce n'é-
taient pas des tartes à l'h. (c'étaient
des choses très importantes). Tcii
fus eiine grimèce corne i rèt qii' bwct
d' r~, tu fais une grimace comme
un rat qui boit de l'h. / n'è pus
d' ~ dans se rtmie, il n'a plus d'h.
dans sa lumière (il va mourir). —
Ç'ol d' le nutnre wolc, èle né féme
kiè, c'est de la mauvaise h., elle ne
fume pas clair (elle n'éclaire pas
bien) V.
Oaierèye {airvij M, I, P\, s. f. -
Moulin, magasin à huile.
Oûlieu [Cdyœ . . M, I, P, RU F,
ô^lyw-îdijoe N, ôlç . . S, wole V\, v.
tr. — Faire de l'huile. Wolè le féyîne,
faire de l'huile avec de la faîne.
Oûlieu [ûlyœ . . M, l, P, fUi F,
zwilye V\, s. m. —- Huilier.
Ouline [ulin F\, s. f. — Chenille.
Oûlion [ûlyô M, I, P\, s. m. —
1" Petite cruche en grès qu'on em-
porte aux champs. 2" Petite cruche
à huile.
Oume [um F], s. m. — Homme.
Voir Orne.
Ounète [unet F], adj. — Honnête.
Voir Anéte.
Ounou [nmi Vernier], s. m. —
Honneur.
Oûr {ûr M, I, ô-r-ûr N, ôr S, Y],
s. m. — Or (métal).
Oûrde {Cirl M, I], s. m. — Ordre.
Oûrdinârc [ûrdinâr . . M, /], adj. —
1" Ordinaire. D' ~ , d'o., ordinaire-
ment. 2» s. m. Habitude. I jeiire
corne i pètearé, ç'at s'n -, il jure
comme un pâtre, c'est son h.
Ourdon [iirdô F], s. m. — Partie
de forêt destinée à être coupée.
Voir Ordon.
Oûrc [ûr . . gén.), s. m. — HeUre,
È ç't -, à cette h. (maintenant).
Bèycu l'~ qii' l' al, donner l'heure
qu'il est (souhaiter le bonjour).
OQrcrêye \ûrrêy M, I, P, ô"rrêy-
ûrrêy N, ôrrTy F, S, V], s. f. — Bi-
joux; bijouterie. J'alans ans -,
nous allons aux b. (acheter l'anneau
et le cadeau de noce).
Oîirèyeu \rirçyœ . . M, I, P\, s. m.
— Oreiller. Voir Keusstn.
Oûrfclin \ûrfell . . M, I, P, ô^rfelT-
ûrfelî N, orfell . . S, V], s. ni. — Or-
jjhelin.
Oûrgue [Cirk /•'), s. m. — Orgue.
Voir Argue.
Oûri |û/-i M, /], n. pr. — Aouri,
hameau qui dépend de Villers-Ston-
court, arr. de Melz.
Oûrieu [ûryoe . . M, I, P, ô^ryce-
ûryce iVJ, adj. — Exact à l'heure.
Voir Èoûrieu.
Oïirikète [Firikçt M, I, P, ôuriket-
ûrikçt, ôrikçt S, V], s. m. et f. — Sorte
de gâteau à la crème.
Oûrje, voir Oùhhe.
Oïirkèsse [Cirkqs M, I, P, ôTkqs-
ûrkçs N], s. ni. — Orchestre.
Oûrli|i7;-/(M/, /], n. pr.— Orly, ferme
située près d'Augny, arr. de Metz.
Oûrlojcu [ùrlojce . . M, I, P, ôTlçjœ-
ûrlojce N, orluji F, orloji S\, s. m.
— Horloger.
OQrni [Cirni M, I\, n. pr. — Orny,
vill. de l'arr. de Metz.
Ours' [iirs gén.], s. ni. — Ours.
Quand V - monteur ses coûnes, ç'at
ca po hhis s'minnes d' freûd, quand
l'o. montre ses cornes, c'est encore
pour six semaines de froid. Voir
Oflhh.
Ourseule [arsqsl M, N, irsil V], n.
pr. — Ursule.
Ourson [ursô F\, s. ni. — Hérisson.
Voir Eurson.
OQser [ûzëi . . M, I, P, F, ô^zœ-
ûzœ N\, V. tr. — Oser. — Part, pass.:
oûsé-oûsu. Voir Nôser.
ous
486 -
OVR
Oûsson [ûsô M, I, P, nsô-riyô-m/sô
F, ôusô-ûsô N, ôsô S, ôsô-ôyô-zoyôV],
s. ni. — 1" Oison. 2" Niais, imbé-
cile. Veiis wèyeûz qu' dans note can-
lon i n' maïuine mcii iV ~ , vous voyez
que dans notre canton il ne manque
pas d'o. (d'imbéciles).
Ouf [ut M, /), inferj. — Va-t'en!
A la porte !
Out \u gén. (on V)], s. m. — Août.
Groûs broùyârd an-n ~ , sine depiâive,
gros brouillard en a., signe de pluie.
S'i pieut lo quinze don mwès d'out,
\"èreriz bèn ûhiè d'rampyir vos bi'rous.
S'il pleut le quinze du mois d'à.,
vous aurez bien aisé de remplir vos
barils P.
Dedans lés chams lo çou que dreum'i-è,
I poîi pus tâd s'an repantirè.
Dedans les champs celui qui dor-
mira, un peu plus tard s'en repen-
tira. (Dicton du mois d'août) P.
Oïîtasse [ûtas M, I, P, ôulas-rdas
N], s. f. — Hôtesse.
Oute [ut, après une voyelle ynt
M, I, P, F, yut S, V], adv! — Plus
loin; dehors; sauf, hors de danger.
'L at youte, il est passé, il a dis-
paru, il n'est plus, il est mort.
Lo tams qu'at youte, le temps
qu'il fait dehors. / n' faut m' dire
houp ! qu'an n' sint -, il ne faut pas
dire houpl avant qu'on ne soit
dehors (hors de danger). Quand,
au jeu de quilles, la boule passe à
travers les quilles sans en faire
tomber, on dit: 'J^ ot youte! V.
Oatèl [iVel M. I, P], s. m. — Autel,
Voir Auté.
Outiyéje [utiyês S\, s. m. — Ou-
tillage. Voir Eutcuyéje.
Ouvra', voir Ovrer.
Ouvri, voir Ovri.
Oûyat [ûya M, X, ûyo I, P], s. ni.
— Sot, idiot. Voir Loûyat.
Oûyate \ûyat M. ûyot I, P, ô"yat-
ûyat iV, ôyal S], s. f. — 1" Petite oie.
2° F'eninie sotte.
Oûyc 1»;/ M, I, P, F, ônj-ûy S,
ôy S, zwoy V|, s. m. et f. — Oie.
Ele lone lo cul corne eunc ~ qu' i>â
au miryuèt, elle tourne le c. comme
une oie qui va au muguet (elle fait
des manières). Çlè li va corne eune
yuHe è eune ~ , cela lui va comme
une guêtre à une oie. Pieume è
pieume, l'oûye al pieumâye, plume
à plume, l'oie est plumée (on s'ap-
])auvrit à force de dépenser). — N-é
âhliiant d'bones béles-méres que n-é
d'roûjes zwoyes, il y a autant de
bonnes belles-mères qu'il y a d'o.
rouges. Eté an procès ovon lés zwoyes,
être en procès avec les o. (avoir
une très petite moustache) V.
Oiiyèsse [ûyes P], s. f. — Motte
de terre.
Oiîyi \ûyi M, I, oye-ûyi P, oyii F,
ô''yi-ûyi N, ôyi S, zwpyi V\, v. tr. —
Knlendre. Que l' b'win Dieu v'oûyèsse,
que le bon Dieu vous entende!
Oiïyon, Oûyesson, voir Oûsson.
Ovér', voir Ovri.
Ovèrrieu [overryœ Delme], v. intr.
— Travailler.
Oviâd |p('j/« V), s. m. — Vrille,
tarière. Tiat ç' que sort di bôs po
cbyi? — L' ~ . Qu'est-ce qui sort
du bois pour cli . . . — La t. (devi-
nette). Voir Noviâd.
Ovicumenîe |oi'(/a';)i;i7y .V), s. f. —
Vieillerie, antiquité.
Ovlîe \ovlï V], s. f. — Aiguillée.
Voir ftwièye.
Ovon |o('ô l'I, prép. — Avec.
Voir Èva.
Ovoûyc Ipoiï^ V], s. f. — Aiguille.
Voir Hweuyc.
Ovrè, voir Ovri.
Ovréje [ovrês . . gén. (uvras F)\,
s. m. et f. — Ouvrage. L' - èprand
l'ovri, l'ouvrageapprend rouvrier(en
forgeant on devient forgeron). L' ~
comande l'ovri, l'o. commande l'ou-
vrier (qui se met courageusement
au travail est entraîné par le travail
OVR
- 487 -
OUY
même). Ç' nat m' bwin d' fùre l' ~ qu'
fat pâw è s'nude, il n'est pas bon de
faire l'o. qui fait peur à son maître.
Ovrer [ovrê' . . M, I, P, N, livra-
F], V. intr. — Travailler. Faut bcuii
~ por so vive, il faut bien tr. pour
son vivre (pour vivre). Fâre et dèfare,
ç'at tojos ovré, faire et défaire, c'est
toujours travailler.
Ovri Ipwi M, I, P, iV, ovrç' . . S,
ovre V], s. m. — Ouvrier.
Ovri \ovri-oi'êr M. I, iwri F], v. tr.
— Ouvrir. Voir Devér'.
Ovrïrc [oiu-Tr M, /, P, N], s. f. —
Ouvrière.
Ovrous \ovrii V], adj. — Heureux.
Voir flgrous.
OvTU [ovrû M, I], s. m. — Ouvroir;
atelier.
Owate [owat M, N, çwot I, P], s.
f. — Produit non rectifié de la distil-
lation. Voir Awatc.
Owâye [oway . . M, I, P, N], s. f. -
Eau grasse de cuisine. Voir Âwâye.
Owdu [owdû F\, n. pr. — Audun-
le-Ticlie. Voir /ludu.
Owc \ow M, I, P, N], s. f. — Eau.
Voir Awe.
Owô [çwç /], V. Ir. — Avoir. Voir
flwer.
Owebènitiè, Owbèniticu [oivbçnityç
I, P, owbçnityœ M, A'], s. m. — Bé-
nitier. Voir Awbènitieu.
Owéne lowên P\, s. f. — Avoine.
Voir ilwinnc.
OwGf, Owér' lowêi . . M, I, P, X,
çwcr F\, V. tr. — Avoir. Voir Awer.
Oweuycu [ow{œ)ij(£ . . M, I, P, N\,
V. tr. — Mettre le 01 dans l'aiguille.
Voir flweuyeu.
Owgnon [owiiô Woippy], s. m. —
Noyau. Voir flhion.
Owi \Qwi M, I, P, X], s. m. —
Evier. Voir Awi.
Owieûs |o(('(/têM,/],adj. — Aqueux.
Voir Awieûs.
Owièye [owijëy M, I\, s. f. — Ai-
guillée. Voir Awièye.
Owinne [owèii M, /], s. f. — Avoine.
Voir Awinne.
Owion [owyô N], s. m. — Noyau.
Voir "iwion.
Owiu [oiDyû M, X\. s. m. — Pièce
de pressoir. Voir i\\viu.
Owjîre [oivfîr M, I, P, X], s. f. —
Aiguière. Voir ÂwjTrc.
Ownin |p((»;ir M, I], n. pr. — Au-
gny, vill. de l'arr. de Metz.
Owone |p(i'o/i V], s. f. — Avoine.
Voir flwinne.
Owor \owor V\, v. tr. — Avoir.
Voir flwer.
Owoiïrc [ounir Gorze], s. f. —
Panier à œufs.
Owrc \owr P, F], s. f. — Heure.
Voir Oûrc.
Oy [oy I, P\, particule allirniative.
— Oui. Voir Ay.
Ôyate \ô"yat X, ôyal S\, s. f. —
Petite oie. Voir Oïiyate.
Ôyc [ô"y X, ôy S], s. f. — Oie.
Voir Ouye.
Oyè [oyç P\, V. tr. — Entendre.
Voir Oûyi.
Oyi [û"yi X, ôyi S\. v. tr. — En-
tendre. Voir Oûyi.
Ôyon |ô(/ô V), s. m. — Oison.
Voir Oûsson.
Oyu [oyii F\, v. tr. — Entendre.
Voir Oûyi.
PK
— 488 -
PAL
Pa [pa F, S, V], prép. — Par. Voir Pè.
Pâ Ipû-pâo S, pâ V], s. ni. — Pieu.
Voir Pau.
Pace que [pas kç S, pas kc V\, loc.
conj. — Parce que. Voir Pècc que.
Pâchat \pcisa S, pâsô V\, s. m. —
Terre qui s'attache à la chaus-
sure quand on marche sur un sol
humide. Voir Pauchon, Pawetèyc,
Poûtâye.
Pachate [pasat M, N, S. posol I, P,
poset F], s. f. — Pochette.
Pachate \pasal M, A', S\, s. f. —
Cenelle.
Pache [pas N], s. f. — Cenelle.
Voir Patchc.
Pache, voir Pahhc.
Pache \pas M, S,pps V], s. f.— Poche.
Lo çu qu' n'è m' dons sous dans se
~, ne cort meu Iwin, celui qui n'a
pas deux sous dans sa p. ne court
pas loin. Voir Maie.
Pâche, voir Pâhhe.
Paché [pasê F,S\, s. m. — Paisseau.
Voir Pèhhé.
Pachela' \pasUv F\, v. tr. — Echa-
lasser. Voir Pèhheler.
Pachelow [paslow F\, s. m. — Ou-
vrier qui plante les paisseaux. Voir
Pèhhelou.
Pacherèyc, voir Pahherèye.
Pachetâyc {paslày M, N, S, ppstûy
I, P], s. f. — Contenu d'une grande
cuiller de métal. Eune ~ de pons-
sate, une pochetée de houillie.
Pachi, voir Pahhi.
Pachi [pasi M], s. m. — Buisson ou
arbuste d'aubépine. N-y è i nin \
d' faiii'ales dans ç' ~ le, il y a un
nid de fauvettes dans ce buisson
d'aubépine.
Pachi \pasi M, N], s. ni.— Saligaud.
Pachieu, Pachon, voir Pahhieu,
Pahhon.
Pachon \pasô F], s. f. — Portion
alTouagère. Voir Pahhon.
Pachon [pâsô V],&. m. — Babouche.
Voir Pauchon.
Pâchonè [pâsone V|, v. intr. —
Marcher dillicilemenl |)arce qu'on a
des Pauchons aux chaussures.
Pachou, voir Pahhou.
Pachoûne \pasûn F\, s. f. — Per-
sonne. Voir Pèhhoûnc.
Padèri [padçri S], s. m. — Le der-
rière d'une maison, la cour. Voir
Pèdèyeu.
Padi |jB(i(/i M, padi I, P, pardyq F],
intr. — 1» Pardi (espèce de juron).
2" Sobriquet donné aux habitants de
Vittoncourt.
Padri, voir Pèdèyeu.
Padu [padii S], s. ni. — Perdu. Lés
~ de Solzcling, les p. de S. (sobriquet).
Pâfér' [pâfcr S, pâfye V], s. m. —
Palfer. Voir Paufé.
Pafeurlîn {pâfœrU . . M, N, S, pa-
ferli . . I, P, V\, s. m. — 1» Soupe
très épaisse; gros plat de légumes.
2» Femme sale.
Pâfiè, voir Pâfér'.
Pâhè [pàyç . . S\, s. m. — Brème
(poisson).
Pâhé \pâyêi . . M, I, P\, adj. —
Taché, qui commence à pourrir.
Kas grond'lnres sont pâhvyes, nos
PflH
— 489 "
PflL
pommes de terre commencent à
pourrir.
Pahhe [pax . . M, N, S, pçx I, P, F,
V], s. f. — Pêche.
Pahhe [pâx ■ • M, I, P], s. f. -
1° Palette, partie charnue du porc
contenant l'omoplate. On l'enfouit
pendant une nuit au milieu de la
viande hachée et assaisonnée pour la
fabrication des cervelas, afin qu'elle
s'imprègne de ses sucs, ou on la sale
simplement. On l'enferme dans une
vessie et on la fait légèrement fumer.
Elle est ensuite suspendue dans un
endroit sec et réservée pour être
mangée aux Rois, au Mardi-gras ou
à Pâques, cuite avec des légumes.
Mais c'est surtout le jour du Mardi-
gras que ce morceau est mis au pot
pour satisfaire à l'ancien rite. A la
fin du repas, le plus jeune garçon de
la famille, tenant en main la palette,
montait sur le toit de l'habitation
et, de là, il la lançait au loin sur
le sol en prononçant à voix haute
cette espèce d'invocation propitia-
toire :
Oh! loup!
Tyins, loup, val tè pâhhe,
Teu n'an-n-èrés pus d'vant pâques!
Qu' lés Mes, lés - oûrjes, lés awinnes
[et lés vègnes de ç't èiiâye
Sînt auss' beun' grenâyes
Qu' mè panse al beun' soûlâiie !
Tyins, loup ! Val té pâhhe ! (ter).
Oh 1 loup ! Tiens loup, voilà ta p.,
tu n'en auras plus avant Pâques !
Que les blés, les orges, les avoines
et les vignes de cette année soient
aussi bien grainées que mon ventre
est bien rempli ! Tiens, loup, voilà
ta p. I Voir Loup.
Pâhhe [p&x . . gén.], s. f. — Paix.
R'mate le ~, remettre la paix (paci-
fier).
Pâhhe et yâhhe [p&fcyàx . . M, 1,
P, N V], loc. adv. — Paix et aise
(paisiblement et à l'aise, tranquille-
ment, quelquefois lentement). Je m'
preumwinneûs ~ et yâhhe mo d'hant :
Cornant vâs-f pcsser mo lindi, je me
promenais paisiblement me disant :
Comment vais-je passer mon lundi?
Pahhé [paxê . . S\, s. m. — Paisseau.
Voir Pèhhé.
Pahherèye [pa^rêy . . M, N, ppxi'Çy
I, P\, s. f. — Pêcherie.
Pahhi \pax (0 S|, loc. adv. — Par
ici. Voir Pèhhé.
Pahhieu \paxyœ . . M, N, S, poyjyç
. . I, P, V], V. tr. — Pêcher.
Pahhion, voir Pahhon.
Pahhon [paxô M, N, S, pçxô I, P,
pasô F, pa-fô-pe,x<i N], s. f. — Portion
affouagère.
Pahhon \payfi . . M, N, pçxô I, P,
paxyô S, pçlxô V], s. m. — 1» Echelon.
'L ateût sus l' dïheiume ~ quad 'l at
chu, il était sur le dixième é. quand
il est tombé. Voir Ché. 2" Barreau
de la chaise.
Pahhou [paxu . . M, N, S, pçyu I,
P, Y], s. m. — Pêcheur. ~, chèssou,
mantou, p., chasseur, menteur. —
Chèssou, prenou d'piats ôhions,
N' rapotont m' richesse è le inûhon,
chasseur, preneur de petits oiseaux,
ne rapportent pas richesse à la
maison. Lés ~ d' gravisses d'Obrilc,
les p. d'écrevisses d'Obreck (sobri-
quet) S. Vohh ~ , vert. p. (martin-
pêcheur) V.
Pâhîbe [pfiyTp . . M, N, pâyîp I, P],
adj. — Paisible.
Pâjé, voir Pâhé.
PâjTbe, voir Pâhîbe.
Palache [pâlas M, palçs I, P], s. f.
— 1" Grosse et grande main. 2" Femme
longue et sèche. On dit ordinaire-
ment : Longue ~ . Voir Palate.
Palâs [pâlâ . . M, I, P, N, polâ V],
s. m. — 1" Palais; palais de justice.
Été de ~ , être de p. (être homme
de robe). 2" Palais de la bouche.
Voir Palîn.
— 490
PAL
PHI.
Pâlat lixVn M, \\ S, pûlp I, P\, adj.
— Pâlot, pâle, blcme.
Palate \palat M, N, S, polol V|, s.
f. — 1" Vieille lanee en acier, qui
porte le millésiine de 1444, insigne
du maire de (".liaty. Voir ee mot.
2" Palet, pierre |)late ([ui sert au jeu
de la Plètc. 3» Épaule de porc. Voir
Pâhhe. 4" Palette, petite pelle.
Voir Fii?. 62. .>» Femme lontjue et
sèche.
Palate, voir Palache.
Palâyc Ipcli'ij M, \. pelOij F, palU'iy
. . S, pnltcii V\, s. f. — Pelletée.
Pale !/«(/ M. iV|, s. f. — Poêle,
fourneiui.
Pale [pal M, X, pol I, I', F, ptnrl,
Landroir, pûl S, pôl Y\, s. ni. —
1" Chambre d'habitation, souvent la
belle chambre, où il y a un ou deux
lits montés, et qui se trouve toujours
sur le devant. 2" Veillée dliiver .S.
Voir Crègne, Paléje.
Pâ\e[pâl . . S, V\, s.f. — Pelle. Voir
Paule.
Paie [piitc' . . M, S, S, polç , . /,
P, F, V|, adj. — Pelé, chauve. Lès
~ iV Lidrcipiin, les p. de L. (sobriquet).
Paie Iptile S\, loc. adv. — Par là.
Voir Pèle.
Pâle [piilç' S\, s. m. — I-^paule de
porc.
Paléje IjxilPs S, pôles V\, s. m. —
1" Veillée d'hiver; ensemble de per-
sonnes réunies dans une chambre
pour y nier ])endant les soirées
d'hiver. 'L ont lui pi/in drot/diis dons
:ir pôlvje, ils ont beaucoup de
veilleurs dans leur veillée. 2" Réu-
nion de jeunes gens.
Pâléjc [pâlH M, X, S, pâWs . . I,
P, V\, s. m. — Parlage, langaf,'e.
Pâlemant [pâlmà M, pâlniâ I \, s. m.
— Parole.
Palenéje [palnës M, X, ppinês . .
I, I'\, s. m. — Pèlerinage.
Paler |/>«/ê' . . M, X, S. pple . . /,
P, F, Y], v. tr. — Peler; éplucher.
Teti m' pales lo vante, tu me pèles
le ventre (lu m'ennuies). — Té m'
pôles le ch'nle di dôs, tu me pèles
l'échiné du dos (tu m'agaces) V.
Paler l/ndc' M\, v. tr. — Hamasser
avec la |)ellc. Ptdcfiz nus i/rond'hTrcs,
ramassez nos |)ommes de terre avec
la pelle. Voir Pauler.
Pâler [paie' . . M, X, pi'dç . . I, P,
V|, V. intr. — Parler. I (/iir/ihon pCde
(■■ ennc bâcèlr, un garçon parle à une
jeune tille (il lui fait la cour). J'
piVe corne Sinl Poîi, pè le boche, je
parle comme St. Paul, par la bouche.
Pâlanl pè (au) rèspi-l, parlant par(au)
respect (révérence parler) /. n'
sèreûl m' ~ ni clmnlcr, il ne sau-
rait p. ni chanter (il est aphone).
Faille de ~ , an meiirenl sans con-
fession, faute de p., on meurt sans
confession (faute de demander, on
risque de ne rien obtenir). —
Teii prdcs de bin Ion, lès chins n' teu
mod'ront m' es talons, tu parles de
bien loin, les chiens ne te mordront
pas aux talons (tu es plus hardi de
loin ([ue de près). An n' pâlanl rin,
rin n'an d'tnnl, en no parlant rien,
rien n'en devient (on n'obtient rien).
/ pâle è veûde, il ])arle à vide (à tort
et à travers). X-è <pi' pour li è -,
il n'y a que pour lui à |). (il a tou-
jours la parole) .S.
Pâler [pâle . . S, V\, v. tr. — Ha-
masser avec la pelle. Voir Pauler.
Palerasse \palras .S'], s. f. — Fenmie
((ui va à la veillée pour liler. Voir
Crègnerasse.
Pâlerèyc Ipàlrçy . . M, I, P\, s. f.
— Parole, discours. Été i-n-ome de
~, être un homme de discours (qui
parle beaucoup).
Palcrîn [palrî M, X, ppirt I, P,
pelrî S, \'\, s. m. — 1» Pèlerin. Le
piâwe don met in n' èrèle meu /' -,
la pluie du matin n'arrête pas le p.
(il peut faire beau l'aprè.s-midi). Voir
Piàwc. 2" Mauvais sujet, vaurien.
PAL
- 49i -
PflM
Palerinéje [palrinês M, N, polrinês
. ./, P.pçn/i'/iësHaboudange.pe/nViëA'-
pçiiinês S, V], s. m. — Pèlerinage.
Palèsse [palçs M, N, pçlçs I], s. f.
— Écorchure.
Paletâye [pallày S], s. f. — Pelletée.
Voir Palâye.
Paletâye [pallày-pallçs M, N,poltciy
I, poltây-polles P], s. f. — Terre, boue
qui se détache de la semelle du
soulier.
Palctèsse, voir Paletâye.
Pâli [pâli M, N], s. m. — Planche
étroite dont on fait une palissade,
pieu.
Palice [palis M, polis I, P, F, S, V],
s. f. — Police.
Palîn [palî M, N], s. m. — Palais
de la bouche. Voir Palâs.
Palochc [palos I, P], s. f. — Grosse
et grande main.
Palôîe, voir Paloûhhe.
Palon [palô M, N,S,pçlô V[, s. m.
— Pelle en bois qui sert à charger le
fumier sur la voiture ou à ramasser
et à tasser le blé, l'avoine, etc. Voir
Palou, Taquatc.
Pâlon [pâlô S], s. m. — Poêlon.
Voir Pélon.
Palote, voir Palache.
Palou [palu M, pçlu I], s. m. —
Pelle qui sert à presser le fumier
sur la voiture. Voir Palon.
Pâlou [pâlu M, N, pâlu . . I, P, S,
V], s. m. — Beau parleur.
Pâlou [pàhi . . M, I. P, N], s. f.
— Pâleur.
Paloiihhe [palûx M, N, pçlùx I, PÇ-
Icèx-pçlùx P, pçlûsF, palôfS, pçlof V[,
s. f. — 1" Pelure ; écorce ; épluchure.
Dés ~ d'eugnon, des p. d'oignon.
2» Coquille de noix, de noisette, etc.
Palquinquèt [palkèkç M, S], s. m.
— Ancienne lampe à quinquet. Voir
Fig. 61.
Pâmâye [pâmày . . S, V[, s. f. —
Epis de blé sur pied. Eime bêle ~,
de beaux épis. Voir Pauméjc.
Pâme [pâm . . S, V], s. f. — 1" Épi.
2" Paume. 3" Palme. Voir Paume.
Pâméje [pâim's . . S, V], s. m. —
Se dit du blé, etc., qui a de beaux
épis. Voir Pauméje.
Pamèle [pàmel M[, s. f. — Espèce
d'orge.
Pâmetè [pâmtç' S], s. m. — Buis.
Voir Paume, Pampègne.
Pâméye [pûmêy S, V], s. f. — Gifle.
Voir Paumâye.
Pampègne [pûpçn S], s. f. — Buis.
Voir Pâmetè, Paume.
Pampîn [pàpî . . M, I, P, N], s.
m. — Grand père; vieux papa.
Pampies [pàpî S, V[, s. f. pi. —
Rameaux de buis ou de saule que
l'on bénit le jour des Rameaux. Voir
Paume.
Pampoye, Pampouye [pàpçy M, I,
pàpuy S], s. f. — Fille nonchalante;
fllle abandonnée, coureuse.
Pâmwins [pâinwê M, N, S], loc. adv.
— Malgré cela, pourtant; néanmoins;
toutefois. Ç'uleûl mahlhieii è fCire, ~
i Vè fût, c'était malaisé à faire, pour-
tant, il l'a fait.
Pan [pà M, I, P, N\, s. m. — Gifle.
Pan [pà M, I, P, N[, s. m. — Paon.
Quand' lo ~ gueule, ç'at sine de piûwe,
quand le p. crie, c'est signe de pluie.
.^S,
Fig. 61.
Pan \pâ M, I, P, N],s.m. — Empan.
Pancheu [pâsœ . . M, I, P, F, N,
S], V. tr. — Pancher. Ne s'emploie
PAN
- 492
PflN
que dans l'expression : - </' l'âwc,
uriner.
Pancoufe \pûkiif M, I, P. /•', A'I,
s. f. — l^spéce (ie crêpe l'iiile dans la
poêle.
Pandant d'araye, voii' Pan d'araye.
Pan d'araye [pu d araij M, X. pCi
d oroy I, P, F, pâ d arûij S], s. m. —
Boucle d'oreille. On dit aussi Pandant
d'araye.
Pande [pàt fiéii.|, v. Ir. — Pendre.
Lo çii qu dcïU êle pondu n'atm' naijcii,
celui qui doit être pendu n'est pas
noyé (on n'échapiie pas à sa des-
tinée). — J' vies cte paiidi, je veux
être pendu (formule d'attestation) V.
Pandé {piulc V|, s. ni. — Patère.
Pandéje [pàdcs . . M, /, P, A'], s.
m. — Séchoir. Lo ~ drs hliawrcissi'H,
le s. des laveu.ses. Voir Pandîirc.
Pandîche, voir Pandîhhe.
Pandieuhhe di tit [pâtli/dx di ti
Marthil], s. m. — Saillie ou avance
d'un toit, qui sert de remise pour
les instruments aratoires.
Pandîhhe |/)«(/7x . . .V, /, P, F, X, S\,
s. r. — 1" (irappe, fleur en f^rap|)e.
2" Branches qui dépassent la limite
d'une propriété et dont les fruits
ap])artiennent, selon l'usage de la
ca ni patine, à celui sur la propriété
de (|ui elles |)endent. JTi le ~ de
Ville peiiiniii, j'ai le droit de cueillir
les fruits de votre pommier en tant
qu'ils jjendenl sur notre terrain.
:i° Croix suspendue à un luhan ou
à une chaîne, que les femmes |)ortent
au cou en fjuise d'ornement. Voir
Pandûrc.
Pandîn-pandâd [pâdî pûdâ Lan-
dange|, s. m. — Ne se rencontre que
dans la dcvinetle suivante recueillie
])ar M. .1. (dallais, voir Xolre Terre
Lorraine, 2'' année, n" 2:
Si pundin pandû
iV ovéïj mi rèvotjé drémin-drémûd,
Vénin-rénâd
Erâl trànic drémî-drémûd.
Si pandin-pandôd (le fruit qui
jicnd à l'arbre) n'avait réveillé (en
tond)ant) drémin-drémûd (l'agneau
(|ui dort sous l'arbre), vénin-vém'id
(le louj) qui vient à pas de loup)
aurait étranglé drémin-drémûd.
Pan d'oroye, voir Pan d'araye.
Pandoûr [pàdûr M, /, P, N\, s. m.
— Mauvais sujet, malandrin.
Pandûre [pûdiïr M, I, P, X\, s. f.
— 1° Place où l'on i)end le linge à
sécher. Voir Pandéje. 2" Croix en or
que les femmes portent au cou;
chaîne de femme. Voir Pandîhhe.
Pané Ijianê F\, s. m. — l'an ou
bas de robe. Voir Pèné.
Panecôte [panicôl \'|, s. f. — Pente-
côte. Voir Pantecote.
Pancût Ipantl'-pumr-pdnœ'S], s. ni.
— Nuit. N'oir Pènut.
Panî [puni F\, s. m. — Sevrer.
Voir Pèni.
Pani l/Huii F\, s. m. — Panier.
Voir Pènieu.
Paniche(an) [pcinis V|, loc. adv. —
En chemise. Voir Baniche.
Panou [panti M, X, poiui . . /, P],
s. m. — 1" Personne qui est en relard.
2" Homme qui peine misérablement,
qui travaille sans intelligence et
sans |)rolit; cultivateur qui ne réus-
sit pas.
Panrc |/)<îrgén.|,v. Ir. — 1" Prendre.
~ eime pousse, prendre un élan,
s'élancer. — Waç' qu'on prand tojos
et (pi'on n' r'mat jèmûs, i n'èrè hinlôt
pus rin, où on prend toujours et où
ne remet jamais, il n'y aura bientôt
plus rien S. 2«.\rrèter; dresser un
procès verbal contre qqn. ; pincer.
Lo ImnuHid l'è prins, le garde-cham-
pêtre l'a pincé. 3" .Su|)poser. T'es
pedu vint sous, prencms que f lés-és
minjeus, tu as perdu vingt sous, sup-
posons que tu les as mangés.
Pansate Ipâsat M. X, S, pàsol I, P,
F, y\, s. f. — 1" Panse préparée par
les tripiers, ordinairement garnie de
Pi\N
493 —
PHN
viande à saucisse. 2° Ventre (familier)
Rampyi le -, remplir le ventre
(rassasier).
Pansâye [pàsay M, N, S, pàsây I,
P, F, V], s. f. — Pensée; idée.
Panse \pàs gén.], s. f. — 1" Panse.
2" Ventre. Qui at ç'que breule se
ch'minhhe dans se panse ? — Le chan-
deûle, qui est-ce qui brûle sa chemise
dans sa panse? — La chandelle (de-
vinette). Le ~ mwinne le danse, la
p. même la danse (après le festin,
le balj. 'L è lés doiis-eiiys pus grands
qu' le -, il a les deux yeux plus grands
que la p. (il voudrait manger phis
qu'il n'a d'appétit). — On ivèt bin è
se - que se guele n'ol m' Irouwande,
on voit bien à sa p. que sa gueule
n'est pas paresseuse (c'est un gour-
mand). V.
Panser [pàsê' . . gén.], v. tr. —
Penser. S'-, s'imaginer.
Pansionâre [pàsyonâr M, pàsyonûr
I, P], s. m. — Pensionnaire.
Pansote, voir Pansate.
Pantecote \pàtkot M, I, P, F, N, S,
pankôl V], s. f. — Pentecôte.
È le Pantecote, roûses sont,
È le Sint Jan, s'an vont.
A la P., roses sont, à la St.-Jean, s'en
vont. È le ~ , i n' wèt gote, è le Tri-
nité, is wènent tiè, à la P., ils ne
voient goutte, à la Trinité, ils voient
clair (l'épi du blé est sorti de la tige).
E le véhhe -, à la verte P. (jamais) P.
Pantecoufe, voir Pancoufe.
Pantihicr {pàtiyye, -gœ V\, v. intr.
— Etre essoufïlé, haletant. Quand-on
vè è le choroûe, â contréfiés, lés
biés tindont le longue, is pantihonl,
is n' sot m' co in-n-olêne, quand on va
à la charrue, au printemps, les bœufs
tendent la langue, ils sont essouillés,
ils ne sont pas encore en haleine V.
Voir Pantousi.
Pantofe [pàtof M, I, P, N\, s. f.
— Pantoufle.
Pantoîîhié, voir Pantousi.
Pantousi [pâtûzi S, pàtûyye, -yœ V],
V. intr. — Respirer difTicilement;
être asthmatique. Voir Panlihier.
Panu [panû N], s. m. — Épousse-
toir.
Papeuyon [papœyô Marthil], s. m.
— Papillon. Voir Pawion.
Pâpi [pâpi M, N, pâpi I, P, pâpis
S, pâpis V], s. m. — Grand'père.
Voir Pampîn.
Pâpi [pâpi S], s. m. — Papier. Voir
Paupieu.
Pâpiche, voir Pâpi.
Papine, Papinète [pcipin M, papinçt
F\, s. f. — Grande cuiller en bois.
Voir Pèpeune.
Papion [papyô Destry], s. m. —
Papillon. Voir Pawion.
Pâpîre [pcipTr S\, s. f. — Paupière.
Voir Paupière.
Papoufe Ipâpuf . . M, I, P, F, N,
S], s. f. — Mitaine ; moufle ; gant
fourré.
Papoute [paput M], s. f. — Bouillie.
Pâquate, Pâquète [pàkat M, N,
pâkot I, P, pâkel-pâkot F], s. f. —
l" Buis (par allusion au buis du
dimanche des Hameaux). 2'^ Renon-
cule.
Pâquate [pàkat M, N], s. f. — Pre-
mière communion (qui se fait bien-
tôt après Pâques).
Pâques [pàk . . gén]., s. f. — Pâques.
Voir Nawé, Paume.
Pâquîn [pâkî S, V], s. m. — Pre-
mier communiant.
Pâquîn [pâkî Donjeux], s. m. —
Petit porc qui sera bon à tuer
pour Pâques.
Par, voir Pèr.
Paraîaragaramus [ pcirâfâràgàrà-
miis lang. pop. mcss.|, s. m. —
1" Mot qu'on fait prononcer aux
jeunes enfants à cause de sa
difficulté. 2" Au jeu de saute-
mouton, dans une des figures,
le premier sauteur le dit, les sui-
vants sont obligés de le répéter exac-
- 494 -
PAR
Pi\R
tement, sous peine de prendre la
place du patient.
Parât [para S\, s. ni. — Cloison.
Voir Pèreû.
Parant, Parantéjc, voir Pèranl, Pè-
rantôje.
ParaplîG, Paraplûye, Parapwîe
\piiraplm] . . M,I, P, X, parapiin-para-
plî \'\, s. m. — Parapluie.
Pardiè [pardije F\, inlcrj. — l'ardi.
Voir Padi.
Pardouna' \ punlimw F\, v. tr. —
Pardonner. Voir Pèrdoncr.
Parc \pâr . . gcn.|, s. f. — Paire,
couple, en parlant des hommes et
des animaux.
Paré, voir Pârin.
Paremanteû \i>armàtœ S], s. m. —
Tailleur. Voir PÈrcmanti.
Paremont \parinù V], s. m. - Pare-
ment. Voir Pèremant.
Parère, voir Parîre.
Parèycmdnt linirri/iuà S, pareijntô
V|, adv. — Pareillcniont (pareil). Mo
Jotlè n'ol m' piirèipuonl ijii' lo vote,
mon jardin n'est pas pareil au
vôtre V.
Parîond \parfô F], adj. — Profond.
Voir Pèrfond.
Partondow [parfCniow F\, s. 1'. —
Profondeur. Voir Pèrfondou.
Pârieu [pûnjœ . . gén.J, v. tr. —
Parier.
Pârieu Ipûri/w . . gén.), v. tr. —
1" Défoncer un terrain et en extraire
les pierres. 'L è pârieu s'champ, il a
extrait les pierres de son champ.
2" Bêcher ou piocher prol'ondément.
(." n'ot pis hochicr, ç'iè, ç'ol ~ , ce n'est
pUis bêcher, cela, c'est défoncer le
sol V.
Pârin \parè . . gén.), s. m. — Par-
rain. C'est au p. que revenait le soin
d'acheter les dragées et d'en donner
à sa commère. 11 lui devait aussi
un houcpiet, et des cadeaux à son
filleul, ainsi qu'à la mère. Voir
Lo bctonic 325 et suivants:
Yal dés pivès d' seuke bijin fins, d'
que ramplir so jiron :
Val (itixsè po m' pneid i bé drèpé
(l'nios'line :
Val i bonal d' dantcules qn' c, ma
fwè, bone mine;
V'aletl: vcûr que, ç' jo ce, f n'a m'
ouhliijè Fanchon :
Val i bc groûs pin d' seuke que tyaul
benn' i jambon ;
Val i mochu bradé que deurrè dcs-
ènâfies :
Val po bèyè ans jans dous groûs secs
de drèjâties.
An n'iè-t-i, més-èmins? je n'sus m'
i pârin d' boas. Voilà des pois de
sucre (dragées) bien fins, de quoi
remplir son giron; voilà aussi, pour
mon filleul, une belle couverture de
mousseline ; voilà un bonnet de den-
telle qui a, ma foi, bonne mine;
vous allez voir que, ce jour là, je n'ai
pas oublié Fanchon (l'accouchée):
voilà un beau gros pain de sucre
qui vaut bien un jambon; voilà un
fichu brodé qui durera des années;
voilà i)our donner aux gens <leux
gros sacs de dragées. En voilà-t-il,
mes amis? je ne suis pas un jiarrain
de bois. - d' bous, mârene de trin,
p. de bois, marraine de paille (cri
des enfants à l'adresse des p. et des
marraines qui ne jettent ou ne
donnent pas assez de dragées).
Pàriou ipariju . . gén.], s. m. —
Personne qui a la manie de parier.
Pâriou Ipànju . . M, I, P], s. m.
— Carrier.
Parîre Ipârlr . . M, l, P, parer V\,
s. f. — Carrière de pierres.
Pâriûre [pàryfir . . M, /], s. f. —
Pari, gageure, enjeu; défi.
Parmwénè (so) \parmwene S], v.
pron. — .Se promener. Voir Pro-
mwinner.
Parole, voir Pèralc.
Paroli [piiroli M\, s. m.— Parole,
langage; éloquence; bavardage. 'L è
PAR
— 495
PHT
i bé -, il a la parole facile. Kioûre
lo ~, fermer la p. (la bouche) à qqn.
Pâron \pàrô M, N, pârô I, P], s.
m. — Nuage.
Pâron Ipârô . . M, I, P, N], s. m. —
Petit mur. Voir Nawé.
Partéje, Partèji, voir Pèrtéje, Pèr-
tèji.
Paroûsse [parus M], s. f. — Pa-
roisse.
Partot [parto S], adv. — Partout.
Voir Pèrtot.
Pas [pa M, N, po I, P, (â)pa-(e)pa
S, çpç V], adj. — 1» Épais. Niit
passe, nuit épaisse (nuit noire). 'L
monde ateût ~ au motin, le monde
était é. à l'église (il y avait beau-
coup de monde). 2" Cru, grossier.
L'istwêre s'reûl bêle si èle n'ateût m'
si passe, l'histoire serait belle si elle
n'était pas si choquante.
Pas-bèc [pa bçk M], s. m. —
Sorte d'oiseau.
Pas-chou, pas-cul [pa su, pa kù
M], s. m. — Grossier paysan, palto-
quet.
Passe [pas M, N, pos I, P], s. f.
— Plaisanterie au gros sel, propos
grossier; bourde. 'L an dit dés ~,
il en dit, de grosses plaisanteries 1
Voir Pas.
Passe [pas M, N, S, pas V], s. f.
— Partie intérieure de la cornette
que portaient anciennement les
femmes. Voir Cwèîc.
Passon [pasô M, posa I, P, F\, s.
m. — Pot de terre avec anse;
petit pot au lait. ~ è jeumés, pots
jumeaux qui servaient à porter aux
cliamps, pendant les travaux des
récoltes, dans l'un la soupe, dans
l'autre, les légumes. Ce pot n'existe
plus.
Passon [pasô N\, s. m. — 1" Pois
en purée. 2» Lie d'huile Landroff.
Passote [pasot F], s. f. — Passette.
Voir Pèssatc.
Passou [pasii M, N, posa . . I, P,
apasu-epasa S, çposu V], s. f. —
Épaisseur. Le ~ don miihh, l'é. du
mur.
Pat [pa M, N, S, po I, P, V], s.
m. — 1" Pet. - d' niwinne, p. de
moine (pomme cuite au four dans
une enveloppe de pâte ordinaire).
Voir Roûyat. 2" Claquement, bruit
sec. - d' corjèije, c. de fouet.
Pat [pa M, N, po I, P, F, S, V],
s. m. — 1° Pot. 2» Ancienne me-
sure de liquide. 'L ont bu treûs ~
d' vin, ils ont bu trois p. de vin.—
/ n'é n/in è mole dons ~ , il n'a rien
à mettre dans le p. (il est très
pauvre) V.
Pat \pà . . gén.l, s. f. — 1» Part.
Fâre ~ è dons', faire p. à deux
(s'associer, soit au jeu, soit dans le
commerce). ~ è dous\ lés piends don
bwin Dieu, part à deux, les pieds
du bon Dieu (lorsqu'une personne
trouve un objet, si une autre lui
voit ramasser cet objet et qu'elle
lui crie ces paroles, la première se
croit en conscience obligée de par-
tager sa trouvaille, à moins qu'elle
n'ait dit auparavant: ~ è meu seul,
p. à moi seule). 2" Portion de nour-
riture, le plus souvent un morceau
de lard, de viande. / 77ii;y'e pus
sovant don fromeje èua s' pin que d'
le -, il mange plus souvent du fro-
mage avec son pain que du lard.
Patâd [pàtà . . M, I, P, N[, s. m.
— Pistache.
Patâd [patâ V], s. m. — Purée
épaisse de pommes de terre. Lés
boquions que jchonl dons bas minjont
dis' wit ~ dons le s'mône, les bû-
cherons qui couchent dans le bois
mangent dix-huit purées de pommes
de terre dans la semaine.
Patârd [patar M, N, S, pptâr I, P,
V], s. m. — 1" Pétard. 2" Hysope V.
Patatrake [pùlalrak M, I, P, F, N],
interj. — Patatras.
- 496 -
PAT
PHT
Patche l pats-pas, pœtsel X], s. f. —
Cenelle. N' minjc pwint d' ~ , t' ères
dés puces, ne nianj^c pas de c, tu
auras des puces. Voir Peutchèle,
Pîmpache, Tonale.
Patchi |/)<//,s; .1/, A'], s. m. —
Buisson li'nubépines.
Patchi, voir Pàtier.
Patchot \patso S], adv. — Partout.
Voir Pèrlot.
Pat-de-seris \pa d((>) sri M, X], s.
m. — Oise troglodyte.
Pâte [pût . . gcn.], s. f. — Pàtc.
Voir Pin.
Patéje [paies M, N, polês . . 1, /',
F], s. m. — Potage.
Patèlccsse \patekes M, polekes I\,
s. ni. — I-Ispèce de fromage cuit.
Patela' \pallw F], v. tr. — Faire
des pa(|uets, au jeu de cartes.
Pater [paie- . . M, N, S, pôle . .
I, P, F, V], V. tr. et intr. — Pétor,
faire un pet; faire un bruit sul)it
et éclatant; faire claquer. Lo loiu-ir
è paie i coup qu'à fTil loriot traml)ieu,
le tonnerre a claqué un coup qui
a fait tout trembler. Teu n'as n>' ca
utaç' (pie r loup è patc, tu n"es pas
encore où le loup a pété (tu n'es
pas encore ijarvenu où tu espères).
Lés dants m' patint d' freûd, les
dents nie claquaient de froid. Quand-
an l'cuijenl - pus haut (pic /' cul, i
faut fâre i trou au d'sus, quand on
veut j). plus haut que le c . . . , il
faut faire un trou au-dessus (il ne
faut pas dépenser au-delà de ses
moyens). / raut niieus ~ an société
(jue (/' crarer dêycu lé hâije, il vaut
mieux p. en société que de crever
derrière la haie (il n'est pas bon
(le .se gèner^. / fâl ~ lé corjci/c,
il fait claquer le fouet. - lé talc.
Dans certains villages de la Nicd,
le jour de la fête, les patres des vil-
lages voisins venaient faire claquer
leurs fouets devant les maisons
pendant le repas. On leur don-
nait ensuite de la tarte. 2» Crever.
Eune véche patâije, une vache qui
a crevé par suite de météorisation.
Paterasse [patras M, N, polros I,
P, pçléês S], s. f. — 1° Bois qui pétille,
éclate avec un petit bruit réitéré.
2" Hs|)èce de saule très fragile et i\m
pète (|uand on la brûle. Voir Pètcûse.
Paterèye [palrêy M, polrçij I, P],
s. f. — Poterie.
Patèsse [paies M, polçs I, P], s. f.
— Pétarade; éclat de tonnerre.
Patcû, voir Patu.
Paleura' [palœrw F], v. Ir. — Pâ-
turer. Voir Pèteurieu.
Pateuraje [paieras F], s. m. —
Pâturage.
Pateurc [patœr F\, s. f. — Pâture.
Pateuré [palœrë F], s. m. — Pâtre.
Voir Pètcuré.
Pâteuse, voir Patu.
Pâticr \pât!je,-tiœV, pâlyi-pâlsi S],
V. intr. — Pâtir.
Pâtious [patyu . . M, I, P, pâtu V],
adj. — Pâteux.
Patirâd [piitirà . . M, I, P, F\,
s. m. — Souffre-douleur. Ç'at i -,
l'afant lé, c'est un s., cet enfant.
Pâtis \pàti M\, s. m. — Petit tas
de pierres amassées dans les vignes.
Voir Pèquîn.
Pâtous, voir Pâtious.
Patou I patu M, X, S, polu . . I, P,
F], s. m. — 1" Pétcur. / .t' sauue
corne i -, il se sauve comme un p.
2" adj. Qui éclate. Picrc palrassc,
pierre qui éclate au feu.
Patougnacous [pâtunaku Brulange],
adj. — Se dit de ce ([ui colle aux
dents, par ex. de la pâte de guimauve,
de la glu, etc.
Patouyeu [pâtuyee M], v. intr. —
Barboter des pieds et des mains
dans les llaciues d'eau. Voir Pè-
trauyeu.
Patrachcvau {patrasfô M\, s. m.
— (Colchique.
- 497 -
PUT
PAU
Patrake [pâtrâk . . M, I, P], s. î.
— Espèce de pomme de terre.
Patrasse [palras M, N, potros I, P],
s. f. — 1" Espèce de saule dont le
bois pète quand on le brûle. —
2° Pierre qui éclate au feu.
Patrasse [palras S], s. f. — Bou-
vière.
Patrat [patra Pontoy], s. m. —
1» Silène à calice enflé. 2" Jouet
fait d'une branche de sureau, avec
lequel les enfants lancent des bou-
lettes de papier mâché.
Patreuyeu | patrœyœ M, potrq'yq I,
P, patriijqs N, patriyi S], v. tr. et
intr. — 1" Pétiller, crépiter. L' /u
c'mance è -, le feu commence à
crépiter.
Patrimwéne [ patrimwên S], s. m.
— Patrimoine. Voir Pètrcumweune.
Patriyeu, voir Patreuyeu, Pè-
trauycu.
Patrouyâd [patruyâ F], s. m. —
Personne qui patauge. Voir Pètroyâd.
Patroityi [patruyi S, V], v. intr.
— Patauger. Voir Pètrauyeu.
Patu [patii M, potii I, P, F, patcë-
palii N, palœs S], s. m. — Branche
de sureau dont on a enlevé la
moelle ; les enfants, à l'aide d'un
bâton approprié, y chassent, par
la pression de l'air, des tampons
de tilasse qui s'échappent avec un
bruit sec. Quand on y met de
l'eau, on l'appelle TrînsûrG.
Patwès [pdtwç M, N, palwe I, P],
s. m. — Patois. Voir Pèyis.
Pau [pô M, I, P, F, N, pci-pâ" S,
pâ V], s. m. — Pal; pieu; piquet;
pilotis; morceau de bois solide qui
sert de levier.
Pauchon [pôsô M, I, P, N, posa S,
pâsô V], s. m. — 1° Babouche ; pan-
toufle ; espèce de petite sandale,
faite de paille tressée, qui se met
dans l'intérieur des sabots en hiver;
morceau de toile ou de drap dont
les ouvriers entourent leurs pieds en
guise de chaussettes; bas. Dans le
patois messin, on dit souvent Paus-
son. 2" Boue qui s'attache à la
chaussure quand on marche sur
un sol humide. Voir Makiate, Pawe-
tèye, Poûtâye.
Pauciamant [pôsiamà M], adv. —
Patiemment.
Pondant près de chis mivès, Fanchon,
tojos trompâye,
Etand ~ le chèrmante jornâye, pen-
dant près de six mois, Fanchon, tou-
jours trompée, attend p. la char-
mante journée. C. H., III, 154.
Pauciance [pôsyâs M, I, P, F, N,
pâsyàs S, V], s. f. — Patience.
Paufé [pôfêi M, I, P, F, N, pâfër
S, pâfye V], s. m. — Pal fer, levier
en fer.
Paul [pô"l N], n. pr. — Paul.
Voir Poil, Poiil.
Paulate [pôlat M, N, pôlet I, P],
s. f. — Petite pelle.
Fig. 62.
Paulâye [pôlày . . M, I, P, N], s. f.
— 1° Pelletée. 2» Repas donné, après
le pressurage, à ceux qui font le vin.
PaulG Ipôl M, I, P, F, N, pal . .S,
V], s. f. — Pelle à long manche sur
laquelle on met la pâte à enfourner.
Voir Fonûre.
Paule-maulc [pôl mal M, I, P], s.
m. — Pêle-mêle.
32
PHU
— 498 —
PAW
Paulcr [pôlci . . ^r. I, P, X, pâle
. . S, Y], V. tr. — Ramasser avec
la pelle, nettoyer.
Paulole, voir Paulate.
Paumàye Ipômàij . . M, I, P, \,
pâmâi/ . . S, pâmcy V\, s. f. — Gifle,
coup (le poing. Voir Paiimusse.
Paume | paru M, I, P, N, pâm-pâom
S, pâm V], s. f. — 1" l'aime; buis.
Lés ~, les P. (dimanclic des Ha-
meaux). Voir Pâmetè, Pampègne.
Freûdes ~, chaiidvs Prupics, di-
manche des Rameaux froid, Pâques
chaudes. Voir Pampîes. 2" E|)i ;
fétu ; paille.
Pauméje [pômès . . M, /, P, N],
s. m. — Creux de la main.
PaumÈje [pôniës . . M, I. P, X,
pâmâij-pâmcs S\, s. ni. — l-"pis de
blé sur pied; ensemble de l'épi.
Lés biés ont l'ènâye ceu i bé - ,
les blés ont de beaux épis celte
année. Voir Pâmâye.
Paumiè [pôinnç }'\, s. m. ~ Ar-
brisseau de buis.
Paumîn [pô/ni' J/|, s. m. — Sapin
dont on tire les palmes pour le di-
manche des Rameaux.
Paumusse |/Jô;?i/i.s .1/, /, P\, s. f.
— Gifle. Voir Pauraâye.
Paupègne [pôpçn Xovéant], s. f.
— Buis.
Paupelcrèye \ ix'ipçlrëi/ M], n. pr.
— La Pa|)clerie, ferme qui dépend
de la commune de Marly, prés de
Metz.
Paupicu \pôp!i(v . . M, I, P, X,
pûpi S, pâpycrUW Y], s. m. -— Pa-
pier. - lachanl, \t. léchant (p.
buvard).
Paupière \pr>p[]cr M, l, P, X, pâ-
pîr S, pôpi/ot \'|, s. f. — Paupière.
Paupiote, voir Paupière.
Paupli [pôpli M, f, P\, s. m. —
Papetier.
Paurat lpô"ra X, para S, pôro V],
s. m. — Pauvret. Voir Poiïrat.
Paure [pôT N, par S, V], adj. —
Pauvre. Voir Poûre.
Pauromc {pôTom N, pôrom S], s.
m. — Petit crapaud. Voir Poûrome.
Pause \pô"s X\, s. f. — Pause.
Voir Poûsc.
Pausieu \pù":yir X],\. intr. — Pan-
ser, faire une pause. Voir Poiiser.
Pausson [pôsô M\, s. m. — Ba-
bouche. Voir Pauchon.
Paussu \pôsil I, P], adj. — Ventru.
Se dit surtout des bétes à cornes.
Pautes (aus) [pôl M, I, P\, loc. adv.
— Très loin. 'L al ans -, il est
loin. Anvatjeu aus ~, envoyer au
loin (au diable).
Pauton[/)ô/ô S], s. m.— Personne
caduque.
Pautrenafc \pôlrçnat M, X, pôlre-
nol l, P], s. m. — Palcnôtre. Dire
ses -, ronronner, en parlant du
chat.
Pautron [pôlrô M, I, P, X], s. m.
— Patron. - mincie, aube du jour.
Pavau (pncô Audun-le-Tiche|, adv.
— Par là. Voir Pèle.
Pavion, voir Pawion.
Pâw [ pâw-pow M, pnw I, P, F,
pâu'-patoii X, pâw S, pter Y], s. f.
— Peur. J' l'a -, j'ai peur de lui.
Fâre - è dés sitits, faire p. à des
saints (être très laid). Voir Loup.
Pawcler l pawlè'-powlc' . . M, X],
V. tr. — Pelleter.
Pawcr Ipdit'ê'-powêi . . M, X, powe
. . I. P], V. intr. — Avoir peur.
Pawetèyc \ paivlêy-powlêy M\, s. f.
— Terre qui s'attache à la chaussure.
Voir Pauchon.
Pawin [pawi-powi M, X, powt . .
I. P], s. m. — Paysan, rustre (lerme
de mépris).
Pawion | pawyô-poiinjô M, X, powi/ô
I, P, papi/ô Dcstry, pamjô S {papœijô
MarthiDI, s. m. — 1" Papillon.
— d' chou, p. blanc qui annonce le
printemps. 2" Lambrequin d'un ciel
de lit.
PflW
- 499 -
PEC
Pawou, voir Pâw.
Pawr [pawr-powr M, pçwr I, P],
s. m. — 1" Gros paysan allemand.
2° Grossier personnage.
Pawrous [pawrii-powru M, N,povru
. . I, P, F, pawrii-pœru S, poi'ruV\,
adj. — Peureux, timide, craintif.
Pawyi [pawyi M], n. pr. — Pouilly,
vill. de l'arr. de Metz.
Payasse [payas M, I, P\, s. m. —
Personne paresseuse.
Payât [paya Sablon], s. m. — Pe-
tite colline.
Payate [payât M, N,poyçl I, P, F],
s. f. — 1" Barre transversale qui
sert à tenir en équilibre le timon
de la voiture. Voir Ché, Èpayate,
Sîrïe. 2" Support. 3» Poulie (Hé-
milly).
Payot [ payç lang. pop. mess.], s.
m. — Lit.
Pchot [psoV], adj. — Petit. Voir
Piat.
Pé [pe V], s. m. — Pou. Voir Pu.
Pè [pe M, I, P, N, pa F, S, pç-por
V], prép. — Par. - nat, p. (de)
nuit. - d'vas: 1° Par devers (vers,
aux environs de). Pé d'vas l' novèl
an, vers le nouvel an. 2» A travers.
- d'vas lés champs, à travers les
champs. — / vieut awor lo pa d'sis
tôt paliot, il veut avoir le dessus tout
partout (le meilleur) Gondrexange.
A noter: Pèrjo, par jour. I Irèvèye
è qiièrante sous pèr jo, il travaille
à quarante sous par jour, (por jo,
por an, par jour, par an V). VoirPèr.
Pé [pë S], s. f. — Pie. T'es eune
langue de ~ bôgne, tu as une langue
de p. borgne (tu es une bavarde).
Pé [pëi M, [, P, N, pç! S, pye V],
s. f. — 1° Peau. ~ fronciâye, p.
froncée, ridée (rides). Lés-as' H
Irawent le ~, les os lui trouent la
p. (il est très maigre). / toûwreût
i pu po an-n-awer le ~ , il tuerait
un pou pour en avoir la peau (c'est
un avare). I n-y è pus d' ~ d' vèches
que d' " d' vés è le tèn'rèye, il y a
plus de p. de vaches que de p. de
veaux à la tannerie. / n-y va pus
d' ~ d' vèches que d' ~ d' vés au
mèrcheu, il y va plus de p. de vaches
que de p. de veaux au marché.
Dèyou f ' que vyinl l'ègné, ranvà le ~ ,
d'où vient l'agneau, là retourne la
p. (bien mal acquis ne profite pas). —
Je n'vourè m' Il protè mè ~ , je ne
voudrais pas lui prêter ma peau
(propos libre d'une femme qui voit
un homme démesurément gros et
lourd) V. 2" Femme dévergondée, de
mauvaise vie. Le f orne le, ç'at eune ~ ,
cette femme c'est une dévergondée.
3° Produits d'un vomissement occa-
sionné par l'intempérance. Lés ~ ne
s'ront m'chéres ç't anâye ce, on-n-an-n-
è fât tout plé avant-ocheu au bacanâl.
Les peaux (jeu de mots) ne seront
pas chères cette année, on en a fait
tout plein avant-hier au baptême F.
Pè d'coucou [pe t kuku F], s. m.
— Résine qui coule de certains
arbres : cerisiers, etc.
Pë fpê' P, pê F], s. m. — Pain.
Voir Pin.
Pèce [pqs M, /, P, pçs-pyœs N],
s. f. — 1" Pièce, petit morceau d'é-
toffe, etc., employé pour le raccom-
modage. 'L è tojos le ~ po boucheu
r trou, il a toujours la p. pour
boucher le trou (il a la réponse).
2" Pièce de terre. 3" Intervalle de
temps.
Pèce que [p^ske gén., paske S,
paske y], conj. — Parce que. -
ç'at tant qu' teu n'vleus m' m'ècouter,
p. c'est tant que tu ne veux pas
m'ècouter (il y en a de trop).
Pèchate voir Pèhhate.
Pèche [pes V], s. f. — Perche.
Voir Pîrche.
Pèche, voir Pèhhe.
Péché, voir Pèhhé.
Pèche [pës S, V\, s. f. — Pèche
(fruit). Voir Pîhhe.
PEC
- 500 —
PEH
Péché [pëSe V], s. m. — Pêcher
(arbre). Voir Pïhhi.
Pèchelat, Pècheler, Pèchelou, voir
Pèhhclat, Pèhheler, Pèhhelou.
Pècheu, voir Pèhhcu.
Pèchône, Pèchonnc.voir PèhhoQnc.
Péchot [peso V], s. m. — Person-
nage que les enfants croient (iislin-
giier dans la lune. Voir Pcûchat.
Péchote \pesot V|, s. f. — Partie
de la schlitte. Voir Hhlite.
Pèchoiine, voir Pèhhoûne.
Pède [pët M, I, P. X, pert F, pëk-
pêl-pêls S, pyçt V\, v. tr. — Perdre.
- le bèrlate, p. la tète. / treiwe
tôt ç' que n'ai m' pedu, il trouve tout
ce qui n'est pas perdu. Lés pédants
pèyent l'èmande, les perdants payent
l'amende.
Pèdèyeu \pçdeyœ . . M, I, P, \,
padri F, paderi S\, s. ni. — l" Le
derrière de la maison (la cour).
2" Le derrière d'un volatile.
Pédje, voir Péde.
Pégnâyc [pênây . . P, F, N\, s. f.
— Peignée. Voir Pingnâye.
Pégnc [pên P, F, N, S\, s. m. —
Peigne. Voir Pingnc.
Pégne [pên S], s. m. — Rayon de
miel. Voir Peugne.
Pégnè [pênç . . P, F. \\ S], v.
tr. — Peigner. Voir Pingneu.
Pégnîe \pêmy S\, s. f. — Peignée.
Voir Pingnâye.
Pegnon [pçnô M\, s. m. — Brin
d'osier, propre à servir de lien.
Pègnon \penô I, P], s. m. — Pi-
gnon. Voir Peugnon.
Pégnu Ipënii P, X\, s. m. -• Pei-
gnoir. Voir Pingnu.
Pèhhant (/»çx.à S\, adj. — Insuppor-
table.
Pèhhate Ipçxal X], s. f. — Sorte
de coléoptère.
Pèhhate \pcxal S], s. f. - Bluet.
Pèhhc Ipçx . . M, r, P, X\, s. f. -
l» Peste. 2" Abcès, ulcère.
Péhhe Ipëxfi], s. f. — Pêche (fruit).
Voir Pîhhe.
Péhhe [pêxS], s. f. — Perche (lon-
gue pièce de bois). Voir Pîrche.
Pèhhé I /)çx<"' . . M, !, P, X, pn^ë'-
pasê> . . F, S, poxç V], s. m. —
Paisscau, échalas. Drefit corne i ~ ,
droit comme un p. (comme un
I)i(|uct). Piaillé corne i ~, planté
comme un ]). (tout droit).
Péhhé \pcxe . . S], s. m. — Pécher.
Voir Plhhi.
Pèhhclat Ipfx/a . . M, N, pçxlç I, P],
s. m. — Petit paisseau. Voir Fratrîn.
Pèhheler [pçxlë' . . M, I, P, X,
paslw F], V. tr. — 1" Échalasser.
2" Ramcr(dcs pois, des haricots,etc.).
Pèhheleu, voir Pèhhi.
Pèhhelou [pçyhi . . M, I, P, X,
paslow F\, s. m. — Ouvrier qui
plante les échalas en terre.
Pèhheu I pçxK . . M, I, P, X, pax(i)
S. poyX') ^1. '>t'^'- — Par ici. - bèlih,
ici bas.
Pchhi, voir Pwès.
Pèhhi [peyj M, peyjœ X\, adj. —
Rassasié. J' sus -, je suis r.
Péhhier [peyjie V], v. inlr. —
Pisser. Voir Peuhhicu.
Pèhhlé IpeyJê' ^'1. s. m. - Mélange
d'avoine et d'orge.
Pèhhlcu, voir Pèhhi.
Pehhô [p(e)yô" Rémilly], s. ni. —
Putois. Voir Fchhoû.
Pèhhon [pçyô X], s. f. — Portion
alFouagère. Voir Pahhon.
Pèhhonne, voir Pèhhoûne.
Péhhonlét [pcyôtc V|, s. m. —
Pissenlit. Voir Peuhhanlit.
Pèhhote \peyol I, P. pcyol X], s.
f. — Urine. Voir Pcuhhatc.
Pèhhoûne | pçyjin -pç/ôn . . M, I, X,
pçyjiu P, pasûn-pçsôn F, person-pçr-
sôn S, persan V), s. f. — Personne.
Ne s'emploie que comme jironom
indéfini, avec la signilication de nul,
aucun. Quant au substantif fran-
PEK
501 -
t>EM
çais personne, il est toujours traduit
en patois par le mot Jans.
PékG [pêk S], V. tr. — Perdre.
Voir Péde.
Pékc, voir Péte.
Pèkeus [pekœ S\, s. m. — Trou.
Voir Pètcheus.
Pclat [pela Pontoy], s. m. — Petite
écluse au bout d'un gué, d'un lavoir.
Pelatâye [p{e)latày . . M, I, P, V],
s. f. — Pelletée.
Pelatâye [pêlatây M, N, pêlay S\,
s. f. — Contenu d'un poêlon.
Pelate lp(ç)lal M, N, p(e)lçt I, P\, s.
f. — 1" Pelote. 2° Coussinet sur
lequel sont fixées les aiguilles, les
épingles.
Pélatc Ipëlat M, N, pêlol I, P], s.
f. — 1" Petite poêle à frire. 2" Sou-
vent, battoir à lessive.
Pelaton [p(e)[alô M, N], s. m. —
Peloton de fil.
Pélâye, voir Pelatâye.
Pèldrau [pçldrô N], s. m. —
Perdreau.
Péle [pël gén.], s. f. — Poêle à
frire. Lo pus ammèrdé, ç'at V ci qii'
tijint r cul d' le -, le plus ennuyé,
c'est celui qui tient le fond delà p.
Voir Eugnon.— Ç'o/ cél' que tijint lo
cul d' le ~ que lo pis châd, c'est
celui qui tient le c... de la p. qui
a le plus chaud (c'est l'intéressé qui
est le plus exposé).
Pelé [pelé V], s. m. — Dosse dont
une extrémité est très épaisse.
Pèle [pçlç M, I, P, N, pale S, pçle
V\, adv. — Par là. ~ bèhh, p. là-
bas. Voir Pavau.
Pèlerîn [pelrî S, Vj, s. m. — Pèlerin.
Voir Palerîn.
Pèlerinéje [pçlrinês S, V], s. m. —
Pèlerinage. Voir Palerinéje.
Peleusse [pelœs S], s. m. — Vilain
garçon.
Pèlissâdc Ipçlisàt . . M, I, P, F,
N, V, p^lisâl-pçlisâk-pçlisâts S], s. f.
— Palissade.
Pelisse Ipelis M], s. f. — Fétuqué
rougeâtre.
Pélon Ipêlô M, I, P, N, S], s. m.
— Poêlon.
Pélon {pêlô M, I, P, N, palô S], s.
m. — Pelle en bois.
Pèmer \pçmê' . . gén. (pamw F)],
V. intr. — 1" Pâmer. / pèm'rè d'or-
gueuil,i\ pâmera d'orgueil. S'emploie
surtout dans le sens erotique. 2" Avoir
très soif. J' pcme de seû, je pâme
de soif.
Penâboûs [pçnâbû M, pçnâbû I,
P, penûbô''-penâbû N, penâbô S\ ,s. ni. —
l" Nerprun purgatif ou raisin de
chien. 2" Orme S. 3" Troène (Gorze).
Pènâde [pçnàt M, N, S, pçnât I,
P, V\, s. f. — Panade.
Pènâhhe [pènùx Pontoy], s. f. —
Mauvaise haleine.
Penant \penà Destry], adj. — Qui
a l'âge d'être sevré. Voir Pènissant.
Pènaris [pçnâri M, N], s. m. —
Panaris.
PènatG [pénal Pontoy], s. f. —
Morceau de fil.
Pènâye [penây . . gén.j, s. f. —
1» Coupon. Se dit surtout des
tissus. - dé tiére, pièce de terre V.
2" Bas de robe; pan de chemise.
3» Guenille, loque. 4" Diaphragme
du porc.
Pènâye [pçnây M], s. f. — Plumage.
Pêne [pçn I, P], s. f. — Épine.
Voir Peune.
Pêne [pen M, I, P], s. f. — ÉtotTe
grossière qui servait à confection-
ner les vêtements des pauvres. A
Metz, on appelait, au moyen-âge.
Champ à panne le cimetière des
pauvres de l'Hôpital St. -Nicolas.
Pêne [pën 1, P, F, N, V], s. f. —
Poutre. Voir Pinne.
Pêne [pën V], s. m. — Peigne.
Voir Pingne.
Pêne [pën P, F, S, V], s. f. —
I Peine. Voir Pinne.
PÈN
— 502 —
PEQ
Pèné Ipenë' . . gcn. (pané F)\, s. m.
— 1" Pan ou bas de robe ; ])artie
inférieure de la eiieniise. Ce mol
s'emploie souvent aussi, d'une ma-
nière plus générale, ])our désigner
les habits. An cul ~, en c. pané, le
derrière seulement recouvert d'un
pan de chemise, en chemise. 'L è
craté ses ~, il a crotté ses habits.
'L è lojos dés guèhhons deye so ~ ,
elle a toujours des garçons derrière
son p. Se dit d'une jeune (ille
coquette. Les vieux Messins disent
Pané. Voir Pènâye. 2" Guenille,
loque. 3" Éclaboussure de boue,
au bas d'un jupon.
Pènelinéje \pcntinês Haboudange],
s. m. — Pèlerinage. Voir Palerinéje.
Pèneiis Ipenië llémillyl, s. m. —
Fourré d'épines, dans une foret.
Pènéye [pencij Y], s. f. — Sillons
qui ont été bien creusés et qui se
présentent bien. / fèl bon oté as
chcinis dons tes grosses ~ , ;i-(" ri/in
è r'wodè, il fait bon alleiaux cham])s
dans les sillons qui se présentent
bien , on n'a pas besoin de les
ixaminer.
Pèni, voir Pènieu.
Pèni Ipçn/ gén. (pani F)], v. fr. —
1" Sevrer. 2" Au part, passé, se dit
d'une vache, d'une chèvre qui n'a
plus de lait. Fne vèchc pcnTe, une
vache qu'on ne trait plus Y.
Pèniat {pçiia M, pçno l, P], s. m.
— Petit panier. Lés ~ </' Jciis,s-(/, les
p. de Jussy, sobriquet des habitants
de ce village, qui, au marché, avaient
l'habitude de dire: Pvrneûz ma ~,
prenez mon p. (achetez-en le con-
tenu).
Pènieu \pçnœ . . M, I, P, N, pani
F, pani-pçni S, pefie,ri(x V], s. m. —
Panier, d'ordinaire avec anse com-
prenant toute la largeur du panier.
Pènion |/>(''îô M, /]. s. m. — Hrin
d'osier.
Pèniot, voir Pèniat.
Péniote |/)r/îp/ Y\, s. f. — Homme
sans cournge, poule mouillée. V
n' oirs qii'vne ~, vous n'êtes qu'une
])oule n)ouilléc.
Pènissanl |pç;iisY7 M, N, penâ Des-
try], adj. — Enfant qui a l'âge d'être
sevré.
Pènot, voir Pénal.
Penous \p(e)nu M, \, pçnu . . I,
P, F\, adj. — li])ineux.
Pènut Ipenii M, I, P, S, pand-panœ-
panœ' . . S, ponê V], s. m. — Nuit.
Pepa Ipçp'i M, N, S, pepa f, P, F,
popû Y\, s. m. — Pa|)a.
Pèpâye, voir Pèpèyc.
Pèpeune [pepœn M, pçpen /], s. f.
— Grande cuiller. Voir Papine.
Pèpèyc [pcpÇ'ij M. I, P, N, pçley
-pipûy F, pçpây LandrolT, pepêy-pf-
pTy S, pepï Y], s. f. — Pépie. An
val cime (pi' n'è m' le -, en voilà
une qui n'a pas la p. (c'est une
l)avar<le; se dit aussi de qqn. qui
boit bien).
Pèpiater {pepyah'i M, pçpyotç . .
I, P\, y. intr. — Pépier.
Pèpine \pepinM\,s. f. — Pépinière
de vignes.
Pepion Ipepyô M, A', pçpyô 1, P],
s. m. — 1" Pépin. 2" Petite pomme
rouge.
Pèpiotè, voir Pèpiater.
Pèplâd \pçpla . . M. I, P], s. ni. —
Personne (pii mange à la manière
d'une chèvre.
Pépier |/>(7'/ê' . . M, I, P, \, pp-
pyolç Y], V. intr. — Manger comme
les chèvres.
Péplier [peplye \'|, s. m. — Peu-
plier. Voir Popli.
PèquG \p<;k M, I, P\, s. f. — Piquette.
Voir Piquatc.
Pèquèt \prkç gén.), s. m. — Paquet.
Pèquîn, Pèquis \pekt M, peki P,
K, S\, s. ni. — 1" Pàquis, terrain
où vont iiaître les bêtes de la com-
mune. Nale ~ at d'maré Irèhhe,
notre p. est demeuré en friche.
PER
- 503 -
pe6
2° Endroit rempli de pierres et de
broussailles. 3" Petit tas de pierres
ramassées dans les champs.
Pèr \per M, I, P, N, par F\, prép.
— Ne s'emploie que dans quelques
expressions: ~ lu, p. lui (tout seul).
/ s'an va tôt ~ lu, il s'en va tout
seul. ~ aules vaijes, ~ aulefiuès, p.
autrefois (autrefois). ~ insi, p. ainsi
(par conséquent). ~ ma fwè, p.
ma foi (ma foi). ~ hèsâd, p. hasard.
Voir Pè.
Pèrâde [pçràl . . gén.], s. f. —
1» Parade. 2" Bibelot; bijou V.
Pèrale [pçral M, N, pçrpl I, P,
pardi V\, s. f. — Parole. 'L al è dous
~ , il est à deux p. (on ne peut se
fier à lui). Le ~ li crat dans le
boche, la p. lui croît dans la bouche
(c'est un beau parleur). Quand' lés
~ sont disses, l'ûwe bénite at fûte,
quand les p. sont dites, l'eau bénite
est faite (on ne reprend pas sa
parole).
Pèrant [perâ M, I, P, N, para V,
porâ V\,s. m. — 1" Parent. 2» Cousin.
3" Ami. /s n' se féjionl pis lé griméce,
is sont ~, il ne se font plus la
moue, ils sont (de nouveau) amis V.
Pèranté [peràtë' . . M, I, P], s. f.
— Parenté. Qu' mé ~ aleusse au
diâbc, éle ne vi/int cheuz meu qu' po
m' seucieu, que ma p. aille au diable,
elle ne vient chez moi que pour
me sucer.
PèrantéJG {pçrâtës . . M, I, P, N,
parâtes S, pçràtês V], s. m. —
Parenté ; lignée ; famille. 'L è i bwin
~, il a une (il est d'une) bonne
famille.
Pèrâte [peràl . . gén. (perâ \'}], s. m.
— Paràtre. Voç' note ~ , voici
notre p. Se dit quand l'hiver va
commencer V.
Pèray [peray M, N, perçy I , P,
parëy V], adj. — Pareil. Ç'at don
~ au minime, c'est du p. au même
(c'est la même chose).
Pèrâyc [pçrây M], s. f. — Pommé,
poire mûrie au grenier. Voir Pèrer.
PèrchatG [persat .S|, s. f. — Petite
perche.
Pèrchate [persat S|, s. f. — Petite
perche (poisson). Voir Pïrchate.
Percé [perse' M\, adj. — Mouillé
jusqu'aux os.
Perde, voir Péde.
Pferdon [pçrdô M, I, P, N, pardô
S, pordô V\, s. m. — 1" Pardon.
2" Son de la cloche qui annonce
la mort imminente de qqn.
Pèrdoner [perdçnê' . . M, I, P, N,
pardunai F, pardçnq . . S, pçrdçne
V\, V. tr. — Pardonner.
Pèrdris [pçrdri M, I, P, N, pçrderi
V[, s. m. et f. — Perdrix.
Perdu [pçrdii M, I, P, F, N], adj.
— Perdu (fou). Rïre comme i ~ ,
rire comme un f.
Père [pêr . . gén.], s. m. — Père.
Fûre au nom du ~ , faire le signe
de la croix. Fâre ~ et mère, faire
p. et mère (jeter des cailloux plats
à la surface de l'eau pour faire des
ricochels). / ~ pleut nûrl dd:e
afants et dôze afants n' pieuncnl nûri
zouV ~, un p. peut nourrir douze
enfants et douze enfants ne peuvent
nourrir leur p.
Père [perë V], s. m. — Empois.
Voir Pèru.
Pèrèdis [pçrqdi gén.], s. m. —
l» Paradis. - pèsse nanfé, p. passe
enfer (sorte de jeu). 2" Reposoir
du Jeudi-Saint, de la Fête-Dieu.
Léyans V bwin Dieu au ~, ç'at se
pièce, laissons le bon Dieu au p.,
c'est sa place (ne pas invoquer tou-
jours le bon DieuV
Pèrelinéje [perlinës S, V], s. m. —
Pèlerinage. Voir Palerinéje.
Pèremant [permà M, I, P, N, parmô
V[, s. m. — Parement.
Pèremanti [pçrmâti M, I, P, N,
parmâtœ S, pçrmête V], s. m. —
Tailleur. Voir Cosou.
PER
- 504 -
PES
Pèrer Ipçrê' . . M, I, P, F, N, S],
V. tr. — Parer; préparer.
Pèrcr Iperê' . . },'én.|, v. intr. —
Mûrir après la cueillette. J' i>âs maie
— nus pwéres, je vais faire mûrir
nos poires. Voir Joûti.
Pèrèsol [perfsol M, I, P, A'|, s. ni.
— Parasol, ombrelle.
Pèrète \perqt gén.|, v. intr. —
Paraître. Part pass.: pèrètit et pèru.
Pèrcii Iperœ M, I, P, N, para S\,
s. m. — Cloison. Voir Èpèreû.
Pèreû [pçrœ P\, s. m. — Flèche
de lard.
Pèrcii [perœ S], s. m. — Empois.
Voir Pèru.
Pèrfond {pqrfô M, I, P, N, parfô-
perfô F], adj. — Profond. Voir
Rufond.
Pèrîondir [pçrfôdir M\, v. tr. —
Approfondir.
Perfondou [pqrfôdii . . M, I, P, K,
parj'ôdow F\, s. f. — Profondeur.
Voir Aufontou.
Péris [pf! gén.J, n. pr. — Paris.
On va è ~ pè los les ch'niins, on
va à P. par tous les chemins.
Pèrisate [périra/ M], s. f. — Pa-
risette (plante).
Pèrisyin [perizyè gén.|, n. pr. —
Parisien.
Perlante (so) [pqrlàtç V\, v. pron.
— Se dandiner.
Pèrlîn [péril M, /), s. m. — Espèce
de rossignol.
Pèrmate [permat M, N, pçrmol I,
P\, V. tr. — Permettre.
Pèrnèle \pernçl /«"], s. f. — Prunelle.
Voir Peunèle.
Pèrnous [pernii . . I, P\, s. m. —
Preneur. Voir Peurnous.
Pèrouquèt [pçrukç M, I, P], s. m.
— Perroquet.
Pèroy, voir Pèray.
Pèrpèlc Ipçrpçl S\, s. m. — AITaire.
/ n' conul m' so -, il ne connaît pas
son a lia ire.
Pèrpèye, voir Pèrptn.
Pèrptn [pçrpî M, I, pçrpçy P, pçrpc
S\, s. m. — Parpaing.
Pèrsîn [pçrsl . . gén.], s. m. —
Persil. - (/■ colicuvc, p. de couleuvre
(cigiie). - d' ciyonyne, p. de cigogne
(p. sauvage). T' mèrches sus /' -
po fârc anrèjeu V cèrfcu, tu marches
sur le p. [jour faire enrager le cer-
feuil (tu marches très lentement).
Pèrsône |/)çr.sô/i S, V|, s. f. —
Personne. Voir Pèhhoûnc.
Pèrtchi, voir Pèrti.
Pèrtéje [pertes . . M, I, P. W, parlês-
pçrlës S, porlês[, s. m. — Partage.
Pèrtèjeu [pertejœ . . M, I, P, N,
parteji-perlçji S, porlejyey, ce V), v.
tr. — Partager.
Pèrtèyc [pçrlêy . . gén.|, s. f. —
Partie de cartes. Fâre le -, faire
la p. Cjouer aux cartes).
Pèrti [perti M, I, P, N, pçrti-pe(r)lsi
S, parti V), v. intr. — Partir.
Pèrtot \pertç> M, I, P, F, X, parto-
patso S, poto-polso-potyo V[, adv. —
Partout. Tôt potiot, tout p. V.
Pèru [pçrù M, I, P, N, perœ S,
perc V], s. m. — Empois, apprêt
fait d'eau et de farine, qui sert aux
cordonniers et aux tisserands. Pour
le faire, on se servait de la farine
folle qui s'échappe et se répand
])artout dans le moulin.
Pèruquieu [perûkyœ . . M, I, P,
perûky(e-p(;ruty<f N, perûtsç-pçriilyi
S\, s. m. — Perruquier.
Pèrutchè, Pèruticu, voir Pèruquieu.
Pèrwèye [perwëy M, I (pirwil
Augny), pçrivçy P[, s. f. — Bouton
qu'on enveloppe d'étoffe pour l'atta-
cher aux habits. Les enfants en
font une toupie en mettant dans
le trou du milieu une cheville.
Pés [pe V\, s. m. — Pis. mamelle.
Voir Pis.
Pès l/)f gén.], s. m. — Pas, enjam-
bée. Sauter l' ~ , sauter le p. (mourir).
- d'âne, p. d'âne (tussilage) ; -
d' tambor, p. de tambour(uéuuphar,
PES
- 505 -
PET
aussi appelé lys des étangs). - d' chète
p. de chat (ricochet). V'nans fâre
dés ~ sus V ivé, allons faire des r.
sur l'abreuvoir.
Pesant [pezà M, N, S, pçzà I, P,
F, pezà V], adj. — Pesant; difficile.
Le chanson at pesante è chanter, la
chanson est difficile à chanter.
Pesât [peza M, N, S, pqzo I, P,
pçzà F, pezç V], s. m. — Balance
romaine. Dans le patois messin,
on entend aussi Peson. VoirBèlance.
Pesé [pezêi . . M, N, S, pezç I, V],
s. m. — Tige morte de certaines
plantes: pois, haricots, navets, pom-
mes de terre, vesces.
Pesé [pezë' Rezonville], s. m. —
Vesce sauvage.
Peser [pezë' . . M, N, S, pçzç . .
I, P, F, pezç V], v. tr. — 1» Peser.
Voir Chèhhe. 2" Réfléchir. Lés
gnèhhons pèsent devant que d' s' mè-
rieu, les garçons réfléchissent avant
de se marier.
Pesont, Pèsot, voir Pesât.
Pèssâde [pesât . . gén.], s. f. —
Se dit de quelque chose qui ne
dure pas longtemps : visite, averse,
etc.
Pèssat [pçsa M, pesç I, P], s. m.
— Endroit où l'on passe, par exten-
sion, trou qui sert de passage dans
la haie.
Pèssate [pqsal M, N, S, pqsol I, P,
V, pasçt F], s. f. — Passe tte (mor-
ceau de toile à travers lequel on
filtre le lait).
Pèssâye [pçsày . . gén.], s. f. —
1" Pas, enjambée. Fâre dés grandes
~, faire de grandes enjambées. /
s'an v'neût an comtant ses ~ , il s'en
venait en comptant ses pas (à pas
comptés). 2" Démarche; course, allée
et venue. 3" Passade (court passage).
4o Empreinte du pied dans la terre.
Ç'iè n' s' treuve nieu dans le ~ d'
i ch'vau, cela ne se trouve pas dans
le pas d'un cheval (c'est une chose
rare). 5" La longueur d'un pas
(mesure).
Pèsse-chète [pçs sçt M, /, P, N,
S], s. f. — Chatière.
Pèsse-groiïs, pèsse-petiat [pçs grû
pçs petija M\, loc. adv. — A peu
près. / fât ç'iè ~, il fait cela à
peu près.
Pèsséje [pçsês . . gén.], s. m. —
Passage. L'afant at au -, l'enfant
est au p. (il est sur le point de naître).
Pèsse-min [pes mè . . M, I, P, N],
s. m. — Fente dans la robe. Voir
Gajate.
Pèssc-pieud \pes pyœ . . M, L P],
s. m. — Passe-pied (ancienne danse).
Pèsser [pçsë' . . gén.], v. intr. —
Passer. / faut ~ pè l'euhh ou pè
lé f'néte, il faut passer par la porte
ou par la fenêtre (l'un ou l'autre).
— Eté pèsse sis vote nèz sons vos
diére bonjour, elle passe sur votre
nez sans vous dire bonjour V.
Pèssot, voir Pèssat.
Pèssote, voir Pèssate.
Pèssu [pesii M, 1, P], s. m. — Pas-
soire qui sert à égoutter la salade.
Pét [pe V], adj. — Laid. Voir
Peut.
Pétche, voir Péde, Péte.
Pètcheuhi [pçtsœyi S], v. tr. —
Percer. Voir Pètuher.
Pètcheu [petsœ-pçkae-petyœ S, pçte
potye-potse V], s. m. — Trou;
ouverture.
Pètchi [pçtsi S], v. intr. — Partir.
Voir Pèrti.
Pète Ipçt gén.], s. f. — Patte; pied
(avec un sens de mépris). ~ d'
paye (poule), espèce de champignon.
Qwète ~ sus qwète ~ , qwète ~ ètand
qwète ~ , qwète ~ ne vyint m', qwète
~ an va. Quatre p. sur quatre p.,
quatre p. attend quatre p., quatre
p. ne vient pas, quatre p. s'en va ;
un chat sur une chaise guette
une souris, la souris ne vient pas,
le chat s'en va (devinette), /n' boûje
PKM
506 —
PET
;!(■ piciid ni ~, il no l)ouj,;c ni pied ni
paltc. / II' picnt r'niouii'cr ni pieud.i
ni ~, il ne peut remuer ni pieils
ni pattes. J' ti/ins d':os mè ~ , je
tiens sous ma p. (à ma disposition).
— Is dèl)r(tnchénent Ics-tibres sis ~ ,
ils débranchaient les arbres sur p.
(pied) r.
Pète |/)ç/ V|, s. m. — Loque,
chillbn. Lo honc qu'on n' rèpièçl'
mi ot lot in ~, le linge qu'on ne
rapièce pas est bientôt un chill'on.
Péte (/)<"/ M, I\, n. p. — Peltre,
vill. de l'arr. de Metz.
Péte Ipct M, I, P, N, pçrt F, pëk-
pël-pcls S, pijet V|, s. f. — Perte.
Pété \p('lc \'\, adj. - Petit. Voir
Petiat.
Pèté \pêtC" A/|, s. ni. — 1" Pâté.
2" l'espèce de gâteau. - d'pwvrcs,
gâteau l'ait avec des poires qu'on
fait cuire à l'avance en une espèce
de marmelade. On étend cette
marmelade, assez épais.se, sur une
abaisse de pâte qu'on recouvre d'une
seconde abaisse, en donnant au gâ-
teau une forme circulaire. On le fait
aussi en forme de demi-ellipse en
ne garnissant que la moitié de l'a-
baisse et en la recouvrant de l'autre
moitié.
Pètelanje \pçllàs V], n. pr. —
Puttelange (village). Ne s'emploie
que dans la locution : Madame de
~ , femme mal liabillée (jeu de mots).
Pètelat \pella M, j)çllo /, P\, s. m.
— l^spèce de pou.
Pètcler IpellC'i . . M, I, P, N, patin'
I'\, v. tr. — Faire des paquets au
jeu de cartes. Xè palctc me tant
lés cartes, ne fais pas tant de paquets
avec les caries /•'.
Pèteler, voir Pètcner.
Pètcnate \pelnat M, N, pçlnot I,
P], s. m. — Patenôtre. I dit ses ~,
il ilit ses ]). Se dit d'un chat qui
ronronne. Voir Pautrenate.
Pètenâye [pçtnùy . . M, I, P, A'J,
s. f. — 1" Panais. 2" Légumes cuits.
3" Le contenu d'un pot.
Pètener (/)(■/;)("' . . .V. /. /*, pelUe-
pqtniy-pijetn(e A', pelle . . .S'|, v. intr.
— Piétiner; trépigner; marcher à
petits pas.
Pètcrâve \petrâf . . M, I, P, A'|,
s. f. — Hettcrave.
Pèterèye [petrêij M. I, P. A'|, s.
f. — 1" Ktincelle brillante. 2" Cré-
|)itement; claquement de fouet.
Pét-éte \petêt V\, adv. — Peut-être.
Voir Peut-éte.
Pèteurau |/»(7/-ô M, I, P, N, pelrâ . .
S], s. m. — Pâturage, pacage; pré
destiné à mettre les animaux en
])âture.
Pèteuré \pet(vrêi M, I, P, N, palœrê
/•', petiirê' . . S\, s. m. — Petit
domesli(iue de labour ([ui, la saison
venue, conduit le bétail en pâture.
Voir Jeuricu.
Pèteuréje \pf tarés . . M, I, P, N,
patœras F, pçtiirês S\, s. m. —
Pâturage.
Pèteurieu [pejccryce . . M, I, N,
peta'ir'-petwriie P, pat(rra> F, petri-
petûrç . . S, petrit;e,-!iœ V|, v. intr.
— Pâturer, ])acager.
Pèlcîis |/)ç/'7' M, I], s. m. — Malotru.
PèteiïsG [7)<7(7'S S\, s. f. — Espèce
de saule. Voir Paterassc.
Peteut lpel(e S\, adj. — Petit. Voir
Petiat.
Pétéyc [/)r7(7/ V|, s. f. — Petite
ordure. Voir Peutâye.
Pèlèye [petêu F\, s. f. — Pépie.
Voir Pèpèyc.
Pcliat \pettja M, N, pqîijo I, P, F,
])etœ-j)etiia S, pele-petijo V], adj. —
l'élit. Voir Piat.
Pètieu [pel'jec S\, s. m. — Trou. Voir
Pètcheu.
Pèttn \pçlï M, /|, s. m. — Patin;
pantouile.
Petiot, voir Petiat.
Pètiou [pçti/n V\, s. m. — Chilfon-
nier.
^1 -
PET
PEU
Pctoncot \p(e)tôko N, S\, n. pr. —
Pettoncourt, vill. de l'arr. de Château-
Salins. Lés marchands d' fwiii de ~,
les niarchauds de foin de P. (so-
briquet).
Pètoyâd Ipetçyà . . M, I, P], s. m.
— Enfant très potelé.
Pètrauyéje [petrôyês . . M, I, P],
s. m. — Action de patauger.
Pètrauyeu [pçtrôyœ . . M, I, P,
pçtruye V], v. intr. — Patauger,
marcher dans la boue, dans des
flaques d'eau. Voir Patouyeu.
Pètreumeunc [pçtrœmqen M, pelrœ-
mçn I, P, pqtrqsmqn-pqtrœmœn N],
s. m. — Pièce de monnaie de peu
de valeur, qui avait anciennement
cours à Metz (qui représente l'image
de Saint-Pierre, de Peterniânnchen).
Pètreuyeu [petrqeyœ . . M, N,
petrçye I, P, patriyi S], v. intr. —
Pétiller; crépiter. Lo fu pètreuye,
le feu pétille. Voir Patreuyeu.
Pètrèye [pelrêy M\, s. f. — Étin-
celle pétillante.
Pétri \pqlri S], v. tr. — Pétrir.
Voir Preti.
Pétri, Pètriycu, voir Pèteurieu.
Pètronïye (sinte) [pçlrotiïy M, I,
P, N], n. pr. — Ste-Pétronille.
Quand-i pieiil è Sinte Pètronïye,
Lés r'hîns s'an vont an gn'nJyes, quand
il pleut à Ste-P., les raisins s'en vont
en guenilles.
PètroûlG [petrûl M, I, P, petrô"!
N, petrôl S, V\, s. m. — Pétrole.
Pètroyâd {pqtrçyâ . . M, I, P, N,
patruyâ F], s. m. — Personne, en-
fant qui patauge.
Péts [pë V], s. m. — Puits. Voir
Puhh.
Pètu [pçtû N], adj. — Trapu.
Pètuher [pqtuyëi . . M, I, P, N,
pçtsœyi S], V. tr. — Percer ; trouer.
Pèturé, Pèturéje, Pèturcr, voir
Pètcuré, Pèteuréje, Pèteurieu.
Peu [pœ S], s. m. — Pou. Voir Pu.
Peublic [pœblik M, I, P, N, piblik
V], adj. — Public.
Peûch [pœs S], s. m. — Puits.
Voir Puhh.
Peûchat Ipœsa M, plsâ F, peso V],
s. m. — Personnage que les enfants
croient voir dans la lune.
Pcuchanlit, Peuchate, Peuchâye,
voir Peuhhanlit, Pcuhhate, Peuhhàye.
Peuche [pas V], s. f — Perche
(longue pièce de bois). Voir Pîrche.
Peuche, voir Peuhhe.
Peucherat, Peuchieu, voir Peuhhe-
rat, Peuhhieu.
Peuchiater, Peuchnater [pœsyatç
. . S, pœsnatë' M], v. intr. — Manger
du bout des dents. Voir Piuchater,
Pissenè, Pissenotè, Pussenater, Pus-
sieu.
Pcuchote [pœsol V], s. f. — Partie
de la schlitte.
Pcuchu, voir Peuhhu.
Peuciatâd [pœsyatà . . S\, s. m. —
Vétilleur. Voir Puciatâd.
Peuciatè [pœsyatç . . S\, v. tr. —
Épucer. Voir Puciater.
Peuciater, voir Peuchnater.
Peugnate [pœfiat M], s. f. —
Poignée de chanvre que l'on file. Voir
i\ugate.
Peugne Ipœn M, N, pêiï S], s. m.
— Rayon de miel.
Peugnon [pœiiô M, N, peiïô I, P],
s. m. — Pignon, mur latéral de la
maison.
Peûhh [pwx . . S], s. m. - Puits.
Voir Puhh.
Peuhhanlit [pœxàH . . M, I, P, N,
pœyfilœ S, pejfile V], s. m. — 1° Pis-
senlit, sorte de salade. 2" Fleur
jaune qui pousse près des ruisseaux.
Peuhhârd, voir Peuhhate.
Peuhhate [pcexat . . M, N, S, pœxçt
pçxçt /, P, pisçt F, pexçt V], s. f.
— Urine. Dans M, on entend aussi
Peuhhârd, p(^xàr.
PEU
— 508 -
PEU
Peuhhâye [pifX^iH ■ ■ ^!, A ^. ^'.
S, pisâij F], s. f. — Urine aboiuhintc;
écoulement d'urine.
Peuhhe [jurx ■ ■ M, h 1\ A', S|, s. f.
— Pissat.
Pcuhherat \paexra . . M, X, pœ^jo I,
P\, s. m. — Pissat. Le sini Mrdâd
è tûcheu so ~ , sinI Barnabe li casse
lo né:, la Sl-Médard a lâché son
p. (il commence à pleuvoir), saint
B. lui casse le nez (la pluie cesse).
Peuhhieu [p(pyjjœ . . M, I, N,
p<fyjje-po-/J P, pisi F, pcç-fj S,
pcxijc V|, V. intr. — 1° Pisser; pisser
de |)cur. - dcs-as', p. des os (ac-
coucher d'un enfant chétif); -
dés colelati's, p. des côtelettes (ac-
coucher). Se dit par ironie. 2° Jaillir.
Lo sanji piclwâl, le saii^ jaillissait F.
PeuhhonJeut, voir Peuhhanlit.
Peuhhotc, voir Pcuhhatc.
Pcuhhu Ipçeyfi. . M, I. P, pisû F],
s. m. — Pissoir.
Peûhi l/xT'Yi .S'I, v. tr. — Puiser.
Voir Piîhieu.
Pcukcni [pœkni S\, n. \)r. — Pulli-
gny. Voir Peuteni.
Peulpite [pq'ljiil M. I. P, N\, s. m.
— Pupitre. Fouijou d' ~, fouilleur
de p. (lionime de loi).
Peulson \pœlsô M\, s. m. — Gazon;
plante d'ornement. Somer sus V -,
semer sur le gazon (sans bêcher
préalablement) /, P.
Pcumate [piemal M, X, S, ptrmol
I, P, F\, s. f. — Petite pomme
sauvage qui perd son àpreté en
devenant blette.
Pcumati [p(rniati M, X. pcymoli
P, F\, s. m. — Pommier sauvage.
On dit aussi souvent Pcumatîn.
Peume \p(fm M, I, P, F, S], s. f.
— Pomme. - d'èmoûr, tomate. -
don dirdc, p. du diable (dalura slra-
nioine). - de tere è café, p. de terre
à la pelure (en robe de chambre)
S. Le ~ ne chcût m' Ion d' iarbe,
la p. ne tombe pas loin de l'arbre
(il chasse de race). Eunc - piiràyc
(in gale çanl nnles, une p. pourrie
en gâte cent autres.
Peumelate Ipœmlal M, X, S, pœm-
lol I, P\, s. f. — 1" Petite pomme.
2" Jaune de l'œuf.
Peumcler (so) \pœmlêi . . M, /, P,
X, S\, V. pron. — Se pommeler. Lo
ciel so pomeale, J'èrans l'be lanis, le
ciel se pommelle, nous aurons le
beau temps.
Peumelole, voir Peumelate.
Peumer, Pcumcu, voir Peumîn.
Pcumerieus \pœmery(ç M, I], n.
pr. — Pomméricux. vill. de l'arr.
de Metz.
Peumîn [pœmî . . M, I, P, X, pœmi
pirmije F, pœmi-pœme-pcemç'-pcemë-
pœmœ S\, s. m. — Pommier. / bwin
— bèyc dés bones pcnmes, un bon
p. donne de bonnes pommes.
Peumon [premô M, /, P, X], s. m.
— Poumon de l'homme. Voir Mou.
PeMmote, Peumoti, voir Pcumate,
Pcumati.
Pcunâhhc [pqenàx S\, s. f. — Pu-
naise. Voir Peutc.
Peunat [pœna M], s. m. — Pineau
(sorte de raisin, de vin).
Pcunc Ipœn M, F, pcn I, P, pin
F. piyn-pçn X, pin-pîk-pèk S, pîk V|,
s. f. — Kpine. Blanche ~, aubépine.
— 7'(i/i/ qn le blanche pîke n'ot m' /iérl,
i fèl frîid, tant que l'aubépine n'est
pas (k'urie, il fait froid V.
Peunèlc \p<ençl-pirrnel-prcenql-po-
nçl-pornel M, I, P, N, pernçl F,
plnël-pùnfl-ponêl . . S, panel Y], s.
f. — 1" Prunelle des haies, fruit du
prunier épineux. 2" Prunellier sau-
vage. 3" Prunelle de l'œil. ■!• Ktolle
grossière et épaisse, avec laquelle
on faisait des jupons.
Pcunir \pcvnîr M, I, P, X, plnlr-
pùmr S\, V. tr. — l'unir.
Peupèliè, Peupli [pcepçlyç F, pœpli
i S], s. m. — Peuplier. Voir Popli.
PEU
- 509 -
PEU
Pcupîte [pœpit il/] , s. m .— 1° Pupitre.
2" Bureau. Voir Peulpite.
Peurfèrance [parferas M\, s. f. —
Préférence.
Peuriéje [pœryês . . M, I, P, N],
V. tr. — Action de réduire en purée.
Pcurieu [pœryœ . . M, I, P, N],
V. tr. — 1" Réduire en purée. 2" Pres-
ser avec les doigts pour en faire
sortir le jus. Se dit des pommes,
des poires, des raisins, etc.
Pcurnèle, voir Peunèle.
Peurnous [pœrnu M, N, pernu . .
I, P], s. ni. — Preneur.
PeurpoQs [paerpù M, I], s. m. —
Propos.
PeurpoûsieH [pœrpûzijœ . . M, I,
P, pœrpûzyœ-propûzyœ N], v. tr. —
Proposer.
Peus [pœ S], s. m. — Pis (mamelle).
Voir Pis.
Peus [pœ M, I, P, N], conj. —
Puis. Voir Pus.
Peusion [pœzyô M], s. m. — Plante
grimpante qui croît dans les blés.
Pcussiater Ipœsyatq . . S], v. intr.
— Manger du bout des dents. Voir
Peuchnater.
Peut [pœ M, I, P, F, N, S, pe V],
adj. — Laid, vilain; difforme; dé-
sagréable; malpropre. Lo çu qu'at
~ al ca malin, celui qui est 1. est
aussi méchant. È peute chète, bés
mi/ious, à vilain chat, beaux chatons
(les parents laids ont souvent de
beaux enfants). — Çou qu'ot pét ot co
tojos méchant, ce qui est 1. est aussi
toujours méchant. Voir Chète.
Peutâye [pœlây . . S, petëy V], s.
f. — 1" Ordure; poussière; petits
corps qui se trouvent dans un
liquide. J' â eune ~ dans l'euy,
j'ai quelque chose dans l'œil.
I n' è ryin èvii groûs corne eune ~
d' ses Jans, il n'a rien eu gros
comme une p. de ses parents (il
n'a rien hérité). 2° Chiffon.
Peutchèle [pcetsel N], s. f.— Cenelle.
Voir Patche, Pochètc.
PcutchGur [pcelsœr N, S], s. m.
— 1° Personne qui boude. 2" Niais.
Peute [pœt M, I, P, N, pwet V],
s. f. — lo Punaise. - d'âwe, sorte
d'insecte qui vit dans l'eau. Voir
Peunâhhe, Wâdion. 2" Insecte (mante
religieuse), qu'on appelle aussi
Kîré, curé S, V.
Pcutc [pœt V\, s. f. — Bas du tronc
de l'arbre. Le ~ ot pis dihhe que
le ç'mèy, le bas de l'arbre est plus
dur que le sommet.
Peute-de-Jèdîn [pœt d(e) Jedî . . M,
I, P[, s. f. — Sorte de coléoptère.
Pcute-fim [pœt fë . . M, I, P, F,
N], s. f. — Fringale.
Pcuteni [pœtni-pœkni S], n. pr. —
Puttigny, vill. de l'arr. de Chàteau-
Salins.
Peuterâye [pœtrây . . M, I, P, N],
s. f. — Laideur; vilenie.
Peut-éte [p{,(e)t et M, I, P, F, N,
p(œ)têl-pitêtS,'petêt V], adj. — Peut-
être.
Peutèye [pœtêy M, I, P, iV], s.
f. — Rejet de vignes, de plants.
Peutieu [pœlyœ . . M, I, P, N\. v.
tr. — Enlaidir.
Peut-rechat [poersa M, N, pœrso T,
P\, s. m. — 1» Vêtement des jours
ouvrables. 2" Bal de noce auquel peu-
vent prendre part tous les garçons
du village, sans invitation, avec
leurs vêtements de tous les jours.
11 avait lieu sur la place publique
ou dans une grange, pendant que
les gens de la noce étaient à table
ou se divertissaient après le festin.
Peuts [pœ S], s. m. — Puits. Voir
Puhh.
Peuyat [pœya M, N, pœyo I, P],
adj. — 1" Se dit des noix, des noi-
settes, des châtaignes qui, étant
mûres, se détachent spontanément
de leurs enveloppes vertes. A^as
PEU
510 -
PIA
hhniats sont ~, nos noix sont mûres,
elles se détachent de leur enveloppe.
2" Abondant ; ])ro(lif^ue. L' grin
n' s'rè si ~ po rbcyeu au cachons,
le grain ne sera pas si abondant
qu'on puisse le donner aux cochons.
Coinpcrc, île mes bi/ins l'as diâlemânt
pcnijdt, cDinpère, de mes biens tu es
(liablcineiit [jiodigue C. H., IV, 27.
'L è d' rèrjant lot -, il a de l'ar-
gent en abondance (il le dépense
facilement et avec prodigalité).
Pcuyc \p(f!i M, I, P, N\, s. f. —
Kcorce des plantes. / faut viande
qn' le Sint Laraiil èi'Ciisse luins le ~
è le chinne po le râijeu, il faut at-
tendre que la Saint-Laurent ait mis
de l'écorcc au chanvre pour l'ar-
racher.
Pcuycu [pœiicf . . M, I, P, X, S\,
V. tr. — 1" Peler; écaler; éplucher.
J' vas fianler lés hhalats, t' es petui'rcs,
je vais abattre les noix, tu les éca-
Icras. 2" v. intr. — S'égrener, laisser
tomber sa graine.
Peuyon Ipocyô M, I, P, N], s. m.
— fEcale, cosse; glumc des graines
de céréales. 2" Branche de saule,
f|ui sert à faire des liens. 3» Menue
I)aillc M.
Pcuyot, voir Pcuyat.
PeuyQre [pifijur M\, s. f. — Pelure ;
brou de noix.
Pkvé Ipei'ê' . . M, I, P, X, S\, s.
m. — Pavé.
Pèver \pçvc' . . gén.|, v. tr. —
Paver.
Pèvoïit Ipri'fi . . M, I, P, pei'ô"-
pei'û N\, s. m. — Pavot. Pial ~
roje, petit p. rouge (cocjuclicot).
Pèyale [pçijat . . .1/, iV, peijot l\,
s. f. - Petite paille.
Pèye \petj gén. (peu V)|, s. f. —
Halle des céréales. Dés péijes, paille
de fromeiil V.
Pèyèssc \petjes . . gén.|, s. f. —
1" Paillasse; par extension, som-
mier élastique. — 2» Panse; ventre.
T H è cravé le -, il lui a crevé le v.
(il l'a tué).
Pèyèsson Ipeyesô . . gén.]. s. m.
— Paillasson.
Pèycu Ipeijn'- ■ gén. (payi. . F)],\. tr.
— Payer. / s'rè pèyeu è le rèsurèxion
dés botons d' (pièles, il sera payé à
la résurrection des boutons de guê-
tres (jamais).
PÈyis \pç!ii gén.), s. m. — Pays.
Pyin ~ , plain p. (la plaine, le Sau-
nois, s'o])j)ose aux montagnes,
forêts des Vosges). Lo patwcs don
pyin -, le jiatois du Saunois, par
opposition au palwès d' le montegne
(le Vosgien).
Pèyote, voir Pèyatc.
Pèyou \pejiii . . gén.], s. m. —
Payeur. Les consious n' sont m' lés
-, les conseilleurs ne sont pas les
payeurs.
Pèyûre [peyCir . . M, I, P\, s. f. —
Payement.
Pi \pi V], s. m. — Epi.
Piachate [pyasal . . M, N, pyosot
I, P], s. f. — Serfouette.
Piâd \pyâ V], s. m. — Plaid,
procès.
Piàdeuyemant IpyPidœymà . . M,
N, pyildeynui I, P, pyâdimà S\, s. m.
— Plaidoyer.
Piâdeuyerèyc Ipyâdtryrçy M, X,
pyâdeyrêy I, P, pycidJrây . . S, pyâ-
din V\, s. f. — Plaidoirie.
Piâdîrîe, voir Piâdcuyrèye.
Piâdieu {pyàdyœ . . gén. (;)/<ïrf( F)],
v. tr. et intr. — Plaider. 7' piâdeuy-
rans et f vcnrans i poû qui at ç'
qn'èrè dreât, nous plaiderons et nous
verrons un peu qui est-ce qui aura
raison. An piâdiant an pcdent los lés
lions', en [ilaidant on perd tous les
deux.
Piàdiou \pyàdyn. . i^cn. (plûdyo tF)],
s. m. — Plaideur. Ç'at i -, i chi-
canon, c'est un - , un chicaneur.
Piafer (so) [pydfc' M\ , v. pron.
— Se jeter sur.
PIA
- 511 -
PIA
Piahant Ijiyà-^à M, N, pyâxâ I,
P, pWjâ F, pijc'fà, S, V], adj.
— Plaisant; agréable; de bonne
humeur; qui aime à faire des plai-
santeries. / fèl bon pâle è ç't ôme,
'l ot si ~, il fait bon parler à cet
homme, il est si agréable V.
Piâhi Ipyàyi . . M, N, plâxi-plâji
F,pye'(i S, V\, s. m. — Plaisir. Lo çu
qu'èpoûte fâl tojos ~, celui qui
apporte fait toujours p. — Fn pièhi
val in-n-aiile, un p. vaut un autre.
Se dit quand on rend un service
qu'on a reçu. Fâl panre so pièhi
qiiand-on lo Irove, il faut prendre
son plaisir quand on le trouve V.
Piâjant, Piâji, voir Piâhant, Piâhi.
Piâlad [/'yô/â Pontoy], s. m. —
Pleurnicheur.
Piâlè Ipyàle Pontoy|, v. intr. —
Pleurnicher.
Piamoûs [pyamû M, pyanw'^-pyamû
N], s. m. — Plaisir.
Pianchate [pyâsal M, N, pyàsol I,
P, plësol F, pyèsalSl, s. f. — Petite
planche.
Planche \pyàs M, I, N, pyês P,
plês F, pyês S, .], s. f. — 1" Plan-
che. Anleur qwète ~ , entre quatre
p. (dans le cercueil). 2" Partie du
pressoir S. Voir Chaucu.
Piancheu [pyàsœ . . M, I, P, F, N,
pyèsi S], V. tr. — Garnir de plan-
ches. Piancheûz lé wèleure, mettez
les planches à la voiture.
Pianchi Ipyàsi M, I, N, pyêiii P,
plàsi-plêsi F, pyèsi . . S\, s. m.
— 1« Plancher. 2» Plafond.
Coine 7 oleût nul, n-y èveiil ène lemîre,
pandowe au milan don ~, comme
il faisait nuit, il y avait une lumière
pendue au milieu du pi. Jaclot,
1853, p. 19.
Piâner (so) \pyânë'. . M], v. pron.
— Se cacher.
Piâneûs [pyànôè I, P], n. pr. —
Plesnois, vill. de l'arr. de Metz.
Pîançon [pyâsô . . gén.], s. m. —
1" Plançon. 2" Jeune arbre encore
flexible. Lo rondin d' ~ ol lojor V
inoyou, le rondin de jeune arbre
est toujours le meilleur. 3" Bali-
veau réservé dans une coupe.
Piant \pyà . . gén.], s. m. — Plant.
Piante [pyàt . . gén.], s. f. —
1" Plante. 2" Vigne. J' vos frâ dthh
haies de vin dans mè ~ , je vous ferai
dix hottes de vin dans ma vigne.
Piantéje {pyàlës . . gén.], s. m. —
Action de planter.
Planter \pyàlê' . . gén.], v. tr. —
Planter. Vyène que piaule, tone que
broûye, vienne que plante, tourne (,?)
(advienne que pourra). È -, à p.
(à foison).
Pianteu, voir Piantin, Piantu.
Piantin [pyàlè M, I, S, V, pyàlô P,
plàlë F, ho pyàlœ Béchy], s. m.
— Plantain. Dans le Vo.sgien, on
distingue lo hâl (haui) -, aux feuilles
pointues et piquantes, du rond -,
aux feuilles rondes qui ne piquent
pas.
Piantîres Ipyàl'îr M, 7], n. pr. —
Plantières, vill. annexé à la ville de
Metz.
Planton, voir Piantin.
Piantou [pyàlu . . gén.], s. m. —
1" Planteur. 2« Plantoir, morceau de
bois dont on se sert pour repiquer les
choux et dont le bout est ferré.
Piantu \py(yû ■ ■ M, L P, F, N,
pyàlœ . . S, pyàlê Y], s. m. — Plan-
toir.
Piaquer [pyâkci . . M, I, P, N], v.
tr. — Jeter, ilanquer. Èle s'è plaqué
dans le brobe, elle s'est jetée dans
la boue.
Piâre \pyàr . . gén. (plâr F)], v.
intr. — Plaire. Piâl ou non piâl,
plaît ou non plaît (que la chose
plaise ou non).
Piat [pya M, N, pyo I, P, pso-pyo V],
adj. — Petit. D'peus qu'.fâ vu mes -,
PIA
512 -
PIC
depuis que j'ai vu mes p., depuis
que j'ai un certain Age. Voir Pctiat.
Piatemant [pi/almà M, X, S. pijotmâ
I, P\, adv.— Petitement ; doucement.
Aler tôt -, aller tout doucement.
Piatcr Ipyatêi . . M, N], v. intr.
— Piauler. Xas pnssins pialent foûl,
is n'ont m' p't-ete è minjeii, nos
poussins piaulent fort, ils n'ont
peut-être pas à manger.
Piatèsse \pyates M, \\ S, pyolçs
I, P, /•', V|, s. f. — Petitesse.
Piat-mèrâhh [pud-merâx M\, n. pr.
— Petit-Marais, hameau appartenant
à la commune de Hctonfey, arr.
de Metz.
Piauler |/)yô/ê' . . M, I, jV), v. intr.
— Pleurer.
Piawàd [pijawà-pyowà M, X, pyowà
I, P], s. m. — Pleurnicheur, piail-
leur.
Piawate \pijawat-pijowat M, X, pyo-
wot I, /'], s. f. — Pluie fine.
Piâwe \pyâii>-pyow M, X, pypw
I, P, pyowf-pyûf P, plîi-plïi-plûf F,
pyâw-pyâow-pyow S, pyô V\, s. f. —
Pluie. / chetil d' le ~ è rèvâhhe, il
tombe de la pluie à verse. Èprès le
-, lo bé lams, ou èprès le -, lo
chaud vyinl, après la pluie, le beau
temps, ou, après la pluie, la chaleur
vient. Fâre le - et /' bé tams an
mimme lams, faire la pluie et le
beau temps en même temps (rire
et pleurer). - don mèlin n'è pwinl
d' deurâye, pluie du matin n'a pas
de durée. - de midi, laborou
reste sotit, phiic de midi, labou-
reur reste à la maison. / fâl
roje au s'ia couchant, ç'al po d' le
- au land'min. il fait rouge au
soleil couchant, c'est pour de la p.
le lendemain.
- è Sint Tièbaut,
Bonsse tes toncs an haut,
- è l'Esancion,
Bousse lès ca pus Ion, |)Uiie à St-
Thiébaut, pousse tes tonneaux en
haut (au grenier), pluie à l'Ascen-
sion, pousse-les encore plus loin.
Les kènârds pionjent, lo broûyârd
monte, ç'at sine de -, les canards
|)longcnt, le brouillard monte, c'est
signe de pluie. Le - don mètîn et
le yuioûre dés poûres jans n' deure
meu lonlams, la pluie du malin et la
gloire des pauvres gens ne durent
pas longtemps. Voir Règat. — Lé piô
di mèlin n' innoye mi /' pèVrin, la
pluie du matin n'ennuie pas le pè-
lerin (n'est pas de longue durée) V.
Piawer [pyawc'-pyowêi . . M, X,
S\, V. intr. — Piauler; pleurer,
geindre.
Piâyâd [pyâyà . . gén.], s. m. —
Enfant qui se plaint, qui crie toujours.
Piayant [pyayà . . M, X, pyoyà
I, P\, adj. — Pliant; souple; docile.
Piâyc [pyày. ■ gén. {plây F)], s. f.
- Plaie.
Piayéje [pyayês M, N, S, pyoyês . .
I, P, y\, s. m. — Action de plier.
Piayeu [pyayœ . . M, X, S, pyoyç
. . [, P, V], V. tr. et intr. — Plier,
ployer.
Piâyeu [pyàyce . . gén.], v. intr.
— 1" Piauler; pleurnicher ; piailler.
2° V. tr. Gronder, réprimander S, V.
Lés véyes grand mères piâyont tojos,
les vieilles grand'mères grondent
toujours V.
Piayèye Ipyayëy M\, s. f. — Levée
au jeu de cartes.
Piayon [pyayô M, X],s. m. — Petit
pli à une étofTe.
Piayon [pyayô M], s. m. — Mor-
ceau de bois qui sert à tourner la
charrue.
Piayou [pyayu M, X, S, pyoyu I,
P, Y], s. m. — Plieur.
Piayûre [pyayfir M, pyoyùr I, P,
pyayivr-pyayûr X\, s. f. — Paille
(]ui sert à lier la vigne. Voir HhoQ.
Picaté Ipikatï'i . . M, X, dçpikotç
. . S\, adj. — Marqué de la petite
vérole. Voir Debacaré.
PIC
- 513
PIE
Pîcate Ipîkat Pontoy], s. f. —
Bleuet. Voir Pîhhate.
Picâyon Ipikàyô M, N, S], s. m.
— Picaillon; en général, monnaie,
argent. 'L è dés -, il a de l'argent.
Pice \pis S, V], s. f. — Puce. Voir
Puce.
Pîce [pis S], s. f. — Pièce. Voir
Pièce.
Picéle [pisêl-pîsël V], s. f. — 1°
Jeune fille qui va chanter les tri-
mazaus. Voir Poûse. 2" Coccinelle.
Pîncéle (bis), monter mé dé quel cote
que je m' mérîrè, rirè (ter) .' Ot p' di
cote dé...? C. (bis), montre-moi.de
quel côté je me marierai, rirai
(ter). Est-ce du côté de....? (on
nomme plusieurs villages) V.
Pîchâd [pïsâ F], s. m. — Personne
que les enfants croient voir dans la
lune. Voir Pcûchat.
Pichalit(pwa/i F], s. m. — Pissenlit.
Pichalit [pisaliF], s. m. — Fourmi.
Voir Freumtn.
Pichat [pisa M], s. m. — Lange.
Voir Pihhat.
Plchate [pîsat M], s. f. — Bluet.
Voir Pîhhate.
Pichâye Ipisâg F], s. f. — Urine.
Voir Peuhhâyc.
Pïche [pis M, I, P, N], s. f. —
Pêche (fruit). Voir Pîhhe.
Pichenat [pisna M], s. m. — Petit
vin.
Pichi [pLsi F], v. intr. — Pisser.
Voir Peuhhieu.
Plchi [pîsi M, I, P, N], s. m. —
Pêcher. Voir Plhhi.
Pichote [pisot F], s. f. — Urine.
Voir Peuhhate.
Pichu [pisâ F], s. m. — Pissoir.
Voir Peuhhu.
PTd \pî S\, s. m. — Pied. Voir
Pieud,
Pidance [pidâs M, N], s. f. — 1°
Tout ce qui se mange avec le pain.
2° Aliment trop copieux. I-n-ieu,
ç'at byin, dous', ç'at mieus, treûs,
ç'at -, un œuf, c'est bien, deux,
c'est mieux, trois, c'est trop copieux.
Pidolatc [pidolat S, pidolot \^, s. f.
— Toupie. Voir Pidoûle.
Pidôle, voir PidoiîlB.
Pidoûle [pidûl M, I, P, pidô"l-pi-
dîil N, pidôl S, V], s. f. - 1» Petite
toupie de buis en forme de cône,
armée de fer, que les enfants font
tourner sur sa pointe à l'aide d'un
fouet. 2" Toupie en forme de navet
qu'on fait tourner rapidement sur sa
pointe en lui imprimant un mouve-
ment de rotation à l'aide d'une
cordelette enroulée qu'on déroule
rapidement.
Piè Ipye V], s. f. — Peau. Voir
Pé.
Pié [pge V], s. m. — Mèche de
lampe.
Pié Ipyê' P], adj. — Plein. Voir
Pyin.
Pièce [pyes gén.|, s. f. — Place.
/ n'y è pwint d' bone ~ po lés
trouivands, il n'y a point de bonne
place pour les paresseux (partout
ils trouvent qu'il y a trop à faire).
Que va è Mes', péd se -, qui va à
Metz, perd sa place. Se dit quand
on prend la place de quelqu'un
qui vient de quitter son siège.
Pièce [pyes M, I, P, N, pis S,
pyes V], s. f. — Pièce d'argent.
Panre le - , prendre la pièce (ac-
cepter un cadeau corrupteur).
Piéche [pyës P], s. f. — Planche.
Voir Planche.
Piéchi [pj/êsi P], s. m.— Plancher.
Voir Pianchi.
Piècieu [pyesyœ . . gén. (j)lasi F)\,
V. tr. — Placer. / pièce d' l'èrjant
tas lés jos, il place de l'argent tous
les jours.
Pied [pye I, P, F, pye V], s. m.
— Pied.
Piède [pi^t i], v. tr.— Perdre. Voir
Péde.
33
- 514
PIE
Pièfond Ipiiçfô M, I, P, \\, s. m. -
PInfond.
Piètondou {pijçfmin M, I, P, X, pin-
fimow F\, s. m. — Plafonncur.
Pièhant Ipna" 'S. V|, :ulj. - Plai
sant. Voir Piahanl.
Pièhi Ipnçyi S, V], s. m. — Plaisir.
Voir Piâhi.
Piémc Ipuêm V], s. f. — Plume.
Voir Pieume.
Piémè Ipi/i'inç V|, v. tr. — Plumer.
Voir Pieumcr.
Piémon Ipi/cmô V], s. m. — Edre-
don. Voir Pieumon.
Piéne Ipijcn P, \. S], adj. -
Pleine. Voir Pyinne.
Pièpecot \pmpkQ M. I, P, X\, n.
pr. — Plappccourt, l'crme près de
Servigny-lès-Ra ville.
Piér Ipiiër V), v. inlr. — Pleuvoir.
Voir Pieiir.
Pièrat [pijera M, N, pnçro I, P,
plra .S'I, n. pr. — Pierre.
Pièrâyes \pyçrây . . M, /, P, A'|,s.
f. pi. — Pierres fines, bijoux.
Piére \p;iêr M, I, \, pner-pucr
P, p7r S, pijer-pijœr V\, s. 1'. —
1" Pierre. ~ au hcnr'son, p. en hé-
risson (pierres plaeces les unes à
côlé des autres sur une route en
construction). Lés ~ sont ciiihhes
sus los l('s ch'mins, les p. sont dures
sur tous les chemins ^iI faut tra-
vailler partout). Eiinc ~ jclâijc ii'è
pus d'qiiâwe, une p. jetée n'a plus
de queue (on ne peut la retenir,
pas plus tpi'une parole qu'on vou-
drait ne pas avoir prononcée). /;/('
frcûlpaïu-e doits ~ (;;i.s(/;ic. elle ferait
prendre deux p. ensemble (elle a
un lanf>aj;e mielleux, persuasif).
Sinl-Piérc et sint Paul juciwioiis,
ii-ij è po èprès Irautc Jos (Idiij'roiis.
St.-Picrrect St. -Paul pluvieux, il y a
pour après trente jours danj^ereux.—
Le piotlve, è le Sinl-Pivrc, iioiic lés
nuhotes et breule lés-aïucnes, la pluie,
PIE
à la Saint-Pierre, noie les noisettes
et brille les avoines P. Lés piercs
momjont, j'èrans d' le piô, les p.
se mouillent, nous aurons delà pluie
V. 2" Partie du pressoir où coule
le vin. Voir Chaucu.
Piéri \puen V|, v. intr. — Pourrir.
Voir Piiri.
Pièrejus \pmrjii .V|. n. pr. —
Pierrejeux, ferme près d'Orny, arr.
de Metz.
Piérevelè's \p\icrvlê'\, n. pr. —
Pierrcvillers, vill. de l'arr. de Metz.
Pièt |/)!/ç .1/, /, P, 'VI. :>'1J- - ''•"'•
Chvûr è ~ vante, tomber à p. ventre.
Pièt [pije gén.], s. m. — Plat; jila-
teau. Mate lés piats - dans lés
(jrands, mettre les petits p. dans
les i^rands (faire de .grands prépa-
ratifs pour une fête, une réception).
Piète |/);/ç/ V), s. f. — Perte. Voir
P6tc.
Piètecot l/n/ç/A-o .U, A'|, n. pr. —
Plappccourt, vill. de l'arr. de Metz.
Piètcnaye {pijçtnau . . M, I, P, X\,
s. f. — Platée.
Piètcrôyc Ipuçtrçu M, /, P, N\. s.
f. — IMalilude, bassesse, chose vile ;
salo|)erie.
Piètevèle l/'i/ç/i'Ç/ M, /. /'I. "• I"'-
— Plappcvillc, vill. près de Metz.
Anciennement, on disait, à Metz,
Platcvillc.
- 515
PIE
PIE
Piétine [pgetin S], s. f. — Fer à
repasser. Voir Plètc.
Piéton Ipgetô I, P, S, pgetô-pyœtô
V], s. m. — 1» Facteur. Voir Pieuton.
2» Partie de la schlitte V.
Pieud {pijœ M, N, pge I, P. F, pi
S, pye-pyœ V], s. m. — Pied. D'
~ an qwète, de p. en quatre (des
pieds à la tète). - chaud, moût
(premier vin tiré); - d' boc, angé-
lique sauvage; - d'chète, gnapha-
lium dioïdide; - d'i/ri/on, ellébore
fétide. - d' Jésus, lotier; - d'
lieuve, sorte de trèfle ; ~ d'mohhe,
p. d'alouette.
Pieuhhe \pyœx M, N], s. f. — Perche
(bois long et mince). Voir Pïrche.
PieulG [pyœl M, N], s. f. — Attache
qu'on entortille autour de l'éche-
veau pour qu'il ne s'embrouille
pas.
Pieule {pyœl M, N], s. f. — Sorte
d'insecte qui vit dans l'eau.
Pieumârd [pyœmâr . . M, I, P, N,
S], s. m. — Plumet.
Pieud-de-sante [pyqetsàt M], s. m.
— Petit sentier. Voir Pieussante.
Pieumat fpî/œma M], s. m.— Plumet.
Pieumâyc [pycemày . . M, I, P, N,
S], s. f. — Contenu d'une plume. -
d'anke, plume remplie d'encre.
Picume \pyœm M, I, P, N, plœtn
F, pyœm S, pyêm-pyœm V], s. f. —
Plume. An-n-ont pwint d' ~ sans
àive chaude, on n'a pas de p. sans
eau chaude. Lés bêles ~ font lés
bésjanes, les belles p. font les beaux
oiseaux (l'habit fait le moine). Ç'at
le ~ don lit que V hoûye, c'est la
p. du lit qui t'appelle (se dit de
quelqu'un qui bâille). Le ~ l'am-
poûte, la p. l'emporte. Se dit à un
chasseur qui manque son gibier au
vol. A'^e pé, ne châ, ne sang, ne as';
ç'at bwin po lés grands et lés piats
ètç'atfât pofâre wingneu d' l'èrjant ?
— Ç'at lé pieume. Ni peau, ni chair,
ni sang, ni os; c'est bon pour les
grands et les petits et c'est fait pour
faire gagner de l'argent ? La plume
(devinette).
Pieumer [pgœme . . M, /, P, N,
S, plqemœ F, pyeme-pyœmq V], v. tr.
— Plumer. - le grînve, p. la grive
(se dit du repas que font les bat-
teurs en grange à 3 h. Va du matin).
- lé grand grînve, p. la grande
grive (se dit du repas que font les
domestiques, la veille de Noël).
Picumessé [pgœmsë- . . M, N], s.
m. — Coussinet.
Picumon [pgœmô M, I, P, N, S,
plœmô F, pyemô-pyœmô V], s. m. —
Édredon. A Metz, on dit communé-
ment Plumon.
Pieumûre [pgqemur . . M, I, P, N],
s. f. — Épluchure.
Pieûr [pyœr M, 1, N, pyœr-pyûr P,
plôér-plûr F, plur Landrotf, pgîr-
pyur S, pyêr-pyœr V], v. intr. — Pleu-
voir. - corne grale, p. comme grêle
(en abondance). I pieul corne tos lés
diâbes, il pleut comme tous les dia-
bles (très fort). Ç'at vrâ conte i pieut
don badin, c'est vrai comme il pleut
du boudin (c'est un mensonge). Z)'
min, i pieûrè qu' lés chïns bwêront
tôt dreût, demain, il pleuvra (si fort)
que les chiens boiront tout droit. —
Lés chins minjont d' /' iebe, i piéré,
les chiens mangent de l'herbe, il
pleuvra V.
Pleure [pyœr V], s. f. — Pierre.
Voir Piére.
Pieussante [pyœsàt M], s. f. —
Petit sentier. Voir Pieud-de-sante.
Pieuter [pgœtë' . . M, I, P, N], v.
intr. — 1" Se propager; se multi-
plier; pulluler. Se dit des plantes.
2" Travailler beaucoup ; aller vite
en besogne tout en faisant bien.
Lés-ovris pieutent ferme, les ouvriers
travaillent ferme.
Pieuton [pyqetô M, N, pgçtd I, P,
S, pyetô-pyœtô V], s. m. — Facteur.
PIE
516 -
PIN
PiGutrâye Ipnœtrâij Pontoy], s. f.
— Pierre qui s'attache à la chaus-
sure. Voir Pauchon.
Picuvale Ipijfrnal M, X, pyœi'ol 1,
P\, s. f. — Pluie fine.
Pieuvc {pycrf M, I, P, N], adj. —
Pleutre, lâche.
Pieûvc Ipijœf 3/, iV], s. f. — Lèvre.
Picuvote, voir Pieuvate.
Pi eu vous Ipycyi'ii . . M, I, P, \],
adj. — Pluvieux.
Picuyon Ipijiynô M, .V, piieijô I, P],
s. m. — Botte de chanvre pliée et
tressée.
Pieuyon [pycpijô M, X], s. m. —
Morceau de bois qui sert à tourner
le centre de la charrue.
Piévi |/);/('('( ri,v. Ir. — Supporter
facilement ; trouver agréable. On
pici'ôr co bin le choloii âlwdc, on
supportait encore bien la chaleur
aujourd'hui.
Piévîn [pi/ei'i V], s. f. — Pluie de
longue durée.
Pièyon, voir Pieuyon.
Pife \pif M, I, P\, s. m. - 1" Fri-
niou.s,se; gros nez. Wcle ~, sale f.
2" Vieux gourmand.
Pihhat \pixa . . M\, s. m. — Linge
que l'on place sous les enfants pour
recevoir les urines; par extension,
le pan de la chemise, exposé à être
mouillé de la même façon.
Pîhhatc \p7xnl--M, \,pTbal l'ontov],
s. f. — Hluet.
Plhhate [pixel M, X\, s. f. - Kau
dont on humecte les yeux malades.
PThhate [plyât M, X, ptyol I, P],
s. f. — Petite pèche ffruit).
Pîhhatc \ pixel M, X, p7xol . . I,
P], s. f. — Sorte de jilante.
Pîhhc \ptx . . M, I, /', X, PCX S,
pcs l'I, -s. f. — Pèche (fruit).
Pîhhi Ipixi ■ ■ M. I, P, X, pPxO S,
pOsç V], s. m. — Pécher (arbre
fruitier).
Pihhote, voir Plhhate.
Pihoiis Ipitû V], adj. — 1» Hon-
teux. 2° Soucieux; chagriné; indis-
posé, mal â son aise. Xule Jclïne ot
pihofise, notre poule est malade.
Pijon [pijô M, I, P, X, pijô V], s.
m.— Pigeon. Viens l' eune pare de ~?
— .ih .' lés i>al anvolàs.' Veux-tu une
paire de p. '? — .\h ! les voilà envolés !
(Jeu pour amuser les enfants. On
croise les doigts les uns sur les
autres, puis on les écarte brus-
quement).
Pilant, voir Pilu.
Pilé IpilC" M, I, P, X\, s. m. -
Lampe ornementée qui supporte
un cierge (terme d'église).
Pilèt \pile M, I], s. m. — Grosse
bille à jouer.
Pilote! Pilote \pllol Y], inlerj.
~ Cri pour appeler les poules.
Pilou [pila . . M, I, P, X], s. m.—
Pileur.
Pilu Ipilii M, I, P, X, pila S, Y],
s. m. — Pilon ; mortier (moulin à
café ou à poivre S, V). A pilan, au
p. (très, bien, beaucoup). 'L ot
rcchc â ~, il est très riche V.
Pîmpachc, Pîmpan Ipipuii-pipè . .
S\, s. m. — Cenelle. Voir Patchc.
Pîmpenerèye \pipcnrcij M, I,
pipifiêr V|, s. f. — Pépinière.
Pîmpeurnèle [pipaerncl . . M, I,
P, X\, s. f. — 1» Pimprcnellc. 2"
.leunc tille éveillée, fringante.
Pin \pc gén. (pê' P, pê F)\, s. m.
— Pain. - r'crawi, pain rassis; -
(iiichanlf, p. à cacheter; ~ d'cottcon,
alléluia, jilante qui llcurit vers Pà-
(|ucs; - (/' crèpaud, sorte do cham-
pignon; - (/';/fliy.s' (p. de chèvre),gui;
- d'jaiic(\i. d'oiseau), langue de fem-
me (sorte de plante); - mu/ij(moisi),
condamine des prés; - </' oûhc
(p. d'oiseau), condamine des |)rés ;
- f/' pohhv (]). de jjorc), cyclamen,
plante à racines Acres, très purga-
tive, dont les porcs sont friands; -
sans l'vin, ortie blanche, le lamiuni
PÎN
- 517 —
Pîl^
blanc et le laniium pourpre. 'L at
è nale ~ et natc pâle, il est à notre
p. et à notre pâle (nous lui donnons
à m.nnger) Famille ridicule, /, 6.
'L è minjeu s' ~ bianc V premîn,
il a mangé son p. blanc le premier
(il est tombé dans la misère après
avoir été riche). 'L an sét pus que
d' min/eu don ~, il en sait plus
que de manger du p. (il est rusé).
'L è pus d' le mwinlieu </' so ~ cul,
il a plus de la moitié de son pain
cuit (il est très àgè).I n faul m' cure
don pin lo Jo dés moûls, le brése dans
l' fohh s' chinje an gucuijals, il ne faut
pas cuire de p. le jour des morts, la
braise dans le four se change en
ossements.
Don pin et don vin,
Ç'al r vèqal dés-èmîns.
Du pain et du vin, c'est le régal
des amis.
Bwin pin tanre,
Qn' t'as bwin è panre ;
Si t'aleûs viens eut,
J'an panreûs ca pus.
Bon pain tendre, que tu es bon à
prendre; si tu étais vieux cuit, j'en
prendrais encore plus.
Evieu d' groûs pin,
On n' meurt nieu d' fin.
Avec du gros pain, on ne meurt pas
de faim.— Minjons tojos note nâr ~
V pràmé, mangeons toujours notre
pain noir le premier. / n'c pis d' ~
chouwè on vonle, il n'a plus de p.
essujé au ventre (il n'a plus de
patience) Y. 2» Ce que le pressoir
peut contenir de raisins que l'on
veut presser.
Pinache [pinas Pontoy], s. m. —
Fruit de l'nubépinc. Voir Patche.
Pinaches [pinas M, N, pinos I, P\,
s. m. pi. — Epinards.
Pinamboïile [pinâbCd M, /], s. m.
— Topinambour.
Pînçate [pîsal . . M, N, S, pîsol . .
I, P, F, V], s. f. — Pincette. Bahieu
è le ~ , baiser à la p. (donner un
baiser à quelqu'un en lui pinçant
en même temps les deux joues).
Pînce [pis . . gén.], s. f. — Pince,
pincette.
Pîncéje [pîsH . . gén.], s. m. —
Pinçage.
Pîncéle [pîsêl V], s. f. — Cocci-
nelle. Voir Picéle.
Pincère [pèsêr F[, s. f. — Tricot
d'ouvrier, sorte de chandail.
Pîncéye, voir Pîncièye.
Pînchâd [pïsà . . gén.], s. m. —
Criard.
Pîncheu [pîsce . . gén.], v. intr. —
1» Crier, faire entendre un son
désagréable à l'oreille; chanter sur
un ton aigu. 2" Rire aux éclats V.
Pînchiâye [pîsyàij . . gén.], s. f.
— Cri aigu.
Pîncieu [pîsijœ . . gén.], v. tr. —
Pincer. / faut ~ set' fivès se langue
d'vant d' pâler, il faut p. sept fois
sa langue avant de parler.
PîncièyG [pisi/çg . . M, I, P, N,
pTsêi] S, V\, s. f. — Pincée (ordi-
nairement de tabac).
Pînçon [pîsô . . M, I, P, F, N[,
s. m. — 1" Cloque sanguinolente
qui provient d'une meurtrissure.
2" Onglée.
Pinde [pi^t M, I, P, N[, v. tr.
— Peindre.
Pîndjè [pîdje S], s. m.— Epinoche.
Voir Pînguion.
Pine [pin F, S], s. f. — Épine.
Voir Peune.
Pinèdjète,Pinègrète,voirPinèguète.
Pinèguète [pinçget-pinegrçt V,
pinedjçt S\, s. f. — Petite fille déli-
cate, chétive, mais très remuante.
Plnéle [pini'l S[, s. f . — Prunelle.
Voir Peunèle.
Pinfesse [pinçs V[, s. f. — Pin. Lo
bas d' ~ ot di manre bôs, i bréle
trop vite, le bois de pin est du
mauvais bois, il brûle trop vite.
PIN
- 518 -
PIO
Pingnâyc \ ppriûij , , M, I, pênây
P, F, pcùùy-pêriùy N, pctn S\, s. 1'.
— Peignée (action de battre ou de
se battre).
Pingne \pën M, I, pîn P, F, S,
pèû-pêri N, pên V], s. m. — l» Pei-
gne. - de loup, chardon à foulon.
2» Peigne muni de dents, entre
lesquelles on met le lil afin de
l'enrouler régulièrement sur la bo-
bine.
Pingneu [pênœ . . M, I, pêne . .
P, F, S, V, pcncf-pênœ N\, v. tr. —
Peigner. / s' pingne èva s' rèté, il se
peigne avec son râteau (il est ébou-
rifTé). On n' pieul ~ i diûle qu' n'è
pivinl d' châivs, on ne peut p. un
diable qui n'a pas de cheveux (on
ne peut rien prendre où il n'y a
rien).
Pingnu \pPnii M, I, pênii P, pêrui-
pènii jY|, s. m.— Peignoir (robe de
femme qui se porte en déshabillé).
Pinir [pinlr S], v. tr. — Punir.
Voir Peunir.
Pînguieu [pïgyœ JV),v.intr.— Crier.
Se dit des oiseaux.
Pînguion {pîgyô M, N], s. m. —
1° Ardillon d'une boucle. 2" Onglée
(Gorze).
Ptnguion \ pîgyô M, N], s. m. —
Épinoche. Voir Pîndjè.
Pin je \pês M, I, N], n. pr. —
Pange, vill. de l'arr. de Metz.
Pînjon Ipîjô V], s. m. — Pigeon.
Voir Pijon.
Pînkc [plk . . S. V), s. f. — Épine.
Voir Pcune.
Pinne \pèn M, I, pcn P, pên-pèn N],
s. f. — Peine.
Pinnc [pên M, I, pèn 1, P, F, V],
pên-pèn N\, s. f. — 1° Panne (pièce
de bois posée horizontalement sur
la charpente d'un comble). 2" Poutre;
poutrelle; branchage. - de liûyc,
branchage coupé dans une haie; -
féliére, p. faîtière (poùre felire Ver-
gaville).
Pinochcs, voir Pinachcs.
Pînson |/jr.sti . . gén.|, s. m. —
Pinson. Rannuyeu corne i -.éveillé
comme un p. La ~ rudeiiye dèye
le mauhon, ç'al ca po don freûd, le
p. rudoie (crie) derrière la maison,
c'est encore pour du froid. Quad V ~
fâl pï ! pi .', '/ énonce don freûd,
c|uand le p. fait pi I pi I, il annonce
du froid.
Pinte \pêl gén.], s. m. — Peintre.
Pînte [pît. .gén.], s. f. — Pinte (me-
sure de liquides); cruche en grès
ou en étain. - d' anche, collation
que l'on fait après avoir soutiré le
jus du raisin tassé et pressé dans
la cuve, après la vendange.
Pinter [pètëi . . M, I, P, N], v. tr.
— Peindre.
Pintcûrc [pètâër M, I, P\, s. m. —
Peintre, badigeonneur. Voir Pintou.
Pintirou [pètiru S\, s. m. — Tein-
turier.
Pintou Ipèlu . . M, I, P, N], s. m.
— Peintre. Voir Pinteûre.
Pintous [pèlu Brulange), adj. — 1»
Qui est enduit de peinture. 2" Pâ-
teux. Le lâte al pintoûse, la tarte
est p. (faite de pâte brisée).
Pinule, Pinunc [pinûl-piniin M, N,
S\, s. f. — Pilule.
Pis Ipyô Y], s. f. — Pluie. Voir
Piâwe.
Piochote [pyosol I, P], s. f. — Ser-
fouette. Voir Piachate.
PiôlG, voir Pioûnc.
Piomb |. . gén.|, s. m. — Plomb.
'L al pesani corne i sèc de -, il est
pesant comme un sac de p. 'L èj'té
s' -, il a jeté son p. (il a sondé
une affaire). Le poùre breule, la -
finie, la poudre brûle, le p. siffle (se
dit d'une balle qu'on vient de tirer).
Piombâye [pyôbiy . . M, I, P], s.
f. — Trou pratiqué dans la terre
dans laquelle descend la pierre du
pressoir. Voir Chaucu.
PIO
Piombou Ipyôbu . .
m. — Plombier.
Piônc, voir Pioiïne.
[pijôm N\, i
- 519 -
PIO
M, I, P. N], s.
— Bou-
Piône
vreuil.
Pion jeu [pijôiœ . . M, I, P, N, S\,
V. intr. - Plonger.
Pionne, voir Pioiâne.
Piotèsse [pyotes I, P, F, V], s. f.—
Petitesse. Voir Piatèsse.
Pioûle, voir PioSâne.
Pioûne Ipijûn M,I, pijûl-pgrin P^pijân
F, piiû"n-pijùn-pi]rin N, pivôl Destry,
pi/ôn S, pijôl-pijôn V], s. f. — Pivoine.
Pioûr \pyrir P], v. intr. — Pleu-
voir. Voir Pieûr.
PioflrGmant {pyrirmâ. . gén.], s. m.
— Suppuration.
Pioiïrieu [pyûryœ . . gén.], v. intr.
— 1" Suppurer. 2" Suinter. I pioâre
d' le mêde, il rend du pus. L'âwe
pioûrieût don miihh, l'eau suintait
du mur. 3" Sourdre, jaillir.
PioUtè [pyûtç V], V. intr. — Se
plaindre.
Pioûvc, Piôwe, Piôwve \pyîif-pyçwf
P, pyow M, I, N, S], s. f. — Pluie.
Voir Piâwe.
Piowâd [pyçwà. . M, I, P, N], s. m.
— Pleurnicheur.
Piowate [pyowal M, N, pyowpl I, P],
s. f. — Pluie fmc. Voir Piawate.
Piower \pyoivë' . . M, I, N], v. intr.
— Piauler. Voir Piawer.
Pioyant Ipyoyà I, P\, adj. — Pliant.
Voir Piayant.
Pioyè Ipyoyç . . I, P, V], v. tr. —
Plier. Voir Piayeu.
Pioyéje [pyoyês . . I, P, V], s. m.
— Action de plier. Voir Piayéje.
Pioyou [puçyii . . I, P, V], s. m.
— Plieur. Voir Piayou.
Pioyûre [pyoyûrl, P\, s. f. — Paille
servant à lier la vigne. Voir
Piayûre.
Pipâye [pipây F], s. f. — Pépie.
Voir Pèpôye.
Pé-
Peu-
Pipine \pipiii M, /], s. f. — Pépi-
nière de vigne.
PipiniéfG [pipinyêr F], s. f.
pinière. Voir Pîmpenerèye.
Pipliyer [pipUye V\, s. m. -
plier. Voir Popli.
Piquanats [pikana M\, s. m. pi. —
Petites bulbes qui se développent à
l'extrémité supérieure de la tige de
certaines variétés d'oignons et que
l'on plante l'année suivante.
Piquate \pikat M, N, S, pikol I, P\,
s. 1. — 1" Piquette (boisson faite avec
du marc de raisins, des pommes
de qualité inférieure ou des poires
sauvages). Voir Pèque, Pique. 2" Pe-
tit verre d'enu-de-vie ordinaire.
Piquate [pikal S, pikol V\, s. f. —
Point du jour. Voir Piquion.
Piquate [pikalêi M], adj. — Mar-
qué de la petite -vérole. L'ai moût
piquatûye, elle est fortement mar-
quée de la petite vérole. Voir
Debacaré.
Pique [pik Courcelles-Chaussy], s.
m. et f. — Plantain.
Pique |p(A- M, I, P. N, S], s. f.—
Vin que l'on obtient en ajoutant du
sucre et de l'eau au marc de rai-
sin et en faisant fermenter le mé-
lange une seconde fois. Voir Piquate.
Pique \pik gén.], s. f. — 1» Pointe;
piquant. 2" Sorte de petite querelle
entre gens qui s'aiment. Is sont an
~ l'înk conle iaule, ils sont brouil-
lés. 3" Rancune.
Pique-longue [pik lôk V], s. f. —
Pique-langue ( sorte de champi-
gnon).
Piquer \pikê' . . gén. (pike-pitsq S)],
V. tr. — Offenser, blesser.
Piqueron [pikrù M, I, P\, s. m. —
Piquant. iV loche meu lés hhaiidûres,
n-y è dés ~, ne touche pas les
orties, il y a des p.
Piquasse [pikes M, I, P, N, S], s.
f. — Piqûre. Eune ~ de hhèdon,
une p. de chardon.
PIQ
- 520
PIT
Piquion [pikyô M, I, P, N, pilcalS,
piknl \'\, s. m. — Ne s'emploie (juc
dans l'expression ; Lo ~ don jo, le
point (lu jour.
Piquion Ipibyô M, I. P, N\, s. ni.
— Kcharde.
Piquet \piko V], s. m. — Aiguillon
d'abeille, de guêpe.
Piquotc, voir Piquatc, Piquion.
Pîrat \plra S], n. pr. — Pierre.
Voir Pièrat.
Pîratc IpTrat N], s. f. — Petite
pierre.
Pîrchate [pTrsat M, N, plrsol I, P,
F, pçrsat S], s. f. — Petite perche
(poisson).
Pïrche \plrs M, I, P, N, pçrs-pëx-pîx
S, pes-pœs V\, s. f. — Perche ;
perche qui sert à maintenir le char-
gement d'une voiture de foin ou
de paille. J'alans mate le ~, nous
allons mettre la p. (cela va finir).
Voir Picuhhe.
Pîrchi \plrsi P\, s. m. — Cerisier.
Voir Celîhi.
Pîrchotc, voir Pîrchate.
Pire [pTr S], s. f. — Pierre. Voir
Piérc.
Pire |p7rgén.l, adj. — 1» Pire.
2" Adv. : Pis; à un plus ha\it degré,
plus, davantage. Ç'at ~ que le imce,
c'est plus beau qu'à la noce.
Pirésie [pirêzi V], s. f.— Pleurésie.
Voir Purïsïe.
Piri \pXri S\, v. inlr. — Pourrir.
Voir Pûri.
PirwilG Ipirwil Augnyl, s. f. —
Bouton qu'on enveloppe d'étolTe.
Voir Pèrwèye.
Pis I /)/■ M, I, P, F. N, pçi-pw S, pc
\\, s. m. — Pis (mamelle des bêtes).
Pis [pi S, V\. conj. — Puis. Voir
Pus.
Pis \pi S, V], adv. — Plus. Voir
Pus.
Pissenotè [pisnotç V], v. intr. —
Manger du bout des dents. Voir
Pussenatcr.
Pisquc |/)/,s'A-f M, X, S, piskç I, P,
F, piske V\, conj. — Puisque.
Pisscnat \pisiia S, pisnç V], s. m.
— Poussin, jjoulet.
Pissenè [pisnç V], v. intr. —
Manger du bout des dents. Voir
Pauchnafer.
Pissîn [pisî S, V], s. m. — Poussin.
Voir Pussîn.
Pissotè [pisolç Y], v. intr. —
Choisir les aliments, manger peu
et avec dégoût. / n' minje mi, i n'
fèl qii' ~ . il ne mange pas, il ne l'ait
que grignoter. Voir Pcuchnater,
Pissenè, Pussenatcr.
Pistoulèt [pistulç Buc.|, s. m. —
Pistolet.
Pit-de-mohhat [pi d' mpyji], s. m.
— 1" Pot accroché au mur, où les
moineaux font leur nid. 2» Grosseur
au dos.
Pitaler [pitalêi . . M, N, pitolç . .
I, P\, v. tr. — 1" Piétiner, fouler
aux pieds. 2» V. intr. Patauger, /s
pilalint dans l'âwe, ils pataugeaient
dans l'eau. 3" Faire sortir le grain
de l'épi.
Pitata (au) \piiata . . M, I, P], loc.
adv. — Ne s'emploie que dans
l'expression : Coran -, faire sauter
un enfant sur les genoux.
Pitchè \pitse S], v. tr. — Piquer.
Voir Piquer.
Pitchous, voir Pitious.
Pit-étG I pitcl], adv. — Peut-être.
Voir Pcut-éte.
Pitil piou! pioul pil pil pil pi I
\pili pyn pi V, pïltja X], interj. —
Cri ]):ir leciuel on a|)pclle les poules.
Pïtiat! pitiat! voir Piti.
Pitieu [pitU'f ■ ■ gén.|, s. m. —
Pitié. Mon Dieu, èyeûz ~ d' meu et
j'teûz dés piéres ans-autes, mon
liieu, ayez pitié de moi et jetez des
pierres aux autres!
Pitious [pityu . . M. I, P, N, V,
pitsn S\, adj. — Piteux (digne de
pitié).
f>lt
Pitolè, voir Pitaler.
Piton [pilô M], s. m. — Partie de
la voiture. Voir Ché.
Pitwès [pitwf . . Bécliy], s. m. —
Putois. Voir Fehhou.
Piucliater [pyûsatêi M\, v. intr. —
Manger avec défiance, comme en
épluchant. Voir Peuchnater.
Piilchc [pyûs S], s. f. — Pluie.
Voir Piâwe.
Piiir Ipyur S], v. intr. — Pleuvoir.
Voir PieOr.
Piuvantè [pyûvàte . . S], v. intr.
— Pleuvoir et venter en même
temps.
Pivète [ pivet F], s. f. — Ecorce
de saule mince et courte dont les
enfants tirent un son strident.
Pivôle [pivôl Destry], s. f. —
Pivoine. Voir Pioîïne.
Piyeu [pii)y(f . . gén.], v. tr. —
1° Épier, se former en épi. 2° Gla-
ner les épis après la moisson.
Piyon [piyô S], s. m. — Petite
parcelle de terrain.
Piyou [piyu M, I], s. m.— Voleur.
Placi [plasi F], v. tr. — Placer.
Voir Piècieu.
Plâdi [plâdi F\, v. tr. — Plaider.
Voir Piadieu.
Plâdiow [plâdyow F], s. m. —
Plaideur. Voir Piâdiou.
Plafounow [plafunow F], s. m. —
Plafonneur. Voir Pièfonou.
Plâjant ( plâjàF], adj. — Plaisant.
Voir Piâhant.
Plâji [plûji F], s. m. — Plaisir.
Voir Piâhi.
Plaku [plakù F\, s. m. — 1° Ins-
trument qui sert à battre la terre
fraîchement mise dans la grange,
pour l'affermir et l'aplanir. 2" Pelle
qui sert à presser le fumier sur la
voiture.
Planchi [plâsi F], s. m. — Plan-
cher. Voir Pianchi.
Planté [plâtê F], s. m.— Plantain.
Voir Piantin.
^2i -
PLÉ
Plantow [plàtow F], s. m. —
Planteur. Voir Piantou.
Plantu [plâlti F\, s. m. — Plantoir.
Plaque [plak V], s. f. — Plaque
de fonte qui protège le mur du
fond du foyer. Voir Tèque.
Plâre [plâr F\, v. intr. — Plaire.
Voir Piârc.
Plate [plat . . gén.], s. m.— Plâtre.
Platèrnâye [platernây F], s. f. —
Marmitée.
Platine [plàlin M], s. f.— Langue;
babil (familier).
Plâtrou [ plàtru M, N, S, plâtru . .
I, P, F, V], s. m. — Plâtrier.
Plâye [plâg F\, s. f. — Plaie. Voir
Piâye.
Plé [plêi P, plê F], adj. — Plein.
Voir Pyin.
Pléche [plês F], s. f. — Planche.
Voir Planche.
Pléchi [plêsi F], s. m. — Plancher.
Voir Pianchi.
Pléchote [plêsçt F], s. f. — Plan-
chette. Voir Pianchatc.
Pléne [plên F], s. f.— Platane. Voir
Plinnc.
Pléne [plên V], s. f. — Plane
(outil de sabotier). Voir Pyinne.
Plète [plçt M, I. P, N, pyetin S],
s. f. — Fer à repasser.
Plète [plet M, I, P, N[, s. f. -
Pierre plate plus ou moins arrondie,
dont les enfants se servent dans
certains jeux. Voir Galiche.
Pleuma' [plœmw F], v. tr. —
Plumer. Voir Pieumer.
Pleume [ploem F], s. f. — Plume.
Voir Pieume.
Pleumon [plœmô F], s. m. —
Edredon. Voir Pieumon.
Plcumessîeu [plqemsyœ M, N], s.
m. — Plumasseau. Voir Pieumessé.
Pleur [plôêr F[, v. intr. — Pleu-
voir. Voir Pieflr.
Pleurîsîe [plœrTsî F], s. f. —
Pleurésie. Voir Piirîsïe.
t>LI
- 522 -
POH
Plinne | pli'n M, I, l>t(ii 1\ />'<'"- !
plën Af|, s. f. - Platane.
Plis \pU V|, adv. — Plus. Voir
Pus.
Plomcsak [ploiumk V|, s. m. —
Knl'aiil bien portant, mais lro|) louiil.
Qui tjrâs ~, quel j^ros enlanl.
Ploûe, Ploûve [plû-plûf l-'\. s. I'. —
Pluie. Voir Piâwe.
Ploiïr Iplùr F\, v. iiilr. — Pleu-
voir. Voir Picûr.
Ploûve, voir Ploûe.
Plûc \plii F\, -s. f. — Pluie. Voir
Piâwe.
Plumon Ipliiiuù lan^<. pop. mess.],
s. m. — Lit de plumes l'ail avee le
gros duvet et les pluuies de l'oie. Voir
Picumon.
PlQr [plûr F, Landroff], v. intr.
— Pleuvoir. Voir Pieûr.
Pc \po V\, prép. — Par. Voir Pè.
Po [po M, I, P, \, pu F, po S,
pu V], prép. — Pour. Devant un
pron. pers. accentué, on dit por.
Por In, p. lui. Por /' hlinr. p. |le|
sûr (sûrement).
Pô l/'ô" iV, /)ô F, S, V], adv. —
Peu. Voir Pou.
Pochate [posai M\, s. 1'. — (".enelle.
Voir Patche.
Poche, voir Pohhc.
Poche, voir Pôhhc.
Poché, voir Pohhé.
Pochelat, Pochcler, Pochcli, Poche-
lîre , Pochenat , Pocherèye , voir
Pohhclat Pohhelcr, Pohheli, Pohhe-
lïre, Pohhenal, Pohhcràye.
Pochèssion, voir Pohhèssion.
Pochetâye | poslûii I, P ), s. f. —
Contenu d'une grande cuiller de
métal. Voir Pachetâye.
Pochète \posci P\, s. f.— ("enelle.
Pocheulerèye, voir Pohhculerèye.
Pochi [posi M, I\, s. ni. — Per-
sonne sale, saligaud.
Pochiè, voir Pohhiè.
Pochion, voir Pohhion.
Pochon, voir Pohhion.
Pochonerlye, voir Pohheulerèye.
Pochote \p<}^>l /, /'|, s. f. — Po-
elielte. Voir Pachate.
Pochou |/>o.s"u . . /, P, V|, s. ni.
Pêcheur. Voir Pahhou.
Podé \podvi M\, inlerj. — Paiilicu.
Poficu \pofiin- . ■ M, I. P, N\, v.
intr. — Pouller, éclater de rire en
faisant des efforts pour se con-
traindre.
Pogn [ppn M, /, /', iV, piiù F, S\,
s. 111. — Poing.
Pognat [poila M, X, poùo I, /',
piiùa S], s. m. — 1" Poignet. 2"
Seizième partie du bichet.
Pognèye [pont'tj M, I, P, X, pniihi
F, S, piim V], s. f. — 1" Poignée.
Eunc ~ d' min, une p. de main.
Eune - d' satTses. une bordée de
sottises.
Pognot, voir Pognat.
Pohhe [ppx . . /, /', F, V\, s. f . —
Pèche (action de pécher). VoirPahhc.
Pôhhc [pôx . . S, pwps V], s. m.
— Porche, corridor.
Pohhè I pçxç y\, s. m.— Paisseau.
Voir Pèhhé.
Pohhé I p(o)xci . . M, I, P, \, S,
y, pitsc F], s. m. — Pourceau, co-
chon. - (/' mer, cochon de nier
(cochon d'Inde). A'ohi (/' /' -, nom
d'un c. (juron). 'L ni èvûre comc i
~ , il est avare comme un c. Lcs-atijes
font firogneu les -, les auges font
grogner les c. (les auges, selon
qu'elles sont vides ou pleines, font
grogner les c.; les gourmands s'oc-
cujient toujours de In table). Lo çh(/u'
n'è qit'i - /' fût (/rris, celui qui n'a
qu'un c. l'engraisse (les parents
qui n'ont qu'un enfant ont bien
soin de lui). An n'uniirèhlicnt mcu
lés - cra (/' rriivc kicre, on n'en-
graisse ])as les c. avec de l'eau
claire. Quand' lo - al Irap i/rôs, i
saule lo ran, quand le c. est trop
gras, il saute hors de la cabane. An
l'roni âque de li, si les piats ~ ne V
POH
— 525
PÔL
minjent, on fera quelque chose de
lui, si les petits c. ne le mangent pas.
2» Personne sale, saligaud. 3" Per-
sonne d'une avarice sordide.
Pohhelat [pçxla . . M], s. m.— Por-
celet. / n'y è si piat ~ que n'èye
ses tranle sèt' oss'lals, il n'y a si
petit p. qui n'ait ses trente-sept
osselets.
Pohheler [pçxlê' . . M, I, P, N,
pu-flç V\, V. intr. — l» Mettre
bas, en parlant de la truie. 2" Gâcher
la besogne, faire mal son ouvrage.
/ n' labore meu, i pohhenle, il ne
laboure pas, il gâche le travail.
PohhGleûre, voir Pohhelîre.
Pohheli [pçxli ■ ■ M, I, P, N],
s. m. — Porcher.
Pohhelîre [pp/fîr . . M, I, P, N,
pçxlœr S, puflêr V], s. f. — Matrice
de la truie.
Pohhenat [poyna . . M\, s. m. —
Porcelet.
Pohherèye [pçxfçy- • L P], s. f.—
Pêcherie de poissons. Voir Pahhe-
rèye.
Pohhèssion [ppxçsi/ô . . M, I, P, N,
S], s. f. — Procession. È le Fêle-
Dieu, léle ~ , télé f'nau, à la Fête-
Dieu, telle p., telle fenaison.
Pohheulerèyc [pçxqelrêy-pçxcpyrêy
. . M, I, P, S, pox(xlrêy-pçx<^''''êy-
posonrçy N\, s. f. — Cochonnerie,
se dit de tout ce qui est commun
ou qui a très peu de valeur (fami-
lièrement).
Pohheurerèye, Pohheuyerèye, voir
Pohheulerèye.
Pohhi [pçxi V], adv. — Par ici.
Voir Pèhheu.
Pohhi [pçxi P], V. intr. — Pisser.
Voir Pcuhhieu.
Pohhiè [poxyç . ■ I, P, V], v. tr.
— Pêcher. Voir Pahhieu.
Pohhion [pçxyô . . M, I, P, N,puxy5
S], s. m. — Porcelet; cochon de
lait. Ç'at corne le fiauve don roje
~ , c'est comme le conte du c. rouge
(plaisanterie qui consiste à annoncer
le conte et à répondre par des coqs-
à-l'àne à ceux qui vous posent des
questions).
Pohhon [ p(p)xô . . M. I, P, N, p(o)xô-
p(u)xô . . S, V], s. m. — Poisson.
'L al maleureûs corne i ~ sus l'
Irin, il est malheureux comme un
p. sur la paille. 'L è èlrèpé i groûs
— , mâs 'l ateûl pûri, il a attrapé un
gros poisson, mais il était pourri
(il a cru épouser une femme riche,
mais il s'est trompé). Lés grands
~ minjent lés piats, les gros
poissons mangent les petits.
Pohhon [ poxô. . I, P], s. f.— Portion
affouagère. Voir Pahhon.
Pohon [pçtô N], s. m. — Poison.
Voir Pwèhon.
Pohhou [ppx'i . ■ I, P, V\, s. m.
— Pêcheur. Voir Pahhou.
Pokant [pokàS], adv.— Pourtant.
Voir Portant.
Poke [jopA- M], s. f. — Grosse
main.
Poke [pok M, I, P, N, poket P, F],
s. f. — 1" Pustule de petite vérole.
2" Au pi., petite vérole.
Pôke [pôk S], s. f. — Porte de
grange. Voir Poûte.
Pokète, voir Poke.
Polâd [polâ Y], s. m. — Palet
dont on se sert au jeu de la galiche.
Polak [pçlâk . . M, I, P, N], s.
m. — Homme malpropre, grossier.
On dit ordinairement : wèle ~,
sale p.
Polâs [polâ V], s. m. — Palais
de la bouche. Voir Palâs.
Polat [pola M, N, polo 1, P, pula
S], s. m.— Tige herbacée.
Polat [pçla M, N, polo I, P, pulç
F, polo-pnlàV], s. m. — Brin, fétu.
~ d'sawcjnon, tuyau de sureau, dont
on a enlevé la moelle, qui sert à
maintenir l'aiguille sur laquelle la
tricoteuse prend la maille. Ç'ié n'
vos route meu settl'mant i ~ de m'n
POL
524
POL
èslime, cehi iic vous ôte pas sciilo-
iiuMit un l). (le mon cstinie C. //, 111,98.
(juaiui on trouve deux 1). de paille
en eroix sur son passaf^e, il faut les
séparer alin d'éviter un malheur.
Polc Ipnl, P, y, pôl V\, s. m. —
Chambre d'habitation. Voir Pale.
Polè !/»()/(' V|, adv.— Par là. Voir
Pèle.
Polè|/)0/ç V],adj.— Pelé. Voir Paie.
Polà \pole . . I, P, /•'. V|, V. Ir.-
Peler. Voir Palcr.
Pôléje Ijiôlcs V|, s. m. — Veillée
d'hiver. Voir Paléje.
Polèliè {pnlçliir Bue.|, s. m. —
Poulailler. Voir Poycrôyc.
Polenéjc | poinvs I, P \, s. m. —
l'èlerinaj^e. Voir PalGnéjc.
Polére, voir Polîre.
Polerèye \pplrrii M \. s. f . — Pou-
lailler. Voir Poyerèye.
Polerîn [polrî . . I, /'|, s. m. —
Pèlerin. Voir Palerîn.
Polerinéje \ polrinPs . . I, P\, s. m.
— Pèlerinage. Voir PalerinÉje.
Polèssc [polies I\, s. f. — l'xor-
chure. Voir Palèsse.
Polèt |/)()/ç M\, s. m. — Poulet.
Poletàye , Poletèsse | pollûi] I,
polli'nj-jxilh^s P\, s. f. — Terre (jui
se détaehe de la semelle du soulier.
Voir Paletàye.
Poletéyc [pollen V|, s. f. — Pel-
letée. Voir Palâyc.
Polefihhe | pol(7y_ /'], s. f.— Pelure.
Voir Paloîjhhe.
Poleûr [/)(p)/(Tt M, I, P, N\, v.
tr. — Pouvoir. An fonncnt coinc
an pienncnl, an n' fonncnt meu corne
an viennent, on l'ait eoninie on peut,
on ne l'ait pas connue on veut. Voir
PovGÛr.
Polèyc {polêij M, I, P, A'I, s. 1'.--
Poulie.
Polhhon \polyS' ^ !■ ^- ni.— ICelie-
lon. Voir Pahhon.
PoHche [pçUs M, I, P, N], s. f. —
Pouliche.
Polie \ poli/c.-ijœ V|, s. ni. — Ser-
polet (on en fait une tisane contre
le rhume). Brtien (<Ionncr) /' -,
l'aire hâter (pielqu'uii. Si, de deux
faucheurs, celui qui se trouve en
seconde ligne est plus habile que
l'autre, il donne le P.
Polin I polè M, I, X, S, V, {poli- P,
pnlv /•')], s. m. — 1" Poulain. Pia/er
corne i ~ primé, piall'er conune un
p. i)rimé (être impatient). 'L un
vont -, i.s- r'vijinront ch'vaus, ils
s'en vont ]î., ils reviendront che-
vaux (ils sont bêles a|)rès comme
avant). — J' vôrons lés hés ~ rcv'ni </'
/(■' fivere, nous verrons les beaux
p. revenir de la foire (la fin cou-
ronne l'œuvre) S. 2" Sorte d'échelle
pour décharger les tonneaux. 3"
Levier ([ui sert à lever la roue
d'une voiture pour la graisser Y.
4" Sorte d'oiseau qui jette un cri
ressemblant au hennissement d'un
poulain.
Polîn [poli iV|, s. m. — Bavure
qui se forme entre deux miches de
pain mal cuites.
Pôlion I/'ô/i/ô M, /, /', A'I, s. m.
— Dînicur.
Polîre I polir M, I. P, A', polêr-
pnijër-pmilr S, payer V \, s. f. ~
Ouverture pratiquée dans le bas
des portes pour ]icrmcttre aux
poules de rentrer (piand la porte
est fermée. Celte ouverture porte
aussi le nom de ChJïtîre.
Polite [polit gén.|, s. m. — llip-
polyte.
Polofe [polof Y], s. f. — Pelure.
Voir PaloQhhe.
Polon (/'()/'> V|, s. m. — Pelle en
bois qui sert à enta.sser le fumier
sur la voiture. Voir Palon.
Polot [polo I] s. m.— Sarbacane,
faite d'une baguette de sureau dont
on a enlevé la moelle, avec la(|uellc
les enfants souillent des graines
dures.
BOL
— 525 —
POP
Polot, voir Polat.
Polotc [pçlot V], s. f. — Épaule
de porc. Voir Palate.
Polou \polu I], s. m. — Pelle
qui sert à entasser le fumier sur la
voiture. Voir Palou.
PoloiihhG [polûx I, P\, s. f. —
Pelure. Voir Palouhhe.
Polpéliére [polpelijër V], s. f. —
Rougeole. Voir Popeliûrc.
Poltrèt [poltre V], s. m. — Por-
trait. Voir Portrât.
PolQche [poliis F], s. f. — Pelure.
Voir Palouhhe.
Pomâye [pomàij . . gén.], s. f. —
Salade pommée.
Pômon [pômô F], s. m. — Pou-
mon. Voir Mou.
Pompadoiir [pôpàdûr . . M, I], n.
pr. — Pompadour. Ç'al pis qu'
mèdème ~, c'est pire que madame
P. (c'est une personne très préten-
tieuse).
Ponçate {posât M, N, pôsot I, P],
s. m. — Passerelle.
Poncé Ipôsê' M, I, P], s. m. —
Ponceau. A Metz, on appelait ainsi
le pont sur la Seille qu'il fallait tra-
verser pour aller de la rue du Poncet
à la place St-Sulpice; il existe encore
à l'état de ruche fermée, entre la
rue Mazelle et la nouvelle rue de
la Seille.
Ponchat [posa M], s. m.— Poing.
Voir Pogn.
Pondrasse [pôdras M, N, pôdrgs
I, P], s. f. — Pondeuse, poule qui
pond beaucoup.
Ponéle [pçnèl S], s. f. — Prunelle.
Voir PeunèlG.
Ponérc, voir Poneûre.
Ponêt [ponë F], s. m. — Nuit.
Voir Pènut.
Poneii [ponôt M, I, P. N], n. pr.
— Pournoy, vill. de l'arr. de Metz.
Deux villages portent ce nom, P. la
Grasse et P. la Chétive.
Poncû [pçnœS], s. m.— Pondeur,
garçon qui aime à faire des ouvrages
qui conviennent plutôt aux femmes.
Poneûre [ponœr-ponêr S, poriêrV],
s. f.— Oviducle, conduit par lequel
l'œuf sort de l'ovaire. Se dit des
poules.
Poneûre, Ponéye, voir Ponûrc.
Ponjous [pôju . . gén.], adv. —
Spongieux.
Ponou Iponu . . M, I, P, N], s.
m. — Pondeur.
Ponou [ponii . . I, P], s. m. —
Personne qui est en retard. Voir
Panou.
Ponre {par gén.],v. tr. — Pondre.
Pontcû Ipôlœ iM, I], n. pr. —
Pontoy, vill. de l'arr. de Metz.
Pontieufreû [pôlijfffrôë M, pweiiji-
frœ I, P], n. pr. — Pontiffroy, nom
d'une rue à Metz.
Ponûre [poiiîir M, I, P, ponœr-
ponCir N, poiiër-poiiœr S, poney V],
s. f. — Ponte.
Popâ [popâ V\, s. m. — Papa.
Voir Pepa.
Popate \popat M, N, popgt I, P],
s. f. — Bouillie, soupe.
Popâye Ipppfvj . . M, I, P\, s. f.—
Poupée. Voir Pope.
Pope [pop gén.], s. f. — Poupée.
V n'ateûz m' tortos dés ~, vous
n'êtes pas tous des p. (il faut être
moins sensible).
Pôpèliè, voir Popli.
Popeliûre [popelyûr - porpelûr -
prgprijœl M, I, pvopijœl-propehjœr P,
porpelûr - propehjiir - propelijœr N,
pjrpelûr S, polpelyêr-porpehjër V[,
s. f. — Rougeole; variole. Voir
Rojate.
Pôpiote [pôpygt V[, s. f. — Pau-
pière. Voir Paupière.
Popiotè [popyole V[, v. intr. —
Manger comme les chèvres. Voir
Pépier.
PopU [pçpU M, I, P, N, pœpelye-
pôpelyç F, pœpli-pçrp S, pepliye-
POQ
- 526 -
pipUye V], s. m. — Peuplier. 'L
al lonf corne i ~ d'Holande, il est
long comme un ]>. de Hollande (il
est très grand).
Poquè |/)oA-c M, I, P, X, S, piik-itm
F, porkii>c-/>iirkii>ç V\, conj. — Pour-
quoi. Ponjwè mi, p. |)as? V.
Por { por V], prép. — Par. Voir Pè.
Porant \porà V], s. m. — Parent.
Voir Pèrant.
Porantéje [poràlêx V], s. ni. —
Lien de parenté. Voir Pèrantéje.
Pôrat [pô"ra X, para S \, s. m. —
Pauvret. Voir Poûrat.
Poratc [ponil M, X, S, pprot I, P,
poret-punl-piintl F, purat S, piirol V |,
s. f. — Poireau. Valih corne ciiiie
quâive de ~, vert comme une queue
de p.
Porâye [poràij . . M, I, P, X], s.
f. — Poireau; légume en général.
Porchat [porsa M], s. m. — Petit
porc.
Porchûre, voir Porhhûre.
Pordon [pordô V], s. m. — Par-
don. Voir Pèrdon.
Pordonè [pnnionç V], v. tr. —
Pardonner. \'oir Pèrdoner.
Pore l/wur iV|, s. f. — Poudre.
Voir Poûre.
Pore {pO"r X, par S, V], adj. —
Pauvre. Voir Poûre.
Pore Iporî" . . gén.|, s. m.— 1" Poi-
reau (légume). 2" Verrue; excrois-
sance.
Porète, voir Porate.
Pôretè {parle S], s. f. — Pauvreté.
Voir Poûreté.
Poreminté [pormèle V], s. m. —
Tailleur. Voir Pèremanti.
Porhhûre [porxRr . . M, I. P, A'|, v.
tr. - Poursuivre.
PorichinÈle \porisinel l'|, s. m. —
Policliinellc. Voir Pourichinèle.
Por jeter {pprjçlê' . . M, I, P, F,
iV], V. tr. — Crépir. / porjenle to
miilih de m' jèdin, il créjiit le mur
de mon jardin.
POR
Porjeton [porjetô-porstô M, N], s.
m. — Crépi.
Porjèyc {pprjçy M, X], s. f. —
Ciboule, ciboulette.
Porjon Ipprjô M, I, P, X], s. m.
— 1» Cibouielte, 2» Poireau (dans
le double sens de légume et de
verrue).
Porkèmâle \porkemàl . . gcn.], s.
m. — 1" Verrat. 2» Grossier per-
sonnage (injure).
Porlacheu (so) [porla^œ M, X,
piirlçsi F\, V. jiron.— Se pourlécher;
s'embrasser.
Pornèlc [pprnçl M, f, P, F, X], s.
f. — Prunelle. Voir Peunèle.
Pôrous \ pô"ru X ], adj. — Pou-
dreux, poussiéreux.
Porous I /)ô"ru iV), adj.— Peureux.
Voir Poûrous.
Porpc, voir Popli.
Porpé \pprpêS\,s.m. —Pourpier.
Voir Propieu.
Porpéliérc, Porpclûre, voir Po-
peliûre.
Porpeu, Porpier [porpce . . S, por-
pijc V), s. m. — Pourpier. Voir
Propicu.
Porqwè, voir Poquè.
Porsinguieu [porsèngir M], s. m.
— Sanglier. Voir Sanguieu.
Portant \ porta M, I. P, X, pokâ-
portà .S"|, adv. — Pourtant.
Portéje \ portés V], s. m. — Par-
tage. Voir PèrtéJG.
Portèjicr [porlç/ijc-yœ V], v. tr.
— Partager. Voir Pèrtèjeu.
Portèréje [portercs . . I, P], s. m.
— Propriété communale.
Portcûre |/)or/œr S], s. f. — Ma-
trice de la truie. Voir Pohhelîre.
Porti [pprti M, portyi S], s. m. —
Portier.
Porteuse Ipprlns M], s. f. - Por-
teuse. Voir Auguirc.
Portrât Ipprtni . . .V, /. P, X, S,
poltre V), s. m. — Portrait,
POR
- 527 -
POT
Portrâtûre ]portràtur . . M, I, P],
s. f. — 1" Portrait. 2° Personne
laide.
Porvieu [porinjce . . M, I, P, N,
porwâr V], v. tr. — Pourvoir.
Porwâr, voir Porvieu.
Pos {po I, P], adj. — Épais. VoirPas.
Pôsieu [pô":ijce N], v. tr. — Poser.
Voir Poûsieu.
Posse [pos I, P], .s. f. — Plaisan-
terie de mauvais goût. Voir Passe.
Posse [pos M, I, P\, s. f.— 1" Poste
(bureau). 2" Diligence.
Posson [posa I, P, F\, s. m. —
Pot de terre avec anse. Voir Passon.
Possou [posu . . I, P\, s. f. —
Épaisseur. Voir Passou.
Pot Ipo I, P, F, V], s. m. — Pet.
Voir Pat.
Pot [po I, P, F, S, V], s. m. —
Pot. Voir Pat.
Potâd [pçtâ . . M, I, P (polo No-
véant)|, s. m. — Personne qui a
une grosse lèvre.
Potârd [polâr I, P, V[, s. m. —
Pétard. Voir Patârd.
Potat [pota M, N, S, polo I, P, V[,
s. m. — Petit pot ; vase à onguent.
~ d' mohhal, p. à moineau qui
s'accroche au mur extérieur de la
maison. — Celés que fètjonl lés ~ lés
poulionl â morchié, ceux qui l'ont
les p. les portent au marché (chacun
est responsable de ses actes et doit
en supporter les conséquences^ V.
Potate [polal M, polol I, P, polal-
polyal S, pulijot F], s. f. — Porte,
petit anneau dans lequel l'agrafe
entre et est retenue.
Potate [polal M[, s. f. — Trou ;
fossette que font les enfants pour
jouer aux billes. Voir Pote.
Potate [pô"lal N[, s. f. — Petite
porte. Voir Poûtate.
Potâye [polàij . . gén.], s. f. — Pot-
au-feu; potée; légumes que l'on
cuit avec le pot-au-feu. ~ rf' chin,
potée de chien (pot-au-feu dans le-
quel on ne met que des légumes).—
Lo boyon fèl V gohhon, le poleije fèt
le bâcéle, le bouillon fait le garçon,
la potée fait la jeune fille V. Voir
Boyon.
Potâye [pô"/a(/ jY], s. f. — Terre
qui s'amasse sous les souliers. Voir
Pauchon.
Potâye [pôulay N[, s. f. — Portée
de truie. Voir PoUtâye.
Pôtche Ipôts S], s. f. — Porte de
grange. Voir Poûte.
Potché [pplse V], s. m. — Trou.
Voir Pfetcheu.
Potchot [potso V[, adv.— Partout.
Voir Pèrtot.
Pot de camp [polkà S, pollcà F],
s. m.— Pot en fer blanc dans lequel
on porte la soupe aux champs.
Pote [pot M, N], s. f. — Fossette
que font les enfants pour jouer aux
billes. Voir Potate.
Pote [pol gén.], s. f. — Lèvre;
lèvre ])endante; moue; grimace.
En général, le mot désigne les lèvres
de la bouche, quand on ne distingue
pas exj)ressémcnt la lèvre supérieure
ou la lèvre inférieure. Fâre le ~,
faire la grimace. R'iachieu ses ~,
relécher ses 1. (passer sa langue
sur les lèvres). Bèyeii au Irèvés clés
~ , donner à travers les 1. (soulTleter).
Pôtc [pù< N, pôl S], s. f.— Porte
de grange. Voir Poûte.
Potè [pôle- . . S, pôle V\, s. m.—
Marchand de faïence ambulant. Voir
Teupenîn.
Potè [pote . . I, P, F, V[, V.
intr. — Peter. Voir Pater.
Potè [pptç . . S, p(o)lœ N], V. tr.
— Porter. Voir Poûter.
Poté [pote V], s. m. — Trou.
Voir Pètcheu.
Potéje [potês . . I, P, F, V], s. m.
— Potage. Voir Patéje.
Potèkèsse [potvl<qs I], s. m. —
Espèce de fromage cuit. Voir Patè-
kèsse.
POT
- 328 -
POU
Poteré IpofrB M, N], s. f.— Moue.
Polerèye Ipotrçi/ I, P], s. f. --
l'otcric. Voir Paterèyc.
PotcrossG Ipolros I, P], s. f. —
— I'-s|)t'ce de saule. Voir Patcrasse.
Polèsse |/>f)/es /, P\, s. f. — Péta-
rade. Voir Patèsse.
Pctéye [potcij V], s. f. — Légumes
cuits au lard.
Pot lu \pô fii /•"], s. II). — Pot-au-
feu.
PotiatG, voir Potate.
Potiate {ppli/dl S\, s. f. — Petite
|)orte. Voir PoQtiate.
Potié Ipoli/e V], s. ni. — Trou.
Voir Pètcheu.
Potiè \poli/e S], V. tr. — Porter.
Voir Poïiter.
Potieu Ipoli/ie M, 'V, pplije I, P \,
s. m.— Fond de culotte. Lo ~ pand
è tire, le f. pend à terre (se dit
quand le fond de culotte est trop
bas et trop large). An cirririnl <iti' 7
eu cliicii ilaits ses kciilates hiiU s' ~
pand è tére, on croirait qu'il a ch. . .
dans ses culottes tant le f. pend à
terre. L' ~ don nez, fosses na.sales.
Potiot, Potot, voir Pèrtot.
Pototà \polp V\, loc. adv. — Sur
le dos. Poùler â », porter un en-
fant sur le dos, les jambes pendantes.
Potot, voir Polàd, Potat.
Potote, voir Potate.
Potou li'pln S\, s. m. — Porteur.
Voir Poûtou.
Potrat Ipplra M, \, pplro I, P\,
s. m. — Partie de la voiture. Voir
Ché.
Potrèt [poire j^én.], s. m. — 1"
Portrait; visage laid; figure grima-
çante. 2" Mine; mauvaise mine.
Potrcuyè Ipolnrijc 1, P\, v.
inlr. — Tirer des boîtes. Voir Pa-
Ircuyeu.
Potrosse |/)r)/r().s' /, /'|, s. f. —
Kspèec de saule dont le bois se
casse très facilement. Voir Palrasse.
Potrot, voir Potrat.
Potrouyer \polruye V], v. intr. —
Patauger. Voir Pètrauycu.
Potu Ipplû [, P], s. ni. — Sarba-
cane de sureau. Voir Palu.
Pôtijrc \pôtfir S], s. f. — Mélange
de pommes de terre, de son, etc.
Voir Poûtûre.
Pou Ipii F, V], prép. — Pour.
Voir Po.
Poû I pi; .1/, /, pû-pow P, N, pô F,
S, V], adj. — Peu. / loi ~, un
tout petit p. - d'Iwnle, p. de honte
(un élionté). — Dé pô-z-è nt'ni, de
]). à menu (peu à peu). Ce vijinl dé
~ è m'ni, cela vient ]). à p. V.
Poû |/)il M, /], n. pr. — Paul.
Voir Pofll.
Pouçat [pusa M], s. m. — Pincée.
Pouché l piisê F], s. ni. — Porc.
Voir Pohhé.
Pouchion [pnsiô S\, s. ni. — Por-
celet. Voir Pohhion."
Pouchon |/)((A-ô .S"|, s. m. — Pois-
son. Voir Pohhon.
Poiïde Ipill S, V], s. f. — Poudre.
Voir Poiîre.
Pouf [piif M, I, P, N], s. m. —
Homme gros, lourd. On dit ordi-
nairement : I (/roûs ~, un gros p.
Poufiasse [pttfijds . . gén.], s. m.
et f. - Paresseux, mal élevé, salaud;
personne de rien (injure).
Poufièsse l/'ii/i/ts .V. /. P, ^], s.
f. — Kelat de rire.
Pougn Ipiirl F, S], s. m. — Poing.
Voir Pogn.
Pougnant |/)(i;îâ V], adj. — Qui
est pointu, ([ui pi(iue.
Pougnat {puiia S], s. ni.— Poignet.
Voir Pognat.
Pougnïc [piimij F\, s. f.— Poignée.
Voir Pognèye.
Pouhhclè [pnxlç V|, v. intr. —
Gàclier la besogne. Voir Pohhclcr.
Pouhhelére Ipiiyjêr I, P], s. f. —
.Matrice de la truie,
POU
Poûhhelerèye [pu^elrçy M], s. f.
— Cochonnerie.
Pouhhion [puxyô S], s. m.— Por-
celet. Voir Pohhion.
Pouhhon Ipiixô S, V], s. m. —
Poisson. Voir Pohhon.
PouhiGr [purye V], v. tr. —
Puiser. Voir Pûhieu.
Poukate [piikat S], s. f. — Petite
porte. Voir Poûtate.
Poukè Ipuke ■ ■ S], v. tr. — Por-
ter. Voir Poûtcr.
Poûl \pûl M, I, P, pôu-pill X], n.
pr. — Paul.
É le Sint ~ , le kiére jonâye
Èhhûre tojos ène bone èmiye.
A la Sl-P., la claire journée assure
toujours une bonne année. E le
Sint ~ , l'iivér s'an va ou se r'cale,
à la St-P., l'hiver s'en va ou se
recolle. É le Sint ~, kié, pus d' vin
qu' d'âive, à la St. -P., clair, plus de
vin que d'eau. E le Sint-P., vant,
sine de guère, à la Sl-P., vent, signe
de guerre.
Poulâd Ipulâ V], s. m. — Brin.
Voir Polat.
Poulat \pula S], s. m. — Tige
herbacée. Voir Polat.
Poule Ipulê F\, s. m. — Poulain.
Voir Polin.
Poûli [piVi M, I], adj. — Poli. Et
lo ~ Mârice at foûrcè de pèssè, et
le p. Marice est forcé de passer, C.
H., I, 120.
Poulitèsse [pulilçs M, I], s. f. —
Politesse.
Poulmonique [palmonik M, I], adj.
— Poitrinaire.
Poulot [pulo F, V], s. m. — Fétu.
Voir Polat.
Pounéle [punêl V], s. f. — Pru-
nelle. Voir Peunèlc.
Pouniau [punyô M, F, P], s. ni. —
Pauvre diable.
Pounle [punT V], s. f. — Poignée.
Voir Pognèye.
Poupâd, Poupârd [pupàir) M, N],
529
POU
s. m. — Pupille, prunelle de l'œil.
Poupat [pupa M, N], s. m. — Bout
du sein.
Poupâyc [pupày . . M, /], s. f. —
Poupée; jeune fille (familier).
Poupou [pupu M, I], s. m. — 1"
Soupe. 2" Pomme (termes enfantins).
Pouqwa [pnkwa F\, conj. — Pour-
quoi. Voir Poquè.
Poiirat [pûra M, pCiro I, P, pôTa-
pnra N, pora S, pôrç V], s. m. —
Pauvret.
PouratG [purat S], s. f. — Poireau.
Voir Porate.
PoQrche, voir Poûrhhe.
Pourchèsse [purses S, V], s. f. —
Poursuite.
Poiîre \pûr M, I, powr-pûr P, pûf-
pûr F, pôT-pûr N, par S, V], adj.
— Pauvre. Tôt /' monde meurt,
mimme lo ~ , tout le monde meurt,
même le p. Qu' al ~ et peut at tôt
pedu, qui est p. et laid est tout-à-
fait perdu. ~ sint, poûre chèpèle, p.
saint, pauvre chapelle (se dit d'une
maison qui a peu de ressources).
— 'L ol si pore qu' i n' zwoy pis sine
midi, il est si p. qu'il n'entend plus
sonner midi (il n'a rien à manger
pour son dîner) V.
Poûre [pur M, pôT-pûr iV], s. f.
— Poudre.
Poûre [pur Vergaville], s. f. —
Poutre. Voir Pinne.
Pouréhînc [pureyîn V], s. f. —
Raisiné.
Poûreté [pûrlê' . . M, I, P, pûvreta'
F, porte S], s. f. — Pauvreté.
Pourète [purçt F], s. f. — Poireau.
Voir Porate.
Poûrhhe [pûrx ■ ■ M, I, P, N, purs
F], s. f. — Arrière-faix, en parlant
des animaux.
Pourichinèle [purisiiiql M, I, P,
porisinql-purisinçl N], s. m. — Poli-
chinelle ; enfant qui fait des gri-
maces, des singeries.
34
- 530
POU
s. f. -
Pouritcurc \puritoer P, N
Pourri (lire.
Pourlèchi (so) [parlesi F], v. pron.
— Se pourlcclicr. Voir Porlacheu.
Poûromc \prirom M, l, P, inwnun
F, pâtTom-pûmiit X, pôrom S\, s. m.
— 1" Pauvre lioiiimc. 2" Fersonnaf^e
que les enfanls croient (iislingucr
dans la lune. 3" Pelit crapaud. Le
cri du crapaud csl « puûre orne!
poCirc orne ! », cri qu'il pousse à l'a-
dresse du pauvre paysan.
Poûrot, voir Poûrat.
Pourote [piirol F, V\, s. f. — Poi-
reau. Voir Poratc.
Pourous Ipùrii . . il, I, P, p(i"ni-
pùrit \\, adj. — Poudreux.
Pourqwè Ipiirkwe V], conj. —
Pourquoi. Voir PoquÈ.
Pourta' Ipiirliv F\, v. tr. — Porter.
Voir Poûter.
PoQrtâye \pUrtâij F\, s. f. — Por-
tée (de truie).
Pourte \pârl F\, s. f. — Porte.
Voir Poute.
Pourtow Iptirlnw F\, s. ni. - Por-
teur. Voir Poûtou.
Poûrtràt l/jf/r/ni .1/], s. m. —Por-
trait.
Et V èrcCiz devant nos lo ~ vèritûbe
Dés regrets de Fanchin et don mau
que l'ècâbe. F.t vous aurez devant
vous le p. véi-ilable des rc,;;re'is de
Fanchon et du mal qui l'accable.
C. H., 111, 53. Voir Câdc.
Poûse \pûs M, I, P, pôus-pBs N],
s. f. — Pose, application.
Poûse \pns M\, s. f. — F.pouse,
nom donné à la jeune tille (iésij>néc
pour remiilir le rôle de Trimâsat.
Ce nom n'était en usage que dans
queUpies villaf^es du pays messin.
Voir Trimàsdt, PicÉle.
Poûsieu Ipûziicc . . M, /, P,
pô"zij(e-priz!jce N, pâze . . S, V\, v.
tr. — Poser; déposer.
Poussât [pnsii M, N, S, piiso l, P.
F, y\, s. m. — Poussière. Fârc don
POU
- , faire de l'embarras. Voir Fwôriat,
PoussiatG, PoussTrc, Rojc.
Poussate \pusat M, X, pnsot I, P,
pui/at S\, s. f. — .leune salade qui
présente deux ou trois feuilles, pro-
venant d'un semis sur couche.
Poussate \piisnt M, X, piisol I, P\,
s. f. — Bouillie faite de farine de
gruau, délayée dans du lait; on y
ajoute un (tuf et on l'assaisonne
d'un peu de sel. File csl réservée
aux enfants ou aux malades. Ilho-
fieii (souITler) dés ~. se dit de la
respiration tranquille et cadencée
d'un dormeur, surlout des vieillards
icouipnrée au bruit que fait la
bouillie en mijotant).
Poussàyc \pusâii . . gen.), s. f. —
Poussée de travail; cOTort; élan. 'L
ont trèuèijen etinr hone ~ , ils ont
travaillé une bonne poussée (ils ont
abattu beaucoup de besogne). Wè-
ijans, ca eune bone ~ et j" èrans fat,
voyons, encore un petit effort et
nous aurons fini. Voir Pousse. 2»
Volée de coups.
Pousse \pns M, I, P. X\, s. f. —
Flan. Punre einw ~, prendre un
élan. Voir Poussàyc.
Pousseur \piis(vr F\, s. ni.
sonne qui pousse, (|ui excite
excite
Pcr-
- de
à la
tr. — l-"pous-
X, pitsiiol I,
Iwirii/c, personne qui
dispulc.
Poussctè |/)ii.s-/ç V
seter.
PoussiatG \pusi/at M,
P\, s. f. — Poussière.
Poûssïbc Ipûslp M, I, pô''slp-prtstp
X\, adj. — Possible.
Poussieu \piisij<e . . gén. ( puse V)\,
V. tr. — 1" Pousser. Xe lâr meu
tinde lo fii, pousse lés lenlions, ne
laisse pas éteindre le feu, pousse
les tisons. Voir Boussicu. 2' v. intr.
Lever, croître.
Poussiote, voir Poussiate.
POU
531 -
POU
Poussîre [pusïr . . M, I, P, N], s. f.
— Poussière. Le ~ de mars vaut
de Vôr, la p. de mars vaut de l'or.
Poussot, voir Poussât.
Poussote, voir Poussate.
Poûtate Ipûtat M, pûtol I, P, pô^tal-
pûlat N, potyal-piikat-piitsat S,piityot
V], s. f. — Petite porte; porte con-
duisant de la grange à l'étable.
PoQtâye [piilày . . M, I, P, pô<'làij-
pûlây N], s. f. — Terre ou neige
qui s'amasse sous les souliers et
qui rend la marche difficile. Voir
Pauchon.
Poûtâye [pûtây ■ ■ M, I, P, purtây
F, pô''lciy-pûtây N], s. f. — Portée
de truie.
Poutchate, voir Poiïtate.
Poutchè, voir Poûter.
Poutchou, voir Poîitou.
Poûte [pât M, I, P, pôrl-pnrt F,
pô^t-pCit N, pôk-pôt-pôut-pôls S, pwot
V\, s. f. — 1° Grande porte, porte
de grange. È ~ ovranle, à p. ouv-
rante (le matin, à l'ouverture des
portes de la ville). Le ~ aus Aimands,
le ~ è M'zèle, la p. des Allemands,
la p. Mazelle (deux portes à Metz).
2" Support du fond de la voiture.
Potite-menoûyG [pCitmenûy M \, s.
m. — Porte-monnaie.
Poîiter [p(û)tê' . . M, /, P, parla' F,
p{u)tœ-p(o)tœ N, pçte-pçtyç-puke-
putse-piityeS,piite-pulse-patyeY],\. Ir.
— Porter. ~ le pèrale, p. la parole
(prendre la p.). An dlrinl qa'i poule
lo sint sacremanl, on dirait qu'il
])orte le Saint Sacrement. Se dit
d'un lambin.
PoûtGure |p(û)ter /, P], s. f.* —
Organes génitaux de la truie.
Poîiteure, voir Poîitïire.
Poutiâd [putyâ V], s. m. — Ou-
verture pratiquée dans un mur et
servant de passage. Une latte arra-
chée d'une palissade donne aussi
un P.
Poutiè, voir Poûter.
Poutiote, voir Poiïtate.
Poutiou, voir Poîitou.
Poùtote, voir PoiitatG.
Poûtou lp(û)tu . . M, /, P, N,
purloiv F, polu-putsu S, pulu-putyu
Y], s. m. — 1° Porteur. - d'oûhé,
p. d'oiseau (de maçon). - d' sope,
p. de soupe (valet dans le jeu de
cartes). - d' secs, p. de sacs (porte-
faix). — Poiilou d'âme è dous goteres,
p. d'eau à deux gouttières (personne
qui n'a pas de caractère^ V. 2" Cro-
quemort.
Poîitûre [pCdur . . M, I, P, N,
pôtâr S], s. f.— Mélange de pommes
de terre, de sons, de grains et
d'eau grasse, qu'on donne aux
animaux pour les engraisser.
Poûve [pnf F], adj. — Pauvre.
Voir PoOre.
Pouveîîr, Pouvôr, voir Poveiir.
Poîivretai [pûvreta' F\, s. f. —
Pauvreté. Voir Poûrcté.
Pouvroume [piivrum F\, s. m. —
Pauvre homme. Voir Poûrome.
Pouwor [puwor Y], v. tr. — Pou-
voir. Voir Poveûr.
Pouyâd [paya F], s. m. — Sorte
de poire à chair dure qui n'est
mangeable que cuite.
Pouyasse [payas M, iV], s. f. —
Populace, plèbe. Ç'al loriot d' le -,
c'est tout (ce n'est rien que) de la p.
Pouyasse [payas M, N\ , s. f. —
Punition infligée au perdant d'un
jeu; elle consiste à frotter la tête
du perdant.
Pouyate, voir Poyate.
Pouyate [payât S], s. f. — Salade
à deux feuilles. Voir Poussate.
Pouye {pay F, S, Y], s. f. — Poule.
Voir Poye.
Pouyére [payer . . S, F] , s. f. —
Ouverture pratiquée dans le bas
des portes. Voir Polîre.
PouyerTe [payrï F], s. f. — Pou-
lailler. Voir Poyerèye.
Pouyète, voir Poyate.
POW
- 532 -
POY
Pouyeûre, voir Pouyére.
Pouyi Ipiiyi . . S, V], v. tr. —
Chercher les poux. Voir Puyeu.
Pouyire [puijJr S], s. f. — Ouver-
ture pratiquée dans le bas de la
porte. Voir Polîre.
Pouyon Ipiiyô F\, s. m.— Poulet.
Voir Poyon.
Pouyot Ipui/o I, P\, s. m. — Pou-
liot (plante). Anciennement, à Metz,
en l'église S'e-Marie, on plaçait,
le soir de Noël, une plante de p.
sur l'autel, et pendant cette nuit,
la plante fleurissait. Ce qu'on appe-
lait le miracle du P.
Pouyote, voir Poyate.
Pouyous \piujii S, V|, adj. —
Pouilleux. Voir Puyous.
Po vante [povàl M, I, P, N\, s. f.
— Hpouvante. Voir Èpovantc.
Poveïir | povîrr M, I, P, A', piwœr
F, piivôr S, piiwor V|, v. Ir. —
Pouvoir. Voir Poleiïr.
Povrous [povni Vl.adj.— Peureux.
Voir Pawrous.
Pow Ipoti) iV], adv. — Peu. Voir
Pou.
Pow [potv M, /, P, F], s. f. - Peur.
Voir Pàw.
Powelcr [powlëi . . M, A'], v. tr.—
Pelleter. Voir Pawelcr.
Power Ipowê' . . M, I, P, A'|, v.
intr. — Avoir peur. Voir Pawcr.
Powetèye \pçwtêy M], s. f. —
Pelletée de terre. Voir Pawctèye.
Powîn Ippiin . . M, I, P, A'|, s.
m. — Paysan. Voir Pawin.
Powintâ [pçwèlà V|, s. ni. —
Epouvantail. Voir Ampawtau.
Powion [pçwijà M, I, P, X], s. ni.
— Pa])illon. Voir Pawion.
Powr [poivr P\, adj. — Pauvre.
Voir Poiirc.
Powr [pçwr M, I, P\. s. m. - (Iros
paysan. Voir Pawr.
Powrous Ipowrii . . M, /, /', F, A'|,
adj. — Peureux. Voir Pawrous.
Poyâdl Poyâdl \poyà . . M, I, P,
N], interj. — Cris que les enfants
poussent à l'issue d'un baptême
pour exciter le parrain à leur jeter
des dragées. Voir Gripoyâdc.
Poyat Ipoya M, poyo I, P\, s. m.
— 1» Petite pente. 2" Coude de la
chemise.
Poyate [poyal M, X, poyçl I, P,
puyel F, piiyal S, puyot V|, s. f. —
P Poulette.
Qnand-i n'y è qu'eune pçyale,
Ç'iit po lèye Mes lés moyntes.
Quand il n'y a qu'une p., c'est
pour elle toutes les mouillettes
(quand il n'y a qu'un enfant, c'est
lui qui reçoit toutes les bonnes
choses). 2" Terme d'alïection dont
on se sert vis-à-vis des enfants, des
jeunes filles. 3» Petite hauteur.
4" Angle sorlant derrière les roues
de devant d'une voiture, t")" Traverse
de bois verticale qui ferme la fenêtre.
Poyate | poyal M,\, poygt l,P, pnyçl-
pnyol F,pnyul S, piiyol V], s. f. — 1»
Cavité ([ui se trouve sous la nuque;
nuque; haut delà tète. J' l'on fie h' râ
sus le -, je t'en ficherai sur la tète.
Par extension: Le ~ d'i lihalal, le
milieu d'une noix. Voir Poyeri.
Poye \poy M, l. P, X, puy F,
S, V], s. f. — Poule. Cor lé ~.
courir la p. (rechercher les femmes).
Tas 'n' moule ~ . l' n'es m' d' le
vèyc po dons dobes, tu es une p. morte,
tu n'as pas de vie pour doux doubles
(centimes). Voir Bacale. Pour (]ue
vos poules pondent, même en hiver:
D' l'aniéne,
E pwéne ;
Di blé,
È volonlé ;
De l'àhlte,
È fôhhe.
De l'avoine, à peine; du blé, à vo-
lonté; de l'orge, à force (beaucouj)).
(Marlhil). An II f'rinl èereûre (/»'
lés ~ ponncnl sus lés saules, on lui
ferait accroire que les p. pondent
POY
- 553 -
PftE
sur les saules. Voir Chanter, Lètîn.
^ Ç'at ivaç' que lo r'nâd loje que
lés pouyes sont lo pus sûres, c'est où
le renard loge que les p. sont le
plus sûres (c'est là où il y a du
danger que l'on est souvent le plus
en sécurité). T" as ûssi ambèrèssè
qu'eune pouye avo in pussln, tu es
aussi embarrassé qu'une p. avec un
poussin S.
Poyerèye [pçyrêy {polrçy) M, 1,
P, iV, puyrl F], s. f. — Poulailler.
Le bacale è prîns nas poyes an zoute
~, la belette a pris nos poules dans
leur poulailler.
Pcyeri [poyri N\, s. m. et f. —
Cavité qui se trouve sous la nuque.
Voir Poyate.
Poyot, voir Poyat.
Poyon [poyô M, I, P, N, puyô F\,
s. ni. — Poulet.
PoyotG, voir Poyate.
Poyote [poyçt I, P, F], s. f. —
Barre transversale qui tient le timon
en équilibre. Voir Poyate.
Poyu [pçyû M, l\, s. m. — Juchoir.
Prai \pra' F], s. m. — Pré. Voir
Pré.
Pracès [prasç M. N, prosi^ I, P\,
s. m. — Procès. Voir Pracès.
Prache [pras M, N, prçs I, P, F,
S, V], s. m. — Proche, parent. J'â
vu mes ~ aujdu, j'ai vu mes parents
aujourd'hui.
Prâche [prâs S, Y], s. m. — Ser-
mon. Voir Preîiche.
Prâchi [pràsi . . S, V], v. tr. —
Prêcher. Voir Preiicheu.
Prâchoû [prâsu S, V], s. m. —
Prédicateur. Voir Preûchou.
Pracurou \ prak(iï)ru M, prok(ii)ru
. . I, P], s. m. — Procureur; avocat;
avoué.
Prâgnè [prâiïe /], v. tr. — Parquer
dans les champs (à midi).
Praker [prakë^ M\, v. intr. — 1"
Parler ; bavarder ; médire. 2" Prêcher.
Pramwénâde [pramwènât S], s. f.
— Promenade. Voir Promwinnâde.
Pramwénè (s') \pramu>êne S], v.
pron. — Se promener. Voir Pro-
mwinner.
Pranzi \pràzi . . S, V], v. intr. —
Se dit des bêtes à cornes qui repo-
sent en ruminant, vers l'heure de
midi. Cette pause a lieu, autant que
possible, près d'un ruisseau ou d'une
forêt. Voir Pregneu.
Pranziés, Pranzieûs | pràzyôè S,
pràzye V], s. m. — 1" L'heure du
repos des bêtes, à midi. 2» Terrain
où elles reposent et ruminent. Voir
Pregnu, Pregniire.
Prârèye [pràrêy . . M, I, P, N,
prân(y) S, V\, s. f. — Prairie.
Prat [pra M, N, S, prç I, P, V,
pre F], adj. — 1" Prêt. On dit aussi ;
Prat' au masc.
. . . niàs lu n'an-n-al wà prat',
I cwèche dans so kieûr çou que con-
[tyint le late,
mais lui n'en est guère prêt (de se
fâcher), il cnche dans son cœur ce
que contient la lettre C. H., m, Hl.
2" Vêtu, habillé.
Pratèjeu \pratqjqe M, prçtçjç I,
P], V. tr. — Protéger.
Prater [pratë' . . M, S, prçtç . .
I, P, prêta' F, pratce-prœtœ N\, v.
tr. — Prêter. An n' pratent qu'ans
riches, on ne prête qu'aux riches.
Ç' n'at m' lés çus qu' trèvèyent lo
pus' que pratent aus-autes, ce n'est
pas ceux qui travaillent le plus qui
prêtent aux autres (plus l'argent est
difficile à gagner, moins on se décide
à s'en dessaisir).
Praycule [praycel M], s. m. —
Sorte d'herbe (prèle?).
Pré [prë' . . gén. (prê'-prqe N)], s.
m. — Pré. Voir Chemtn.
Prèbande [prçbàt S], s. f. —
Provende. Voir Proviande.
Prèbieune [prçbyœn M], interj.—
Pardieu.
PRE
- 534
PRE
Prècaler [prçkalC'i . . M. A', prç-
kolç . . I, P], V. tr. — 1" Avertir.
2" Supplier.
Prècèptou [prçsçpdi . . M, I, P\,
s. m. — 1" Précepteur ; 2" percepteur.
Prechatcr, Prèchotô \ prçsalt-i . .
M, N, pn;,so/f . . /, P\, v. intr. —
Faire un petit ou un mauvais sermon.
Prècolè, voir Prècaler.
Prècoup [prçku M, I, P. prckow-
prçku N], adv. — Ensuite, alors
(après coup).
Prèfâryin Iprçfûryc . . M, /], s.
m. — Pré St-Symphorien, au bas de
l'Ksplanade, à Metz.
Pregneu [preiuy .V, A', prçùe I, P\,
V. intr. — Parquer; paître dans les
champs. Se dit aussi des bêtes qui
ruminent en reposant. Voir Pranzi.
Prcgnu [preniï M, N, prçnii I, P],
s. m. — Hndroit où les vaches le-
posent en ruminant. Voir Pranzieûs.
Pregnûre | prenùr . . M, N, prçniir
I, P\, s. r. — Temps de repos laissé,
vers midi, aux bêtes. lÂicheûz lès
bcles an ~. lâchez les bêtes pour
qu'elles se reposent.
Prèhh, voir Près.
Prémé, voir Premtn.
Premîn [ piçmî . . M, I. P, N,
premi F, prçnur . . S, preme V\, adj.
— 1" Premier. Lo ~ ynèhlion, le
premîre bûcèle, le garçon et la de-
moiselle d'honneur. Lo ~ èritw,
lo ~ servi, le p. arrivé, le p. servi.
2" Prochain. iU<i(// -, mardi p.
Premîn que (an) | prçiuî M, 1 1, conj.
— Avant que. An ~ que d' c'nuin-
cieii, avant de commencer.
Prèmu que \prçmii ke A'], conj.—
Vu que, attendu que; parce que.
Prenant [prenà S], s. m. — Cail-
lette de veau; présure, qui fait
cailler le lait.
Prcpèrer | prçpçiCi . . M, A', pre-
perç . . I, P, S, V\, V. tr.— Préparer.
Prèpris [prçpri S, V], adj. — l"
Surpris. 2" A court d'artjenl. Voir
Meusicyin.
Prés [pre V], s. ni. — Prix. Voir
Pris.
Près \prç {,'én. (/J/-ç-/>rçx S) |, adv.
— Prés. Tôt prèh]), tout p.
Près !/)(■<• M, I. P, N], prêp. —
Après.
Prcsant | prezâ M, N, prçzà I, P],
s. m. — Présent, cadeau. Se dit des
cadeaux que les invités à une noce
apportent aux jeunes mariés et à
leurs familles; ils consistent sur-
tout en victuailles destinées à corser
le festin. Mds ç n'ai ica lorlol, je
n' sonjuns m' mis ~, mais ce n'est
pas encore tout, nous ne songeons
pas aux [).
Prèsèrpine \preseipin P\, s. f. —
Feninie renuianle. Voir Prosèrpine.
Prèsse-piére [près pycr M, I, P\,
s. m. -- Passe-pierre (salicorne).
Prèssi |/);r.si P, F\, v. tr.— Pres-
surer.
Prèssu {pnisii P, presirç S], s. m.
— Pressoir. Voir Chaucu.
Prèssurou {prçsiiru Bue.], s. ni.—
Vij^neron cjui pressure le vin.
Prèsswè, voir Prèssu.
Prête I /)/•("/ {,'én.|, s. m. — Prêtre,
curé. / n' fâl m' aler si vile è l'ofrande
lie peur d' ranvahiti /o - , il ne faut
pas aller si vite à l'offrande, de peur
de renverser le p. (il ne faut pas
aller trop vite en besogne) S.
Preteu, voir Prater.
Prètèxe {prçteks gén. (protçks V)],
s. m. — Prétexte.
Preti [preli M, \\ prçti I, P, pelri
S\, v. tr. — Pétrir, manier de la
pâte, de l'argile. Quand-an-z-onl ~,
i faut anfoner, quand on a pétri, il
faut enfourner (quand on a com-
mencé une chose, il faut la finir).
Prètiquc [pretik gén.|, s. f. —
Pratique, client.
Prctou d'èrjant \pretu d çrjà M\.
s. m. — Prêteur d'argent (banquier).
I
PRE
— 535 -
PRI
Preu [prœ N\, s. m. ~ Pré. Voir
Pré.
Preûche [prœS M, I, P, jV, prâs
S, V], s. f. — 1» Sermon. 2" Oflice
et sermon protestants.
Preûclieu [prcêsq: . . M, I, P, xV,
prâsi . . S, V\, V. tr. — Prêcher.
Sans rijin fâre, i sint l'èreïit preûchè,
sans rien faire (.sans aucun résultat)
un saint l'aurait prêché /.
Preûchou | prœSii . . M, I, P, jV,
prâsii S, V|, s. m. — Prédicateur.
Preûchu [prœsû M, I, P, N], s.
m. — Chaire à prêclier.
Preudant [prœdù M, I\, adj. —
Prudent.
Preutit [prœfi M. I, P, N], s. m.
— Profit.
Preunèle [prœnçt M, I, P, F, N],
s. f. — Prunelle. Voir Peunèle.
Preussc [proes M, 1, P, N \, n. pr.
— Prusse.
Preuve, voir Proïive.
Preuve \prœi>ê' M\, s. m. — Lieux
d'aisances.
Preventn [ prçi'iû M, N, prevnî . .
I, P, prevni S, V |, v. tr. — Prévenir.
Preuver [prqsi'ë' C. IL, 1, 154|, v. tr.
— Prouver.
Lés larmes, corne des rus, coiinl sus
[vate veséje,
El chèkin d'jent loi haut: ce preuve
[qu' l'ai sêje.
Les larmes, comme des ruisseaux,
couraient sur son visage, et chacun
disait tout haut : ça prouve qu'elle
est sage. Voir Prover.
Prèveûr, Prèvôr | prçvœr M, I, P,
F, N, prçvôr S ], v. tr. — Prévoir.
Prèyé [preijê' M, N], s. m.— Préau.
Prèyeu | pri'ijœ . . M, I, P |, v. intr.
— Prier. Foijeûz-v', H dil-èle, alenz
v's an, Je v'an prcye, fuyez(-vous),
lui dit-elle, allez-vous en, je vous
en prie. C. H., ii, 132.
Prèyeule \preycel M], n. pr. —
Ferme de Préyel, près d'Augny (arr.
de Metz).
Prifât [prifà . . M, I, P, N], s. m.
— Forfait (prix convenu).
Prîhieu | prÏYiiqe . . gén. {prç-(e V)\,
v. tr. — Priser, estimer, apprécier;
vanter.
Yeus n' con'cheûz m' Jinon, li répond
[Chan Heurlin,
On n'an fût pus corne lèije, aussè f
le prïje èl f l'imme. Vous ne con-
naissez pas Ginon, lui répond Chan
Heurlin, on n'en fait ])lus comme
elle, aussi je l'estime et je l'aime.
C. IL, VI, 180.
Prihon | pri-;ô gén.] , s. f. — Prison.
Prihonicu [pri-{onyœ . . gén.J s.
m. — Prisonnier. Cinqnanle jan-
darmes n' Ireuv'rinl m' i ~ , cinquante
gendarmes ne trouveraient pas un
p. Se dit quand il y a beaucoup de
désordre dans une chambre et qu'on
ne pourrait rien y trouver si on y
cherchait quelque chose.
Prïjieu, voir Prîhieu.
Prijon, Prijonieu, voir Prihon,
Prihonieu.
PrîncerèssB [prîsres Bue], s. L —
Princesse.
Prîncerèyc (râwe d' le) \prîsrçy
M, I \, n. pr. — Hue de la Princerie,
à Metz.
Prîne \prTn S, V], s. f. — Prune.
Voir Prune.
Prïné \prTne . . S, V], s. m. —
Prunier. Voir Prîinîn.
Prînse [pris M, I, N, S, pris F, Y],
s. f. — Prise de tabac.
Prîntams [pillà . . M, I, P, N\,
s. m. — Printemps. Voir Tams.
Au commencement du printemps,
les enfants se rendaient de verger
en verger, tenant à la main des
torches de paille allumées et criaient,
arrivés sous les arbres : Pus d' frais
que d'feuyes! Ensuite ils chantaient
les paroles suivantes :
PRI
- 536
PRO
Bwin-n-an que r'vyinl, qu' v è-i)uîU' don fini, lor - los les byiiis. Dés nti-
hurs/jo lés biiç-lat's, dés lihu-hiispo lésfiuèhh-nals. Bivin-n-an i>eiis re-i'ijint.
Bon an qui revient, (|u'il vous
apporte du ])ain, tous les biens, des
noisettes pour les jeunes lilles, des
noix ])our les garçons. Bon an vous
revient.
Prînzieu \prîzy(i' . . M, I, N, pn-
zê' . . P, F, S, prizç V], V. tr. -
Priser du tabac.
Prînzou {prîzii M, I, P, N, prTzû-
pnzow P, F, pnzii S, V], s. ni. —
Priseur (personne qui prise du tabac).
Pris Iprigén. {/tri' V)|, s. m.— Prix.
Prîsâd, voir Prînzou.
Prise, Priser, Prîsou, voir Prînze,
Prînzieu, Prînzou.
Prise [pris V|, s. f. — Nappe
d'eau formée par un barrage près
d'une scierie; les flotteurs y pré-
paraient leur radeau avant de le
faire dévaler dans la rivière.
Priyére l/Jni/trgén.], s. f.— Prière.
Pâtèr po cliorêyes,
Ai'é Maria po yrôs fuiirâs,
J' m'èrcomande û bon Dié,
Je m' fous di diCde,
Je sûle on tél.
Pater par charretées, Ave Maria par
grosses corbeilles, je me recom-
mande au bon Dieu, je me f . . . du
diable, je saule au lit {Halliyny).
Priyeu [priyœ . . gén.], v. Ir. et
intr. — Prier. - /' bu>in jo, sou-
haiter le bonjour. Voir Prèyeu.
Priyou, priyoûse [ priyu M, /], s.
m. — Prieur (celui qui prie), pri-
euse.
Probande, voir Proviande.
Procès, voir Pracès.
Proche, voir Prache.
Prochèssion, voir Prohhèssion.
Procurou \prok(n)ni . . I, P\, s. m.
— l'rocureur. Voir Pracurou.
Prodûre | prpdtir M, I, P, F, N, S |,
V. tr. — Produire.
Prohè, voir Prihieu.
Prohhèssion | proyj'syô . . M, l, P,
N, S\, s. f. — Procession.
Prokièmâcion [ prok-ycmasi/ô . .
M, /, P. A'I, s. f. - Proclamation.
Prokièmcr | prpkyenivi . . M, f, /',
iV|, V. ti". — Proclamer.
Prokièmou [prokyqnui . . M, I, P,
A'I, s. m. — Celui (]ui proclame les
Vausenates.
Promasse Ipromns . . M. I, P, X,
S\, s. f. — Promesse. - d'èi'ocal,
~ de soûlon, p. d'avocat, p. d'ivrogne.
Promate, Promotc \promat M, A',
.S, pronwt I, P, y, prumel F\, v. tr.
— 1» Promettre. - ç'iit date, |).
c'est dette (qui promet est tenu à
tenir sa |)romesse). / promut pus
(/' benre que d' pin, il promet plus
de beurre que de pain (monts et
merveilles). —
Promole èl mû l'ni,
Ç'ot le coutlme di pèyis.
P. et mal tenir, c'est la coutume du
pays. V. 2" Allirmcr, assurer. ./' lo
prom(ds que j' sus byin è pyinde, je
t'assure que je suis bien à plaindre.
Promounâde, Promounè, voir Pro-
mwinnâdc, Promwinncr.
Promwénàde, Promwéner, voir
Promwinnàde, Promwinner.
Promwinnâde [prpmwènat . . M,
PRO
- 537 -
PO
I, prçmwênât P, prumnât F, pro-
mivênàt-promwènàl N, pramwênût S,
prçmunût V], s. f. — Promenade.
Promwinner (so) [ prçmwènê' . .
M, I, promwênç! P, prûtnna' F, prç-
mwênqe-prçmwënœ N, parmwêne-
pramwênç . . S, prçmunç V], v. pron.
— Se promener.
Prône, voir Proûne.
Prôneu, voir Proûner.
Prononcieu [pronôsyce . . gén.],
V. tr. — Prononcer.
Prope {prçp gén.], adj. — Propre.
— come i sou, corne qwèle sous, p.
comme un sou, comme quatre sous
(très propre).
Propelieure, Propeliûre [propelyqer
— propelyûr . . P, N], s. f. — Rou-
geole. Voir Popeliûre.
Propeté Iprçptëi . . M, I, P, N],
s. f. — Propreté. - n'at m' vice,
ç'at Salope qu' 'l è dit è 'sè mère,
p. n'est pas vice, c'est Salope qui
l'a dit à sa mère.
Propicu [propyœ . . M, I, P, F,
N, pçrpê . . S, porpye V], s. m. —
Pourpier (renoncule rampante). Dans
M, on entend aussi Proprieu.
Propieule [prçpyoel P], s. f. —
Rougeole. Voir Popeliiîre.
Propoûsicion [prçpûzisyô M, I\, s.
f. — Proposition.
Proprieu, voir Propieu.
Prosèrpine [prçzerpin M, I. P, N,
prçzerpin F], s. f. — 1" Femme
remuante et habile. 2" Mégère;
diablesse.
Prêt [prç I, P, Y], adj. — Prêt.
Voir Prat.
Protèjè, voir Pratèjeu.
Protè [prp/ç . . /, P], v. tr. —
Prêter. Voir Prater.
Protèxe [prçleks Y], s. m.— Pré-
texte.
Proucès [prus^ M, I, P\, s. m. —
Procès. Voir Pracès.
Proudïgue [prudîk M, I\, adj. —
Insolent.
I Proumcnàde, voir Promwinnâdc.
Proumena' (so), voir Promwinner.
Proumète, voir Promate.
Proûne [ prûn M, I, P, prô''n-prûn
N], s. m. — 1» Prône. 2° Réprimande ;
recommandation.
Proîîner ( prùnë' . . M, I, P, prô"-
nœ-prCmœ N], v. tr. — Prêcher;
réprimander ; reconmiander.
Proupriètare [prupriyetâr . . M, 1,
P], s. m. — Propriétaire.
Prouve [ prûf M, I, P, prœf-prûf
N, prçf S, prôf Y], s. f. — Preuve.
Prouvidance [pruvidàs M, I, P],
s. f. — Providence.
Proiâye [prûy M, I], s. f.— 1" Proie.
2" Profit, gain. An -, en p.
Provan [prçvà M, I, P, N, S\, s.
m. — Provin.
Prove, voir Prouve.
Prover [prçvë' . . gén. (pruvcv F)],
V. tr. — Prouver. Voir Preuver.
Provegneu ( prçv(e)nce M, N, prç-
veiiq . . I, P, S], v. tr. — Provigner.
Proviande [praoyât M, N, prçbât
S, prçbàt V], s. f. — Provende (pro-
vision de vivres).
Provieu [provyœ . . M, I, P, N\,
V. intr. — Pourvoir.
Prûnc I prûn M, I, P, N, prTn-prun
S, prTn Y], s. f. — Prune. DifTé-
rentes sortes de p. : 1" Dèmasine.
2» Halerasse. 3"Afâran/'e(printanière).
4» iVeûr dèmâs. 5° Peunèle. 6" Puce-
late. 1° Rinne-Guiaude. 8» Qwètche.
9» Sinte-Kètrîne. Voir ces mots.
Prûné, voir Prûnîn.
Prûniau [prûnyô M, /], s. m. —
Pruneau, prune. Bianc come i ~
lève, blanc comme un p. lavé (très
noir).
Priinîn [prûnî . . M, I, P, N, prùni
F, prTnê-prûnë . . S, prTne Y], s. m.
— Prunier.
Pu [pu M, I, P, F, N, pœ S, pe V],
s. m. — lo Pou. / bauye come i ~
boûgne, il bâille comme un p. borgne.
'L al pus béte que ses ~ , il est plus
538 -
PUA
PUR
bêle que ses p.— J' monte â iiwètnme,
f ivès eune bêle ptvite èl dés eavalijis
qii' s'y pvamwéneni? — Le tète et 1rs
peus, je monte au quatrième, je
vois une Ijelle plnine et des eavaliers
qui s'y pronièiicnl? — La lète et les
poux (devinelte) S. Voir Bâyon,
M«lu. 2" Semence d'une plante
aquati(|ue (jui s'attache aux vètc-
menls.
Puant I />/;('/)<' .1'. '■ !'■ l"' 'V. ^I- «l'j-
— 1» Puant. 2" Hautain, orgueilleux.
Puanter [pii(!i)àtêi . . M, I, P, /•',
A' ], V. intr. — Puer.
Puantou I /)(70/)<î'i' ■ ■ M. A I'. I\
X \, s. f. - Puanteui-.
Puce I piis M, I, /', F, .Y, pis-piis
S, pis V|, s. r. - Puce. Illioficii
clés ~ dans l'iinuje, souiller des |).
dans l'oreille (l'aire jieur). 7. è lès -,
il a les ]). (il a peur). 'L itt r'Iros-
siâye come eune loriinrusse de ~ . elle
est retroussée comme une tueuse
de p. Se dit d'une femme retroussée
d'une luanière excessive.
Pucelate, Pucelote | pûslut M, piis-
lot I, P\, s. f. — Petite prune vio-
lette précoce.
Puch, voir Puhh.
Pûchat Ipiisa M, S', pûso I, P, /•'],
s. ni. — Pouce. Nom des doif^ls
dans le lanjîaj^e enfantin : 1" PUchat.
2" Lâche-pal. 3" (irand demj. i" Mèd'-
cin. ;> Piat euiiiUn.
Pûchat, voir Pûhhat.
Pucheu \piisty . . M, I\, v. tr. —
l-".plucher.
Puchièye [piisyëy .V, /, /', A'|, s. f.
— Pincée; |)rise de tabac.
Pûchol, voir Pûchat.
Puciatad | piisyala M, \\ piisyotii
I, P, jiœsyalà . . S\. s. m.— Vétilleur,
personne minutieuse au travail. Voir
Puciatou.
Puciate | pfisyal M, X, piisyot I,
P\, s. f. — Puceron.
Puciater {piisyatêi . . M, A', piisyole
, . /, P, pœsyatç . . S\, v. tr. — 1"
l'^pucer. 2" V. intr. Chercher avec
beaucoup de soin; travailler avec
minutie. Voir Pucicu.
Puciaterèye [piisyalrçy M, X, pû-
si/olrçy /, l'\, s. f. — l-lnfantillage ;
vétille.
Puciatou Iptisyaln X, X, , piisyot ii
. . I, P\, s. m. — Vétilleur. Voir
Puciatad.
Pucieu {pïisyœ . . M, /, P, X\, v.
Ir. — 1" l']pucer. "2" V. intr. Tra-
vailler avec minutie; travailler len-
leuient à un ouvrajje délicat. Voir
Puciater.
Puciotâd, Puciote, Puciotè, Pucio-
terèye, voir Puciatad, Puciate, Pu-
ciater, Puciaterèye.
Pu-de-préte \pii l prît M, /, P], s.
m. — Cloporte.
Puhh l/Jiïx M, I, /', /•'. A', pw-
pây S\, s. m. — Puits. Quand' ten
meur'rès', an n' bouch'runs m' eu
lés -, quand tu mourras, on ne
bouchera pas encore les p. (tu n'es
pas si important). Lés fèyous d'
j>eûhli de JurelTse, les faiseurs de
puits de Juvelise (sobriquet) S.
Pûhhat, Pûhhot \piiya . . M, X,pPi/p
l, P\, s. m. — Petit puits; trou
où 11 \ a <le l'eau.
Pûhieu \i>u-{yœ . . I, P, /■', .V.
pâ-;iS, i>u-(ye,-yœ\, v. tr. — 1" Puiser.
2" V. intr. .\voir des souliers qui
prennent l'eau V.
Pûhieus \pû-;i;œ X, S\, n. pr. —
l'u/ioux, vill. lie l'arr. de Château-
Salins.
Pûjieu, voir Pûhieu.
Pùjieus, voir Pûhieus.
Puné Ipiuiéi . . .1/, A'|, s. m. —
.\îné.
Punéle |/>iui("/ .S'I, s. f. — Prunelle.
Voir Peunèlc.
Pûrcrèye \pùrrêy .V, /, P\. s. f . —
Pourriture.
Purésîe, voir Purîsîe.
Pûri \pùri M, I, P, N, pTri-
piiri S, pyeri V], v. intr. — Pourrir.
PUR
539 —
PWE
Purïsîe [pùrîzly M, I, P, N, plœ-
rïzi-pûrîzi F, ptirëzî S, pirêzî Y\, s. f.
— Pleurésie (souvent dans l'accep-
tion de fluxion de poitrine). / n'ètrè-
preût m' dous - dans eune jonCiye,
il n'attraperait pas deux p. dans
une journée (il ne se foule pas la
la rate).
Purjater, Purjotè (se) [pûrjatê' . .
M, N, pùrjçtç . . I, P\, V. pron. —
Se purger.
Pus [pû-pœ M, I, P, N, pi-pû S,
pi V\, conj. — Puis. Et pis, et pus,
et p. (alors, ensuite).
Pus [pii M, I, P, F, N, pi-pû S,
pi-pli V], adv. — Plus. ~ / teu wès,
~ j" t'imme, p. je le vois, p. je t'ai-
me (myosotis). — Et pis qii'on-n-in-n
é et pis qii'on-n-in voiirât, et p. on
en a et plus qu'on en voudrait. Dans
le Vosgien, on dit tant pis que, avec
la même signification.
Pusieûrs \piizyœr M, I, P, F, .V|,
adj. — Plusieurs.
Pussenat [pûsna S\, s. m. — Petit
poulet.
PussGnater [piisnalë' . . N, S], v.
intr. — Manger comme un poussin
(très peu). Voir Peuchnater, Pisse-
nè, Pissotè.
Pussîn [piisî . . M, I, P, N, pisî-
ptisî . . S, pisî Y\, s. m. — 1" Pous-
sin. 2» Poulet V.
Pussovant {piisçuâ M, I, P, N,
pùsuvà F], adv. — Nenni ; au con-
traire.
Puteuy [ptitœy N], s. m. — Putois.
Voir Fehhou.
Puyeu [piiyœ . . M, I, P, N], v.
intr. — Puer.
Puyeu [pûyœ . . M, I, P, F, N,
puyi . . S, V], V. tr. — Chercher
les poux.
Puycûs, voir Puyous.
Puyous \piiyu . . M, I, P, N,
piiyôë'pûyçw F, puyu S, V], s. m. —
1" Pouilleux, gueux, misérable. Èva
lés ~ an n' wingnent que dés pus,
avec les p. on ne gagne que des
poux (on ne doit pas rechercher la
mauvaise société). 2" Fier, orgueil-
leux. / ~ sans l' sou, une personne
fière qui n'a pas le sou.
Pwâve, voir Pwéve.
Pwèch, Pwèchiant, Pwèchieu, voir
Pwèhh, Pwèhhiant, Pwèhhicu.
Pwèhaut [pwexô M, /], s. m. —
La plus forte poutre du pressoir.
Pwèhh [pwe-i . . M, I, P, S,pwçx N,
V], s. f. — Poix; résine. 'L at eune ~ ,
c'est une p. (un crampon). N-y è ryin
corne le ~ po fâre Irawer i kiou, il
n'y a rien comme la p. pour faire
trouer un clou (pour amener un
furoncle à maturité). — L'âme le, ç'ol
ène pwohh quand' 'l ol dons ène
inûhon, cet homme, c'est une p.
quand il est dans une maison (il
n'en sort plus) V.
Pwèhhiant |pH'f;f;/« . . M, I,pçxyàN],
adj. — Gluant; collant.
Pwèhhe Ipwçx M\, n. pr. — Poixe,
annexe de Servigny-lès-Ste-Barbe.
Pwèhhieu \piv^xij(f ■ • M, I, P,
piuçxyœ N\, V. tr. — Enduire de
poix.
Pwèhon, Pwèjon [pwe-^ô-pwejô M,
I, P, pivçyô-pwOYÔ-poyô N, pwçzô S,
Y], s. f. - Poison. On-z-ont byin râjon
D' hoûyè lés lomvanjes i danj'rous
pwèjon, on a bien raison d'appeler les
louanges un dangereux poison. C. H.,
I, 169.
Pwèl [pivel M, I, P, S, pwol N, pwol
Y], s. m. — 1" Poil. Bianc ~ , blanc p.
(qui a des cheveux blancs). ~ de
satré, p. de sorcier (duvet). ~
chèyant, p. tombant (la mue). — Gue-
gner i bon pwol, gagner un bon p.
(de l'embonpoint) Y. 2" Un peu, un
brin, une goutte. J' n'a m' i ~ de
trin è bèyeu è nate vèche, je n'ai
pas un brin de paille à donner à
notre vache. Is m'ont bèyeu i ~ de
sope, ils m'ont donné une goutte de
soupe.
PWE
- 540 -
PWl
Pwèlc linuçl I.nmlrofri, s. m. —
La plus belle ch;iiiibre. Voir Pale.
Pwèlous [pwçlii . . M, I, l\ S,
Ijwetn-pii'olu A', pwoUi V\, aiij. —
Poilu; velu. - coinc i loup, poilu
conitne un loup.
Pwénc, Pwénieu, Pwénous, voir
Pwinne, Pwinnieu, Pwinnous.
Pwérate {pwPral M, X, S, piuêrol
I, P, F, pworol \'\, s. ni. — Poire
sauvage qui perd son àprelé en
devenant blette. Minjcii le - man-
ger la p. (être immobile en haut
du Chèrgatu).
Pwérati [pivërali M, .V, pioêroli /,
P\, s. ni. — Poirier sauvage.
Pwére !/«('(";■ /, P. F, pwor \'\, s.
f. — 1" Poire. ~ Iruiiynanle, poire
étranglante; - d'angciililie, p. d'an-
goisse (p. sauvage); ~ de tere, p. de
terre ( topinambour). Ce n'cote (/tw
dés ~ biasscs, ça ne coûte que des
p. blettes (presque rien). / faut
wèder eune ~ po le seû, il faut gar-
der une p. pour la soif (il faut
être économe). Lé ~ clieiil tiuaiul
èle at meure, la p. tombe quand
elle est mûre .S. Pivore dé bon Dieu,
p. du bon Dieu (fruit de l'aubépine)
V. 2* Sorte de jeu de course, appelé
à Metz «la poire». 3" 1-lspéce de
dartre qui apparaît sur la bouche
des brebis, et qui s'étend parfois
jusqu'au dessous des oreilles.
Pwéri [pu'êri M, I, P, F. X, piucrê
. . S, pwore V), s. m. — Poirier.
- (i' champéfine, p. de Champagne
(petit nuage). Fûre lo ~ forcini,
faire le p. fourchu (se dresser ver-
ticalement, pieds en l'air, tète à
terre). Fûre lo ~ mècabé, faire le
p. macchabée (même signilication).
Jadis il y avait des poiriers sau-
vages plantés sur le territoire de
chaque village; les fruits étaient
partagés entre les habitants.
Pwès Ipwe M, I, P, F, S, V, pwa--
pwo X\, s. ni. — Pois. - d' p'hhi.
pois grillés avec des épices ou sautés
au beurre; ils étaient offerts comme
goûter au VausGnat par sa Vausenate,
pendant la visite traditionnelle que
le jeune homme fait dans l'a prés-midi
(lu dimanche qui suit la ])i'Oclania-
tion des valentins. .Villeurs, les -
d' p'hhi ^e préparaient de la manière
suivante: avec de la farine, du lait,
du Ijcurre, du sucre et un peu de
levure, on fait une pâte à beignets,
qu'on étend fort minceaumoyend'un
rouleau. Dans celte pâte, on découpe
avec un dé à coudre de petites ron-
delles qu'on fait cuire comme des
beignets. ~ d' seuke, dragée; - è
boquèl, gesse des jardins. Ç'at le fiou
dés -, c'est la fleur des p. (c'est la
crème des hommes).
Pwèson, voir Pwèhon.
Pwét, voir Pwint.
Pw(5te \pwel \'\, s. f. — Punaise.
Voir Peute.
Pwéte, Pwétiant, voir Pwintc,
Pwintiant.
Pwètièfreû [pwetfiçfriê I, P], n. pr.
— PonlillVoy. Voir Ponlicufrciï.
Pwètrau \i)welrô M, I \, s. m. —
Pièce de charpente dans un pres-
soir. Voir Chaucu.
Pwètrimwène \pu>elriinwçn Pon-
toy, palrimwên S\, s. m. — Patri-
moine.
Pwètrine [pwçlrin M, I, P, F, X,
iniutrin S, V], s. f. — Poitrine.
Pwcus, voir Pwès.
Pwéve Ipwêf M, J, P, X, pwûf F,
l)wiil'S, puii'i'r V], s. m. — Poivre.
Pwince [pwès F, \'\, s. f. — 1"
Élan que l'on prend en courant. //
ai'cul ène fameuse ciilole, i pèrneut
dés ~ , il avait une fameuse culotte,
il prenait des élans (il était ivre)
F. 2° lîout de temps. Ène hone -
dé loms, un bon bout de temps \'.
Pwinne [pmèii M, /, puiêii P, F, S,
pwên-iiu'èit X, pwon V\, s. f. —
l'eine. Èprès le -, /è joûye, aprèg
PWI
541
PYI
la peine, la joie. Lo ça qu' n' è
pwint d'~ an charche celui qui n'a
point de peine en cherche (on n'est
jamais content de son sort).
Sans pwinne,
Pwint d'awinne.
Sans peine, point d'avoine (on n'ob-
tient rien sans peine).
Pwinnieu {pwèiiœ . . M, I, pwêmje
P, pwënœ-pwënœ N\, v. intr. — Pei-
ner. / m' pwinnieûl d' veûr âque
anlè, il me peinait de voir une telle
chose.
Pwinnous [pwënu M, I, pwënçw
P, pwënii-pwëna N, pwëne S], adj.
— Peiné; triste; chagrin.
Pwint [pwë M, I, N, pwê P, F],
adv. — Point, nullement. ~ dejè,
p. déjà (pas tout à fait). / n'è pwint
d' sang d'zos lés-ingues, il n'a p. de
sang sous les ongles (il n'a pas
d'amour propre).
Pwint [pwë gén. (pô Y)], s. m. —
Point. È pwint, à peine, tout juste,
pas davantage. 'L ont è ~ i trou
d' mauhon, ils ont à peine un
trou de maison (ils ont à peine de
quoi se loger). — Bon-n-è ~, bon à p.
(comme il faut). Fere è ~, faire à
point (se conduire convenablement).
Se mère lo pèrnôr sis tortos lés ~ ,
sa mère le prenait sur tous les p.
(de toutes les façons).
Pwinte Ipwêt gén. (pwêt P, F)], s.
f. — 1" Pointe, extrémité amincie
d'un objet. 2" Objet dont l'extrémité
est amincie; spécialement, clou.
3" Au figuré: È le ~ don jo, au p.
du jour.
Pwintiant [pwëlyà M, I, pwêtyà
P], adj. — Pointu. Par extension:
Em; ~, œil qui vise.
Pwo [pwç V\, s. m. — Porc. S'em-
ploie surtout comme injure. Voir
Pohhé.
Pwochc [pwos V], s. m. — Porche.
Voir Pôhhe.
Pwohh, voir Pwèhh.
Pwohhieu, voir Pwèhhieu.
Pwohon, voir Pwèhon.
Pwol, voir Pwèl.
Pwolous, voir Pwèlous.
Pwonc, voir Pwinne.
Pwore, Pworé, voir Pwére, Pwéri.
Pwos [pwç N[, s. m.— Pois. Voir
Pwès.
Pwote [pwot V], s. f. — Porte.
Voir Poûte.
Pyéne [pyën P], s. f. — Plane, outil
de sabotier. Voir Pyinne.
Pyin [pyë gén. (pyê' P, plë-plçn F)],
adj. m. — Plein. Tôt ~, tout p. (en
grande quantité). - ijâqiie, p. quel-
que chose (beaucoup de choses). -
corne i-n-yeu, p. comme un œuf. 'L
at ~ d' dates, ~ d' puces came i
chin, il est p. de dettes, p. de puces
comme un chien (il est très en-
detté). ~ de rwâlious, nuis pwint
d' âdious, p. de personnes qui re-
gardent, mais point qui aident. Voir
plus bas, le féminin.
Pyinchate [pyësat S), s. f. — Plan-
chette. Voir Pianchate.
Pyinche [pyès S, Y], s. f. — Plan-
che. Voir Planche.
Pyinchi [pyèsi S[, s. m. — Plan-
cher. Voir Pianchi.
Pyinde [pyët M, I, N, S], v. tr. et
pron. — Plaindre ; se plaindre.
Pyinne \pyën-pyët M, I, pyën P,
S, pyën-pyën N, pyët Y], adj. f. —
Pleine.
Pyinne [pyën M, I,pyên P, plên V[,
s. f. — Plane, outil de sabotier. Lés
sabotiers polissant lés sobots ovon le
pléne, les sabotiers polissent les
sabots avec la p. Y.
Pyinne [pyën M], s. f. — Faux
platane. Voir Plinne.
Pyinte, voir Pyinne.
Pyir [pyir S], v. intr. — Pleuvoir.
Voir Pieûr.
QVh
— 542 -
QUfl
Q
Qua' \kai F\, pron. inler. — Quel.
Voir Que.
Quad [/.(( M\, conj. — Quand. Voir
Quand.
Quâmand |A(l//i« . . gén.|, s. ni.—
1" Personne qui sollicite toujours cl
avec bnssossc. 2'- Mendiant S, V.
Quamander {kâiuàdc' . . gén.), v.
intr. — 1" Quémander. 2" Men<lier
S, V.
Quamouyi \kiimuiji . . S, V|, v.
inlr. — Mendier.
Quand \kà j'en.], conj. — Quand.
~ même que, ~ hin ijiir, ([uoique V.
Voir Quad.
Quant que, Quant' que [kâ'J) ke\,
adv. — Autant que. I s' c sauvé ~ qii'i
ii-è poini, il s'est sauvé autant (aussi
loin) (ju'il a pu. Le moûlc li è bèiieii
— qu 7 èi'cût, la défunte lui a Icj^ué
tout ce qu'elle avait.
Quart \kâr . . sén.], s. m. — Quart.
Quâr [kâr . . gén.|, s. ni. — Coin;
anj^Ie .saillant ; pierre l'orniant l'ani^le
du mur. - don luitlili, coin du mur.
Quasi, Quâsimanl, voir Quausi,
Quausimant.
Quât \kà . . M. /, /', /•', A', kàr . . S,
V), s. ni. — Quart. - (/' rèsèrne,
q. en ré.serve (lorct de haute futaie).
Quatèrbcuche \kalçrbips F], s. m.
— Lé/.ard. Voir Qwètrepàye.
Quatoûrze \kairirs F\, adj. num.
— Quatorze. Voir Qwètoilrc.
Quausi \kô:i M, I, P, F, \, kri:(i)-
AvïT^f) .S, kâzii) V], adv. — Quasi;
presque, à peu près. / ni' soitr i/iiâ.s'
il me semble q. (cela ne m'étonne
pas). [ m' sone quasi que V bon Dieu
pinil les janx, paç' que lé guiôre ot
lot (/ronde, il n'est pas étonnant que
le bon Dieu punisse les i^cns, parce
que l'orijucil est trop grand V.
Quausimant \kô:imà M. I, P, F,
X. kdziimà LandrofT, kâzimâ-kâozimâ
S, kûzimô V]. adv. — Quasiment;
presque; sur le point de, près de.
Quawâd Iknwà-koivà M, A', kowâ
I, P\, s. m. — Mauvais vin qui ne
sent (]ue la queue de raisin; piquette.
Quawàd [kawâ . . S], s. m. —
Caillou.
Quawat [kawa-kowa M, X, kowp
I, P\, s. m. — Souche qui reste en
terre après (juc l'arbre a été abattu.
Quawate [kaiixil-kowal M, X, koii'ol
I, P, V, kawal S\, s. f. — 1» Petite
queue. 2" Sorte de pomme de terre
jaune et lonjiue, apiielée aussi fouil-
lanl. 3" Résidus de chanvre dont
on fait des cordes. 4» Rongeur de
choux (chenille?).
Quawàyc [kauKÏn Réniilly]. s. f. —
Femme (grossier). Voir Quawé.
Quâwe [kâw-kotv M, N, kou> /, P,
F, kfiii) S, kû V], s. f. — Queue. È
le - don loup, à la queue leu Icu.
(A)nic lé ~ d' vèchc, ce va an r'cohh-
iiint, comme la q. de vache, cela
va en raccourcissant. Quad le chîve
lei'c Ir quâwc, ç'al po le grale ou le
jnCuve. Quand la chèvrelève la queue,
c'est pour la grêle ou la pluie.
Quad lé roje leune è eune tele, èle
ne pivinl d' ~ , èl quad èle è eunc ~,
èlc n'è pwinl d'iclc, (juand la lune
QUA
543 -
QUE
rousse a une tête, elle n'a point de
q. et quand elle a une q., elle
n'a point de tête (elle est toujours
dangereuse). Quand-an paient don
loup, an-z-an veunent le ~, quand
on parle du loup, on en voit la q.
Voir Piére. Eune ~ palâije anteur
dous culs pwolous, une q. pelée entre
deux c . . . poilus? — Un timon entre
deux chevaux (devinette).
Quawé [kawê'-kowêi M, kçwq . .
I, P, V, kawœ-kawç N, kawç . . S],
adj. — Qui a une queue. Quawé [Voir
le mot précédent], adj. — Quia étéaiu-
putédela queue; d'où : crapaud (Gon-
dre.range), lièvre. I chin ~ , an n' sé-
riât m' lo panre è le quâwe, un chien
sans queue, on ne saurait le prendre
par la queue (ou il n'y a rien, le
roi perd ses droits).
Quâwe-chète [kâw-kçw sçt M, N,
kçw set I, P], s. f. — Queue de chat
(prèle).
Quâwe-d'ècrieu \kâw d ekriijœ M,
N], s. f.— Queue d'écureuil(fétuquc).
Quàwe-d'èguèssG \kûw (kow) d
çges M, I], s. f. — Queue de pic
(frac).
Quâwe-de-loup \kâw-kow d lu M,
N], s. f. — Queue de loup (bouillon
blanc).
Quâwe-d'ome [kfiiu-kow d om M,
N, kow d om I, P\, s. f. — Queue
d'homme (aubergine).
Quâwe-dc-rèfin \kâw d' rçfè Don-
jeux], s. f. — Ce qui reste dans
l'alambic après la distillation.
Quâwe-de-renâd [kâai-kow de r'nâ
M]
s. f. — Queue de renard
(amaranthe à longs épis).
Quâwe- de -rète [kâw-kçw d ret
M, N, kow d ret I, P], s. f . — Queue
de rat (tabatière à couvercle, munie
d'une lanière de cuir qui sert à
soulever le couvercle).
Quawénef/cawë/i jl/J,s.f. — Harnais.
Quawer [kawë'-kowêi . . M, N,
kçwq . . I, P, F, V, kawq . .S], v.
tr. — 1" Casser, couper la queue
d'un objet et d'un animal. 2° Cueil-
lir. ~ dés ç'ilfihes, c. des cerises.
Quawi [kawi-kowi N, kawi S], s.
m. — Récipient de la pierre à ai-
guiser. Voir Bohé.
Quawiâd [kawyà-kgwyà M, N,
kowyà I, P], s. m. — Animal qui
secoue toujours sa queue.
Quawiâd [kaunjà-kounjà M, N], s. m.
— Individu qui passe et repasse tou-
jours dans le même endroit.
QuawiatG [kawyat-kçwijat M, N,
kowygl I, P\, s. f.- Petite queue.
S'emploie presque uniquement pour
désigner une pomme de terre de
petite espèce.
Quawieune [kawycen-kowycen M,
X, kowijçn I, P\, s. f. — 1" Pierre à
aiguiser la faux. 2" Petite bande (ob-
longue) d'un étang. 3" Bout de champ.
4" Parties génitales de la femme.
Quawîre \kannr-kowir M, kowel
CGorze)], s. f. — Ne se rencontre
que dans l'expression: Jouer è le
mère ~ (sorte de jeu de billes).
Quawyi \kaw'ji . . S \, v. intr. —
Aller çà et là, passer et repasser
dans le même endroit. Voir Quawiâd.
Ouawyinnc [kawyên-kowyèn M,
koîvijèn L kowjjên P, kawyën-kowyèn
N, 'kowyêr'vi, s. f. - 1» Petite
queue; queue de cheval. 2» Crou-
pière. 3" Prolongement d'une voiture,
par derrière, en forme de queue.
Monter è le ~, monter à la Q.
Que [ke M, N, S, ke-ke I, P, ke F,
ke V], pron. rel. — Qui; dont; à
qui ; que ; avec, par, etc., suivis d'un
pron. rel. Le poiile ~ lés chés ont
pèssé, la porte par laquelle les
voitures ont passé. Lo gaèhhon -
j'â v'nin èva, le garçon avec lequel
je suis venu. Lés chams qui n'y ère
sus chèque, les champs sur chacun
desquels il y aura... — L'ôme quéfè
bèti lo chin, l'homme dont j'ai battu
QUE
- 544 -
QUI
le chien. L'âme que j'i bègéVâmonde,
l'homme à qui j'ai donné l'aumône V.
Que \kê'-kê M, I, N, kç- P, ka' F.
kê S, V], pron. inler. — 1" Quel,
quelle, quels, quelles. - orne, q.
homme. - chalou, quelle chaleur.
On dit aussi Quel. 2" Lequel. -
al ç, lequel est-ce? On dit aussi
loqiiél, lèqnéle, etc.
Que |Aç M, \, I, P, F], pron.
intcr. — Quoi? De ~, de quoi?
On dit po que et po qwè. ~ fâre, q.
faire?
QuGgnoiilâye [kenùlây . . M, /],
s. f. — Qucnouillce.
Quegnoûle \krnril M, I, P, Àr/îô"/-
kemil X], s. f. — 1» Quenouille. 'L
è dés Jambes corne dés -, il a des
jambes comme des q. Couhhieùz i>'
et s' fileCi: vale ~, taisez-vous et
filez votre q. S'emploie quand on
dit à une femme de se taire. Voir
Qucnâye, Quiane, QuioQle. 2" Rose
trcmièrc, a[)])clcc aussi rose pa-
pnne (papale). 3" Tournesol.
Quel, voir Que.
Quenâye \k(e)nuy . . M, I, P, \, S],
s. f. — 1" Quenouille. Voir Ètopes.
2o Colonnes (l'une des c|ualre) du lit
d'autrefois. Voir Quegnoûle.
Quenayîe,Quenoyîe,\ oirQuianèye.
Quèqucs, Quèqueunes, Quèquînk
[kek-kçkren (voir Eune), A^'AfA- . .
gén., (kêken-kêkîk V)|, pron. ind.
— Quelques; eiuelques-unes; quel-
qu'un ; quelques-uns.
Quèranne, voir Quèrante.
Quarante |ATr«/ .1/, /, P, X, karàl
F, S, karâl-kçràt-keràn V\, adj.
num. — Quarante.
Quèranticume [kçràli/œm M, X,
P, kçràliiçm I, karàtijem F, karàHm
S, karâtiirm, -iiœm l'|,adj. num. ord.
— QuaranticTiic.
Quèrantîn [kcràH M, I], s. m. —
Girollce.
Quérc, quèri |Aê/-ATn' M, I, P, F,
N\, V. tr. — Quérir, chercher. 'L è
. gén. (ketç-lsçlç-
— Quêter.
V], adj. num. —
anvieu - d' Vâwe, il a envoyé q.
de l'eau. Voir Qwérc.
Querouyc [kçnuj S), s. f. — Réu-
nion de femmes. Voir Qwârayc.
Quèrtieu | kerlijœ . . M, 1, P, X],
s. m. — Quartier, caserne.
Quête [kel gén. (kel-lsçt-tget S)].
s. f. — Quête.
Quêter \ketê' .
tyetç . . .S)], V. tr.
Qaètôhhe \ket5x
Quatorze. Voir Qwètoûre.
Quètou [ketii . . gén. (ketu-lsçtu-
tyçlu S)], s. m. — Quêteur.
Queîie \k(7--ls(ê-tyôê S\, s. f. —
Queue. Voir Quâwe.
Qucûse \k(ês M\, s. f. — Pierre à
aiguiser avec son étui. Voir Quawi.
Qugnon \kiiiw M, I, kiriô-kûnô P\,
s. m. — 1" Quignon. - </' pin, q.
de pain. 2" Coin, quartier.
Qui |A-( gén.], pron. intr. — Qui.
Qui al ç', liai f", qui est-ce? X.
Quiane [kyan M, kyon I, P], s. f.
— Quenouille. Voir Quegnoûle.
Quianèyc [kyanêy M, X, kyonêy I,
P, knayl S, knôyl Y], s. f. — Que-
nouillce. Voir Quegnoûlâye.
Quicayerèye {kikâyrëy . . il, I, P,
X \, s. f. — Quincaillerie.
Quicayou [kikiuju . . M, I, P, X\,
s. m. — Quincailler.
Quilionètc [kilyonçl M, I], s. f. —
Petite grenouille.
Quînquieu \klkyœ . . M, I, P], v.
intr. — Regarder d'un œil, cligner.
Quinze [A-fs . . gén.], adj. num.—
Quinze.
Quînzieumc (Aîryo'm . . M, P, X,
ktzyçm I, kJzîm S, kizyem, -yœm V\,
adj. num. ord. — Quinzième.
Quione, Quionèye, voir Quiane,
Quianèyc.
Quioûle |A-,//h; M, I, P, X\, s. f. -
Quenouille. Voir Quegnoûle.
Quiter \kilê' . . M. I, P, X], v. tr. —
1" Quitter. 2" Cesser. Je n' vieus m' ~
rf'anpâ/tT,je ne veux pasc. d'en parler.
QWH
— 545
QWE
Quonîam-bonus' [kônyâm bonus
. . M, I, P, N, S], s. m. — Personne
bonasse.
Quoûe [kû V], s. f. — Queue.
Voir Quâwe. Pourrait être aussi
cous, lat. COS.
Quouryin (sint) [kuryê V], n. pr.
— Saint-Quirin, vill. de l'arr. de
Sarrebourg.
Quoutètrepâye, voir Qwètrepâye.
Quowâd, Quowat, Quowate, Quo-
WG, Quowé, Quower, Quowi, Quo-
wiâd, QuowiatG, Quowieune, Quo-
wote, Quowyinne, voir Quawâd.
Qwârate, Qwârote \ku>âral M, N,
kwârot I, P], s. f. — Mesure de
terrain.
Qwârayc [kivàray M, N, kwâroy
I, P, F, ktvârây-keruy S, kwâroy V],
s. f. — Réunion de Temmes qui
travaillent ou causent devant la
porte, dans la rue ; visite ou con-
versation entre voisins. On n' fût
pus qu' d'y été an ~ , on ne fait
plus que d'être en Q. (on est tou-
jours sur le seuil de la porte en
train de causer).
Qwâriâd [kwârià . . gén.], s. m. —
Celui qui aime à Qwâricu. On dit
aussi Qwâricu.
Qwârieu [kwâryœ . . gén.], v. intr.
— Bavarder sur le seuil de la porte,
aller bavarder dans le village, com-
mérer.
Qwâriou, voir Qwâriâd.
Qwâron [kwarô . . M, I, P], s. m.
— Portion de terre qui provient
d'un héritage.
Qwâroye, voir Qwâraye.
Qwât [kwâ . . M, I, P, N], s. m.
— Portion de terrain.
Qwate, voir Qwète.
Qwâte [kwàt . . M, I, P, N, kwàt-
kivqt S], s. f. — 1° Quarte, mesure
de terrain; la quatrième partie du
setier pour les liquides, ou du resal
ou muid pour les grains.
Qwatelèye [kwàtlçy M], s. f. —
Pommes de terre coupées par quar-
tiers et préparées au beurre chaud.
Quatèrbcuche, voir Qwètrepâye.
Qwatyi [kwatyi S, kwotye,-yœ V],
s. m. — Quartier, morceau, fragment.
~ d' c'motes, m. de pomme de
terre.
Qwatôhhe, voir Qwètoûre.
Qwatrîme, voir Qwètricume.
Quawâd [kawà Guermange], s. m.
— Caillou.
Qwè [kwe gén.], pron. inter.— Quoi.
Voir Que.
Qwèchtè, voir Qwètchi.
Qwére [kwêr M, I, P, F, N, kwêr-
kiveri S, V], v. tr. — Quérir, cher-
cher. Voir Quérc.
Qwèrtaut [kwçrtô M, I, P, N], s.
m. — Quartaut. Voir Qwèté.
Qwètche [kwets gén.], s. f. —
Quetche (prune oblongue tardive).
— bohhèye, q. gâtée, moisie.
Qwètchi [kwe(t)si M, I, P, F, N,
kwqlsce-kweste' . . S, kwqtse V], s.
m.— Arbre qui porte des quetches.
Qwète [kwet gén. (kwat F)], adj.
num. — Quatre.
Qv^èté [kwetëi M, I, P, N], s. m.
— Quartaut. - d' pweres, q. de
poires.
Qwèteler [kwelW M], v. tr. —
Couper en quatre.
Qwètèbroche, Qwètètrepâye, voir
Qwètrepâye.
Qwèteron [kwetrô gén.], s. m. —
Quarteron; en général, le quart
d'une mesure quelconque : quart
d'une livre; d'un cent; d'un champ,
etc. Trôze ~ font le dozinne dés cos-
sons, treize q. font la douzaine des
marchands de volailles ambulants.
Pivint tant d'èfâres, i n' faut m' tant d'
heure po i ~, pas tant d'affaires, il
ne faut pas tant de beurre pour un
q. (ce n'est pas si important).
Qwèti [kiveti M, N, S], s. m. —
Quart d'un fruit : quartier de pom-
me, de poire, etc.
35
QWE
— 546 —
Qwètin, voir Qwtnttn.
Qwètôhhe, voir Qwètoûrc.
Qwètoûre [kwçtûr M, P, kalûrs F,
k-tnçtôT-kuieirtr N, ktvatôx-kwçtôx S,
kçlûy^ V], iidj. num. — Quatorze.
Qwètrcbcuche, voir Qwètrepâye.
Qwètrebeûsse lkii>^lrçb(rs M, P\, s.
ni. — Jeu de colin-maillard.
Qwètrepâye [kw^trepây-ku/çlçtre-
pàij - kwelrçba's - kutç Irej/cii/ M, ktve-
treiHi!/ /, P. katçrba's F, kwelçlrçpiii/
X, kçlrçpcii-kivçlrepily-kwçtebrçs S\,
s. m. — Lézard. Le nom de cet
QWO
animal change presque à chaque
village.
Qwètriyeumc [kivetriyœm M, X, P,
kwetriijçm I, kwalrJm-kivçlnm S,
kwçtriijem V\, adj. num. ord. —
Quatrième.
Qwètwassér' {kwetwiisêr M, I], s.
m. — Kau-de-vie de quetchcs.
Qwîntîn (sint) [kiinlî M, I, kwçlë
P], n. pr. — St-Quentin, côte près
de Metz.
Qwotier, voir Qwatyi.
Fis. 64.
RA
547 -
RftB
R
Râ [râ . . gén.], s. m. — 1" Rai.
/ faut mate i ~ è le rieûye de note
ché, il faut mettre un r. à la roue
de notre voiture. 2" Rayon de soleil.
Râ [râ . . S, V], s. m. — Matou. Voir
Rau.
Râ [râ V], s. m. — Idée folle,
saugrenue.
Rabâbouyi [rabâbuyi S, rebàbiiye,-
yœ V], V. intr. — Répondre impo-
liment et durement.
Rabâbouyi [rabâbuyi S[, v. intr.
— User de subterfuges. Voir Râ-
bouyc.
Rabachi [rabasi F, S, rabasye V[,
V. tr. — Rabâcher. Voir Rèbèjeu.
Rabachi [rabasi F], v. tr.— Baisser.
Voir Rèbèhhieu.
Rabachow [rabasoiv F], s. m. —
Rabâcheur. Voir Rèbèt-jou.
Rabat-jou [rabaju F[, s. ni. —
Abat-jour. Voir Rèbèt-jou.
Râbe [râp M[, s. m. — Gras de
la jambe; le haut de la hanche.
Ràbeusse [râbœs Nébingl, s. m. —
Matou. Voir Rau.
Râbi [râbi S], s. m. — Bardane.
Voir Kicuton.
Râbicu [ràbyœ . . M, I, P, N,
rebî S], s. m. — Arrête-bœuf (ono-
nis épineux; bugrane).
Râbicu [rcibyu M], s. m. — Flam-
bée. Voir Rambiou.
Râbicu [ràbyu . . M, I, P, N], s.
m. — Nom que l'on donne à ceux
qui vont ramasser du bois dans la
forêt (péjoratif).
Rabistokelai [rabistçklœ F], v. tr.
— Rafistoler. Voir Rèmistaker.
Raborasse [rabnras M, N, robçrçs
I, rçbçwrçs-rçboros P, raburos F,
raboras-raburas S, rçburos V], s. f.
— Femme de laboureur, de culti-
vateur.
Raboréje [raborês M, N, roborês
. . I, P, raburas F, rabçrës-raburês
S, rpbiirês V], s. m. — Labourage.
Voir Laboréje.
Raborer [rabçrê' . . M, N, robçrç
. . I, rçborê'-rçbçrë' P, raburw F,
rabore-rabiire . . S, roburç V], v. tr.
1» Labourer, cultiver. Po ~ an
tams molat, i faiireût été fou, pour
1. en temps mou (humide, pluvieux),
il faudrait être fou. On dit aussi :
Rèborer. 2" Bêcher la vigne. Voir
Laborer.
Raborou [raboru M, N, rçboru I,
reborow-roborow P, raburow F, ra-
boru-raburu S, roburu V], s. m. —
Laboureur, cultivateur. Lés feus
d' ~ sont nôbes, dés jantiy ornes,
les fils de cultivateurs sont nobles,
des gentilshommes. Dans nos cam-
pagnes, les gros cultivateurs for-
maient anciennement, pour ainsi
dire, une caste à part; ils ne se
mariaient qu'entre eux.
Rabot [rabg S], s. m. — Rabot.
Voir Rèbat.
Rabotâd, Rabotow [rabçtâ F, ra-
botow], adj. — Raboteur. Voir Rè-
batou.
Rabctè [rabot^ . . S], v. tr. —
Raboter. Voir Rèbater.
Rabouraje, Rabourasse, Rabou-
réje, Rabourai, Rabourou, Rabourow,
RflB
— 548
RAC
voir RaborassG, Raboréje, Raborcr,
Raborou.
Râbouye [rnbiiy . . F, S], s. f. —
Ramille, briiuiillc. Ces fagots n'
volont m'chér, ç' n' ot </«' dés ~, ces
fagots ne valent pas cher, ce n'est
que des ramilles F.
Rabouyi [rabiuii F], v. tr.— Rafler.
Râboyeu [riiboijœ M\, s. m. — Ono-
nis épineux.
Rabouyole [rabiiyot F], s. f. —
Petit copeau de bois. Voire Rèbiate.
Râbouyous [nibiuin S\, adj. — Ra-
boteux. Voir Rauboyous.
Rabu [râhii M\, s. ni. — Ononis.
Racayow [rakaijoiv F], s. m.— Cou-
vreur en ardoises. Voir Recovrou,
Rèkèyow.
Race \râs . . S, V], s. f. — Enfant;
gamin; marmaille. Qtt'is sont donc
iniioijants, le ~ le, qu'ils sont donc
ennuyants, ces gamins V. Voir Rèce.
Racènc [rmen F], s. f. -- Racine.
Voir Rèceune.
Rachâd [rasa M, X], s. m. — Per-
sonne qui crache abondamment.
Rachàyc [rasâij . . M, I, P, A'], s.
f. — Cépée ; trochée.
Rache, voir Rahhe.
Râchèl [rfisel . . M, I, P, N], s. f.
— Femme intéressée, avare.
Rachener, voir Rahhencr.
Râchener [râsnëi . . M, \\, v. intr.
— Ricaner.
Racheté, voir Râhhcté.
Rachi [rasi F], v. tr. — Arracher.
Voir Râyeu.
Rachon, voir Rahhon.
Rachon [n'isô M\, s. m. — Ixhan-
tihon (le chanvre.
Rachon [rasù M, A'|, s. m. — Cra-
chat. Voir Rakion.
Râclote [râklol F\, s. f. — Racloir.
Voir Râkiate.
Rachu \rasn M, N ], s. m. —
Crachoir.
Racloiïre [raklHr F], v. tr. — En-
fermer. Voir Rankioûre.
Raclous [rahhi F], s. m. — Ren-
fermé. Voir Rankious.
Racobeler [rakoblt- . . P. F], v. tr,
— Mettre (les jantes à une roue.
Voir Corbé.
Racohhi, Racouchi [rako/J S, ra-
kiisi F], V. tr. — Raccourcir. Voir
Rècohhicu.
Racoumouda' [raknmudw F], v. tr.
— Raccommoder. Voir Rccomoû-
dieu.
Racoqyi(so) Irakçkiji F], v. pron.
— Se rccro<]ueviller. Voir Recoquicu.
Racrôre |;-flATôr .S|, v. tr. — Accroi-
re. Voir Ècrcûre.
Racwin {rûkivè . . M, F\, s. m. —
Recoin (avec une nuance de mépris).
\-ij c des cwins et dés ~ dans le
mauhon le, il y a des coins et des
r. dans cette maison.
Râd |/-â V|, adj. — Raide. Voir
Reûd.
Radâhi \r<idrr;i V], v. tr. — Retar-
der. Voir Rèdèhi.
Radasè [radaze S], v. tr. — Ras-
senil)ler, réunir.
Radier |r<l(/(/p, -i/ir V], v. tr. — l»
Rudoyer; 2" Faire avancer très vite.
Quand-on /jcssc dons cnc méchante
pièce opon in chiè, fat ~, quand on
passe dans une mauvaise pièce de
terre avec une voiture, il faut pous-
ser son attelage pour le faire
avancer.
Râdicu {râdi/œ . . gén.], v. intr. --
Lancer des rayons lumineux. L'an-
lonte râdcmie fout anjdu, l'éclair lance
des raxons lumineux aujourd'hui.
Ràdièye [iddi/çi/ . . gén.|, s. f. —
1" Rrùlant rayon de soleil; grande
chaleur. Lo s'ia anuaye eiine - , le
soleil rayonne fort. — Vol ène bone
radie pou fére clwclii lo fwin, voilà
une bonne chaleur pour faire sé-
clier le foin V. 2" Flambée.
Radis-chou |rô(/isH A'|,s. m.— Chou-
rave.
Radossi [radosi F\, v. tr. — La-
RKF
- 549
bourer un champ en rejetant la
terre sur les bords. Voir Randos-
seler.
Rafachi [rafasi F], v. tr. — Em-
mailloter. Voir Ranfèhhcler.
Rafaler [rafale' . . gén.], v. intr.
— Tomber en ruine; se délabrer;
se disloquer; se désagréger; s'écrou-
ler. Part, pass.: Misérable, mal ha-
billé. 'L è rafalw, il est très mal
mis F. Se dit aussi, dans le jeu de
boutons, des boutons détériorés.
Lès ~ ne pèssent meu, les boutons
détériorés ne passent pas (ne sont
pas acceptés).
Raîe [râf M, N\, s. m. et f. - Tu-
meur sur la peau. J'â le pé pgin
d' ~, j'ai la peau couverte de bou-
tons.
Rafe [râf M, râf-rqf S, ref-rçf V],
s. f. — Fourgon. Voir Freuguion,
Grawion.
Rafe [raf M, râf-rçf S, ref-rçf V[,
s. f. — 1" Le premier numéro au
tirage au sort. Tïrieu le ~ , tirer le
premier numéro. 2" Peigne en fer
qui sert à enlever les graines du
chanvre ou du lin S, V. Voir Ra-
fiate. 3° Boîte, munie d'une sorte
de peigne à l'une de ses extrémités
qui sert à cueillir les myrtilles
S, V. 4» Grand appétit M, N.
Rater [rn/ê' M, rafye I, P, rçfe . .
S, rçfe-rofye, -y ce V\, v. tr. — 1» Ar-
racher ; enlever; emporter; ramas-
ser. - le guingne, ramasser le gain
(dans un jeu). Voir Rafieu. 2" En-
lever la semence du lin au moyen
d'un peigne en fer S, V. 3" Plumer V.
Raliate [rcifyat M, N, S, rafyçt I,
P], s. f. — Instrument qui sert à
enlever la semence du lin. Voir
Rafe. Fâre ~, rafler. Se dit, dans les
jeux d'enfants, quand un des joueurs
gagne tous les enjeux, ou bien aussi
quand il s'empare des enjeux, sur-
tout au jeu de billes, et se sauve
avec sa proie. Voir Rafouyate.
RAF
Ràfièsse [rafyes S[, s. f. — Egra-
tignure. Voir Riflasse.
Rafieu [rafyœ . . gén.], v. tr. —
Rafler; cueillir à la poignée. 'L è
rafieu eune paume d'awinne, il a
cueilli un épi d'avoine. Voir Rafer.
Rafièye [râfyêy . . M, I, P, N, rci-
fyëy . . S, V[, s. f. — Action de
rafler.
Rafila' [rafila F], v. tr. — Aiguiser
une faux, enlever le morfll.
Rafinai [rafinw F\, v. tr. — User
de finesses (péjoratif). Voir Rèfiner.
Rafinou [râfinu . . gén.], adj. —
Malin (dans un sens défavorable).
Rafious [rafyu . . M, I, P, N], adj.
— Dartreux.
Rafioïise [râfyùs M, N], s. f. —
Bouton au corps. Voir Rafe.
Rafon [rcifô . . M, I], s. m.— Grippe-
sou, avare.
Rafon [râfô M], s. m. — Avorton;
animal malingre. J'èuans i mauvâs
~ d' phhé qu' n'èinande meu, nous
avons un mauvais a. de cochon qui
n'engraisse pas.
Rafowra' [rafçwrw F[, v. tr. —
AfTourager. Voir Rèfourèjcu.
Rafowrâyc [rafçwrây F], s. f. —
Quantité de fourrage que l'on met
en une fois dans le râtelier. Voir
Èfoiïrâye.
Rafrôdi, voir Rafreïidi.
Rafoiâse [rafCis Pontoy], s. f. —
Sorte de pomme de terre.
Rafouyate [râfuyat M], s. f. — Ne
s'emploie que dans l'expression:
fâre ~, faire raflette, ramasser tout
l'enjeu. Voir Rafiate.
Rafrahhemant [rafraxmà S[, s. m.
— Rafraîchissement. Voir Reîrahhc-
mant.
Rafrahhi [rafraxi S[, v. tr. — Ra-
fraîchir. Voir Refrahhieu.
Rafreûdi [rafrcëdi F, rafrôdi S], v.
tr. et intr. — Refroidir. Voir Refrciî-
dieu.
R/\F
550 -
RflH
Rafrôdissemant [rafrôdismâ S], s.
m. — Refroidissement. Voir Refreij-
dcuycmant.
Raîroumai \rafriimw /•"], v. inlr.
— Knl'ermcr. Voir flntramer.
Rafuta' \nifiilw /■'!, v. Ir. — Ai-
fjiiiser. Voir RammoûrG.
Ragonâd |ra,f/(o)/!(/ M. A', royiouiâ
I, P, ràgênâ-rçgênâ-V],ii.m.-- Per-
sonne qui maugrée, f^roj^non. Voir
Ragonou.
Ragoncr [rag(o)nêi . . M, N, rn-
g{o)ne . . I, P], v. intr. — Maugréer;
grommeler ; rabâclier.
Ragonou lrag(o)mi M, N, rog(o)iiii
. . I, P\, s. m. — Personne qui mau-
grée. Voir Ragonâd.
Ragot \rago S\, s. m. — Grenouille
verte. Voir Règat.
Ragounassc Iragiinas F\, s. f. —
Mets mal préparé, mauvaise cuisine.
Ragrachi [rugrasi F\, v. tr. - Kn-
graisser. Voir Rangrèhhieu.
Ragranse \ragrùs S\. s. f. — Al-
longe. Voir Règranse.
Ragranzi [ragrâzi S\, v. fr. — Hal-
longer. Voir Règransieu.
Ragrâs [ragrâ Novéanl], s. m. \i\.
— Résidu qui demeure au fond
d'une casserole.
Ragrinji {ragrèji F], v. tr. — En-
granger. Voir i\ngrinjeu.
Ragrôssi [ragrôsi S], v. inlr. —
Devenir gros de nouveau. \'oii- Re-
groûssicu.
Raguégnon [ragcnô-nigirnù V], s.
ni. — Résidu de heurie loudu. \'oir
CuhûrG, Râkion, R^kmônîn.
Raguinchi (so) [ragèsi l'\, v. pron.
— S'habiller proprement. Voir Re-
guîncheu.
Raguji [ragiiji F\, v. tr. — Aigui-
ser. Voir Rammoiire.
Rahâssi [rahâsi .S"|, v. Ir. — Re-
liausser. Voir Rehaussieu.
Râhenate \rà-(nat M, N, S, lûyiiol
I, P, V'|, s. f. — Raisonnement sans
suite, sans fondement; dispute;
mauvaise excu.sc. 'L è èini des ~,
èva se fonie, il a eu des disputes
avec sa femme. Voir Rèsonatc.
Rahhâféye |rox'V'7/ ■''l» s. f. —
Poursuite vive. Voir Rèhhaufièyc.
RahhG |r(ix M, N, rpx ■ ■ l /'|. adj.
— Réelle; rude; acide; aigre; re-
vèche;dur; sec; âpre; rauque; ra-
boteux ; rugueux; ardu. 'L è le vives
-, il a la voix rauque. 'L è 1rs tnins
— , il a les mains rugueuses. Le
loiiwanjç . . . èdoucit le fonxe le pus
~, la louange . . adoucit la femme
la plus revêche G. H, i. 160. Lo vin
at ~ ç't ènâge, le vin est acide
cette année. Voir Reuhhe.
Rahhener |/ax"'"' • • '^Z- ^' l'oynç . .
l, P\, V. tr. — Ourler; ourler de
nouveau. Voir flhhener.
Râhhcté (rôx/ê- . . .1/. /, P|, s. f.
— Rugosité ; àpreté.
Rahhon [nr/ù . . M, ;-pxô /, P]. s.
ni. — Ourlet. Voir flhhon.
Rahhouter (so) \niyjilê' S\, v. pron.
— Se rasseoir. Voir Rèssieuter.
Rahhûri [raxfiri S\, v. tr. — Ra.s-
surer. Voir Rèhhîirieu.
Râhon |r«YÔ . . M. I, P, F, N, S,
rofô V], s. f. — 1" Raison. V" èveûz
dreîil èl ~, vous avez droit
et r. diarfaitement raison). Dés
pusses ~, des propos épais (grivois).
'L è dés ~ d'afaiil, il a des r. (des
réilexions) d'enfant. V èneû: râhon
èl lucii j'â toûrt, l'eus m' bûheréz m'
ciil, f sriins d'ècofird, vous avez
raison et moi j'ai lort, vous nie
baiserez le c . . . , nous serons d'ac-
cord. Se dit pour terminer une
di.scussion interminable. 2» Dispute;
injures. Avoir des raisons signifie,
dans le langage po])iiIaire messin,
avoir des disimles. 3" Dissentiment,
dissension V.
Râhoner \rùyonê' . . M, I, P, X \,
v. intr. — Raisonner. Voir Rësoner.
Rajayi [rajayi S], v. pron. — Se
réjouir. Voir Rcjayi.
RHJ
- 551 -
RhK
Crible. Voir
Râje [râs F], s. m.
ReuJG.
Raji [raji M, rçji I, P, ruji F, N,
S], V. intr. — Rougir. Voir Rojieu.
Râjon, Râjoner, voir Râhon, Râ-
honcr.
Rajonai, Rajonir [rajçna-ràjonîr
F], V. intr. — Rajeunir. Voir Ran-
janieu.
Râjow [râjçw P, F], s. m. — Cri-
bleur.
Râjûre [râjùr F], s. f. — Criblure.
Voir Reujûre;
Rakeuye [râkœy M ], s. f. — Sorte
de poisson.
Rakiâd [rakyâ M, N, rçkyâ F], s.
m. — Personne qui renâcle.
Râkiâd [râkyâ . . M, I, P, N, ra-
tsâ-rûtyâ . . S], s. m. — Avare,
grippe-sou.
Râkiate [ràkyat M, N, ràkyçt I, P,
râklçt F, râtsat-ràtyal . . S, râkyat-
râtyat V], s. f. — Racloir pour ra-
tisser les chemins, ramoner les che-
minées, pour nettoyer le pétrin, etc.;
sorte de houe qui sert à gratter la
terre. Voir Râkiu, Raukiate, Ti-oulon.
Râkiéje [ràkyês . . M, I, P, N,
râtsês-ràtyês . . S], s. m. — Action
de ratisser.
Rakieu [rakyœ M, rçkyç I, P], v.
intr. — Expectorer violemment.
Râkieu [ràkyœ . . M, I, P, ràkyœ-
ràtyœ N, râklw F, rûlsi-râtyi . . S, râ-
kye-râtye V], v. tr. — Racler; pio-
cher légèrement. Voir Raukieu.
Râkièye [râkyçy . . M, I, P, N,
ràtsî-râlyly . . S, râkyêy-râtyêy V], s.
f. — 1° Petite quantité de foin, de
trèfle, etc., qu'on doit ratisser.
2o Raclée, rossée.
Rakion [rakyô M, N, rçkyô I, P],
s. m. — Crachat épais. Voir Rachon.
Râkion [ràkyô . . M, I, P, N], s.
m. — Bouquet de fruits.
Râkion [ràkyç . . M, I, P, V], s.
m. — 1° Rebut, chose sans valeur;
trognon d'un fruit à pépin. 2° Résidu
de beurre fondu V. Voir Ragué-
gnon, Rèkmônîn. 3° Enfant chétif.
Ço ~ n' minje ineu, i n'vyint m' du
tout, ce R. ne mange pas, il ne vient
(grandit) pas du tout.
Rakioner [rakyçnëi M], v. intr. —
Cracher avec effort.
Râkiote, voir Râkiate.
Rakiou [rakyu M, rçkyu I], s. m.
— Personne qui graillonne, qui
tousse.
Râkiou [ràkyu . . M, I, P, N, ràtàu-
râtyu . . S, râkyu-râtyu V], s. m. —
l» Racleur; ramoneur de chemi-
née. Voir Raukiou. 2" Avare. 3" Dé-
lateur.
Râkîrîe [râkïrï V], s. f. — Ce qu'on
ramasse en ratissant. VoitRaukeuyc-
rèyc.
Râkiu [râkyû . . M, I, P, N], s. m.
— Racloir, ordinairement, instru-
ment qui sert à racler la boue.
Voir Râkiate.
Râkiûre [râkyiïr . . M, I, P, râklûr
F, ràkyiir-ratyïir . . N, râtyur S], s.
f. — 1° Raclure. ~ de ma, r. de
pétrin, résidu de pâte que l'on a
raclé dans le pétrin après en avoir
enlevé la pâte. 2" Rebut ; chose sans
valeur.
Rakmounln [rakmimè F], s. m. —
Résidu de beurre fondu. Voir Rèk-
mônîn, Tron.
Râlant [râla . . M, I, P, N], adj.
— Coquet; vif; vaillant; gaillard;
fier.
Ralarji [ralarji F], v. intr. — Élar-
gir. Voir Ranlarji.
Ralâyc [ralày M\, s. f. — Gelée
blanche.
Râle [râl . . gén.], adj. — Rare.
Râle [ràl S], s. m. — Fourgon.
Voir Raule.
Râler [ralêi . . M, N, rçlç . . I, P,
F], V. intr. — 1» Retourner. 2» Aller
mieux, être en voie de guérison.
Ralire [raClr F], v. tr. — Choisir.
Voir Ranlire.
RAL
- 552
R/IM
Ralire [ratlr F], v. tr. — Réparer
une toiture. Voir Rccwètcr.
Râlou {rtilu . . M, I, P, N\, adj. -
Poussif; asthmatique.
Ramaji [ramaji F], v. intr. — Ra-
bâcher. Voir Rèmèjeu.
Ramande \ramùl S\, s. f. — Re-
prise à l'aiguille. Voir Rèmander.
Ramandîhhe [ramâdîx S\, s. f. —
Tas de branches qui doivent servir
à faire des fagots. Voir Rèmâye.
Ramasse [rtimSs M], s. f. — Ne
se rencontre que dans la locution
Jouwer è le -.Le jour de la Fête-
Dieu, les enfants s'asseyaient sur les
branches de verdure qui ornaient
les reposoirs et qui jonchaient la rue,
et se faisaient traîner par leurs cama-
rades. Ils balayaient pour ainsi
dire la rue. Dans le langage popu-
laire messin, on dit encore aujour-
d'hui : Ramasser, dans le sens de
balaj'er, d'enlever la poussière du
plancher avec un linge humide ou
mouillé. Voir Ramiau, Rèmèsse,
Rèmon.
Ramaye [ramâg M], s. f. — Mar-
maille.
Rambârer Iràbàrê' . . M, I, P, N\,
s. tr. — Arrêter qqn. dans sa course ;
empêcher.
Rambète (se) [rc'ibet S], v. pron. —
Se jeter.
Rambcurteler [ràbœrlçW . . M, I,
P, N], V. tr. — Mettre des bretelles
à une hotte.
Rambieu [ràbyce . . M, I, P, N\,
V. intr. — Refléter.
Rambieu [ràbyœ Gorze], s. m. —
Nom d'un oiseau.
Rambieu [ràbijii (râbyit) . . M, I,
P, F, N, S\, s. f. - Flambée;
clarté ; reflet d'une clarté ; lueur. '/> <■
fâl lolè eune ~ qu' m'è ainbiawlc,
il a fait là une clarté qui m'a ébloui.
Voir Ranviou.
Rambon [râbô M, I, P, F, N], s.
m. — Pomme de rambour, variété
estimée à la campagne, - è sèC
coûtes, r. à .sept cotes (calville). Ç'
nul m' èfâre è pials pohhions d'miii-
Jeu dés ~ , è munns qu'is n'sinl pûris,
ce n'est pas affaire à petits cochons
de manger des r., à moins qu'ils
ne soient pourris (cette chose n'est
pas pour toi).
Rambonîn [ràbçiiî . . M, I, P, /•,
iVl, s. m. — Pommier à rambours.
Rambonsenè {ràbôsnq . . S, rèbôs-
ne y\, V. tr. — Gonfler. Quand-on
mol lés piémes û s'io, ce lés fèt - ,
quand on met les plumes au soleil,
ça les fait gonfler V.
Ramboudré \râbiidrê' . . I, Pj, adj.
— Qui a une a|)parence négligée
ou maladive.
Rambouler [ràbulc-i . . M, I, P, F,
N, S], V. tr. — Écarter; élargir. Se
dit ordinairement des tas de foin.
Ramboura' [rùbiira' F], v. tr. —
Rabrouer.
Rambrèssieu [ràbrçsyœ . . M, /, P,
N], V. tr. — Embrasser. Voir Hm-
brèssieu.
Râmè |rH/ïjç . . S], v. intr. — 1»
Réfléchir. 2" Etre mécontent.
Râmeussc {râmœs S\, s. f. — Ren-
gaine. Voir Raumeusse.
Ramiau Iriimyô . . M, /], s. m. —
Ralai. lièyeu don ~ , donner du b.
(fouetter). Voir Rèmon.
Ramcnéye [ramnëy V], s. f. —
Glas funèbre.
Raméye \i-amêy Y], s. f. — Vache
qui a des barres, des lignes sur le
corps.
Raminer \rùniinci . . gén.), v. intr.
— P Ruminer. 2* Réfléchir; cher-
cher à se rappeler qqch. Voir Ré-
miyer. 3° Se plaindre constamment,
ne jamais avoir assez S, V.
Ramisse [rcimis lang. pop. mess.],
adj. — Remuant. J'cwayés qn'vote
p'iil ai'él été au catcchisse ? Ma fri,
non, note Charles él ancôre trop ~ ,
ce s'ra pour Vaiiéye prochéne. Je
RAM
- 555 -
RflM
croyais que votre petit avait été au
catéchisme? Ma foi, non, notre
Cliarles est encore trop r., ce sera
pour l'année procliaine. Voir Re-
misse.
Ramistoltè, Ramistoukyi [ramistç-
ke S, ramistukiji F\, v. tr. — Rafis-
toler. Voir Remistaker.
Rammeyatcr Iràineyatê' . . M, N,
râmqyçtç . . I, P, ràmayotç . . S],
V. tr. — Emmailloter de nouveau.
Rammolâde [râmolàt . . M, I, P\,
s. f. — Action d'aiguiser.
Rammolate [ràmolat M, N, ràmo-
Içt I, ràmolot-remçlçt P, ramolat 5],
s. f. — Pierre à aiguiser. Voir Ro-
bouhote.
Rammoler {râmçlêi . . M, I, re-
mçle . . S], V. tr. — Rémoudre. Voir
Rammoûre.
Rammolou [ràinola . . M, I, N,
râmçlçw-rqmçlow P, ramulow F, ra-
mçlu S, romçlu V], s. m. — Ré-
mouleur, gagne-petit.
Rammonceléje [ràmôslês M, I, P,
râmôslê's-rqmôslê's P], s. m. — Ac-
tion de butter les pommes de terre.
Voir Remolenéjc, Remoutréje.
Rammonccler [ràmôslê' . . M, I, N,
râmôslê'-reniôslçi P, ramôslai-rçmôs-
lœ F, rmôslç . . S, V], v. tr. —
Butter les pommes de terre. Voir
Remolencr, Remoutrer.
Rammoûre {ràmûr M, I, ràmçwr-
rçmûr P, râmôT-râmûr N, ramdr S,
rçmor V\, v. tr. — Aiguiser. / n'sét
m' ni tonde ni ~, il ne sait ni ton-
dre ni aiguiser (il ne sait rien faire).
Voir Raguji, Rammoler, Robouhier.
Rammwinner [ramwènëi . . M, I,
P, N], V. tr. — Ramener. Voir
Mwinner.
Ramolate, Ramolcr, Ramolou, voir
Rammolate, Rammoler, Rammolou.
Ramon [ramô F], s. m. — Balai.
Voir Rèmon.
Ramôre, voir Rammoûre.
Ramote [ramot F], s. f. — Ramille.
Voir Rèmate.
Ramoulow, voir Rammolou.
Ramouna" [ranninw F], v. tr. —
Ramoner. Voir Rèmoner.
Ramouna', voir Rammwinner.
Ramounote [ramiinot F], s. f. —
Perche pour ramoner. Voir Rèmau.
Ramounow [ramunow F], s. m. —
Ramoneur. Voir Rèmonou.
Ramounûres [ramunar F\, s. f. —
Balayures. Voir Rèmonûre.
Rampâd [ràpà M], s. m. — Rem-
part. ~ dés-Armands, r. situé autre-
fois, à Metz, près de la Porte des
Allemands.
Rampanre [râpâr M, I, P, repâr F],
V. tr. — Rallumer.
Rampant, Rampât, Rampe [ràpà-
râpa . . M, I, P, N, S, vàp F\, s. m.
— Lierre; par extension, toute plante
rampante ou grimpante. Voir Lâhhe,
Rankelére, Rondate.
Rampèyou [ràpi^yu S, rëpeyu V],
s. m. — Rempailleur.
Rampiayeu [ràpyayœ M, ràpyçyç
I, P, rplpyi F, ràpyayce-rpyayœ N,
rpyayi S\, v. tr. — Replier; plier.
J'vons r'ployi noie bwâye, nous allons
p. notre lessive F.
Rampièceter [râpyeslëi . . M, I],
V. tr. — Rapiécer. Cal rampièç'té,
espèce d'injure qui s'applique à
un pauvre diable dont les fonds de
culotte sont chargés de pièces.
Rampiècieu [ràpyçsyœ . . M, I, P,
N, S], V. tr. — Remplacer.
Rampiècieu [râpyesyœ . . M, I, P,
N], V. tr. — Rapiécer. An rampiècent
i-n-èbil, an n' rampiècenljèmâs l'oneûr,
on rapièce un habit, on ne rapièce
jamais l'honneur (jeu de mots).
Rampieumer (so) [ràpyœmëi . . M,
I, P, N, raplœma' F, rèpyemç V], v.
pron. — 1" Se dit des oiseaux dont
les plumes repoussent. Voir So
Rampoyeu. 2" Regagner ce qu'on
avait perdu.
RrtM
— 554
RRN
Rampieutener [ràpuirlnêi M\, v. tr.
— 1* Refaire un |)ie<l ;i un bas. 2"
Consolider le pied d'un mui-.
Rampicutrer Iràpi/fylrpi . . ^[, A',
ràpi/rlr^ . . /, /', ràjiHrç . . S, rr-
pyclrii l'I, V. II'. — liefaire le pied
d'un bas. On dit aussi Rampieuter.
Rampincr [râpiiiP' . . M, I], v. inlr.
— Grinii)er. Se dit suiloul du lierre.
RampioûlG Impuûl M, I, iâpijô"l-
râpiiûl A'I, s. f. — Clématite des
haies.
Rampioyè, voir Rampiayeu.
Rampîrieu, [rùinnj(i' . . M, I, P,
N, râpirai . . F, S], v. intr. — lùn-
pirer. Lo inau rampTreiiye èssé:
fofit, le mal empire assez fort.
Rampitrcr, voir Rampieutrer.
Ramponau {ràpoiiô M, I. P\, adj.
— Ivre.
Rampoûter \M, I, P, X, S\ v. tr.
— 1° Hemporter. 2" v. pron. .Se
transporter, se reporter jjar l'ima-
gination. / s'rampoïile au bwiti inciis
lains, il se reporte au bon vieux
temps. Voir Poiâter.
Rampoyeu (so) \rapoijq' . . M, I, P,
iVJ.v.pron. — 1" Reprendre des forces,
se rétablir, recouvrer sa sauté; s'em-
ploie aussi d'une haie qui rejjousse
vite. 2" Se relever de ses affaires.
3° Se refaire au jeu. Voir Rampieu-
mer.
Rampyir [ràpip{r) gén. {irpijTr V )\,
V. tr. — Remplir.
Ran [rà S, V \, s. m. — Blouse en
grosse toile bleue.
Ran \rà gén.|, s. m. — Toit à
porcs. Voir Èran.
Rancahhelè (so) \rùka-/le . . S\, v.
pron. — Se rem|)lumer.
Rance [râç gén.|, adj. — 1" Hnnce.
2» Désagréable. (Juaiid' fvrc ipi'i m'
bèijéhhe l'woje, i trov'ré ç'Ic ritiicr,
quand il faudra (|u'il me donne
l'orge ((|ueje lui ai prêtée), il trou-
vera cela désagréable \'.
Rancelat [ràsla M, N], s. m. —
Kmerillon (oiseau de proie). Voir
Lancerat.
Rancctë {rûslc' . . M, I, P, A'), s.
f. ^ F.tat de ce qui est rance.
Ranchaussicu {râsôsipr . . M, I, P,
rsôsi/œ N, rsûsi . . S, V], v. tr. —
1" Hecrépir un mur. 2" Regarnir
d'acier, rallonger le coutre, le soc
de la charrue, un boyau, ou tout
autre outil à pointe acérée.
Rancheur \ràsix'r M, I, P, X\, v.
intr. — Avoir une rcchule. Kate
malcdc at ninchu, notre malade a
eu une rechute.
Ranclos |rô/,7p F\. s. m. — Ren-
fermé. Voir Rankious.
Rancohàyc, Rancojâyc \ràkofày-râ-
kojàij . . M, I, P\, adj. — Se dit de
la poule qui se remet à pondre.
Rançonai [ràsonw F\, v. tr. — Ran-
çonner un jeune homme, étranger
au village, qui va épouser une jeune
lille. Dans ce cas, il est d'usage
que les jeunes gens offrent un bou-
(|uet au fiancé, qui leur donne en re-
tour, à titre de rançon, une somme
d'argent d'ordinaire employée à de
joyeuses libations.
Ranconchhené \rùkonvxnv' ■ ■ M, I\,
adj. - Mal habillé.
Rencontrer |rn/.-()/rc' . . gén.), v.
11-. — Rencontrer. 'L cl byin ran-
rontrc, il a bien rencontré (il est
bien marié, les deux époux sont
bien assortis).
RancouwGr {ràkuwcî . . M, I, P,
A'I, v. tr. — Agiter, secouer.
Rancoyeu Irâkçtjfr . . M, [, P. A'|, v.
inlr. — Râler; être à l'agonie. Voir
Rangueycu.
Rancrieu \ràkriyœ . . M, I, P, N\,
V. Ir. — Crier; a|)))e!ei-; interpeller.
.Si flreuve i nom (iimiid' je s'râ cou-
châye, j'i'os rrancrlrâ de d'dans ncite
lit, si je trouve un nom quand je
serai couchée, je vous le crierai de
notre lit. Hue.
ftflN
- 555 -
RflN
Rancugnater [M, I, P, N, S], v. tr.
— Rencogner. So ~ , se ratatiner
S. Voir ftnkeugnater.
Rancunâd [ràkûnâ . . gén.], s. m.
— Rancunier.
Rancuner (so) [râkûnë-râkcenœ . .
M, I, P, ràkûnœ . . F, ràkùnœ N],
V. pron. — Se disputer.
Rancunou [râkûnu . . M, I, P], s.
m. — Grognon.
Rancusàd [râA-ûrS S], s. m. — Dé-
nonciateur. Voir Rankeusâd.
Rancusè [râkûze S], \. tr. — Dé-
noncer. Voir Rankeuscr.
Rancusète [râkûzet M], s. f. — Ac-
tion de rapporter, de répéter indis-
crètement ce que l'on a vu ou en-
tendu.
Rancusepotâd [ràkùspçtà S], s. m.
— Mouchard. Voir Rankeuscpotâd.
Rande [ràt gén. (rôt V)], v. tr. —
Rendre.
Randéje [ràdês . . M, I, P, N], s.
m. — 1» Produit, rapport. Ç'at i
bivin ~ , c'est d'un bon rapport.
2" Fermage ; loyer d'une ferme ou
d'une terre.
Randerèye [ràdrêy M, I, P], s. f.
— Rapport; produit; revenu.
Randès [ràdç S, rôdç V], s. m. pi.
— 1" Pièces en fer de la voiture,
contre lesquelles sont appuyées les
échelles. 2" Partie de la schlitte.
Voir Hhlitte.
Randerèyes [ràdrçy M, I], s. f. pi.
— Rentes.
Randobieu [râdobyœ . . M, I, N],
V. tr. — Redoubler. Voir Redobieu.
Randon [râdô M, I, P, N], s. m.
— Saut que fait une charrue en
rencontrant une pierre.
Randosseler, Randosser [ràdoslë>
. . M, I, P, N, radçsi F, ràdçsç . .
S\, V. tr. — Labourer un champ en
rejetant la terre sur les bords.
Randouyat [ràduya S], s. m. —
Faux pli. Voir Redoyon.
Randrcût [ràdrœ M, I, P, N, rlêdrà
V], s. m. — Endroit, côté par lequel
on regarde une chose. Voir Hn-
dreût.
Randûchieu, voir RandûhhiGu.
Randûhhieu {ràdâxyœ . . M, I, P,
N\, V. tr. — Endurcir.
Randûre [ràdûr . . M, I, P, F, N],
s. f. — Rendement. Se dit souvent
par ironie. C'at eune bêle ~, c'est
un beau r. (c'est qqch. de beaul).
Ranfècheler, Ranîèhheler [râfeslê'-
ràfejlë' . . M, I, P, N, rafasi F], v. tr.
— Emmailloter.
RanÎGuyemant [ràfœymà M, N, râ-
fçymâ I, P], s. m. — Gonflement.
Ranfieu [ràfyœ . . gén. (ràflw F)],
V. intr. — 1° Renfler. Fàre ~ /'
côrsèt, faire r. le corset (mettre une
jeune fille dans une position inté-
ressante). 2» V. pron. Se renfler; se
vanter. I s' ranfeuye, il se glorifie.
Ranîiou [ràfyu . . M, I, P, N, rà-
fliir F\, s. f. — Enflure.
Ranfiou [ràfyu . . M, I, P, iV|, s.
m. — Vantard; fanfaron.
Ranîla', Ranflîire, voir Ranfieu,
Ranfiou.
Ranfoncieu [ràfôsyœ . . gén. (rë-
fôsye V)], V. intr. — Renfoncer.
Ranframer [râframèi . . M, I, P,
N], V. tr. — Renfermer. Voir Framer.
Ranfus [ràfû M, I, P, N], s. m. —
Refus. / m'è bèyeu V ~, il m'a
donné (j'ai essuyé) un refus.
Ranîuser [ràfiisëi . . M, I, P, N],
V. tr. — Refuser.
Ranglè [ràglq V], v. intr. — Râler.
Voir Rangueyeu. Dans le lang. pop.
mess., on dit aussi Rangler.
Rangolè [ràgolç . ..S, règçle V],
V. intr. — Mugir. Se dit du vent.
Rangrèchicu, voir Rangrèhhieu.
Rangregnon [ràgrenô M, N, râgre-
nô I, P], s. m. — Personne qui mau-
grée, qui se démène.
Rangrèhhieu, voir Rngrèhhieu, v.
intr. — Engraisser.
R/\N
- 556
Rangrinji {ràijrcji /•'), v. tr. — En-
granf<cr. Voir Angrinjeu.
Rangrouwè [ràgniux; S], adj. —
Hctiré chez soi.
RangrouwGr [rduniiin'i . . M, I\, v.
tr. — lU-houclicr If Iroii d'un mur
avec du mortier. A Mel/., les vieil-
lards disent Rancrouwcr.
Rangrîîlcr, v. intr. — Grelotter.
Voir Griïler.
Ranguéne, Ranguéner, voir Ran-
guinne, Ranguinncr.
Rangueyeu | ;•«</( c)//»' . . ,1/, /, P,
F, N, rûi/le V|, v. intr. — 1" Être
court de respiration ; râler. 2" Se
plaindre.
Rangueyèsse \ràg(ç)yes I, M, S], s.
f. — 1» Plainte, lamentation. 2" Râle,
étouft'emenl.
Rangueyou \rûf/{r)yit . . M, I, P,
A'], s, m. — Personne qui se plaint
sans cesse.
Ranguiat Irànf/a X], s. m. — .San-
glot ; râle.
Ranguiâte {rùf/yni V\, s. f. — Bête
qui, à la pâture, va dans les chami)s
voisins et y fait du dommage.
Ranguicr |;(î</yc,-(/o' V], v. intr. —
1" Heniuer sans ces.se, ne pas se
tenir en place. 2" Se dit des vaches
qui ont la mauvaise hahitudc d'aller
dans les champs voisins.
Ranguinne Iri'ii/èn M. I, ràyOn P,
F, S, V, ràiièn-n'uiên A'), s. f. — Ren-
gaine; chanson ; musique monotone
et ennuyeuse.
Ranguinner, voir Ranguinne, v.
intr. — Répéter toujours la même
chose; grommeler.
Raniôle {railôl S|, s. m. — Paletot
léger.
Ranjanieu \rf'ijanti<f . . M, X, S,
ràjonyq I, P, rtijonw /■"], v. intr. —
Rajeunir.
Ranjayeu, Ranjayi [ràjayqe-ràjayi
M, X, rc'ijoyç I, ''('joyç-rrjoye P], v.
tr. — Réjouir. Is ranjayinl le coni-
RRH
pèynt'ye, ils réjouissaient la com-
pagnie. Voir Rejayi.
Ranje [ràs M, I, ]'\, s. f. — Rangée;
rang. Maleûz v' an ~ , mettez-vous
en rang.
lîanjcu \rùj<r . . gén.], v. tr. —
Arranger; habiller. 'L al ranjCiye
coine eiine fôyc, elle est habillée
connue un fée.
Ranjoniè, voir Ranjanieu.
Ranjoûyeu (se) [ri'tjriy(i' . . M, I, P\,
V. pron. — Se réjouir. / s' ranjoûye
de m' l'cûr, il se réjouit de me voir.
Ranjoyè, voir Ranjayeu.
Rankèle, Rankelére \râla:l, ràklêr,
F\, s. m. — Lierre. Voir Rampant.
Rankène, voir Rankîc.
Rankèsâd, Rankèsepotâd, voir
Rankeusâd, Rankeusepotâd.
RankétG [ràkcl M, J\. s. f. - Re-
i|iiék'; pétition.
Rankeugne {râkœn M, I, P, N], s.
f. — Rancune. - de prête, r. de
prêtre (sorte d'étoffe de laine très
solide).
Rankeugneu [n'ik-cenœ . . M, I, P\,
V. tr. 1" Reprocher. 2" Provoquer.
2" V. pron. Se disputer. Voir Ran-
cuner.
Rankeusâd \rùkœsii- ràkcezu M, N,
; •(7At.s(7 /, P, ràkiizû . . S, rekiizâ-re-
kiizu V], s. m. — Dénonciateur; rap-
porteur; mouchard.
Rankcusepèrtot, voir Rankeuse-
potâd.
Rankeusepotâd {rùko'.'ipolà M, N,
ràkrsjxiiri I, P, ràkœsperlo P, rà-
kiispolii . . S, rrktispolo V\, s. m. —
Rapporteur; mouchard.
Rankeuser {ràkœzêi M, ràkçze . .
I, P, ràkiize-rûlsiizç . . .S, rçkiize V\,
v. tr. — 1" Dénoncer; répéter par
malice ce qu'on a vu ou entendu;
moucharder. 2" Chercher des que-
relles.
RankeuyGu|r(/Arj'i/(i".V], adj.— Chif-
fonné par la pluie. Vate cote al lote
RflN
fer -
RflN
rankeayâye, votre jupe est toute
chiffonnée.
Rankîe [ràkîij M, N, ràkçn F], s.
f. — Chèvre-feuille.
Rankine [ràkin Vernier], s. f. —
1» Rancune. 2» Reproche.
Rankioûre, voir /InkioQre, v. tr.
— Enfermer.
Rankioûs, voir /Inkioiïs, s. m. —
1" Part. pass. pris substantivement:
Odeur désagréable que produit le
manque d'air, renfermé. Ce sant l'
~, ça sent le renfermé. 2" Cloîtré;
ermite.
Ranlâhieu, voir Ranlarji.
Ranlarji [ràlarji M, I, P, ralarji F,
ràl&yijce . . iV, S], v. tr. — Élargir.
Ranlemer [ràlmê' . . M, I, ràlnw-
rçlmë' . . P, S], \. tr. — Rallumer.
RanlTre [ràllr M, I, P, N], v. tr.
— Réparer, par ex. une toiture.
Ranlïre [ràlïr . . M, I, P, N\, v.
tr. — Choisir; démêler.
Rannaler, voir Hier, v. intr. —
S'en retourner.
Ranroûhiè Iràrûyye P], v. tr. —
Entortiller de nouveau, enrouler.
Ransagneu [ràsanœ M, N, ràsonç
I, P], V. tr. — Renseigner.
Ranscontreu [râskôtrœ RémillyJ,
V. tr. — Rencontrer.
Ransenè \ràsnç . . S, N], v. intr.
— Râler.
Ransognè, voir Ransagneu.
Ransovenance [râsovnàs S, rësov-
nâs V\, s. f. — Ressouvenir; sou-
venir lointain. On fèl ~ de iams-
an tams, on fait r. de temps en
temps (on rafraîchit la mémoire de
temps en temps). Voir Sovenance.
Rantahheler, voir Ranteuhheler.
Rantâyi (so) [râlàiji S\, v. pron. —
Se remettre à table. Voir Retauyeu.
Rantcheût [ràtsœ-râlgcë S, rëkë V],
adj. — Trop cuit.
Rantchusfe, voir Rankeuser.
Rantcr [râtê' . . M, I, N], v. tr. —
Raccommoder; réparer. J'â ranté
V limon d'nate ché, j'ai réparé le
timon de notre voiture.
Rantcucheler, Ranteuhheler [ràtœs-
Ici-ràtœxlêi . . M, I, P, N, ratœsla' F,
ràtaxlç . . S, rêlçxlç V], v. tr. — Mettre
par dessus; mettre en tas. Je n'
v'ios m' vonde lo rèhhe dé note fwin,
je vons rintohhlè, nous ne voulons
pas vendre le reste de notre foin,
nous allons le mettre sur l'ancien V.
Rantieût, voir Rantcheût.
Rantiôre, Rantiôs, voir Rankioûre,
Rankioûs.
Rantokieu, voir Antokieu, v. tr. —
1« Entortiller. 2" Pelotonner du fil.
Rantosè [ràtoz^ . . S, rëtçze V],
adj. — Qui est plus gras qu'aupara-
vant. Se dit aussi d'une volaille dont
les plumes ont bien repoussé.
Rantotyi, voir Rantokieu.
Rantoûyeu \ràtînjœ . . M, I, P, N,
S, rëlo!je,-yœ V], v. tr. — Ensemen-
cer de nouveau un champ avec la
même céréale.
Rantrâye \ràtrây . . gén.], s. f. —
1» Rentrée. 2" Affût du matin (terme
de chasse).
Rantrer, voir flntrer, v. intr. —
1» Entrer. 2» v. tr. - Rentrer.
Ranvachi, voir Ranvehher.
Ranvachieu, voir Ranvahhieu.
Ranvahhi, voir Ranvehher.
Ranvahhieu [rcwaxyœ M, N, ràvo-
xyç I, P, râvçrdi V], v. intr. — Re-
verdir. Nas jèdîns ranvahlieuyent,
nos jardins reverdissent.
Ranvayaye [ràuayày . . M, I, P],
s. f. — Régalade. Se dit surtout
de la collation que l'on offre à une
personne qui vous rend visite après
le diner, au moment où l'on fait
la sieste.
Ranvayemant [ràimymâ M, N, rà-
vçymà I, P, ravoymà F], s. m. —
Licenciement.
Ranvaye-mètîn [rCway mejî M, N,
ràvçy mçtî . . I, P, ravay- rçvqy
RAN
— 558
RRP
melî S, rqvoij metî Y], s. m. — 1" Ré-
veille-matin. 2» Grande consoude.
Ranvayeu frôcaf/œ .V, A^, râvçgç . .
I, P, ravoiji F, ravai/i .S), v. tr. —
Réveiller. Le jour du Samcdi-.saint,
lorsque, au chant du Gloria, on
sonnait les cloche.s, il était d'usage
d'aller réveiller les arbres en les
secouant, afin d'assurer une bonne
récolle. Part. pass. : Éveillé ; espiègle.
Ranvayeu [ràvaijae M], v. Ir. —
Renvoyer. Voir flnvayeu.
Ranvéche, Ranvecher, Ranvéchi,
voir Ranvéhhe, Ranvehher.
Ranvéhhc \ràvêx ■ ■ M, I. P, N,
rèi'oy^ V], s. f. — Renverse. — Bèijeii
lè ~ ci' le min. donner la r. de la
main (retourner la main). — Loc.
adv. È lè ~. à la r. È lè ~ doûs
(dos), à la renverse. Awer lè frè-
lilteiire è lè ~ , avoir la fressure (le
visage) renversé.
Ranvehher lrài'(e)xê' . . M, I, P,
A', rài'êsi F, nwaxi S, rèDOxi-rcuoxye
V], v. tr. — Renverser; abattre;
culbuter. 'L è vlu s' mûtnliirti èva
meii, mâs fît èvii biiinlofil fût de
/' ~. il a voulu se mesurer avec moi,
mais j'ai eu bientôt fait de le r.
Ranvèrdi, voir Ranvahhieu.
Ranvér(an) [rCwcr M, I], loc. adv.
— An revoir. On dit aussi è lè (bo-
uc) ~.
RanvèyQre (è lè) [ràoçi/iir Ars], loc.
adv. — Au revoir.
Ranviou Ira/ii/u . . .1/, /, P], s. m.
— Hcllet, réverbération. Voir Ram-
biou.
Ranvioïile [ràt'ijûl M, I, P, A'), s.
f. — Ravarde.
Ranvohhiè, voir Ranvahhieu.
Ranvouyc {râiniy S), loc. adv. —
Reparti. Lo pieulon al -, le facteur
est r. (lat. re in via).
Ranvoye-mètîn, voir Ranvaye-
mètîn.
Ranvoycmant, voir Ranvayemant.
Rapâhl [rapâfi S, rapâji F], v. tr.
— Apaiser. Voir Rèpâhieu.
Rapandc [râpât S], v. tr. — Ré-
pandre. Voir Répande.
Rapârer \rapârê' S\, v. tr. — As-
sortir de nouveau. Voir Rèpârieu.
Rapâri [râpâri S\, v. intr. — Lais-
ser le four perdre son excès de
chaleur avant d'enfourner.
Rapapouyi [nipapmji-rapiiiji F],
adj. — Habillé de neuf. Voir Rè-
pèpoyeu.
Rapatau [râpcilO Servigny-lès-S''-
RarlK'l, s. m. — Rétameur ambulant.
Voir Caramognâd.
Rapiâd |/<5piâ . . M, I, P, F, X,
ralsù . . rali/â V], s. m. — Qui ra-
masse toujours; avare.
Rapiàmus [râpijâmùs M, râsibûs-
n'isimiis F\, s. m. — Ne s'emploie que
tlans l'expression familière: fâre ~,
enlever tout, rafler.
Rapiat [râpija .V), s. m. — Renvoi,
émission bruyante par la bouche
des gaz contenus dans l'estomac,
rot, éructation.
Rapiau \râp\j5 M], s. m. — Rappel
(terme de jeu).
Rapinou [râpinu . . F, S, V], s.
m. — Maraudeur. Voir Rèpinou.
Rapleuma' [raplœmo' F\, v. tr. —
Remplumer. Voir Rampicumer.
Raponde Irapôt S], v. tr. — Ré-
pondre. Voir Réponde.
Rapoquè [rapoke . . S\, v. tr. —
Rapporter. Voir Repoiâter.
Rapouyi, voir Rapapouyi.
Rapratè [rapralç S], v. tr. — Faire
la troisième culture.
Rapratè \rapralç S], v. tr. — Re-
vêtir. Voir Rèpratcr.
Raprovè \raprove S], v. intr. —
Hssayer de nouveau. Voir Reprovcr.
Rapronôbis' [râpronôbis . . M, I\,
s. m. — Litanie (ora pro nobis.)
Clianler dés -, se lamenter tout le
temps (cette expression ne s'em-
ploye qu'ironiquement).
- 559 -
Élève, des Écoles municipales de
Metz (1848).
RflP
560 -
RAT
Raps \râps M], s. m. — Vieux
cheval.
Rapsa' Irapsw F], v. intr. — Avoir
des renvois. Voir Reupser.
Rapsodenc Inipsôdrl F\, s. f. —
(Uiose in.sij<ninante. Voir Rèpsoû-
derèye.
Raqueuyc Irâkœij M], s. f. — Demi-
setier.
Rasibus, Ra.simus, voir Rapiàmus.
Rasin [razè /•'), s. m. — Raisin.
Voir Rèsîn.
Rasonè [razone S], v. intr. — Ré-
pliquer. Voir Rèsoner.
Rasscmèla' Irasmelœ F\, v. tr. —
Ressemeler. Voir Rehhemclcr.
Rassieuta' [rasycetw F], v. pron.
— Se rasseoir. Voir Rèssicuter.
RasQre [raziir F], s. f. — Raclure.
Voir Rèsiîre.
Rat [ra Y], s. m. — Rat. Ne s'em-
ploie que dans l'expression : Vint
-, vini<t r. (sapristi)!
Ratama', [ralanm F], v. tr. —
Étamer. Voir Rètèmer.
Ratameûr, Ratamow [ralarnœr-ra-
tamow F\, s. m. — Klameur. Voir
Rètèmou.
Ratapatiau [niliipâlijô M\, s. m. —
Etameur ambulant. Voir Caramo-
gnâd.
Ratapouyi [ratiipiuji .Sj, adj. —
Habillé de neuf. Voir RÈtèpoycu.
Ratatouyîre \riilûliu/Jr . . M, l, P],
s. f. — Cuisinière de bas étage.
Ratauyi (so) \ratniji F], v. pron. —
.Se remettre à table. Voir Rctauyeu.
Ratchâd, voir Rapiâd.
Râtchâd [rûlsâ S], s. m. — .Vvare.
Voir Ràkiâd.
Râtchate \rûlstil S], s. f. — Racloir.
Voir Râkiate.
Râtchéje [râlsês S], s. m. — .\clion
de ratisser. Voir Râkiéje.
Râlchi \rdlsi S], v. tr. — Racler.
Voir Râkieu.
Râtchïrie, voir Raukeuycrèye.
RâtchTye {râtsïij S], s. f. — Petite
quantité de foin qu'on doit ratisser.
Voir Râkiéje.
Ràtchou [ra/.suS|, s. m. — Racleur.
Voir Ràkiou.
Râtchûre \r[ilsiir S], s. f. — Ra-
clure. Voir Râkiiîre.
Rate \rât M\, s. f. — Ragoût de
ponmies de terre, de haricots.
Raté \rat(' . . F, S\, s. m. — Râ-
teau. Voir Rèté.
Ratelâye [râtlày S\, s. f. — Tout
ce (|u'on peut rassembler avec le
râteau. Voir Rètelâyc.
Rateléje [rallcs S\, s. m. — Action
de râteler. Voir Rètcléje.
Râtelot [râtlo V], s. m. — Roitelet.
Voir Reïitelat.
Ratclou \rallii S], s. m. — Ràteleur.
Voir Rètclou.
Ratcuchela', voir Ranteuhhelcr.
Rati \rati M, roli I, P, F, S, Y],
s. m. — Rôti. / n' faut m' s'andreii-
min sus i ~ , il ne faut pas s'en-
dormir sur le r. (il faut avoir l'œil
ouvert).
Ratiàd [ratyâ Y], s. m. — Avare.
Voir Rapiâd.
Ratiâd, Râtiatc, Râtiéje, Râtiéye,
Râliou, Râtiûre, voir Râkiàd, Râkiate,
Râkiéje, Râkièye, Râkiou, Râkiûrc.
Ratir lran{r) M, N, rolï{r) I, P],
V. tr. — Rôtir.
Raton \r<ilô M, A'), s. m. — Ks-
l)èce de crêpe.
Raton |r<l/ô . . M, I, P], s. m. —
Personne rabougrie; nain.
Ratrôci [ralrôsi .S|, v. tr. — Ré-
trécir. Voir Retrcûcieu.
Ratrouyi [rairuyi F], v. intr. —
l?adoter.
Ratu \ratu F, S\, s. m. — Objet
de rebut.
Râtyi, Râtyîric, voir Râkieu, Rau-
keuyerôye.
Rau |/ô .1/, /, /', F, A-, râ . . S, Y\,
s. m. — 1" Matou, chat mâle. T'as
corne i - sus i tau, tu es comme
RflU
561 -
RAY
un matou sur un étal (tu es aux
aguets). Voir Râbcussc, Nut. 2° Cou-
reur de filles.
Rauboyous [rôboyu . . M, I, P, F,
N, râbuyu S], adj. et s. m. — Ra-
boteux ; personne de figure peu
sjmpattiique.
Raucheler, voir Rauhhcler.
Raugmanter [rçgmàtë' . . gén.], v.
tr. et V. intr. — Augmenter.
Rauhhe [rôx M, /], adj. — Rauque,
enroué.
Rauhheler [rôx/ë' . . M, I, P, N],
V. tr. — Niveler une terre avec la
herse.
Raukcgnâd {rôkenà M], s. m. —
Grognon.
Raukeuyerèye [rôkœijrçy M, I, P,
N, râtslrï-râtyîn S, râkîrî V], s. f. —
1° Action de ratisser. 2" Ce qu'on
amasse en ratissant.
Raukiâd [rôkyâ F\, s. m. — Per-
sonne qui place et déplace continu-
ellement les objets, les meubles dans
la maison.
Raukiate [rôkyai M, N, rôkyot I,
P\, s. f. — Raclette, racloir, houette.
Voir Râkiate.
Raukiéjc [rôkyës . . M, I, P, N],
s. m. — Action de racler la boue
sur la route.
Raukieu [rôkyœ . . M, I, P, N\, v.
tr. — 1" Racler. 'L al raukieu, il est
raclé (il est ruiné). 2" Ratisser une
allée de jardin, une vigne. Voir Râ-
kieu.
Raukiote, voir Raukiate.
Raukiou [rôkyu . . M, I, P, N], s.
m. — Qui racle, qui ratisse. Voir
Râkiou.
Raukiu [rôkyii M, I, P, N], s. m.
— Racloir. Voir Râkiu.
Raukyi [rôkyi F], v. intr. — Dé-
placer continuellement les objets
et les meubles dans la maison.
Raule [rôl F, râl . . S], s. m. — Four-
gon.
Raulè [rôZç V], v. intr. — Râler.
Raumeusse [rômcps M, I, P, N, râ-
mœs S], s. f. — Rengaine; lamenta-
tions continuelles. Teu m' sayes lo
doûs èva tés ~, tu me scies le dos
avec tes 1.
Raumusse [rômûs M, 7], adj. f . —
Consternée ; stupéfaite ; confuse.
Rauvelat [rôvla M, N], s. m. —
Habitant de Raville.
Rauvèlc [rôv^l M, N], n. pr. —
Raville, ville de l'arr. de Metz.
Rauyat [rôya M, N, rôyo I, P, rô-
ya-râoya-râya S], s. m. — Petit four-
gon qui sert à secouer la cendre
du fourneau.
Rauye [rôy M, I, P, N, rây-râoy S,
rây V], s. m. — Râble (instrument
en fer recourbé à angle droit et à
long manche, qui sert à remuer le
charbon dans le four ou à racler
la boue sur la route).
Rauyéje [rôyês . . M, I, P, N], s.
m. — Action de retirer la braise du
feu.
Rauycu [rôyœ . . M, I, P, N, râyi
S, V], V. tr. — 1» Tirer la braise
du feu. 2° Nettoyer l'écurie avec
le râble.
Rauyot, voir Rauyat.
Rauycu [rôyu . . M, I, P, N], s.
m. — Qui retire la braise du feu.
Ravâderéye [ravâdrëy S], s. f. —
Chose de peu de valeur. Voir Rè-
vauderèye.
Ravanci [ravàsiS], v. intr. — Avan-
cer. Voir Rèvancieu.
Ravaye-mètin [ravay mqtè S], s. m.
— Réveille-matin. Voir Ranvaye-
mètîn.
Ravayi [ravayi S], v. tr. — Ré-
veiller. Voir Ranvayeu.
Ravayîe [ravayî S], s. f. — Flambée.
Rave [râf . . gén.], v. intr. — Rêve.
Râver [râvê' . . gén.], v. intr. —
1* Rêver, faire des songes. 2° Ré-
fléchir. Ètandeûz que j'râveusse, at-
tendez que je réfléchisse.
36
RAW
- 562
RftY
Raviate [râvyat M, S], s. f. — Bê-
tise. / s'èmûse è dés ~ , il s'amuse
à des bêtises.
Ravola' {ravolo' F], v. tr. — .ava-
ler. Voir Rèvaler.
Ravolâye (è le) [ravolây F], loc.
adv. — En descendant. Voir Rèva-
lâyc.
Ravonète Iravonçt S\, s. f. — Pe-
tite rave. Voir Rèvonète.
Râvou \rài'u . . gén.], adj. — 1"
Rêveur. Lo mau dàs-aules fat wâ
d' ~ , le mal des autres fait peu de
r. (ne vous louche guère). 2" Per-
sonne qui divague.
Ravoycmant [rai'oymâ F\, s. m. —
Licenciement. Voir Ranvaycmant.
Ravoyi [rai'oyi F\, v. tr. — Ren-
voyer. Voir Ranvayeu.
Râwâd, Râwant, voir Rawnâd.
Rawate \raivat-ronnil M, .V], s. f.
— Ruelle.
Râwe [râir-roiv M, X, row I, P,
S\, s. f. — Rue. - pèssèjïre, r. pas-
sagère (fréquentée). - a» p;';! (pain),
gosier.
Rawer [rawê'-rowêi . . M, \, ro-
we . . I, P, niive-rdow^ S, râwe V\, v.
intr. — Flâner; rôder; marauder;
courir le guilledou, aller en quête
d'aventures galantes. Voir Rawner.
Rawer, voir Awer gén., v. tr. —
1" Ravoir, recouvrer. J '« revu niè
pièce, j'ai eu de nouveau ma place.
2" V. pron. — Recouvrer sa conte-
nance, se remettre. Je n' pieiis m'
m'an -, je ne peux m'en ravoir (je
ne reviens pas de ma surprise).
Râwcr \râivê'-rç>wê' . . M, X, roivç
. . f, P, F\, V. tr. — Oter de sa
place, retirer. / râiue lés grond'bî-
res don fu, il relire les pommes de
terre du feu.
Rawnâd [rawnà-rçwnà M, X, row-
nâ I, P, râwâ-râinà . . S, V|, s. m.
— 1" Personne qui fourgonne tou-
jours; qui touche à tout. 2" Homme
qui s'occupe des travaux du ménage.
Rawnâd [rawnà-rçwnà M, X, rçw-
nâ I, P], s. ni. — Homme de mau-
vaise vie.
Rawner \rawnë'-rownê> . . M, N,
rowne . . I, P\, v. intr. — 1" Re-
muer la braise dans le four avec le
fourgon. / raweune lojos, il four-
gonne toujours. 2" Chercher partout,
fouiller; toucher à tout.
Rawner [rawnê'-rownê' . . M, X,
rowne . . I, P], v. intr. — 1° .Se dit
des chattes qui sont en chaleur. Lés
chèles raweuncnt èprès lés raus, les
chattes désirent le matou. 2" Courir
les filles. Voir Rawer.
Rawnou \rawnu-rownn M, X\, s.
m. — Coureur de filles.
Rawon [rawô-rowô ^f, X, rpwô I,
P\, s. m. — 1" Le plus gros mor-
ceau de bois d'un fagot; rondin.
2" Tison.
Raws' [raws-rows M, X\, interj. —
A la (lorlc!
Rayâd [raya . . S\, s. m. — Sen-
tier dans les vignes.
Rayât [raya M, X, royo I, P\, s.
m. — Rigole d'irrigation; rigole;
ruisseau.
Râyat [râya-râoya S], s. m. — Petit
fourgon qui sert à remuer la braise.
Voir Rauyat.
Râyate [rayai M, rayâ's S], s. f. —
Colchique d'automne. Voir Vayatc.
Rayate [rayai M, X, roypl I, P\,
s. f. — 1» Raie; sillon. 2" Ruelle.
Raye [ray M, X, roy I, P, F, rây
S, rôy y\, s. f. — 1" Raie; ligne tra-
cée sur le papier; sillon. Fàre dés
bonis d' ~ , faire de petits travaux.
2" Rigole d'irrigation.
Raye [ray il], s. f. — Racine d'un
arbre.
Raye [rây . . S, rây Y], s. f. —
Ivnsemblc de personnes de peu de
valeur morale.
Raye [rây M, X, rây I, P\, s. f. —
Rave ; radis.
RHY
. . S, V], s. m.
- 563 -
REB
Râble.
Râyc [râg
Voir Rauye.
Rayeu [rayœ M, N], s. m. — Rayé
(se dit des tissus).
Râyéje [ràyês M, N, rayes . . I, P,
râyn(y) S], s. m. — Action d'arra-
cher. Le râyerîe dés peiimes de tere,
l'arrachage des pommes de terre S.
Rayer, voir Rauyeu.
Rayeu [rayœ M, N, royç . . I, P,
F], V. tr. — Rayer, tracer.
Râyeu [râyq: . . M, N, S, râyç . .
I, P, F], V. tr. — Arracher; déra-
ciner. ~ dés nalieures, arracher les
mauvaises herbes. ~ aus yrond'bTres,
a. les pommes de terre. Voir Rachi.
Au figuré : - lés-euys, écarquiller
les yeux (faire de grands yeux). ~
dés-euys corne eiine chète dans eune
;)otTre, rouler des yeux comme un
chat dans une gouttière.
Rayeune [râyœn M\, s. f. — Reine.
Ne s'emploie que dans les expres-
sions: Le ~ dés bous, dés prés, la
r. des bois, des prés (plantes).
Rayeûse, voir Rayate.
Râyèye \râyçy . . M, 7, P\, s. f. —
Rayon de soleil qui perce un nuage.
'L è quand mimme fât quèques ~ de
s'ia aujdu, il y a quand même eu quel-
ques rayons de soleil aujourd'hui.
Râyi \râyi . . S, V\, v. tr. — Tirer
la braise du feu. Voir Rauyeu.
Rayon [rayô M, N, S, royô /, P],
s. m. — 1" Sillon ; espace entre deux
sillons d'un champ. J'â planté mes
pwès an ~, j'ai planté mes pois en
s. 2" Rigole. 3" Rayon de miel N.
Râyou [ràyn . . gén.], s. m. — Celui
qui arrache. Iminje corne i ~ d'hâyes,
il mange comme un arracheur de
haies (il mange beaucoup).
Râyu [ràyù . . M, /, P, N\, s. m.
— Terrain en pente, mis en culture.
Râyu [râyû P\, s. m. — Chaîne
qui sert à attacher une roue à la
voiture pour empêcher celle-ci de
glisser pendant le temps de glace.
Rayure [ragûr . . M, N, S, rçyùr
I, P, F], s. f. — 1" Rayure. 2» Étoffe
rayée S.
Razwa [raziva F], s. m. — Rasoir.
Voir Rèzwè.
Ré [rêi P, rë F], s. m. — Rein.
Rè [rç M, /, P], s. m. — Hotte en
sapin. Sa contenance est de 40
litres; c'est l'unité de mesure pour
le vin. Le R. sert aussi à la cueil-
lette et au transport des fruits. Voir
BèhhâwG, Tandelîn.
Rebâ, voir Rcbau.
Rèbabener [rebàbnëi . . M, N], v.
tr. — Raccommoder de vieux effets.
Rèbâbouycr \rebcibuye,-yœ V], v.
intr. — Répondre impoliment. Voir
Rabâbouyi.
Rebâde [r(e)bât M], adj.- Trapu,
ramassé.
Rèbat [reba . . M, /, P, N, rabç S,
robç V], s. m. — Rabot.
Rèbatâye {rebatày M, rebotây /, P],
s. f. — Tirade (litanie de choses
désagréables). Eune ~ (ie satîses,
une longue suite d'injures.
Rèbater [rçbatêi . . M, N, rçbçtç . .
/, P, rabote . . S, robotç V], v. tr. —
1» Raboter. 2" Rabâcher; gromme-
ler.
Rèbatous [rehatu M, N, rebotu . .
rabotâ-rabotow F, rabçtà . . S], adj. —
lo Raboteur. 2» s. m. — Celui qui
répète souvent la même chose.
Rebau [r(e)bô M, I, P, N, rebâ S],
s. m. — Objet mis au rebut; par ex-
tension, grappe de raisin dépouillée
de ses grains.
Rebaukâd [r(e)hôkâ . .M, I, P, N],
s. m. — Celui qui répond avec in-
solence.
Rebaukcr [r{e)bôkëi . . M, /, P, iV],
V. tr. — 1» Reprendre qqn. dans
une conversation, lui donner la ré-
plique; rabrouer. 2o v. intr. Ré-
pondre grossièrement ou avec in-
solence.
REB
— 564 -
REB
Rebaukiou \r(e)bôkya . . M, I, P, A'],
s. m. — Celui qui murmure.
Rebauvèle \r(e)bôvql M\, n. pr. —
L.ibavilie, ferme située près d'Antilly,
arr. de Metz.
Rcbawcr [r(e)bawê'-r{e)bowê' . . M,
N, rebowç ■ ■ /, P\, v. intr. — Tancer,
réprim;inder, rabrouer. / l'è jali-
nuiiil r'bdwè, il l'a joliment tancé.
Rèbèhhicu, Rèbèchicu [rçbçyjjqe-re-
bçsyœ gén. (rabasi F)\, v. tr. et intr.
— Baisser. / ffil bé, lo bié va ~ , il
fait beau, le blé va b. (de prix).
Rèbèjeu [rebejœ . . M, I, P, N, ra-
basi F, S, rabasye V), v. tr. — Ra-
bâcher.
Rèbèjou [rebeju . . M, I. P, N, ra-
basow /*"], s. m. — Rabâcheur.
Rebeler [r(e)belê' . . gén.), v. intr.
— Se rebeller; regimber; se révolter;
résister; reculer. Se dit aussi des
chevaux qui ne veulent pas avancer.
Rebèncr [r(e)benê' . . M, I, S\, v.
Ir. — Labourer un champ en reje-
tant la terre sur les bords. Voir
Randosselcr.
Rèbèt [rebç M, I, P, N\, s. m. —
1" Rabat d'ecclésiastique. 2" Couture
rabattue.
Rèbètancc [rebçtàs M, I, N], s. f.
— Rabais.
Rèbëte [rehçl gén.), v. tr. — 1» Ra-
battre; rabaisser; rabattre une cou-
ture. 2" Battre la faux pour l'aiguiser.
Rèbètemont \rçbçlmô V], s. m. —
Ensemble des outils qui servent à
battre la faux.
Rebéti \r(p)bêti Y], v. tr. — Abêtir,
abrutir.
Rèbètïe \rçbçlî V\, s. f. — Cou-
ture simple de deux morceaux d'é-
toffe.
Rèbèt- je [rçbejo M, I, P, X, ra-
baju F\, s. m. — .\bal-jour.
Rèbèt- joûye, Rèbèt-jôye \rebq jmj
M, I, rçbç jôij S\, s. f. — Armoise.
Rèbèt-vwès |rçèei'wç M, I, P, N],
s. m. — Abat-voix.
Rebcuchc [r(e)b«i M, I, P, A'), s.
m. — Reproche.
Rèbcuche, voir Rèbcuhhe.
Rebeuchieu \r(e)bœxii(f . . M, I, P],
V. tr. — Rabâcher; reprocher.
RèbeuhhG \rebœx . . M, I, P, N,
rôbix y], adj. — Robuste.
Rèbeuhhe [rçbnpx . . A'], adj. - Re-
vèchc; acariâtre; maussade.
Rébcus' Ircbffs M. I, P, A'], s. m.
- Rébus; calembourg; jeu de mots;
sornette.
Rebcutelâyc [r(e)b(etlay . . M, I, P,
N\, s. f. — Quantité; kyrielle; ti-
rade (péjoratif). Eiinc ~ d' saiïses,
une q. d'injures.
Rcbcuter \r(e)boete . . M, I, P], v.
tr. — Suppléer.
Rebcuyc (an) [r(e)bcey M, A'|, loc.
adv. —En morceaux ; cassé ; démoli.
Rebèyeu, voir Bèyeu, v. tr. —
Rendre; redonner. R'bèye lo ju lé,
redonne ce jeu.
Rèbî [rçbi S\, s. m. — Arrête-bœuf.
Voir Râbieu.
Rebianchi [r(e)byàsi gén.), v. tr. —
Reblanchir.
Rèbiatc \rebyal . . M, I, P, A', ra-
biiypt], s. f. — Petite attelle de bois.
Rèbiater [rçbyatê' . . M, S\ S, rq-
byote . . I, P\, v. tr. — Ramasser
les copeaux.
Rebiaudè [r(ç)/).i/ôrfç V|, v. intr. —
.\l)par:iitre en scintillant. Se dit des
étoiles, d'une femme (au ligure).
Rebiaudiant \r{ç)bijôdyà \'l, adj. —
Eblouissant.
Rebifièsse \r{ç)bifyes M. I, P\, s. f.
— Action de se rcbilTer.
Rèbigater, Rèbigolè [rçbiyatci . . M,
K, irbifiolç . . I. P], v. tr. — Restau-
rer; réparer; remettre en bon état.
Rèbîn [rebi M, I. N], s. m. -
Rabbin.
Rèbiotè, voir Rèbiater.
Rèbiyeu [rçbiij(r . . gén.], v. tr. —
Réprimander; dire son fait à qqn.
Se maiwâsc langue lo fâl savant ~,
REB
_ 565 -
REB
sa mauvaise langue le fait souvent
réprimander.
Rebolâyc (è le) {r(e)bçlây . . M, I,
P, N, rebulçt F], loc. adv. — A re-
culons.
Reboler [r(e)bçlê' . . gén. (rbulw F)],
V. tr. — 1° Rebrousser ; mettre à
l'envers. 2" River (un clou). 3"
Émousser.
Efin de H ~ ses grinfes
[de halére,
J'â chwèsi loi exprès lo
[grand mate Monîn.
Qu'at anca pus voleur.
Afin de lui émousser ses griffes de
buse, j'ai choisi tout exprès le grand
maitre Monin qui est encore plus
voleur C. H., V, 81.
Reboler [r(e)bçlë' M], v. intr. —
Être de mauvaise humeur.
Rèboli [rçbçliP], adj. — Retroussé.
'L è i néz toi ~ , il a un nez tout r.
Rebôlon [r{e)bôlô M, I, P\, s. m.
^ Rebord ; retroussis.
Rebombâdc \r(e)bôbâl Gorze], s.
f. — Espèce de salsifis. Voir Bom-
bâde.
Rèborèi [rebçrç' P\, v. tr. — La-
bourer. Voir Raborer.
Rèbot, Rèbotâye, voir Rèbat, Rè-
batâye.
Rebotener [r(e)bçtnë' . . M, I, P, N,
V, rbulnw . . F, S], v. tr. — Rebou-
tonner.
Rcboter [r(e)bçlê' . . M, I, P, N],
V. tr. — Remettre, replacer. Se dit
du rebouteur.
Rèbotcr, voir Rèbater.
Rebotous [r(e)bçlu . . M, I, P, N,
rbutœ F], s. m. — Rebouteux. J'è-
vans ètu veûr lo ~ , nous avons été
voir le r. Voir Remèniou.
Reboufier [r{e)bufye,-yœ V], y. tr.
— Repousser durement.
Reboulai, voir Reboler.
Reboulâyc [r(e)bulày . . M, I, P, N],
s. f. — 1" Averse de pluie. 2" Averse
d'injures.
Rcbouler |[/-(e)fcu/ê' . . M, I, P, N],
V. tr. — Repousser. / m'è r'boulé
si f'oûrl qui m'è fal cheûr, il m'a
poussé si fort qu'il m'a fait tomber.
Reboulète, voir Rebolâyc.
Reboursau lr(e)bursô M, I, N], s. m.
— Rebroussoir.
Reboussâde [r(e')busât N\, s. f. —
Action de se rebitfer.
Reboussieu [r(e)busijœ . . gén.|, v.
tr. — 1" Repousser. 2" v. intr. —
Revenir sur ses pas; être chassé
dans une direction conlraire. Le
feumûge rebousse, la fumée est re-
foulée (par l'effet du vent).
Reboutena', voir Rebotener.
Rebouwer \reb(u)wê' . . gén.], v.
intr. — Couler une seconde fois
la lessive.
Rebower \r(e)bçwë' . . M, 1, P, N],
V. tr. — Tancer.
Rèbowrosse [rebçwros P], s. f. —
Femme d'un laboureur. Voir Rabo-
rasse.
Rebraker (so) lr(e)brakê' M, rbrçkç
. . I, P\, V. pron. — Protester. /
so r'brake v'ianli, il proteste volon-
tiers (il n'est jamais content).
Rebrasa', voir Rebrèsicu.
Rebrèsieu [r(e)brezyœ . . M, /, P,
r(e)brezce-r(e)brç:yœ N, rbrazœ F], v.
tr. — 1" Rétamer un ustensile de
cuisine. 2» Ressouder.
Rebreudcr \r(e)brœde' . . M, I, P, N],
V. tr. — Rebrider un cheval.
Rebreukicu [r{e)brcekgœ . . M, I, P,
iV], V. tr. — Réparer un chemin
avec des matériaux tels que des
cailloux, des pierres.
Rebriké \r(e)brikë' . . M, I], adj.
— Vif, dégourdi.
Rcbrochous, Rcbrohhous[r(e)Z)/-osu-
r(e)brçxu], adj. — Revêche; intrai-
table.
Rebrokè, voir Rebraker.
Rebrouchieu, Rebrouhhieu [r(e)-
brusyœ-r(e)bruxyœ M, I, P, N\, adj.—
Attristé ; renfrogné.
REC
Rcbroutè \r(c)hrulç I\, v. Ir. —
Remettre.
Rebuter [r((:)biilêi . . M, I, P, N,
S], V. tr. — Hebuter, mal recevoir
qqn., le gronder.
Rebuter [rebiilê- . . M, I, P, N, S\,
\. intr. — Revenir jouer à partir
du but.
Rècacouyi \rekakuiji . . S, V], v.
tr. — Grommeler.
Rècacouyi (so) [rekakinji S], v.
pron. — Se monter en ménage.
Reçakieu, voir Çakicu, v. tr. —
Recercler les tonneaux.
Rècalat \r(e)kala M\, s. m. — Ré-
collet; couvent des R., qui se trou-
vait autrefois dans les locaux occu-
pés par le bureau de bienfaisance,
rue des Récollets et rue de la Fon-
derie, à Metz.
Recale [rçkal M, N, rekol I, P, rç-
kôU S], s. f. — Récolte.
Recaler, voir Caler, v. tr. — Re-
coller.
Rèce \rçs gén.), s. f. — Race; en-
geance (péjoratif); génération; li-
gnée. 'L at d' le rèce des pus, i faut /'
louiver po V fûrc meuri, il est de la r.
des poux, il faut le tuer pour le
faire mourir (il a la vie dure). Voir
Race.
Rècène, Rèccnè, Rècènon, voir
Receune, Rèceunc, Reccuncr, Re-
ceunon.
Rècénous [rçsenu V], adj. — Qui
a beaucoup de racines.
Receunatc [r(e)senal . . M, I, P, N],
s. f. — Goûter.
Receune \r(e)sqen M,N, resçii I, P\,
s. f. — (!;ollalion après souper. A
neuf lieures avait lieu la ])etite R..
jjetite collation que cliiique veilleuse
a|)porlait avec elle. Au mois de mars,
avant de se séparer, les Crègnerasses
de la même Crègne faisaient un |)etit
festin, la grande R.
Receune [rçsœn . . M, N, rçsçn I,
566
REC
P, rasçn I, rçsïn S, V], s. f. — Ra-
cine.
Receuner \res{e)nê' . . M, \, resne . .
I, P, rçsnci'-rçsina' F, rsene-rsinç . . S,
rsine V|, v. intr. — 1" Faire une col-
lation après souper, surtout pendant
les veillées d'hiver où l'on filait. 2"
Faire le repas du goûter.
Receunon \r(ç)sçnô M, N, rsenô I,
P, ersenô-rsenô Y], s. m. — Colla-
tion après souper; petit repas qui
se prend en revenant de la messe
de minuit, le jour de Noël. Dans
le pays messin, il était ordinaire-
ment composé de jambon, de tûte
et d'échaudé. Chez les pauvres, la
tûle était remplacée par la meuchale.
J'alans fâre lo ~ , nous allons fêter
le réveillon.
Reccûr [r(e)s(iêr M, I, P, F, N, rsûr
S, rscwor . . V], v. tr. — Recevoir.
Fât èrcéu'or lès-eguions corne des
compliniaiils, il faut r. les méchan-
cetés déguisées comme des com-
pliments. Voir Recieûr.
Rccéwor, voir Rcceiïr.
Rcchachi, voir Chacheu gén., v.
tr. — Resécher.
Recharche |r(ç)s(j;s M, N, rsors I,
P\, s. f. — Recherche; perquisition.
An-z-on fût dés ~ cheuz lu, on a fait
une perquisition chez lui.
Rechâssi \r(e)sâsi . . S, V], v. tr.
— Regarnir d'acier un outil à pointe
acérée. Voir Ranchaussieu.
Rechat {r(e)sa . . M, I, P, N, rosa
. . S, ro.sp V'I, s. m. — Habillement
en général; habit en forme de
queue de morue, que portaient les
anciens, aux jours de fêles; vête-
ment de dimanche, de cérémonie.
Réchaud |rç.sô . . M, N\, s. m. — Ré-
chaud.
REC
- SôT -
REC
Rechaufieu, voir Rehhaufieu.
Rechaufièye, voir Rehhaufièyc.
Rechaussieu (r(f).sôs;/œ N\, v. tr. --
Recrépir un mur. Voir Ranchaus-
sieu.
Rechauyeu, voir Rchhauyeu.
RèchG [rçs M, I, P, res V], adj.
— Riche ; fortuné. 'L al ~ corne i
viens Crésiis', il est riche comme un
vieux Crésus. Ç'ot dés -, is sont
milionéres ! — Couhhe té, is n' sot
m' sélmont mile toneres, insi, ç' n'ot
m' pou été milionéres, c'est des r.,
ils sont millionnaires. — Tais-toi, ils
ne sont même pas mille tonnerres
(juron), ce n'est pas pour être mil-
lionnaires V.
Rèchc \rçs M, I], s. m. — Forme
à fromage. Voir Rèhhc.
Rèche \rçs M, I\, s. f. — Maladie
du cuir chevelu, espèce de teigne.
Rèche 1res M, I\, s. f. — Versoir
de la charrue. Voir Chèrâwe.
Rèche \rçs gén.], s. f. — Reste.
Voir Rèhhe.
Rechegnerèye \r(e)seiîrçy M, N,
rsçnr?ij I, P\, s. f. — Singerie ; gri-
mace.
Rechegnèsse \r(e)senes M, N, rsç-
nqs I, P, rïinçs S], s. f. — Singerie.
Rechéje, Rechéjè, voir Rcchinje,
Rechinjcu.
Rechegneu [i'(e)senœ M, N, rsçfie
I, P, rsiiii F, S, rsene,-œ V], \. tr.
— Répéter par dérision ce que qqn.
dit; imiter le ton, les manières ri-
dicules de qqn., le singer. E cause
que f bègueuge, i m' rechegneût,
parce que je bégaye, il me singeait.
Rechemeler [r{e)semlë'-resmelëi . .
M, I, P, N], V. tr. — Ressemeler.
Voir Rchhcmeler.
Rèchéjote, voir Rechinjate.
Rechèmer [r(e)sçmê' . . M, I, P, N],
V. intr. — Se dit d'un cliou dont
on a enlevé la tête et dont le pied
produit un nouveau rejeton.
Rèchemîn [rçs(e)mT M. I, P, N],
adj. — Economisé. Voir Rèhhcmîn.
Rechèper, voir Rchhèper.
RechèrJGu [r(e)sqrjœ . . M, I, P,
N], V. tr. — Recharger.
Rèchèsse [rçsçs M, I, P], s. f. —
Richesse.
Rèchèt [rçsç M, I, P, N\, s. m. —
Repas que font les fileuses chaque
année le soir de la Sie-Agalhe, leur
patronne, quand elles cessent de
filer.
Rèchetate [rçstat S], s. f. — Rachat,
cadeau du valentin à sa valentine,
à l'occasion de la visite tradition-
nelle qu'il lui fait dans l'après-midi
du dimanche qui suit la proclama-
tion des valentins. Voir Yausenat.
Rècheter \reste' . . gén.], v. tr. —
1" Racheter. 2" Apporter un cadeau
à sa valentine, le dimanche qui suit
la proclamation des valentins.
Rècheû [resôé S], adj. — Placé.
Voir RèhheQ.
Rèchevi \rqsvi gén. (resevi V)\, v.
tr. — Achever.
Rèchi \rqsi S], v. intr. — Tousser.
Voir Rèhhi.
Rechignèsse, Rechigni, voir Re-
chegnèsse, Rechegneu.
Rechinjate [r(e)sèjat M, N, S, resc-
jçt I, V, rçsêjçi P\, s. f. — 1» Re-
change. J' in-n-è è le ~ , j'en ai de
r. (de quoi rechanger à volonté) V.
2" Petit changement.
Rechinjâwe [r(e)sèjâw-resèjow M,
N, resëjçw I, resèjly S], s. f. — Mens-
trues.
Rechinje [r(e)sês gén. (resês P)], s.
f. — Rechange. / n'è m' tôt pgin de
ch'minhhes è le ~, il n'a pas beau-
coup de chemises de rechange.
Rechinjeu (so) [r(ç)sèjœ . . gén.
(rsêje P)], V. pron. — Changer d'ha-
bit, de linge.
Rechinjîe, voir Rechinjâwe.
Rcchinjowe, voir Rechinjâwe.
Recherche, voir Recharchc.
— 568
REC
REC
Rechoûwemant, Rechoûwcr, voir
RehhoQwcmant, Rehhoûwer.
Rèchtik [reslik V], s. m. — Mets
qui se compose de pommes de terre
frites (familier).
Rechtreûr [reslrcêr M, I, P\, v. tr.
— Kétrécir. Voir Rehhtreûr.
Rechute \r(ç)siil M, J, A'), s. f. —
Visite inattendue. Je n'ai entendu
ce mot que dans l'expression : J'
èvans d' le ~ , nous avons du monde.
Recieûr {r(e)syœr M. I, P, N], v.
tr. — Recevoir. Voir Receûr.
Rècîne [rçsin S, V], s. f. — Ra-
cine. Voir Rèccune.
Recinè, voir Receuner.
Rèclaméye [rekiamêy V], s. f. —
Grande quantité. Ène ~ dé j'iînes,
une grande q. de poules.
Recochicu, voir Recohhieu.
Recoder [r(e)kodêi . . gén.), v. tr.
— Remettre en mémoire; mettre
au courant; enseigner; instruire.
Ç'at lu que r'codé nas-afants, c'est
lui qui a instruit nos enfants. —
Part. pass. : Qui a reçu des conseils.
Recoder [r{e)kodê' . . gén.], v. tr.
— 1» Raccommoder de vieilles
choses. 2" Par ext., réconcilier.
Recohhieu [/•(e)AoxJ/op . • M, h P, N,
rakusi F, rakçxi-rçkçxi S, rekçxi V],
v. tr. — Raccourcir ; abréger ; écour-
ter; diminuer.
Rcçokiè lr(e)sokijç I, P], v. tr. —
Recercler les tonneaux. Voir Rc-
çakieu.
Rècole [rekol I, P\, s. f. - Récolte.
Voir Recale.
Recelé [r(e)kole . . I, P\, v. tr. —
Recoller. Voir Recaler.
Recomance \r{e)k{ç)mù& gén. {rkç-
mùs V)], s. f. — Action de recom-
mencer. Lo land'min, i' al de -, le
lendemain, c'est à recommencer
(c'est la même chose).
Rccomancicu [r{e)k(o)iiiàsyœ . . gén.
(rçkumàsi F)], v. tr. — Recom-
lueucer. Quand' lo prèle é fat d'
prâchier, i lïèrcomonse pis, quand
le prêtre a fini de prêcher, il ne
recommence plus. Expression qui
signifie : je refuse de répéter ce que
j'ai dit V.
Recomanderasse [r{e)koniàdras . .
M, I, P, A'I, s. f. — Femme qui tient
un bureau pour nourrices.
RccomandîchG,Recomandîhhe|r((')-
komùdTs-r(e)komâdîx ■ ■ jV, /, P. ^'\,
s. f. — 1" Recommandation. 2» Ar-
gent que l'on donne au berger pour
les premiers jours de garde, afin
qu'il ait bien soin des bêtes.
Récomonce, voir Recomance.
Rècomovîdéje [rrk(o)mridës . . M,
I, P, X, rakomôdês S\, s. f. — Rac-
commodage.
Rècomoûdieu [rçk{o)mûdyœ . . M,
I, P, racumudœ F, rek(o)nwdyœ-ix-
k(o)mridyœ X\, v. tr. — 1» Raccom-
moder de vieilles choses. 2" Par
extension, réconcilier.
RècomoQdou [rçk(o)nmdu . . M.
I, P], s. m. — Raccommodeur.
Rècompansieu [rçkôpàsyœ . . M,
I, P, N], v. tr. — 1" Récompenser;
donner une compensation. 2" Re-
valoir.
Rècompanson [rqkôpàsô M, I], s.
m. — Récompense; compensation;
dédommagement. Mè pût n'ai ni
groûsse, mâs j'â èvu i pial ~ , ma
part n'est pas forte, mais j'ai eu
une petite compensation.
Reconahhe, voir Conahhe, v. tr.
— Reconnaître.
Reconate \r{e)konal Hue], v. tr.—
Reconnaître.
Reconnechance, Reconnchhance
\r{ç)kçnsàs-r{ç)konyXis . . M, l, I', K\,
s. f. — Mémoire. / n'è wâ de ~,
il n'a guère de m.
Rcconfoût [r{e)kôfû M, I, P], s. m.
— Maison de refuge.
Rècontéje [rekôlês . . gén.), s. m.
— Racontar.
REC
- 569 -
MC
Raconter [rçkôtêi . . gén.], v. tr.
— Raconter.
Recoquiè [r(e)kçkye I, P], v. tr. —
Habiller. J'â vu lé bêle mèriâije
qu' oteût bèn' rècoquiûye, j'ai vu la
belle mariée qui était bien habillée.
Jaclot, 1853, 24.
Recoquieu (so) [r(e)kokgœ . . M, I,
P, rakokyi F, S], v. pron. — Se re-
coquiller; se recroqueviller; se re-
tirer au fond. So ~ au fin fond de
s' keugnat, se retirer au fin fond
de son coin (se retirer entièrement).
Voir Recoycu.
Recor lr(e)kçr M, I. P, S\, v. tr.
— Passer la vigne en revue. Je
r'corans nate vègne, nous passons
notre vigne en revue.
RQçôr \r(e)sôr S\, v. tr. — Rece-
voir. Voir Receûr.
Recorbeler [r{e)korheW . . M, I,
P, N], V. tr. — Remettre des jantes
aux roues d'une voiture.
Recorder \r(e)kçrdei M], v. tr. —
Épeler. / r'corde ses laies, il épelle
ses lettres (il apprend à lire).
Recos {r(e)ko V\, s. m. — Le pre-
mier dimanche après la fête. Voir
Relcûve-sèle.
Recosiner lr(e)kçzinëi . . M, I, P],
V. tr. — Se remettre avec des pa-
rents avec lesquels on s'était brouillé.
Rècoumanci, voir Recomancieu.
Recoupe [r(e)kup M, I, P\, s. f. —
Blé recroquevillé par suite de la sé-
cheresse.
Recouper [r(e)kupë' . . gén.], v. tr.
— 1" Recouper. 2° Couper les
branches de la vigne avant la ven-
dange M, I, P.
Recoûr \iie)kûr M, I, P, S], v. tr.
— Herser une seconde fois. - dés-
awinnes, herser une seconde fois
l'avoine.
Rècousâd [rçkttzâ F], s. m. — Dé-
nonciateur. Voir Rankeusâd.
Recouse, voir Cotise, v. tr. —
Recoudre.
Recouse [rç/fiiiç Y], v. tr. — Dé-
noncer. Voir Rankeuser.
Rècousc-polot [rekus pçlç V], s.
m. — Rapporteur. Voir Rankeuse-
potâd.
Recousèsse [r(e)kuzçs M, I, P, N,
S, V, rkuzûr F], s. f. - l» Couture.
2° Cicatrice.
Rècousou [rekuzu V], s. m. — Dé-
nonciateur. Voir Rankeusâd.
Recousîire, voir Recousèsse.
Recouycr [r(e)kiige,-Uûe V\, v. tr. —
Recueillir ; accepter. J'â r'couyé lés-
èfronts corne dés compliinants, j'ai
accepté les affronts comme des com-
pliments.
Recouycû lr(e)kuyôè S], s. m. —
Espèce de jale. Voir Rekeuyu.
Recouyi \r(e)kuyi V], v. tr. — Ra-
masser les fruits tombés d'un arbre.
Recovrant [r(e)kovrà M, I, P], adj.
— 1» Agile; habile. 2o Dispos.
Rccovri, voir Covri, v. tr. — l"
Recouvrir. 2" Couvrir.
Recovrou [r{e)kçvru . . M, I, P,
N], s. m. — Recouvreur. Voir Ra-
cayon, Recwètou.
Recoyeu (so) [r(e)kçyœ . . M, I, P],
V. pron. — Se recroqueviller. Voir
Recoquieu.
Recrahhe, voir Crahhe, v. intr. —
Recroître.
Recrampi (so) [r(e)krâpi M, I, P,
N], V. pron. — Se recroqueviller.
Rccràs [r(e)krà M, A'], s. m. pi. —
Restes. Èch'ler dés - , acheter des
restes.
Recrawer [r(e)krawê'-r(e)krçivê' . .
M, N, r(e)krowç . . I, P], v. tr. —
Morigéner, tancer.
Recrawi [r(e)krawi-r(e)krowi I, P\,
adj. — Mouillé. Se dit surtout du
sol.
R e cr awïr e [r(e)krawlr-r(e)kro wTr
M, N, r(e)krowïr I, P\, s. f.— Lessive.
Recreupcheu (so) [r(e)krœpsœ . . M,
I, P, N], V. pron. — Se recroque-
viller; se ratatiner.
RED
- 5tO
RED
Recripaté, Rècripotè \r(e)kripalê'
. . M, X, irkripoir . . I, P], iulj. -
Hidé; racorni.
Récrire, voir Écrire, v. Ir. —
Kcrire.
Rècriyou \rrkriiiii V|, s. m. —
Crieur puldic. - (/' iancan, c. de
vente.
Recrower, Recrowi, Recrowïre, voir
Rccrawer, Recrawi, Rccrawîrc.
Rècugni (se; |;TAii/îi F\, v. |)ron
— Se fouler un nienil)re. - lu nu"
se fouler la main.
Recule [r{e)kiil M, I], n. pr. —
Hercule. 'L at j'oCirl conw i -, il
est fort comme un H.
Rccfire, voir Cure, v. Ir. — Ue-
cuirc.
Recuri |;-(<')A(ï;/ S\, v. tr. — Curer.
Voir Rekeurieu.
Recurou {r(e)kiiru S\, s. m. — Ou-
vrier qui cure. Voir Rekeuriuu.
Recwachi, voir Recwècheu.
Kecwècheu, voir Cwècheu, v. Ir.,
— Cacher; couvrir de terre; ense-
velir. R'cwècheù: ixis grond'huTs,
couvrez vos pommes de terre.
Recwèter [r{ç)ku>çlC' . . M, I, }',
N\, v. tr. — Ué|)arer; recouvrir un
toit. Voir Ralire.
Recwètou l/-(<')Ai()ç/u . . M, I, J>\,
s. m. — Couvreur. Voir Rèkèyow.
Recwètou [ri,ç)kwçtu M, 1\, s. m.
— Haconteur.
Rèdater [rçdulc' . . M, X, rçilolç
. . I, P, S, Vj, V. inlr. — Uadoler.
Réde {rcl V\, adj. — Fier. Voir
Reûde.
Rcdechande, voir Redelihandc.
Rèdèglisse [rnlçi/Us liéclix |, s. m.
— Héglisse. Voir Regôlisse.
licdchhande, voir Dehhandc f^én.,
v. inlr. — Hedescendrc.
RèdÈhi [ri;de-(i . . S, rad(f(i V\, v.
intr. — Tarder.
Rèdèji, voir RèdÈhi.
Redener \iie)dnè' . . M, 1, J', X]. v.
tr. — Redonner; rendre. Vatc vin
mV red'né le vèije, votre vin m'a
rendu la vie.
Redevance \r(e)di>(is S, rdevàs V|,
s. f. - Redevance, ce que l'on doit.
Eté an ~ , avoir des dettes.
Redevér', voir Devér', v. tr. — Rou-
vrir. A/(" piàije s'è red'vê, ma plaie
s'est rouverte.
Redeveûr, voir Deveûr, v. tr. —
lîedevoir.
Rèdicule \redikid M], adj. — Con-
Irariant.
Redire, voir Dire, v. tr. et intr.
— Redire.
Redobeuyemant [i\L')d(^bœyniù M,
\, r{e)dobeymû I, P\, s. m. — Re-
doublement.
Redobieu, voir Dobieu, v. tr. —
Redoubler. Voir Randobieu.
RÈdoci \rvdçxi M, J, rçdowxi P\,
v. Ir. — 1" Radoucir. 2" .\paiser;
calmer. Ele s'uniponle pu des ryins,
nuis clc so r'docit lot-auss'toru, elle
s'emporte pour des riens, mais elle
se calme tout aussitôt.
Redonder [r(e)dôdè- . . M, I, P, X\,
V. intr. — 1" Rebondir. Li' picre H
è chu sus le lête, èl pus '/ è r'dondc,
la pierre lui est tombée sur la tète
et |)uis elle a rebondi. 2" Retentir;
faire écho.
Redôr [r(e)dôr S], v. tr. — Rede-
voir. Voir Redeveûr.
Rèdowsi, voir Redoci.
Rcdoûyeu \r(ç)druj(y . . M, I. /',
iV|, v. tr. — Tromper. J'û treuvé
m' mâle, cil-èl m' è r'doûyeu, j'ai
trouvé mon maître, celui-ci m'a
trompé.
Redoyeu \rl,ç)do!jiy . . f^én.], v. Ir.
— Replier.
Redoyon [r(ç)do!iô M, I, P, X, rù-
duiia S\, s. m. — Faux pli.
Redrassieu, voir Drassieu, v. tr.
— 1" Redresser. / s' redrasse corne
i juu sus i haut d'i jarhon, il .se re-
dresse comme un coq sur le haut
! d'une échelle. Voir Jarhon. 2" Répri-
REF
- 571 -
REG
mander; corriger. 3° v. pron. Faire
le fier.
RcîâfG, voir Fâre, v. tr. — 1" Re-
faire; raccommoder; réparer; guérir.
'L è yâque è -, il a qqch. à répa-
rer (il n'est pas en bonne santé).
2° Vendre. J'â r'fat dis francs, j'ai
vendu pour dix francs. 3" Tromper.
J'â ètu r'fcit, j'ai été trompé. 4" Ré-
pondre. 5° V. pron. Se glorifier;
se vanter. / n' so r'fât m, il ne se
vante pas (il est modeste).
Refâte \r(e)fàt . . gén.], s. f. —
Gain ; produit; réalisation en argent;
en général, produit d'une vente de
céréales, de bestiaux. I comte se ~,
il compte son gain.
Rèîe [ref S], s. f. — Fourgon.
Voir Rafe.
Rèfè [refe . . S, V\, v. tr. — Ar-
racher. Voir Rafer.
Refèyerasse \r(e)fçijras . . M, N,
S, r(e)feijros I, P, rfeijîr \'\, s. f. —
Raccommodeuse. Eiine bone ~ vaut
miens qu' dons feuirasses, une bonne
r. vaut mieux que deux fileuses.
Refèyerosse, Refèyîre, voir Refèye-
rasse.
Refèyou \r(e)fçyii S], s. m. — Rac-
commodeur.
Refiari, Refieuri [r(ç)fijari-r(e)fija'ri
M, N, r(e)fyçri-r(e)fyceri I, P, r(ç)-
fyceri S], v. intr. — Refleurir.
Reficheu [r{e)fisce M], v. tr. —
Vexer.
Rèfilate [refilât S, rçfdot V], s. f.
— Pierre douce qui sert à enlever
le morfil.
Refiler [rçfdèi . . S, V, rafdw F],
V. tr. — Enlever le morfil.
Rèfiner \refmê> . . gén. (rafiiiw F)],
V. intr. — User de mauvaises finesses,
de subterfuges.
Refiori, voir Refiari.
Réflexion [r(e)/7çA-syô M, N], s. f.
— Réparation à une toiture.
E vieuyes jans, è vieuyes mauhons,
I faut tojos dés réflexions.
A vieilles gens, à vieilles maisons,
il faut toujours des réparations.
Refolou \r(e)fçlu . . M, I, P, N],
s. m. — Machine à refaire les
cercles d'une roue.
Refondu [r(e)fôdu N\, s. m. —
Etameur.,
Rèfourèjeu, Rèîoflrer \rçfurçjœ-re-
fûrê' . . M, I, P, N, rafowrai F\, v.
tr. — Affourager. ~ lés bèrbis, donner
du fourrage aux brebis.
Rcfoûrmer \r(e)frirmëi . . M, I, P\,
V. tr. — Réformer; déclarer im-
propre au service militaire.
Refrachemant, voir Refrahhemant.
Rèfrâdi, voir Refreûdieu.
RGfrahhcmant \r{ç)fraxmà . . M, N,
refroymà I, P, rafra^mà S), s. m. —
Rafraîcliissement.
Refrahhieu \r(ç\fra-/jjœ . . M, N, re-
f''ÇxyÇ J' P' rafra-ii-rçfrayj S, refrç^i
V], v. tr. — Rafraîchir.
Rèfrâlant [rqfrûlù V], adv. — En
grande quantité. N-é dés prTnes ~
sis l'îdire, il y a des prunes en grande
quantité sur l'arbre.
Rcframcr, voir Framer, v. tr. —
Refermer.
Refreiideuyemant \r(e)frœdœymà
M, I, P, rafrôdismà S\, s. m. — Re-
froidissement.
Refreûdieu \r(e)frcëdyce . . M, I, P,
N, rafrâ'di F, rafrôdi-refrôdi S, rç-
frâdi V\, V. intr. — Refroidir. An
r'freûdianl, le cwène randiihheuye,
en refroidissant, la couenne devient
dure.
Rcîreiidiou [r(e)frœdyii . . M, I, P,
N], s. m. — ÉtoutToir.
Rèfrôdi, voir Refreûdieu.
Rètrohhemant, Rèfrohhiè, voir Re-
frahhemant, Refrahhieu.
Rèfromè, Rèfrouma', voir Refra-
mer.
Refûsieu [r(e)fûzyœ . . M, I, P, N],
V. tr. — Refuser.
Règakté [rçgaktë' . . M, N], adj.
— Attifé (péjoratif).
- 572
REG
Regandinne [r(e)(iàdên M, I, r(e)
gàdên P\, s. f. — Higaudon ; iiar
extension : gaudriole.
Règat [rçfia M, \, rçgo I, P, rmjo
S], s. m. - 1" Grenouille (jui se fait
entendre le soir, au printemps.
Quand' lés - (jneillriil, ç'(ij po d' le
piâiue, quand les g. crient, c'est
pour de la pluie. Quand' lés ~
yiietdent è le SinI Joûrje, is sont miss'
lonlums sans pus nueûler, quand
les g. crient à la S'-Georges, ils sont
aussi longtemps (?)sans plus crier. 2»
Cochon de petite taille; personne
de petite stature. 3» Femme bavarde.
Règat [reya M, N, rçgo I, P], s.
m. — 1" Le plus gros morceau de
bois qui se trouve dans un fagot.
2» Partie de l'échelle. Voir Ché.
Regoboycu \r(e)fioh(o)ijœ . . M, I,
P, \\, V. tr. — 1" Remettre à sa
place; arranger de nouveau; restau-
rer. '2" Habiller de neuf.
Rcgôboycu [r(ç)!iôboijcB . . M, /, P,
N], V. inlr. — Mal répondre.
Rcgognon [iiç)yonô M, I, P\, s. m.
— Heste d'un bon repas.
Regôlissc [r(e)tjôlis M. ret/ôlis I, P,
F, reyôlis-redçytîs A', arkôlis S], s.
m. — Kéglisse. Voir Èrgôlisse.
Règot, voir Règat.
Règotant [rçnotù M, /, P, X\, adj.
— Ragoûtant; api)élissant. S'em-
ploie toujours accompagné d'une
négation. Ç' n'at m -, ce n'est pas r.
Regotion [r(e)golyô M, I, P], s. m.
— Dernière traite de la vache.
Regourai [i\e)gurw F], v. tr. —
Rebuter.
Règout |m/ii gén.|. s. m. — Ragoût.
Règrandir [rvgrûdl(r) M, regràdi-
rcgràili/r I, nigrùdijif A'], v. inlr. —
Augmenter. Li-s jonâyes rèyroiidi'nl,
les journées augmentent.
Règransc [rçgrâs gén. (ragiàs-ir-
gràs S)], s. f. — Allonge, pièce pour
allonger.
Règransicu [n^yràsyœ . . M, I, P,
REG
X, ragrâzi-regrâzi S, regràzi Y], v.
tr. — Allonger; prolonger; ragran-
dir.
Règranzi, voir Règransieu.
Regrawi (se) \r(e)gniwi-r(e)growi
M, A'|, V. pron. — 1" Se récréer. 2" Se
rétablir.
Rcgrenon [r(e)grçnô M, A'|, s. m.
— Gratin de bouillie. Voir Grenon.
Regripcheu \r(e)yripsœ . . M, I\,
v. tr. — Saisir; empoigner; tenir;
rattraper; reprendre. J'aleûs cheûr,
i m'è r'yripclifu, j'allais tomber, il
m'a retenu. On dit aussi Règripcr.
Regroboyeu (so) \r(e)yroboyœ M,
K, riiyioboye I, P\, v. pron. — Se
refaire; réparer ses forces.
Rcgronsieu [r(e)yrôsyœ . . M, I, P,
A'|. V- tr. — Rebuter.
Rggrôssieu, voir Rcgroûssieu.
Regroûssieu \rie)yrûsyœ . . il, I,
P, r(e)yrôsyœ-r{e)yrHsyœ N, rayrôsi-
reyrôsi S, reyrôsye, -yœ \'|, v. intr.
~ 1" Devenir de nouveau gros. 2"
v, Ir. Agrandir V.
Regrowi, voir Regrawi.
Réguc [rëk M, I, P, N\, s. f. -
Règle.
Reguèjeu \r(e)yei(p . . M, I, P, A'],
V. tr. — 1" Recouvrer; regagner.
2» Retirer de la terre.
Rcguèrir (so) [r(e)gçn(r) M, I, P,
A'I, V. ])ron. — Guérir. / n so r'
yucrirè m', i n'è m' besan d'aler au
mcd'cin, il ne guérira pas, il n'a pas
besoin d'aller chez le médecin.
Rcgueuye-meusé (è) lr(e)yœy mœ-
:c' . . M, I, P, N, S), loc. adv. — A
souhait, en abondance, tant qu'on
veut, jusqu'à plus soif, jusque par
dessus la tête.
Rcgueuyeu [r(e)y(pyq;-regyt£ M, N,
l't-yd')!/? ■ ■ h P, i'ey(i)yi . . F, S, V],
V. intr. — 1° Renvoyer la boule et
redresser les quilles. 2» Riposter V.
Regueuyou [iie)ya'yu M, A', r(ç)-
gçyu . . 1, P, r(e)yiyu 6"J, s. m. —
REQ
573
REH
Garçon qui, aujeu de quilles, renvoie
les boules et redresse les quilles.
Regueyaumcr [r(e)geyôm& . . M,
I, P, N], V. tr. — i" Rabrouer. / /'
è rûd'mant r'gueyaiimé, il l'a rude-
ment rabroué, il l'a très mal ac-
cueilli. 2" Couvrir de confusion.
Rcgugni [r(e)giini F], v. tr. —
Fouler un membre. Voir Rekeugneu.
Reguianer, voir Quiancr, v. tr. —
Glaner une deuxième fois.
Reguicheu [r(e)gisœ . . gén.], v. tr.
— 1° Retenir; saisir; empoigner;
rattraper. 2" Repousser ; remettre
qqn. à sa place; faire dévier un
objet V. I v'iôr èm' bête; 'l ovôr
lancié s' c5p,j' H è r'guichié s' boton
ovon lo myin, il voulait me battre;
il avait lancé son coup, j'ai repoussé
son bâton avec le mien.
ReguichotG [r(e)gisçt V], s. f. —
Réplique.
Règuieu [rçgyœ . . M, I, P, N], v.
intr. — Jouer à la glissade.
RéguiGu [rëgyœ . . M, I, P, A'], v.
tr. — Régler; tracer des lignes.
Regutncheu (so) \r{e)gUœ . . M, I,
P, N, ragèsi F], v. pron. — S'ha-
biller proprement.
Reguinè [r(e)ginç V], v. tr. —
Lorgner, regarder à la dérobée.
Regutngate, Regutngote lr{e)gîgat
M, r(e)gîgot I], s. f. — Redingote.
Règuionant (tôt) [regyonà V], loc.
adv. — Se dit d'objets réunis en
grande quantité.
RèguTsu, voir Règwïsu.
' Reguiyi,Reguiyou,voirReguGuycu,
ReguGuyou.
Règûycu [regûyce M, N\, v. tr. —
Aiguiser. Tyins, val mè coû, règûye
tè sarpe, tiens, voilà ma pierre à ai-
guiser, aiguise ta serpette.
Règuiu [rçgyû S], s. m. — Glissoir.
RègwTsu [regwîzii M, I, rçglzû P],
s. m. — Pierre à aiguiser.
RehantGr [r(e)hâtêi . . M, I, P, N,
S], V. intr. — Reprendre l'habitude.
Rèhâssi, voir RehaussiGU.
RGhaussÎGU [r(e)hôsyœ . . M, N,
rqhôsyç I, P, F, rahâsi-r^hâsi S], v.
tr. — Rehausser. 'L ont r'haussiea
zoule mauhon, ils ont rehaussé leur
maison. / r'haasse ses sarmates, il
rehausse ses sarments. ~ dés mats,
T. des mots, les prononcer distincte-
ment et à haute voix.
Rchèchcu lr(e)hesœ . . M, /, P, N\,
V. tr. — Retirer; relever; recher-
cher. - le mèriâye, r. la mariée.
Au sortir de l'église, la mère du
marié, ou à son défaut une proche
parente, attend, sur le seuil de la
maison où se fait la noce, la ma-
riée, et lui remet, selon sa fortune,
une pièce d'or ou d'argent. Dans
d'autres villages, cette formalité se
fait à la fin du repas, avant la danse.
Les jeunes gens et les jeunes filles
s'emparent alors de la mariée, et le
marié, pour entrer en possession de
sa femme, est obligé de racheter la
mariée.
RGhèle [r(e)rel P], s. f. - Ridelle
de voiture.
Rchèncr \r(ç)hçnëi . . M, I, P, N],
V. tr. — Ensemencer de nouveau.
Rchèpcr \r(e)hepêi . . M, I, P, N],
V. tr. — Reprendre.
RehèpGr \r{e')hepê' . . M, /], v. tr.
— Repasser; traverser de nouveau.
'L è r'hèpé l'rii, il a repassé la ri-
vière.
RehGU (fârc) [r(^e)hœ M, I, N], loc.
verbale. — Etre à bout d'arguments
(ne savoir plus rien dire que Heu,
Heul
RèhhâféyG, voir RèhhaufièyG.
Rèhhâr frçxâr V], v. intr. — 1» Lais-
ser reposer un liquide. L' àwe le
ot brouyîe, fat le lèhhier ~ , cette
eau est troublée, il faut la laisser
déposer. 2° Diminuer de volume en
séchant. Se vos v'ioz iinmounè tortot
lo fivin le d'ène choréye, fat qu' vos
otondinhhe qu' '/ otéhhe rèhhè, si
- 574
REH
REH
vous voulez emmener tout ce foin,
il faut que vous attendiez qu'il ait
diminué de volume.
RehhauFieu, voir Hhaufieu, v. tr.
— HëclKuilTer.
Rehhaufièyc [r{e)y/}f!l'^!l ■ ■ ^l< ^. ^'.
N, raxâfêy-rçxâfê!/ . . S\, s. f. —
Poussée; poursuite vive.
Rchhauyeu, voir Hhauycu, v. tr.
— (Hisser de nouveau.
Rèhhc \rey_ M], s. f. — Versoir.
Voir Chèrâwc.
Rèhhe |rçx . . gén.|, s. m. — Reste.
Torlol por meii et /' - por iws, tout
pour moi et le r. pour vous. Grofis
"'■f^f. gioûs vante et V ~, gros vi-
-sage, gros ventre et le reste (à l'a-
venant). Se dit d'une grosse per-
sonne.
Rèhhe |;rx • • M, /], s. m. -
Forme à fromage. Voir Hhenon.
Rehhemeler [refemlë'-rçxmelêi . .
gén. (rasmekî F, rcymelc . . V)), v.
tr. — Ressemeler. Voir flnhhemeler.
Rèhhemîn \rçynn . . M, [, F, X],
adj. — l-:conomJsé; épargné. Ç at
tojos ç'iè (/' ~. c'est toujours cela
d'économisé.
Rèlihèper, voir Hhèpcr, v. inlr.
— 1" Réch:i[)per; ccha|ipcr; se sau-
ver. 2" V. tr. Sauver; recueillir. -
I piat melti d'eune grande giiièce,
recueillir (faire) un petit miroir
d'une grande glace. On dit aussi
Rèhhèpi.
RèhhcQ {rrx<7' . . S, rex? V]. adj.
— Placé, inslallé ; re])osé ; tranquille.
Rèhhi |;çx' • • -S', V], v. inlr. —
Etre fort enrliumé; tous.ser. Se dit
surtout des l)éles.
Rchhoûwemant | /■(<■)/."(("»<; . . M,
I, P, N], s. m. — Action de sécher.
Rchhoûwcr, voir Hhoîiwer, v. tr.
et inlr. — 1" Kssuxer. 2" Sécher.
Vas /)'.s-0(//i('.v rehlinûii'cnl, vos lia hits
séciient. L'âr al r'/ihoûttianl, i fût
don hâle aujdu, l'air est séchant,
il fait du hàle aujourd'hui. Lo tams
r'hhoûive, le temps sèche (se remet
au beau).
Rehhtreûr \r{e)yjrfêr . . M, I, P],
V. tr. — Rétrécir. V'alefi: fâre -
rax soles, vous allez faire r. vos
souliers.
Rèhhus Ireyji \!\. adj. — Rassis;
calmé; maître de soi; mûri par
l'expérience.
Rehîn \r(ç)fî . . M, I, P, F, X, re-
■{î . . S, V], s. m. — Raisin. - d' chin,
r. de chien, fruit du troène com-
mun. - d' (piètie, r. de chèvre, chèvre-
feuille; - de r'nâd, r. de renard,
fruit du troène commun. Dénomi-
nations patoises des variétés de
raisins: Franc neûr ; m'nn neûr:
pial neûr: (jrons neûr; vahh nier,
franc noir; menu noir; petit noir;
gros noir; vert noir;yeiin<i/, qui com-
prend trois espèces: commun, violet,
serré; gris pénal, pinot gris, dit mal-
voisie; nuinin, meunier (à feuilles
blanches); neûr de Loûrrinne. noir
de Lorraine, dit Vanfeumè, l'enfumé;
bianc d' Mâgnij (Magny, vill. près de
Metz) ; iHihh anss'reûs, bianc auss'reûs,
auxerrois vert, blanc. Rehin èricé,
r. de Riceys (Bourgogne); anbin
Jaiuie. Voir Jan (sint).
Rehonvèle lr(e)YÔi'ç/ . . M, I, P],
n. pr. — Rezonville, vill. de l'arr.
de Metz.
Rchoûyeu, voir Hoiîycu, v. tr. —
Rappeler.
Ileurlin. èpoimnlc, le poule sus so lit.
Le relwûije è le l'èye et charche an
\so-n-èsprit , , . ,
Heurlin, épouvanté, la porte sur
s(m lit, la rappelle à la vie et
cherche en son esprit . . . C. H.
m, 21)9.
Rejalcr [r(e)ialci . . M. X, S, re-
jole . . I, P\, V. intr. — Résonner;
retentir; trembler. Lo pianchi r'jalc,
le plancher résonne.
Rejayi (so) \r(e)iayi M, X, rçjoye-
I rç'oyi /, P, rajayi-rqjayi S, rejwoyi
REJ
575 -
REK
F], V. pron. — Se réjouir. Voir
Ranjayeu.
Réje [rês V], s. m. — Tamis. Voir
Rgujg.
Réje [rës . . gén.], s. f. — Rage.
Réjeu [rêjœ . . gén.], v. intr. — Ra-
ger; être enragé.
RGJGtemant [r(e)Jetmâ M, rejçtmâ
I, P], s. m. — Rejet.
Réjeu [rejœ P], s. m. — Sorte de
lapin. C'est le «raisu» de la Famille
Ridicule, que nous n'avons pu inter-
préter lors de la publication de
cette comédie.
Réjier [rëjije V], v. tr. — Passer
au crible. Voir Reujeu.
Rejimber \r{e)jèbê' . . M, I, P], v. tr.
— Renjamber. Quand une femme
enceinte avait enjambé un enfant
ou un timon de voiture, il fallait
qu'elle les renjambe de peur d'avoir
des couches laborieuses. Son mari
devait aussi éviter de l'enjamber en
sortant du lit.
Rejîmbler [r(e)jTblêi . . M, N], v.
intr. — Regimber.
Rejîn, voir Rehîn.
Rejîngau {r(e)jîg5 . . gén.], s. m. —
1* Petit saut léger et plaisant. 2"
Refrain.
Rejînguer [r(eyigêi . . M, I, P\, v.
intr. — Ruer. Lo ch'vaii le r'jingiie,
ce cheval rue.
Rejite [r{e)jit M], s. ni. — Registre.
Signer d'siis V ~ signer sur le r. (de
la paroisse, par ex. après le mariage
religieux).
Rèjolè, voir Rejaler.
Rejonvèlc, voir Rehonvèle.
Rèjoyè, Rèjoyi, voir Rejayi.
Rejwinde [r(e)jwèl M, I, P, F, N,
S], V. tr. — Rendre la pareille à
qqn.; attraper; tromper. Quand-
an pem/ent ~ lo diâle, lo btvin Dieu
n' fat qu'an rire, quand on peut
tromper le diable, le bon Dieu ne
fait qu'en rire.
Rejwoyi, voir Rejayi.
Rekcugnater (so) \r(e)kœnaW . ,
M, N, rekiinole . . I, P, râkqnate . .
S], v. pron. — Se ratatiner; se ren-
fermer chez soi.
Rekeugneu [r(e)kœnqe . . M, I, P,
iV, rgiini F], v. tr. — Fouler un
membre. /' // à animyen eune pau-
mâye èl f m' â r'keugneu V pogn, je
lui ai envoyé une paumée et je me
suis foulé le poignet.
Rekeugneu (so) \r(e)kœùœ . . M,
I, P, N], v. pron. — Se recoquiller.
Rekeugnûre [r(e)kœiïur . . M, I.
P, N\, s. f. — Embrasure, encoignure.
Rekeulâde \r(e)kqelât . . M, I, P,
N], s. f. — Reculade.
Rekeuler \r(e)kqelêi . . M, I, P, N,
rekile-rekiile . . S, rekilç V], v. intr.
I — Reculer.
Rekeulèye [r(e)kœlêg M, I, P, N,
rekiilëij S], s. f. — Cul-de-sac. /
d'mareûl pé le dans le ~, il demeurait
là-bas dans le cul-de-sac.
Rekeulons (è) \r(e)kœln M, I, P, F,
iV|, loc. adv. — A reculons.
Rèkeurai, voir Rekeurieu.
Rekeurieu \r(e)kœrijœ . . M, I, P,
N, rçkœrw F, r(e)kiiri-r(e)tstiri-r(e)-
ti/iiri S], V. tr. — Récurer; nettoyer.
Xas chand'lïres sont bwins è ~ , nos
chandeliers sont bons à r.
Rekeuriate {r(e)kœnjat M, N, r(e)-
kcergot I, P], s. f. — Torchon de
paille ou d'herbe, qui sert à récurer
les poîs, les marmites, etc.
Rekeuriou [r{e)kœriju . . M, I, P,
F. N, r(e)kiiru S\, s. m. — Ouvrier
qui récure, qui nettoie.
Rekeuyate [r{e)kceijat M, N, r{e)-
keijot I, P], s. f. — Grappillage,
cueillette des grappillons laissés par
les vendangeurs. Les pauvres avaient
anciennement le droit de grappiller.
Se dit aussi de l'action de ramasser
du foin dans les prés après la
fenaison.
Rekeuyâye [r(e)kœyày . . M, I, P,
N], s. f. — 1" Action de récolter des
REK
— 576 -
REL
fruits. 2" Fruits qu'on grappille après
la cueillette.
Rekeuycu [r(e)kœ!)œ M, X, r(e)-
kçijç I, l>. r(e)knt/i '. '. S, V], v. tr. -
1" Hamasser les fruits tombés d'un
arbre; 2" Attraper au vol un objet
lancé, le recevoir adroitement. 3" Ré-
unir le linge qu'on a suspendu
pour le faire sécher, -l" Rechercher
les fruits lai.ssés après la cueillette.
5" Ramasser les brins de la vigne
qu'on a taillée.
Rckcuyu |r(ç)/,vt>i/i'; M, \\ r(e)keijii
I, P, rekmjw S, rekuijë V], s. m. —
Espèce de récipient que l'on dispose
sous le robinet d'un tonneau pour
y recueillir le vin.
Rekèyotc, voir Rekeuyate.
Rèkèyow Irçkct/oiv P, nikai/ow P],
S. m. — Couvreur. Voir Recwètou.
Rekiawer, voir Kiawer, v. tr. —
Recloucr.
Rèkièmer {rçki/enu" . . M, I. P,
rekiiçnuy-rçti/çnui' \ \, v. tr. — Ré-
clamer.
Rèkièri (so) Irçkyeri M, I, P, rç-
kijeri-retyerqe N, relsçri-rçtyeri S, re-
li/eri V|. v. pron. — S'éclaircir. .Se
dit du temps. Lo tonis s' rctiére, le
tcni|xs s'éclaircit.
Rekilè, voir Rekeulcr.
Rèkipèrè' [rekipçrç' . . P, V], v.
tr. — Récompenser.
RekioiirG, voir KioQre, v. tr. —
Refermer.
Rèkmônîn Irçkmôm . . M, I, P,
raknninè F\, s. m. — Kcume que
produit le beurre en fondant. Voir
Raguégnon, Râkion, Rèsîn, Tron.
Relache-dôy (è) lr(ç)las dôij S\, loc.
adv. — A relèche-doigts, à gogo (se
dit d'un mets que l'on aime, de sorte
qu'on lèche encore .ses doigts, après
en avoir mangé).
Relacheu \r(ç)lasœ . . M, N, S, r(e)-
losç I, P, F, r(e)losye V], v. tr. —
1" Lécher; laper. Ç'ol corne lo polot
di r'nâd, toi vede èl loi r'iochic,
c'est comme le pot du renard, tout
vide et tout léché (il n'y a plus rien).
2" v. pron. Se lécher, s'embrasser
(au figuré).
Rélâd [rcla . . M, I, P, X], s. m.
— Grognon.
Relanki . . . (sus) \r(e)làki M, I, P.
iV], v. intr. — Ne |)lus vouloir de
qqch., en être dégoûté. 'L è ~ sus
s'n ovréje, il n'a plus voulu conti-
nuer son ouvrage (il en était dé-
goûté).
Rclâs [r(e)là Attilloncourt), s. m.
— l\elais (division d'un travail à
effectuer). J'â ca dons ~ po awer
fat. j'ai encore deux r. pour avoir
terminé.
Rélâs \relâ V\, s. m. — Déversoir
d'un étang.
Relavâye, Rclavûrc, voir Relèvûrc.
Réle \rël M. I, P, F, N], s. f. -
1" Pente abrupte. 2" Terrain étroit
en pente très inclinée, planté d'her-
bes ou de haies, qui se trouve entre
des champs labourés.
Reléhi \r{ç)leri V], v. intr. — Re-
luire. Voir Relûre.
Rèicmèi [rçlmç' . . P, S], v. tr. -
Rallumer. Voir Ranlemcr.
Rèlcr {rçlêi . . M, I, P, X], v. intr.
— Grommeler, grogner. / réle tojos,
il grogne toujours.
Releûve-sèle \r(ç)lwf sel M, I, P,
X, S], s. f. — 1» Petite fête qui se
célèbre le dimanche qui suit la fête
patronale et qui en reproduit les
divertissements variés. Voir Rccos.
2" Repas qu'on otfre à de jeunes
époux à la noce desquels on a
assisté. 3° Repas des noces
d'or.
Relèvate |r(f)/ri'fi/ M, X. S, r(e)-
Içt'ol /, /'. V|, s. f. — Torchon qui
sert à laver la vaisselle.
Rclèvâyc \r(e)lçi>ây . . M, /, /',
X, rçltwây F\, s. f. — Tas de vais-
selle à relaver.
I
REL
— 577 —
REL
Relfevéjc [r(e)levès . . M, I, P, N,
S], s. m. — Action de relaver.
Relever [r(e)lvë'-rl(e)vê' . . gén.],
V. tr. et intr. — 1" Lever (en par-
lant de la pâte) V. Le pâte le é ma
fête, èle n'èrléve mi, cette pâte est
mal faite, elle ne lève pas. 2" Faire
ses releva illes. 3" v. tr. Répri-
mander. / s'è fâl ~ il s'est fait re-
mettre à sa place. 4o Bénir les rele-
vailles. Lo prête l'è rel'vée, le prêtre
a béni ses relevailles.
Relcvrasse [r(e)levras M, N, r(e}-
I(e)vros I, P\, s. f. — Personne qui
garde une femme en couches.
Relèvu \r(e)leini M, I, P, N], s. m.
— Torchon avec lequel on essuie
la vaisselle.
Relèvûre [r(e)lçvùr . . M, I, P, N,
S, r(e)lai)tir F], s. f. — Eau qui a
servi à laver la vaisselle.
Relèyon [r(e)leyô M, I], s. m. —
Restes d'un repas.
Rclihant, voir Reluhant.
Relincier lr(e)lêsije V, r(e)lësi S],
V. tr. — Rincer. Voir Rîncieu.
Relindrât \r(e)lèdrà V], s. m. —
Endroit. Voir Randrcût.
Rclinvièhh [r{e)lëvyej_ V], s. m. —
Envers (opposé de l'endroit). Voir
ilnvéhh, Rêvés.
Rcliou [r(e)l]ju . . gén.], s. m. —
Relieur.
Reliquats [r{e)lika M, rnigâ V], s.
m. pi. — Reliefs d'un repas. Vos
sov'neûz v' d' le heuche et dés ~,
vous souvenez-vous de la huche et
des r. (que vous n'avez pas eus)?
Famille ridicule, V, 1.
RelTre, voir Relûre.
Relochè, Relochicr, voir Relacheu.
Relôje, Relôji, voir Reloiije, Re-
loiîji.
Rèlojicr [rqlçjye, -yœ V], v. tr. —
Soulager; aider; tirer d'embarras.
Rèlompè '[r^lôpç-erlope V], v. tr.
— Couper en biais .,61 coller en-
semble, (planches, etc.)
Rélotc [rêlçt V], s. f. — Avant-
train de la charrue.
Reloujc \r{e)lûs M, I, P, r(e)lôs F,
rie)lô''s-r{e)lûs N, r(e)lôs S, V], s. f.
— Horloge ; pendule. Quand' le r'iôje
sîne pandanl l'élévâcion, ç'ot qu'-n-èré
in mwot dons le s'mene, quand l'hor-
loge sonne pendant l'élévation, c'est
qu'il y aura un mort dans la se-
maine V.
Fig. 67. Fig. 68.
Reloiîji lr(e)lûji M, I, P, orluji F,
r(e)lô''ji-r(e)lûji N, r(e)lôji-orloii S,
r(e)loje V\, s. m. — Horloger.
Reluhant, Relujant [r(e)/«i'à-r(e)-
liyà - rie)liijà M, I, P, F, N, r(f)-
liiyâ-r(e)Ui'(yà S, r{e)li-{à V], adj. —
Reluisant; éblouissant; éclatant. ~
corne d' le swè, r. comme de la soie.
Relûre lr(e)mr-r(e)nr M, I, P, F, N,
S, r(e)le-{i-r(e)[ïr V], v. intr. — Re-
luire. Ç n'at m' tortot d' l'oûr çou
qu' relit, ce n'est pas tout de l'or
ce qui reluit.
Reliîré [r(e)lûrë' M], adj. — Rusé;
roué. Voir ÈrlQré.
37
REL
- 578 -
REM
Relututu-dc-bawate [r(e)lûtûlu d(e)
baival M], s. m. — 1» Cosse de blé,
qui reste après que le charançon a
vidé le grain. 2" Chose de peu de
valeur.
Rèmâd \rçmà . . M, X, V], s. m.
— lo Michette que l'on fait avec
la raclure du pétrin et le reste de
la pâte qui a servi à faire le pain.
Voir Toûtat. 2" Gâteau fait avec
des poires sèches, que l'on prépare
pour Noël.
Remambrancc lr(e)màbrâs M, I,
N, rmàbràs V], s. f. — Souvenir.
Remate, voir Mate, gén., v. Ir. —
1" Remettre. Aleùz ~ , allez r. Se
dit aux traqueurs qui cherchent dans
la neige des traces de gibier. So ~ ,
s'asseoir. R'maleûz v', asseyez-vous.
2f' Vomir.
Rèmate [rçmat M, \\ remol I, P,
ramol F], s. f. — Raniille.
Rèmau [remô . . M,I, P, X, ramunot
F], s. m. — Perche qui sert à ra-
moner. Voir Rèmon.
Rcmaunîn [r(e)m5ni . . M, I, P, X],
s. m. — 1" Romarin; raifort cultivé.
2" Sapin.
Rèmâyc [remày . . gén.], s. f. —
Tas de branches avec lesquelles on
doit faire des fagots. Voir Raraan-
dîhhc.
Rème [rçm gén. (rem V)], s. f. —
1° Rame (petite branche que l'on
plante en terre pour soutenir les
plantes grimpantes). Voir Rimmc.
2" Rameau ; rejet.
Remègnerosse [r(e)menros I, P],
s. f. — Rebouteuse.
Rèméje [remês . . gén,|, s. m. —
Ramage; bavardage.
Rèmèjeu [rçmçjœ . . gén. (ramaji
F)], V. tr. — Rabâcher.
Rèmèjou {rçmeju . . gén.|, s. m
— Rabâcheur.
Remèniou \r(e)menu . . M, 1, P, X],
s. m. — Rebouteur. Voir Rebotou.
Rèmcr [rçmé' . . gén.], v. intr. —
1° Ramer (être condamné aux ga-
lères) J5ijc. 2" V. tr. Fourgonner. - /'
fohh, remuer la braise dans le four.
3" Ramer (soutenir des plantes grim-
pantes avec des rames).
Remerciyeu \r(e)mçrsiyqe . . gén.],
V. tr. — Remercier.
Réméré, voir Remeûrc.
Remèskegneu [r{ç)mçskenœ . . M,
X, r(e)meskçne I, P\, v. tr. — Rafis-
toler.
Rèmèsse [remçs M, I, P], s. f. —
Ce qu'on a ramassé. Val don bous
de lote ~ , voilà du bois de toute
provenance (qui a été ramassé de
tous les côtés). Voir Ramasse.
Rèmèsse |r('mç.s M, I, P, F, X, S\,
s. f. — Réprimande, semonce ac-
compagnée de coups.
Rèmèssieu {rçmçsyœ . . gén.], v.
tr. — Ramasser; rassembler. Eiitie
poije rèmèsse ses pussins d'zos ses-
aules, une poule rassemble ses pous-
sins sous ses ailes. O! qu'il y éveût
dés jans rèmèssès, oh! qu'il y avait
de gens rassemblés /.
Rèmèssieu pè sâjon,
Depansieu èva râjon.
Font eune bone mauhon.
R. par saison (au bon moment), dé-
penser avec raison font une bonne
maison Flèvy.
Rèmèssieure, voir Rèmèssiire.
Rèmèssûrc [rçmçsùr M, /, P, re-
mcsyœr-remesœr-remçsrtr X, remq-
sifr-rçmesùr S\, s. f. — 1° Ramassis;
salmigondis. 2" Chose abandonnée
ou de peu de valeur; restes de cé-
réales, de trèfle, etc., ramassés avec le
râteau.
Remeuchenûrc, voir Remohhcniire.
Remeûre \r{e)mcêr S, r(e)mêr V\,
s. f. — Action de labourer un
champ une deuxième fois. Voir
Remouwer.
Rèméyes [remëy V], s. f. pi. —
Planches qui protègent un mur
exposé au vent, à la pluie.
REM
- 579
Rémi [r(e)mi M, I, P, N], n. pr. —
Rémi. È le sint ~, lés pèrdraus
sont dés pèrdris, à la St.-R., les per-
dreaux sont des perdrix.
Remicheu (so) [r(e)niisœ . . M, I, P],
V. pron. — S'accrocher à qqch.
Remînse, voir Remise.
Remise [rie)mîs-r(e)mîs . . gén.],
s. f. — Remise; délai; retardement.
Ç' at tojos dés - et pwint d' cârasse,
c'est toujours des r. et point de
carrosse (on remet toujours à plus
tard; jeu de mots sur remise). —Lés
forts ~ né vèlont ryin, fât bête lo
fié di toms qu' 'l ot châd, les longs
atermoiements ne valent rien, il
faut battre le fer pendant qu'il est
chaud V.
Remisse [rçmis M, I, P, N], adj.
— Remuant; vif; pétulant; étourdi;
taquin ; agité ; impatient ; emporté ;
difficile à élever. Se dit surtout
d'un enfant. A Metz, les anciens
disent encore Ramisse. Voir Rèmus.
Rèmistaker [remistakêi . . M, N,
rqmistçke . . I, P, rabistokla-ramis-
tukiji F, ramistoke . . S], v. tr. —
Rafistoler.
Rèmistakôye [rçmistakêy M, N],
s. f. — Salmigondis (se dit de toutes
sortes de chosesj.
Rèmistokè, voir Rèmistaker.
Rémiyer, Rémiyi, voir Rèmuyi.
Remochener, Remochenou, Remo-
chenûre, voir Remohhcner, Remo-
hhenou, Remohhenïire.
Remodieu (so) [r(e)modyœ . . M,
I, P, N], V. pron. — S'améliorer.
Remohhener, voir Mohhencr, v. tr.
— Glaner.
Remohhenou, voir Mohhenou, s.
m. — Glaneur. J'imme miens veûr
i loup qu'i ~, j'aime mieux voir
un loup qu'un g. (celui-ci tire sou-
vent aux gerbes).
Remohhenûre [r(e)mçxnûr . . M,
I, P, N, r(e)mœsnùr F], s. f. — Ac-
tion de glaner.
REM
Remolenè {r(e)mçlne ■ ■ S, V], v.
tr. — Butter les pommes de terre.
Voir Rammonceler.
Rèmolote [remolot P], s. f. — Pierre
à aiguiser. Voir Rammolate.
Rèmolow [rçmolow P], s. m. —
Rémouleur. Voir Rammolou.
Remombrance, voir Remambrance.
Rèmon [remô P, S, ramô F], s. m.
— 1» Rameau; balai. / nieu ~ va
tojos bèn', un balai neuf balaye tou-
jours bien. — T' ares d' laqimwe de
ramon quand tè rantèrrés, tu auras
du manche du b. quand tu rentreras
(tu auras des coups) F. Voir Handlûre.
2° Longue perche garnie de ses
branches, dont on se sert pour ra-
moner les cheminées. Voir Rèmau.
Rèmon |remô P, S\, s. m. — Sorte
d'ancienne danse. Une personne
tenait en mains un manche et une
autre un balai. Il s'agissait, en dan-
sant, de mettre le manche dans le b.
Rèmonosaqui [rçmonosaki M, N],
s. m. — Jeu d'enfants qui consiste
en ceci : Ramenez, dit le maître du
jeu. (Je) sais qui, (je) sais qui,
disent les autres joueurs. Celui qui
est désigné est ramené à coups de
mouchoirs. Sa(s) qui, wallon sakî,
latin sapio qualem (Ch. Bruneau).
Rèmoncelè'je [remôslps P], s. m.
— Action de butter les pommes de
terre. Voir Rammonceléjc.
Rèmoncelli [remôsle . . P, F], v. tr.
— Butter les pommes de terre. Voir
Rammonceler.
Rèmoner [re/npnê' . . M, I, P, N,
ramunai F\, v. tr. — 1» Balayer. 2»
Ramoner. 3» Fouiller.
Rèmoner [rçmçnëi M, /, P], v. intr.
— Grommeler; bougonner.
Rèmonîre [remçnîr M, I, P, N], s.
f. — Champ de genêts à balais.
Rèmonou [rqmçnu . . M, I, P, N,
ramunçw F, ramçnu-rfmçnu S], s.
m. — Ramoneur.
REM
580 -
REN
Rèmonou [rçmonu . . M, I, P], s.
m. — Grognon.
Remonter |r(f)mô/ê' . . gén.], v.
intr. — 1" Henionter. 2" Augmenter;
encliérir.
Remonts [r(e)mô M], s. m. pi. —
Enchères.
Rèmonûre [rçmçmir . . M, I, P,N,
nimtinùr F\, s. f. pi. — Balayures.
Rèmote, voir Rèmate.
Remoûdieu [r(e)mûdyœ . . M, I, P,
N], V. tr. — Apaiser.
Rèmoûrc In-nnîr P, F], v. tr. —
Aiguiser. Voir Rammoïirc.
Remous [rçnui . . M, I, P, N\, adj.
— Branchu.
Remoutréjc lr(e)mulrës S], s. m. —
Action de butter les pommes de
terre. Voir Rammonceléjc.
Remouwâd [r(e)miuvà M], s. m. —
Qui renme sans cesse.
Rcmouwcr \r(e)muwêi . . gén.], v.
tr. et intr. — 1" Remuer. / n' pieut
~ ni pieuds ni pètes, il ne peut r.
ni pieds ni pattes (point du tout).
So ~ corne dés fouyanis qu'ont pedii
zouV trou, se remuer comme des
taupes qui ont perdu leur trou.
Quand' lés prêles rcmoûwenl, ç'at po
d' le piâwe, quand les curés remuent,
c'est pour de la pluie. Se dit des
curés, lorsqu'aprcs Pâques ils vont
au synode. Il paraîtrait que ce jour-
là ou le lendemain il pleut souvent.
— / r'moûwe corne in nièhh qu'on-n-é
hoyé sis le quoùe, il remue comme
un ver auquel on a marché sur la
queue. / n' fâl m' - le miède que
fiâre, il ne faut pas r. la m... qui
pue V. 2" Faire en automne la
deuxième culture.
Rèmûre [rçmùr . . M, I, P, N], s.
f. — Rameau.
Rèmus [rfmiï /], adj. — Pétulant,
touche à tout. A Met/., on dit Ra-
misse. Voir Remisse.
Rèmuyi \rçmiiyi-rçmiyiS, rqmiye V],
V. intr. — Ruminer. Voir Raminer.
Remwinner, voir Mwinncr, v. tr.
— 1" Ramener. - pè i ch'min qu'
n'é pwint d' piéres, r. par un
chemin qui n'a pas de pierres (faire
l'impossible). 2* Éconduire, ren-
voyer, rebuter.
Remyi [r(e)myi M, N, rçmyi I, P],
n. pr. — Rémilly, vill. de l'arr. de
Metz. On entend aussi Rèmli.
Renâd \r(r)nà . . gén.], s. m. —
Renard. Trou de ~ , tanière. Fâre
dés ~ , faire des r. (vomir). 'L ateût
hontous corne i ~ , il était honteux
comme un r. (il était très honteux).
J' fus corne lo ~ , f n'an-n-â qu' lo
r'ivâd, je fais comme le r., je n'en
ai que le regard (les raisins sont
trop verts). / n' me faut m' pus d'
lams po f 7è qu'è i ~ po sauter eune
hûye, il ne me faut pas plus de temps
pour cela qu'à un renard pour sauter
une haie. 'L ë le malèdèye d' i -,
I minj'reût heun' eune paye, se '/ an-
n-èveût yeune, il a la maladie du r.,
il mangerait bien une poule, s'il en
avait une (il n'a pas les moyens
d'obtenir ce qu'il désire).
Rcnâdè> [r(e)nâdç' P\, v. intr. —
Vomir. Voir Renèder.
Renafiâd \r(e)nafyà M, N, r(e)no-
fyâ I, P, r(e)nifyâ . . S], s. m. —
Renitleur.
RenafièssG \r(e)nafyes M, N], s. f.
— Renillcmcnt.
Renalieu [r(e)nafy(r M, N, r(e)nofye
I, P\. v. intr. — Renifler.
Renâkiâd \r{ç)nhi<yà . . M, /, P, X],
s. m. — 1° Qui mange sans appétit.
2" Rabâcheur.
Renâkieu \r(e)nàky(e . . M, I, P,
F, N\, V. intr. — P Manger sans
a|)pétit. 2" Rabâcher. 3' Reculer.
4'' Renoncer.
Renarda', voir Renèder.
Renâré \r{e)nârc' . . M, I, P, N],
adj. — Rusé, fin comme un renard.
Renatieu, voir Natieu, v. tr. — En-
lever les rejetons superflus de la
REN
^ l8l
vigne et élever les branches prin-
cipales du cep pour l'année sui-
vante.
Renations [r(e)natgô M, N, r{e)no-
lyô I, P\, s. m. pi. — Rejetons su-
perflus de la vigne.
Renawer, voir Nawer, v. tr. —
Renouer ; relier; rejoindre.
Renayèsse lr(e)nayçs M, N, r(e}-
tipyçs I, P], s. f. — Désaveu.
Renayeu, voir Nayeu, v. tr. —
Renier; nier; dénier. Ç ot i man-
tou qu'èrnoye tout; quand-on wâ-
râl co le quoûe d' le chète que 7 é évolè,
i r'noy'râl co, c'est un menteur qui
nie tout ; quand on verrait encore la
queue du chat qu'il a avalé, il
nierait encore V.
Rénc [rën P, F, N, S, V], s. f.
— Reine. Voir Rinne.
Rénc [rën P, F, N, S, V\, s. f. -
Épidémie. Voir Rinnc.
Rêne [rën V], s. f. — Rainette
(grenouille).
René [rené' M, I, P], s. m. —
Cage d'osier haute de deux pieds,
sans fond, de la forme d'un pot de
fleur renversé, sous laquelle on ren-
ferme la poule avec ses poussins.
Renèder lr(e)nçdë' . . M, I, N,
r(e)nàdë' P, r(e)narda' F, r(e)nçgyi
S, r(e)nçgye V], v. intr. — 1" Rendre,
vomir (grossier). On dit aussi : Fâre
dés r'nâds. 2" Raconter. 3" Rabâcher.
Réne-guiaude, voir Rinne-guiaude.
Renègyi, voir Renèder.
Renènâye [r(e)nçnây M], s. f. —
Coutume qui consiste à sonner les
cloches en volée, à l'occasion de
la mort d'un enfant.
Rèner [renêi . . M), v. tr. - Chi-
caner.
Reneiihieu, voir ^eûhieu, gén.,
V. tr. — Renoircir.
Reniliâd, RenoHâd, Renofiè, voir
Renafiâd, Renafieu.
Renigâds lr{e)nigâ V], s. m. —
Reliefs d'un repas. Voir Reliquats.
Rènikai [rçnikw F], v. intr. —
Répondre; riposter.
Rcnoguicr, voir Renèder.
Renôhi [r(ç)nô-(i S], v. tr. — Re-
noircir. Voir Reneûhieu.
Renotiè, Renotions, voir Renatieu,
Renations.
Rénové [r(e)novei M, I], s. m. —
Renouveau. Se dit surtout du prin-
temps.
Renovelant [r(e)nçvlà M, I, P, N,
r(e)nuvlà S], s. m. — Enfant qui
renouvelle sa première communion.
Renovclâyc [r(e)nçvlûy . . M, I, P,
N\, s. f. — 1" Chose dont on a déjà
parlé. 2" Narration, conte.
Renoveler [r(e)np('/ê' . . gén., r(e)-
nuvlw F], V. tr. — 1" Renouveler;
rappeler qqch. à la mémoire de
ceux à qui l'on parle; raconter. /
s' fût ~ , il fait parler de lui. 2»
Faire des reproches ; médire.
Renower, voir Renawer.
Rcnoyè, Renoyèssc, voir Renayeu,
Renayèsse.
Repâjieu, voir Repâhieu.
Rèpâgneu [rçpâncs . . gén.J, v.
tr. — Épargner. Ç'at V premîn rè-
pâgneu qu'at V pus guingneu, c'est le
premier épargné qui est le plus
gagné (le plus difficile à g.). —Pou
lés ~ d'owor di ma, pour les é. (em-
pêcher) d'avoir du mal V.
Repahhieu, voir Pahhieu, v. tr.
— Repêcher, retirer.
Rèpâhicu, Repâjieu, [rqpâfyœ-rç-
pàjyœ . . M, I, P, N, V, rapàji F,
rapâyi-rçpâ-(i . . S], v. tr. — Apaiser,
calmer ; consoler. Bèye in bocot
d' séke è l'ofant le pou V ~ donne
un morceau de sucre à cet enfant
pour le calmer V. 2° Laisser reposer.
J' vès fére ène pauseye toci pou ~ mes
chwâs, je vais faire une halte ici
pour laisser reposer mes che-
vaux V.
Repâmer, voir Repaumer.
REP
- 582 -
REP
Répande [rçpât gén. (rapât-repâl
S)], V. tr. — Répandre; épandre,
étendre. Lo jo d' nonrl an. an répan-
dent lo fomreû, le jour du nouvel-
an, on épand le l'umier. Dans les
pajs de culture, les jeunes gens épan-
dent en cachette, pendant la nuit
du 31 décembre, les fumiers devant
les maisons des jeunes filles, pour
leur donner de l'ouvrage le premier
jour de l'an.
Repanre \r(e)pâr gén.), v. tr. —
1° Heprendre. 2" Toucher de l'ar-
gent. Lès poûres diûles que n'ont ryin
è -, les pauvres diables qui n'ont
rien à r. (qui n'ont pas de fortune).
Rèpanre [repâr F\, v. tr. — Allu-
mer. Voir Rampanre.
Repanser [r(e)pùsêi . . M, I, P, F,
N, r(e)pâsi S], v. intr. — Réfléchir
de nouveau.
Repante (so) [r(e)pâl gén. (r(e)pèl
V)|, V. pron. — Se repentir.
Repanti {r(e)pàti M, I, S\, s. m.
— Regret. J'an-n-â don -, j'en ai
du regret.
Rèpârieu [rçpàryœ . . M, I, P, N,
rapàre-rçpârç . . S\, v. tr. — Réas-
sortir; réunir.
Repaumer [r(ç)pômc' . . M, I, P,
F, N, r(e)pâmç . . S, V], v. tr. —
Rincer à l'eau propre après un
premier lavage. Fût tojos - so
y'vè devant que d' lo rimplir, il faut
toujours rincer une seconde fois
son cuveau avant de le remi)lir V.
Rèpaupè [rçpôpç I], s. m. — Petites
pièces que l'on met à la lessive, tel-
les que mouchoirs, bas, etc.
Rèpauyè [repôyi; P\, v. tr. —
Rétablir.
Repaye \r(;pây I, P], s. f. — 1»
Brindilles de bois (quand l'on a
taillé une haie à la tondeuse). 2"
Broussailles. Il y a dans beaucoup
de forêts un lieu -dit qui jjorte
ce nom.
I Rèpe \rep gén. {rpp V)], s. f. —
Râpe.
Rèpe \rcp F], s. f. — Colline.
Rèpe |r<7j V|, s. f. — Croûte de
lait que les petits enfants ont sur
la tète. Anciennement, on n'y lou-
chait pas; on croyait qu'en l'ôtant
l'enfant mourrait,
Rèpèchi, voir Rèpèhhi.
Repéde, voir Péde, v. tr. — Re-
perdre ; perdre. J' à r'pedu ç' que
fèueûs guinyneu, j'ai reperdu ce que
j'avais gagné.
Rèpèhhi [rçpçxi • ■ gén.], v. intr.
— Repaître; se repaître, manger.
Se dit des bêtes.
Rèpeler [rçplêi . . M, I, P, N\, v.
tr. — 1° Rappeler. 2" Sitller avec
un appeau, frouer.
Rèpèpoyeu [repepoyœ . . M, I, P,
N, ruqmji-rapapuyi F\. adj. — Ha-
billé de neuf (familier). Voir Rètè-
poyeu.
Repèquè' |r(e)pfAf' P\, v. tr. —
Repiquer. Voir Repiquer.
Rèper [rçpêi . . gén.], v. tr. —
1*" Râper. 2" v. intr. Dire des
choses grivoises.
Repère' \r(e)pfrê' P\, v. intr. —
Travailler avec le Brayu.
Repérer [repéré' . . M, /, ), v. tr.
— 1" Rejointoyer. 2" Parer, orner.
Rcpèrerassc, Repèrerossc, \r(e)-
perras M, X, r(e)pi;rros I, P], s. f. —
Instrument qui sert à lisser une der-
nière fois le linge.
Repèrieu (so) lr(e)pçryœ M], v.
pron. — Se retirer.
Rèpes [rep M, I, P\, s. f. pi. -
Broussailles. Voir Repaye.
Rcpès [r{e)pe gén.j, s. m. — Repas.
Yaut mieus fâre i bwin - qu' d'an
menèjeu dous', il vaut mieux faire
un bon repas que d'en ménager
deux. Lés l>ons - font lés manres
nuls, les bons r. font les mauvaises
nuits.
ftEP
585 -
ÎÎE]^
Rcpèsser [r(e)pqsêi . . gén.], v. intr.
— 1" Repasser; revenir. / n'y è
ryin que n pèsse et ne r'pèsse, il n'y
a rien qui ne passe et ne repasse
(niliil novi sub caelo). 2" v. tr. Re-
passer le linge.
Rcpèsserosse, voir RepèssGiîse.
Repèsscûse lr(e)pesœs gén. {r(ç)pes-
rçs V)], s. f. — Repasseuse.
Rcpèssu \r(e)pçsù M, I, P, N], s.
ni. — Fer à aiguiser de boucher.
Repetiater, Repètiotè [r{e)petijatê'
. . M, N, S, r(e)petyotç . . /, P\, v.
tr. et intr. — Rapetisser. Se dit
surtout d'un enfant qui ne grandit
pas, qui reste faible. L'afant le n'è-
mande meu, f creûs qu'i r'peliale, cet
enfant ne grossit pas, je crois qu'il
rapetisse.
Repiaquer \r{e)pyake> M\, v. tr. —
Réprimander, blâmer.
Repiati {r{e)pijati M, N, r(e)pyçti
I, P], V. tr. — Rapetisser.
Repiau (lârc) [r(e)pyô M], loc. ver-
bale. — Être rainpeau, faire au jeu le
même nombre de points.
Repiayeu, voir Piayeu, v. tr. —
Replier; plier. Voir Rampiayeu.
Repîcetè, voir Repieuceter.
Repiècieu [r{e)pyçsyœ . . gén.|, v.
tr. — 1° Replacer. 2" v. pron. Se
remarier S.
Rèpîére, voir Rèpirc.
Repieuceter \r(e)pyqsstêi . . M, N,
rfpyptf I, P, r(e)pîstç . . S\, v. tr.
— Rapiéceter.
Rèpicumer (so) [rçpyœmê' . .
M, I, P\, V. pron. — Se rétablir.
Voir Rampieumer.
Repîraper [r{e)pîpe< . . gén.], v. tr.
— Parer, embellir d'atours.
Rèpinou [rqpinu . . M, 1, P, N,
rapinii . . F, S, V], s. m. — Marau-
deur.
Repinte, voir Repante.
Rcpioncr lr(e)pyçnêi . . M, I, P, N],
V. tr. — l^Étamer. 2" v. intr. Répéter
toujours la même chose; rabâcher.
Repionûre lr(e)pyonur . . M, I, P,
N\, s. f. — Déchets qui restent après
le rétamage.
Rèpiot [repyç I, P], s. m. — Rot.
Voir Reupiat.
Repioti, voir Repiati.
Repiquer {r(e)pikêi . . M, I, N, S,
ne)pekçi-r(e)pikç' P\, v. tr. — l» Re-
piquer. 2" Enterrer (par plaisanterie).
'L al v'piqué, il est enterré.
Repioyè, voir Repiayeu.
Rèpîrc [repîr M, I, P, reptr-repyêr
N\, s. f. — 1» Marque de séparation
que l'on fait dans un bois, en tail-
lant ou pelant des brins de distance
en distance. 2" Passage, sentier à
travers un bois ; percée. Voir Vîrâye.
Rcployi, lr(e)ployi F], v. tr. —
Replier. Voir Rampiayeu.
Rcpogneu [r(e)ppnœ M\, v. tr. —
Frictionner, masser avec le thénar
de la main.
Répohhi (so) [repoli V], v. pron. —
S'épaissir. Voir Èpassieu.
Réponde [repôt gén. (rapôl-rçpôt
S)\, V. tr. — Répondre.
Repopèye [r{ç)popçy M, I, P], s. f.
— Chose insignifiante.
Reporjctcr \r(e)porjetë' . . M, I, P,
iV], V. tr. — Recrépir.
Report, voir Rèpoiirt.
Repôsieu, voir RepoQsieu.
Repôswér, voir Rcpoîisu.
Rèpoter, voir Rèpoïiter.
Rèpoiirt \repûr M, I, P, rçpô"r-
repùr N, rapôr-repôr S, repôr V],
s. m. — 1" Bonne nouvelle. 2<> Pro-
cès-verbal.
Rèpoiirt è [rçpûr M, I, P, rapûr
F, rçpô"r-rçpùr N, repôr S, V\, loc.
prép. — Par rapport à, à cause de.
~ è lu f n'èvans m' soûrti, à cause
de lui nous ne sommes pas sortis.
Repoils [r(e)pû V], s. m. — Ré-
cipient oii l'on met les ordures mé-
nagères.
Rcpoiis [r{e)pû M, I, P, r{e)pô<^
r(e)pû N, r{e)pô S, V], s. m. — Repos.
REP
- 584 -
RES
Rcpoûsâyc [iie)pri:âij . . M, I, P\,
s. f. — Hepos. J'alans fâre euiie bone
-, nous allons bien nous reposer.
Repoûsieu [r(e)pûzyœ . . M, I, r{e)-
pûzye-rçpûzç' P, repuzw F, r(e)pô"-
zyœ-iie)pûzyœ N, r(ç)pôze . . S, V\,
V. inlr. — Reposer.
Repoûsu [r(e)prizu M, I, P, r(e)pû-
zwe-r(e)p5zivêr N], s. m. — 1" Re-
posoir (lieu préparé pour qu'on s'j'
repose). 2» Autel préparé sur le
passage de la procession, le jour
de la Fête-Dieu.
Rèpoûtcr, voir Poûter, v. tr. —
Rapporter.
Repoycu lr(e)poyœ M, r{e)pçyç I,
P], V. tr. — 1» Remplumer (au ligure).
2* Rétablir (au propre).
Rcprache lr(e)pras M], s. m. —
Renvoi ; éructation.
Reprachcu lr(e)prasœ M, N, r(e)-
prçsç . . I, P, F, S, V\, V. intr. —
Causer des renvois. Lo bodiii qti'
fâ minjeu me r'prache tôle le jonâye,
le boudin que j'ai mangé me cause
des renvois toute la journée.
Repratcr [r(e)pratë' . . M, N, rç-
prolç . . I, P, V, rapralç-repratq . .
S], V. tr. — 1" Arranger; préparer;
mettre à point. 2" Faire la troisième
culture; préparer les terres pour
ensemencer les blés; les endosser
en labourant.
Rèprater [rçpratê' . . M, N, rçprç-
Iç . . I, P, V, raprate-reprate . . S\,
v. tr. — Revêtir.
Reproché, voir Repracheu.
Rèprotè, voir Repratcr, Rèprater.
Rèprovcr [reprçvê' . . M, I, P, N,
raproi'ç-rçprovç . . S\, v. tr. — Ks-
sayer de nouveau.
Rèprovignè [rçprooinç P\, adj. —
Rétabli. Se dit d'un malade.
Rèpsôdeu, Rèpsôdcrèye, voir Rèp-
soïider, RèpsoQderëye.
Rèpsoûdcr [rçpsûdëi . . M, 1, P,
rçpsô"d<f-repsûdœ N\, v. intr. — Dé-
raisonner.
Rèpsoûderèye [repsûdrçy M, I, P,
rapsûdrJ F, repsô''drëy-rçpsridrêg N,
rçpsôdrî S, V], s. f. — 1» Choses,
paroles insignifiantes. 2" Gens de
rien.
Rcpwèrdè' \r(e)pw(;rdêi P\, v. tr.
— Regarder. Voir Rewâtieu.
Requanqui, voir Requînqucr.
Requînquer (so) [r(p)kikê' . . M, l,
P, N, iie)kàki F, iie)ktkeye V], v.
pron. — S'habiller de neuf.
Rcquînquicu \r(e)kïkyœ . . M, I, P,
N\, V. tr. et intr. — Cligner de l'œil;
reluquer.
Requis (de) \riç)ki M, I], adj. —
De choix ; recherché. Lés piveres
sont de r'quises, les poires sont re-
cherchées.
Rês' (è) \rês gén.), loc. adv. — A
ras. È - de tere, à r. de terre. Pyin
è ~ , plein à ras.
Rèsâde [rçzùl . . M, I, P, A'], s. f.
— Rasade. £ -, à plein verre.
Resaler [r(e)zalê' . . M, N, S, r(e)-
zole . . I, P, F\, V. intr. — Trembler.
Rèsant [rezà M, I, P, N, S\, adv.
— Jusqu'au bord. - pyin d' vin,
du vin plein jusqu'au bord.
Rèsat \rçza S], s. m. — RézaI
(mesure de grains équivalant à
80 H»*)-
Rèsatc [rçzat M, rezçt I, P], s. f.
— Ratissoire qui sert à racler le
pétrin.
Résate \rêzal M], adj. — Avare,
chiche.
Rèscourci (so) [reskiirsi M, I\, v.
pron. — Avoir recours. £ que
sint nos -, à quel saint recourir?
Rése \rvs V], s. f. — Période. Fne
bone - dé loms, un bon bout de
temps.
Rèser [rezêi . . gén.], v. tr. — 1"
Raser. 2" Racler.
Rèserwè [rezerive gén.], s. m. —
Réservoir (vivier).
Rëseû [rezœ S], s. m. — Rasoir.
Voir Rèsu.
RES
- 585 -
RES
Rèsiba' [rçzibw F], v. intr. — Re-
bondir.
Rësibu [rezibii M], s. m. — Reste.
Résida [rçzidâ . . S, V], s. m. —
Réséda.
Rèsîn [rezî . . M, I, P, N, S, razè
F[, s. m. — 1" Gratin, partie d'un
mets qui reste attaché au fond du
poêlon. 2° Résidu du beurre fondu.
Voir Rèkmônîn.
Resîngat [r(e)zîga M], s. m. —
Chant des oiseaux. Lo pinson piaule
ses ~, le pinson pleure ses ch. —
Resîngau \r{e)zïgô . . M, I, P, N],
s. m. — Attrape; tromperie.
Restngueyp.mant [r(e)zîgeymâ M,
N], s. m. — Bruit de verres, de
cloches.
Restnguiatc [r(e)zlgyat M, N, rçzî-
gyot I, P\, s. f. — Sauterelle, piège
qui sert à prendre les petits oiseaux.
Restnguieu [r(e)zîgyœ . . M, I, P,
JV], V. tr. — Humilier; confondre;
réduire au silence.
Restnguieu \r{e)zîgyœ . . gén.], v.
intr. — Rebondir; ricocher.
Restnguieu [r(e)zîgyœ . . gén.], v.
intr. — Résonner; retentir. Se dit
surtout d'une cloche qu'on sonne.
Lés kiaches r'singueuyent, le son des
cloches retentit.
Rèsînguiote, voir Rcstnguiate.
Rèsolè, voir Resaler.
Resombemant [r(e)zôbmà M, I, P,
F\, s. m. — Vibration.
Resomber [r{e)zôbêi . ■ M, I, P, F,
N\, v. intr. — 1° Résonner; retentir.
2" V. tr. Fermer violemment la porte
Rombas.
Resombèsse [r(e)zôbes M, I, P, F,
N], s. f. — Vibration ; bourdonne-
ment que produit une cloche qu'on
vient de sonner.
Rèsonate [rçzçnat M, rezonçt I],
s. f. — Pauvre argument. Voir Râ-
hcnate.
Resonder [/•(e)zôdë' . . M, N], \.
intr. — Rebondir.
Rèsoner [rçzçnêi . . M, I, P, N,
rçzunw F, razçnê'-rçzçnç S], v. intr.
— Répliquer; se défendre; se dis-
culper ; s'excuser.
Rèsote, voir Rèsate.
Rèsotc [rezçt Y], s. f. — Pain,
gâteau qui n'a pas été bien cuit.
Rèsouna', votr Rèsoner.
Résous [rçzu M, I, N, S\, adj. —
Résolu; décidé; qui n'a pas peur.
Résous [rçzu V], adj. — Qui se
soumet. Se dit des personnes.
Résôycr [rezôye,-yœ V], v. intr. —
Rebondir. Lés-ofants émonl bèn' lés
ploies qu' èrzôyen/, les enfants aiment
bien les pelotes qui rebondissent.
Se dit aussi d'une tige élastique qui
reprend sa première forme après
avoir été courbée.
Rèspèt [r^sp^ M, I, P, N], s. m.
— Respect. Sus vale ~ seul dit;
pâlànt au ~, sur votre r. soit dit;
parlant au r. (révérence parler).
Rèsponète {rçsponçt M], s. f. —
Cligne-musette. Jouwer è lé -, jouer
à cligne-musette.
Ressahhieu \r{e)saxyœ Destrj'], v.
tr. — Herser de nouveau.
Ressanance [r{e)sanàs M, N, S,
r(e)sçnàs I, P, F], s. f. — Ressem-
blance.
Rcssaner [r{e)sanêi . . M, N, S, r(e)-
sçnç . . I, P, V, rasenw F], v. intr.
— Ressembler. An weunent tojos an-
sane lés çus que s' ressanent. On voit
toujours ensemble ceux qui se res-
semblent. Qu'è ç' que teu m' rewâte
anlè ? Teu r'sanes è nale vèche quand'
'l è fût s' vé, qu'est-ce que tu me
regardes ainsi?Tu ressemblesà notre
vache quand elle a fait son veau.
Ressarci [r(e)sârsi-r(e)sçrsi M, I, P,
N, S, rçsarsi F\, s. m. — Reprise
dans une couture. / - fat èva eune
awèye, une reprise faite avec une
aiguille.
Ressaré, voir Sarer, adj. — Res-
serré (constipé).
RES
— ^6 -
RET
Ressâter, voir Ressauter.
Ressauter \r(e)sôlë' . . M, l, P, F, X,
rfsâle . . S, V], V. intr. — lU-bondir.
Rèsse \res M, I. P\, s. f. —
r.liarge d'ardoises.
Rèsse \rçs P], s. f. — Grand pa-
nier oblong à deux anses.
Rèssèpi |rçsç/3i S, l'|. adj. — 1»
Desséché. Se dit des aliments restés
trop longtemps sur le feu. Vos nos
â: fèl lonuloms otonde, noie déjinon
ot tout ~, vous nous avez fait long-
temps attendre, notre déjeuner est
tout desséché V. 2' Peu vigoureux,
chétif.
Rèssési [reslzi V\, adj. —Rassasié.
Rèssètè \resele Y\, v. tr. — Revoir
qqch. d écrit.
Rèssieuter (se) [resijcetêi . . M, I,
P, N, rasijœla F, ruxulë' . . S\. v. pron.
— Se rasseoir.
Rèssipèle [resipel . ■ gén.|, s. f. —
Érysipèle.
Rëssis \rqsi-resù M, I, P, N, S\,
adj. — Rassis. Se dit du pain.
RÈssochi [resosi F\, v. tr. — Sé-
cher. Voir Chachcu.
Rcssogneu lr(ç)sonœ . . M, I, P, \,
r(e)siini P'], v. intr. — 1" Répugner.
Je r'soijne de u' Jinner, il me ré-
l)ugne de vous gêner. 2" Craindre.
Rcssomè \r{e)somç . . S, rsemç V],
V. tr. — Réensemencer.
Rèssonance, voir Ressanancc.
Rèssonè, voir Ressancr.
Ressougni, voir Ressogncu.
Rèssoût {resû M, I, P], s. m. —
Ressort.
Rèssu [rçsû X\, adj. — Tranc|uillc;
corrigé (se dit d'un enTant).
Rèssus, voir Rèssis.
Rèsu |rç:ii M, I, P], s. m. — Ré-
sidu ; reste.
Rèsu |rf:ii M, I, P, N, rçzœ S\, s.
m. — Rasoir. Voir Rèzwë.
Rèsu [rçzii M, I], s. m. — Bête
adulte.
Rèsurc [rezûr . . M, I, P, N, ra-
ziir F], s. f. — Raclure.
Rèt (rç M, I, P, A'I, s. m. - Rat.
- dés champs (camjiagnol). - dreii-
nuinl ('dormant), loir. On dit aussi
Rètc ; voir Èbricati, Lô.
Rèt \rç S], s. m. — Tic, habitude
ridicule.
Retancener [r(e)làsnê' . . gén.|, v.
tr. — 1" Etançonner; consolider.
2" Raccommoder.
Rètande [r^lùl M, I, P, X, S], v.
tr. — Attendre.
Rètanrieu [rçtdrijœ . . M, I, P, X,
rtilàri-relâri S, relùri V], v. tr. —
1" Amollir. 2" Assouplir. Mes baies
sont r'ianrisses, mes bottes sont as-
souplies.
Retaquè \r(e)take . . S, r(e)tçkç V],
part. pass. — 1» Se dit du pain qui
n'a pas réussi parce que la pâte
n'est pas levée suflisamment. 2" Se
dit d'une grosse personne qui
avance lourdement. J' n'eme mi lo
i/ohhon lé, ç'ol in gros ~ , je n'aime
pas ce gros garçon, c'est un lour-
daud Y.
Retaquer [r(e)lakci . . M, X, r{ç}-
lokq I, P], V. tr. — Repousser; ne
pas agréer; réfuter.
Retaquer (so) [r(e)lakêi . . M, X,
r(e)lok(' . . l, P], V. (iron. — Se vêtir
de neuf; se faire beau.
Retaquéyc \r(ç)takêy S\, s. f. —
Terre battue par la pluie.
Retard! {r(e)lardi S], v. intr. —
Relarder.
Retatouné \r(e)latunêi . . M, /],
adj. — Ratatiné.
Rctauycu (so) \r{e)trt!/w . . M, I,
P, X, ralôyi F, ralâi/i S\, v. pron. —
Se remettre à table.
Rètchèri (so) [relsçri S\, v. pron.
— S'éclaircir. Voir Rèkièri.
Retchiiri \r(e)lsiiri S\, v. tr. — Ré-
curer. Voir Rekeurieu.
Rète \rel X, S, V\, s. f. - 1» Sou-
ris. 2" liât. - dés champs, - d'âwe
RETI
— 5'87 -
REt
(eau). Lés-afants d' chètes prenent
dés -, les enfants de chats prennent
des rats (tel père, tel fils).
Rète [ret V], s. f. — Maladie du
ventre.
Rèté [r(e)lêi M, N, rçtê> I, P, ratê-
rçtë F, r{a)tç . . S, r(q)tç V], s. m. —
1» Râteau. Rètè d' /5s, r. de faux,
faux garnie d'une sorte de râteau
qui sert à couper les denrées. 2"
Râtelier où l'on met le foin et la
paille. Quand-i n-yè pus ryin on ~ ,
lés-ânes so bètent, quand il n'y a
plus rien au r., les ânes se battent.
Retèchi, Retèhhou, voir Retèhhi,
Retèhhou.
Retèhhi [r(e)/çxi . . M, I, P, N, S],
V. tr. — Rempailler. Eune chlre re-
tèhhâye, une chaise rempaillée.
Retèhhou [iiç)tçvi ■ ■ JW. ■^. P> ^'.
S], s. m. — Rempailleur de chaises.
Rètelâye [rqUày . . M, I, P, F, rat-
làg-rçtlày . . S], s. f. — 1» Tout ce
qu'on peut rassembler avec le râ-
teau. 2» Quantité de fourrage qu'on
donne en une fois aux chevaux dans
le râtelier. 3» Rangée de grosses
dents.
Rèteléje [rçllëà . . M, I, P, N, rât-
lës-rçtlës S\, s. m. — Ratissage.
Rèteler [rçtlê- . . M, I, P, F, N,
ratle-rçtlç . . S], v. tr. — Râteler;
ratisser.
Rételon [retlô V], s. m. — Partie
du râteau adaptée au manche et
munie de dents.
Kételot [rëtlç V\, s. m. — Roitelet.
Voir Reûtclat.
RètGlou [rqthi . . M, I, P, N, rât-
lu-rçtlu S], s. m. — Râteleur.
Retèméje [r(e)tçmës . . M, I, P, N,
S], s. m. — Étamage.
Retèmcr [r(e)/ç/nê' . . M, I, P, N,
ralamœ F], v. tr. — Etamer.
Retèmou [r(e)tçnm . . M, I, P, N,
S, rataniçw F\, s. m. — Étameur.
Retcnâwe, Rctcnowe lr(e)tnâw-
r(e)lnçw M, N, r{e)tnçw I, P], s. f. —
Mémoire. 'L è le ~ duhhe, il a la
m. dure.
Rctenîn, voir Tenîn, v. tr. — 1° Re-
tenir. Part, pass.; Discret; réservé;
modéré ; sobre. 2" Se souvenir.
Retenûre \r{e)tnûr . . M, I, P, N\,
s. f. — Culière (partie du harnais).
Rctèper [r(e)/j;pê' . . gén.], v. tr.
— Retaper; arranger; accommoder;
coiffer; habiller.
Rètèpoyeu \retepoy(e . . M, I, P,
N, ratapuyi F, S\, adj. — Habillé de
neuf. Voir Rèpèpoyeu.
Rètèra', voir Retîricu.
Rètére, voir Rèteûre.
Reteteum lr(e)tetœm Pontoy], s. m.
— Étameur ambulant.
Rèteûre [rçtcêr S, rçlër V], s. f. —
Souricière. Voir Rètûrc.
Rctiaweu [r(e)tyawœ . . N, S], v.
tr. — Reclouer. Voir Rekiawcr.
Rètièmcu [rçtyemqe N\, v. tr. —
Réclamer. Voir Rèkièmer.
Rètièreu (so) {rçlyeroe N, retyeri
S, V], V. pr. — S'éclaircir. Voir
Rèkièri.
Rètihicu, Rètïjicu [retîyyœ-rçtîjycf..
M, I, P, N, rçtrî-ii S, rçtreyye, -yœ
V], V. tr. — Attiser. Voir Ètîhieu,
Rètinde [rftèt M, I\, v. tr. — At-
teindre; attraper.
Retîntome lr{e)tîlçm . . M, I, P,
N], s. m. — Réplique.
Retîrieu [iie)tîryœ . . gén. (rçlçrw
F)], V. tr. — 1» Copier; dessiner;
photographier. Ç'at s' père toi r'tï-
rieu, c'est son père tout ressemblant
(tout craché). 2» v. intr. — Ressem-
bler. / r'tïre d'èprès s'n onke, il
ressemble à son oncle.
Retiuri [r{e)tyiiri S\, v. tr. — Ré-
curer. Voir Rekeurieu.
Reto \r{e)lç M, I, P, N], s. m. —
1» Retour. 2" Ruse. Dés ~ , 'l an-n-è
pyin s' sèc, des r., il en a plein
son sac. S" Clou de cheval; vieux
clou. 4° Tour. Chèkin è s' ~ , cha-
cun à son tour (tour à tour).
RET
- 58« -
ftET'
Retonâye [r(e)tontiii . . gén.], s. f.
— 1" Retour du printemps. 2° Four-
rage que l'on a retourné sur le chainj)
pour le faire sécher. 3» Hépartic;
réplique; riposte. 4* Action de ra-
mener une bête à l'endroit où elle
doit pâturer. 5" Jeu des «nrdiensdes
bestiaux. 11 se joue ordinairement
à la chevillette. On fait six trous en
terre, disposés trois par trois. Les
joueurs ont chacun trois brins de
bois qu'ils placent à tour de rôle
dans un trou. Il s'agit pour eux d'en
mettre trois en ligne et d'empêcher
l'adversaire d'en faire autant.
Celui qui perd est chargé de la
corvée dite Retonâye, il va re-
loiirner les vaches. On peut rem-
placer les chevilles par des noix,
des cailloux, n'importe. 6" Volée
de coups.
Rctoner, voir Toner, v. tr. —
1" Retourner. - /' J'toin, r. le foin ;
retourner une pièce de terre ense-
mencée qui a n'a rien donné. 2" Boule-
verser; troubler. 3" Rabrouer. I s'è
fût ~ , il s'est fait r. 4" Emiiècher
les bêtes de faire du dommage, ô"
V. intr. Retourner, revenir sur ses
pas.
Rctonilre lr(e)lçnùr . . gén. (r(e)-
lurmr Y)\, s. f. — 1» Détour. 2« Ré-
plique. 'L è dés bones ~, il a de
bonnes r. 3" Bourde; mensonge.
Voir Tornûre.
Retoper [r(r)topêi . . gén.|, v. tr.
— Refermer avec violence ; boucher.
'L è r'topé V trou d' le hâye, il a
bouché le trou de la haie.
Retoquè [ri^çUokç . . I, I'\, v. tr.
— Rejjousser. Voir Retaquer.
Retoquè (so) [r(eUokç . . [, ]>\, v.
pron. — Se revêtir de neuf. Voir
Retaquer.
Retoquè [r(e)tokç V], part. pass.
— Se dit du pain qui n'a pas réussi.
Voir Retaquè.
Rctournîrc, voir Retonûre.
Rclouyâde \r(e)tuytit . . M, I, P, N.
S], s. f. — Réponse un peu vive et
rude.
Retoûycu [r(ç)liiyœ . . M, I, P,
r(e)lO"yœ-r(e)lûyœ X], v. tr. — 1" Re-
tourner les éteules pour réense-
mencer un champ de la même cé-
réale. 2" Rembarrer qqn.; rabattre
le caquet de qqn. 3" Battre les cartes.
Retôyeu, voir Retoûycu.
Rètrâci, voir Retreûcieu.
Retranche [retràs Y], s. f. — Petites
lattes.
Retrât [r(e)trà . . M, I, P, X\. part,
pass. — Retrait, retiré. 'Lai byimme
corne i ~ d' tere, il est pâle comme
un déterré.
Retrât \iie)trà M\, s. m. — Lieux
d'aisances. Voir Preuve.
Retrâts \r{e)trâ . . gén.], s. m. pi.
— Sorte de farine bise et mêlée de
son, qu'on retrait de la moulure
de blé et qu'on donne à manger
aux porcs.
Rctréhieu, voir Retrîhicu.
Rètrèper [rqtrçpê' . . gén. (retrçpç
V)\, v. tr. — Rattraper; rejoindre.
Rclrèqué \r(e)trçki" . . M, I, P, N,
r(ç)/r/A-«' F], adj. — .arrangé; en
bon ordre; habillé de neuf.
Rctrèssautemant \r(e)lrçsôtmà M,
I\, s. m. — Rebondissement.
Retrcîicieu \r(e)trœsyœ . . M, I, P,
iV, ratrûsi-retrôsi S, retrâsi V], v. tr.
— Rétrécir; amoindrir.
Rètrîhi, voir Rètrïhieu.
Rctriké [r(ç)trikêi . . gén.], adj. —
Qui a les manches de chemise re-
levées.
Rètrionè [rçtriyone . . S\, v. tr. —
Lésiner.
Rètriqua', voir Rctrèqué.
Rètrôci, voir Retreûcieu.
Retrognons \r(e)lronô gén.|, s. m.
pi. — Troisième farine, tirée du
son ; elle est de moindre valeur (|ue
les Retrâts et ne sert plus qu'aux
amidonniers.
RET
589
Rètropè, voir Rètrèper.
RetrossG [r(e)trçs M, I, P, N], s.
f. — Retroussis (pli dans le haut de
la jupe). 'L è fal dés ~ dans se
cote, elle a fait des r. dans sa jupe.
Retrossieu [r(e)trçsgqe . . gén.], v.
tr. — 1» Retrousser. 'L ot r'trossîe
corne ène toûrosse dé pices, elle est
retroussée comme une tueuse de
puces V. 2" Réprimander. /' m'a
fat bramant ~, je me suis fait joli-
ment r. 3* Diminuer S, V.
Retûde, voir Tûdc, v. tr. — Re-
tordre.
Rètûre [rçtùr . . M, I, P, F, N, rç-
tôêr S, rçtêr V], s. f. — Ratière;
souricière.
Rctus [r(e)tû M, I,P, N], adj. - 1»
Retors ; rusé ; entêté. Nate chète at
r'tûse, notre chat est rusé. 2" Ma-
lingre. Val dés p'hhés -, voilà des
porcs m.
Reû [rœ M, I, P, N, rô-rwç S, rwç
V], s. m. — Roi. Lés ~, la fête de
l'Epiphanie. Quad lo s'ia at luhant
lo Jo dés ~ , lo mèyat vyint sus lés
tits, quand le soleil est luisant le
jour des r., le millet vient sur les
toits. Voir Lînk. Lés neûrs ~ , les
r. noirs ou aussi : lés ~ mèhhrés,
les r. mâchurés. Se célèbrent huit
jours après. Voir Rwè. Ce jour, les
enfants assistaient à l'office, la tète
ornée d'une couronne en papier
argenté, un sceptre en bois doré à
la main, et le visage mâchuré de
suie. Vers les quatre heures de
l'après-midi, la famille se réunissait
pour tirer le Roi de l'année. On
mettait des fèves dans un bonnet
que le plus âgé des assistants tenait
à la main. Il y en avait autant que
de membres de la famille et de do-
mestiques, plus deux : une pour le
bon Dieu et une pour la Vierge.
Avant le tirage, on récitait une
prière. Le plus jeune enfant faisait
le tirage, nommait successivement
REU
chaque membre de la famille en
commençant par le plus âgé. Avant
le repas qui suivait, on apportait
un gâteau rond ou en forme de
couronne, dans lequel se trouvait
une fève. Chacun des assistants re-
cevait une tranche de ce gâteau; la
personne dans la tranche de la-
quelle se trouvait la fève noire était
proclamée roi. On réservait une
«part à Dieu», c.-à-d. pour les
pauvres. Les domestiques assistaient
également à la fête et recevaient
leur part comme tous les autres,
mais ils ne pouvaient être élus rois.
Si un domestique recevait la fève
gagnante, on lui donnait un cadeau
en échange de la fève que l'on re-
mettait dans le bonnet.
Huit jours après, on fêtait les
neûrs reûs. On tirait au sort, en
commençant cette fois par le plus
jeune, le plus âgé faisait le tirage.
Chaque fois que le roi buvait,
toute l'assistance devait suivre son
exemple, celui qui l'oubliait était
mâchuré.
Pendant le repas, on plaçait la
bûche de Noël allumée sur la table;
jamais, dit-on, la nappe ne brûlait.
Autre coutume: Les trois Rois
mages étaient invoqués de la ma-
nière suivante par les jeunes filles
désireuses de trouver un mari ou
de connaître leur futur mari. Elles
prenaient trois feuilles de laurier,
écrivaient sur chacune de ces feuilles
le nom d'un des trois Rois mages
et les plaçaient sous l'oreiller de
leur lit. Au moment de se coucher,
la jeune fille posait le pied droit
sur le bois de lit en disant:
J" mats l' pied sus ç' bois.
Au nom des trois Rois,
Pour voir en dormant
Celui que J'aurai de mon vivant I.
Dans la région de la Nied, la
jeune fille mettait une jarretière
REU
- 590 -
REU
sous son oreiller et se mettait au
lit en disant:
Cesl aujnurd' hiii la veille des Rois,
En mellanl le pied sur ce lit,
Je l'oiis prie de me faire voir celle niiil
Celui que j'aurai pour mari.
Rcuche, voir Reuhhc.
Reûd [rœ M, f, P, N, rô S, râ V |.
adj. — 1" liaide; roide. J' alans ~
d' freûd, nous sommes r. de froid.
2" Acerbe; ai^re. Se dit surtout de
la piejuelte.
Rcûde [rœl M, I, P, X, rcl V\,
adj. — Fier, orgueilleux. Fâre so
~, faire son fier (se vanter).
Rcûdieu [nrdijœ . . M, I, P, N],
V. tr. — 1" Raidir, par ex. un fil
de fer. 2" v. pron. Se tenir raide.
Reudious \rirdiju M, I\, adj. —
Haide.
Reugnon [rcenô M, I, P, X], s. m.
— 1" Rognon. 2" Trognon.
Reuhhe [rœx . ■ M, I, P, F, X, S\,
adj. — Rugueux. Voir Rahhe.
Reuhi, Reuji [rœyi-neji M\, n. pr.
— Rugy, vill. de l'arr. de Metz.
Rcujc [rœs M, I, P, N, râs F, rïs
S, rës V\, s. m. — Crible; tamis.
Qu'ai ç' (pi'al lo pus bêle de s'iit '.' —
Lo ~ , i lèhlie pèsser le fèreune et
ivîide lés grus, qu'est-ce qui est le
plus bcte de cette maison? — Le t.,
parce qu'il laisse passer la farine
et relient le son. Voir Rinchat.
Rcujeu \rœj(e . . M, X, rœjç I, P,
riji S, rêj[je,-ij(r V), v. tr. — Passer
au crible.
Rcujou \r<yju . . M, I, P, X, riju
S\, s. m. — Cribleur.
Reujûrc [rœjur . . M, I, P, X, râ-
jCir F, rijhr S\, s. f. — (^riblure.
Reûkion [rœktjô M, I, P, X\, s. m.
— Petit pain qu'on cuit le jour des
Rois (le 5 janv.)
Reulat \rfpla M\, s. m. — Ponceau.
Rcuma' \rfrma' F], v. intr. --
Avoir le rhume; tousser.
Rcumc \rœm M, I, P, F, S, rîm-
rtim S, rîm V], s. f. — Rhume. Ç'ot
ène rime d' èqnè, èle né s' in v'rè qn'
ovon lé pié, c'est un r. d'agneau, il
ne s'en ira qu'avec la peau (c'est
un gros r.)
Reupâd [rœpâ P], s. m. — Glou-
ton; sobriquet des habitants de
Scy, près de Metz.
Reupat {rœpa M, X], s. m. — Ren-
voi ; rot. Voir Rcupiat.
Reupâye [rœp&ij . ■ ^f, I, X\, s.
f. — Renvoi, rot.
Rcupe \rœp M], s. f. — Renvoi,
rot.
Reupeu [rcepœ X\, v. intr. —
Avoir des renvois, roter. Voir
Reupser.
Reupiat [rcepya M, repyo I, P\, s.
m. — Renvoi, rot. Voir Reupat.
Reupïe [rcypîy M, I\, s. f. — Ron
repas.
Reupser [rœpsêi . . M, X, rapsw
F\, V. intr. — Avoir des renvois,
roter. Voir Reuper.
Reiîté Inelë'-rœyôtê' . . M, I, P. X],
s. m. — Gâteau des Rois, dans le-
quel .se trouve la fève.
Rcûtelat \nella-riilla M, rœllo /,
rOëtlp-riilo P, rùlln F, rwçtla S, riil-
lo-rêllp V\, s. m. — 1" Roitelet.
2» Enfant qui fait le prétentieux V.
Reuti [rœli M], v. tr. — Rôtir.
Reûyat \rœya Pontoy], s. m. —
1» Petite raie. 2» Rigole.
Reuyauté, voir Reûté.
Reûye [recy F], s. f. — Roue. Voir
Rieûye.
Rcûye \rœy M, I, P, X, rùy F,
rôy V\, s. m. — Rouille. Lo ~ s'è
mins dans m' coulé, la r. s'est mise
dans mon couteau.
Rcûye [râ-y Attilloncourt], s. f. —
Petite plante grimpante et rugueuse
(]ui croit dans les haies, les jardins.
Reûyewècâd [neyivçkâ M], s. m.
— Épinoche.
REU
- 591
Reûyeu [rœyœ . . M, I, P, N], \.
tr. — Ronger; grignoter; remâ-
cher; ruminer. Lés vèches reûyent
zoule pèlûre, les vaches ruminent
leur pâture.
Reiîyeu {rœijœ . . M, I, P, N, rûyi
F], V. intr. — Rouiller; roussir.
Se dit surtout des céréales. Lés
biés reûyenl, les blés sont attaqués
par la rouille.
Reuyon \rqeyô M, I, P], s. m. —
Trognon de pomme, de poire.
Revace [r(e)vas M, N, S, r(e)vçs
I, P, F, V], adv. — Voici de nou-
veau. Lo ~, le voici qui revient.
Rèvâche, voir Rèvâhhc.
Rèvâdè [rçvâde V], v. tr. et intr. —
Faire des choses de peu de valeur.
Voir Rèvauder.
Rèvâderle [i-çvâdrT V], s. f. —
Chose de peu de valeur. Voir Rè-
vauderèye.
Rèvâdcrou [rçvâdru V], s. m. —
Qui s'occupe de riens. Voir Rèvau-
dou.
Rèvâhhe(è) [rçvax . . M, I, P, N,
S], loc. adv. — A verse. L'âwe
chèyeût è ~ , l'eau tombait à verse.
Rèvalâye [rçvalày . . M, N, S, rç-
vçlây . . I, P, V], s. f. - Rafale de
vent ou de fumée.
Rèvalâye (è le) [rçvalày M, N, rç-
vçlây I, P, ravolây F], loc. adv. —
En descendant.
Rèvaler [rçvaW . . M, N, rfiiçlç
. . I, P, rauçlœ F, rçvçlç . . S], v.
tr. — Avaler. / ravale s' crachon,
il ravale sa salive (il se tait).
Rèvaler [rçvalê' . . M, N, rçvçle
. . I, P, F, V], v. tr. — 1» Abaisser';
descendre. Fût ~ lo crème d'în
cran, il faut abaisser la crémaillère
d'un cran V. 1° v. intr. Se courber.
Se dit des arbres chargés de fruits.
'Nas arbes rêvaient de frais, nos
arbres courbent sous le poids des
fruits. 3" Baisser de prix. 4" v.
pron. Se tasser S, V.
REY
Rcvalcûr, Revalôr \r(e}valœr M,
N, r(e)vçlœr I, P, r(e)valôr S], v.
intr. — Revaloir. / serè çoii qu' ce
li an r'vaurè, il saura ce que cela
lui en revaudra Cce que cela lui
coûtera).
Rèvancicu [rçvâsyœ . . M, I, P,
N, ravâsi S], v. intr. — Avancer.
Revandou [r(e)vàdii . . M, L P,
F, N, S], s. m. — Revendeur.
Rcvanjeu ("so) [r(f)vàjœ . . M, I, P,
F, N, S], s. m. — Se défendre. J'
m'a r'vanji, je me suis défendu F.
Rèvàr [rej>âr V], s. m. — 1" Petit
ruisseau. Se dit surtout des petits
ruisseaux temporaires formés par
une forte pluie. 2» Pluie abondante
qui occasionne des débordements.
Fût lo ~ d' le Sint Jan, s'i n' vyinl
m' dovanl, i vyinl èprès, il faut la
pluie de la St.- Jean, si elle ne vient
pas avant, elle vient après.
Revarjeu lr{e)varjœ . . M, N\, v.
intr. — 1" Herser un terrain pour la
troisième fois, en tournant à droite.
2" Aller dans les jardins, après la
cueillette des fruits, pour ramasser
ceux qu'on a oubliés.
Revâsi \r{e)uâzi . . gén.], s. m. —
Se dit d'un mets, d'une boisson
dont on mange, que l'on boit avec
plaisir. Ço vin è i piat got de ~,
ce vin a un petit goût de revas-y.
Rêvasse {rêvas M, N, rêvos I, P],
s. f. — Rêverie.
Rèvate [revat M, N], s. f. —
Chanson niaise dont on peut sans
inconvénient augmenter le nombre
des couplets. On y entasse des idées
bizarres qui peuvent faire rire des
esprits simples.
Rèvate (è) [revat M, I, S], loc. adv.
— Bien, à souhait, très bien; juste
assez ; plus qu'il n'en faut. S'èpraler è
~ , se bien habiller.
Rèvaudâd [rçvôdâ . . M, I, P], s.
m. — Qui va partout où il n'a rien
à faire; flâneur; rôdeur.
REY
- 592
REY
Rèvaudcr [reimdëi . . M, I, P, N,
rçi'âdç V], V. intr. — 1" Faire des
choses de peu de valeur. 2" Mar-
cliander; brocanter. 3" Marauder;
rôder; cliercher partout; trôler.
Rèvauderèye [rçvôdrëij M, I, P,
N, ranâdrêy S, rçvâdrî V], .s. f. —
1" Chose de peu de valeur, de mi-
nime importance. 2" Knnui, chose
ennuyeuse ; embêtement.
Rèvaudou {rçrôdu . . M, I, P, N,
rçi'âdrii V], s. m. — 1" Qui s'oc-
cupe de riens. 2" Brocanteur.
3" Maraudeur; trompeur.
Revâyi \r(e)iHliji S], v. tr. — Re-
muer; cherciicr; fouiller. Je r'mye
loiile noie arméle pou troué mes
f/anls, je fouille toute notre armoire
pour trouver mes fiants.
Rcvéche (è le) {r{e)rês F\, loc. adv.
— A la renverse. Voir Ranvéhhe.
Revéhhe (è) \r(e)vêx S], loc. adv.
— A droite du timon (à la fiauche
du timon se dit è le min).
Rèvelâd \r^i>lâ P\, s. m. — Per-
sonne qui bougonne.
Révèle, voir Rèvaler.
RèvGlîn \rçi>lî S\, s. f. — Ré|)ri-
mande sévère.
RèvGtiâd Irçi'itâ V\, s. m. — Bête
qui ne se développe pas, malingre.
Révélôr(né s'an) \revlôr V], v. pron.
— Ne pas en revenir. Voir Revo-
leQr.
Revenant \r(ç)i'nà-n>çnà gén], adj.
— Qui prospère, qui se développe
bien, qui a bonne mine; avenant.
Lrx hiés n' sont uni ~ l'ènâye le, les
blés ne se développent {^uère cette
année. Ç'at rime fome rev'nanle,
c'est une femme avenante.
Revenant \r(e)i>nà-ri>çnà gén.], s.
m. — 1" Gain; remise; tantième.
2" Qui arrive à l'improviste S. 3" Kn-
fant né longtemps après celui qui
le |)réccde.
Revcnate |r(f)(vi(i/ M, N, S, r(e)i'-
not I, P, V], s. f. — 1" Revenu; gain.
2*" Action de revenir. Ne s'emploie
que dans cette phrase, dite avec
un ton menaçant: Le ~ al hone,
nous viderons le différend une
autre fois. 3" Personne ou chose
qui vient à l'improviste. 4" Jouer à
la Revcnate, jeu de billes qui con-
siste à faire ricocher les billes
contre un mur et à les laisser sur
terre jusqu'à ce qu'une autre bille
qu'on a lancée vienne en toucher
une. Toutes les billes qui sont sur
terre sont alors le gain de celui
dont la bille en a touché une autre.
Rcvcneiâ |r((>)('<'n(? .S"|, s. f. — Petit
raisin venu après les autres. Voir
Rewèyenat.
Revenîn, voir Vcntn, v. intr. —
Revenir. Po t>' an - , pour vous
en r., pour revenir à notre propos.
Revenîns, voir Yenîn, s. m. pi. —
Revenus. Lés pus hés d' zous - sonl
dés tas d' huions, les plus beaux de
leurs r. sont des tours de bâtons.
Ch. H., V, 364.
Revenon |r(f)i>nô M, I\, s. m. —
Deuxième récolte de regain.
Revenote, voir Revenatc.
Revequi \r(e)vki M\, v. intr. —
Revivre. Fâre ~, ranimer.
Rêver |rç(>ê' A/|, v. intr. — Cou-
rir, parcourir.
Rèvèrancc [revçràs M, I, P, N],
s. f. — Révérence. Fâre le ~ è
cul d'i'c, faire la r. à c. ouvert,
faire une profonde révérence, com-
me les femmes la faisaient autre-
fois.
Revèrdâye \r(ç)i>çrdây . . M, I,
P\, s. f. — Feu, llamme de peu
de durée.
Révère |r(ç)(>fr .V, /, P, N, r(e)-
v(fr-r(e)i'Tr S, r(e)i>êr V], s. f. —
Rivière. Ta âssi fim qu' le r'veûre
n'c sa, j'ai aussi faim (|ue la r. a
soif S.
Revës (an) [r(e)i'êi M, I, P, N, S,
r(e)iujç V], loc. adv. — A revers
REY
- 593 -
REW
(en arrière). È - doûs, à r. dos
(à la renverse). 'L è chu è ~ doûs
il est tombé à la renverse. Voir
Relinvièhh, Revéhh.
Reveûdi, voir RevïîdiGU.
RevGîir, voir Veûr, v. tr. — Re-
voir. So ~, se r. (se réconcilier).
È -, au r. È ~, lés-èmîns, au r.,
les amis 1 A (an) r'wer', an vos r'wèg-
ant, au revoir V.
Reveiâre, voir Révère.
Reviès, voir Rêvés.
Revigoré lr(e)ingorê' M], adj. —
Ranimé.
Revinje [r(e)vès M, I, N, r(e)vàs
S], s. f. — Revanche.
RcvTre, voir Révère.
RevïrG [rie)inr M, S], v. tr. —
Retourner une carte.
RevTrieu [r(e)vîryœ . . M, I, P,
N], V. intr. — Se retirer du jeu, y
renoncer (en parlant du jeu de
cartes).
Rèvisate lr(e)vizat S, revizot V],
s. f. — 1" Souvenance. 2" Idée,
manière d'envisager. Fâre le ~,
penser aux beaux temps de sa jeu-
nesse, ou de sa lune de miel. 3"
Enfant né longtemps après celui
qui l'a précédé. Voir Rewèyenat.
Revisieu \r(e)vTzyœ . . M, I, P, N,
rçvizç . . S], V. intr. — l» Regarder
plus attentivement. 2» Réfléchir.
Rèvisote, voir Rèvisate.
Révision [rçvizyô M, I, P, F, N],
s. f. — Changement d'avis, d'idée.
Revoce {r(e)vos I, P, F, V], adv.
— Voici de nouveau. Voir Revace.
Rèvolâye [rçvçlây I, P, V], s. f.
— Rafale. Voir Rèvalâye.
Rèvolâye (è le) [revolây I, P], loc.
adv. — En descendant. Voir Rè-
valâye.
Revoie [revole . . I, P, F, V\, v.
tr. — Abaisser. Voir Rèvaler.
Revoleiir [r(e)volœr I, P], v. intr.
— Revaloir. Voir Revaleûr.
Revoleûr (ne s'a.n)'\r{e)volœr M, I,
P, N, revlôr S], v. pron. — Ne pas
en revenir, être surpris. I n' s'an
rev'leûl m' quand' 'le vu v'nîn, il
était surpris quand il l'a vu venir.
Revolon [r(e)volô I, P\, s. m. —
Récrimination; ressentiment.
Rèvonète [r^vonet M, I, P, N, ra-
vonet S], s. f. — Petite rave; radis.
Révosse [rêvos I, P], s. f. —
Rêverie. Voir Rêvasse.
Rèvoye-mètîn [revoy metî V\, s.
m. — Réveille -matin. Voir Ran-
vaye-mètîn.
Rèvoytye [rçvoyèy P], s. f. —
Régalade. Voir Ranvayâye.
Rcviîdieu [r(e)vridyqs . . M, I, r(e)-
vtidi-revûdye P, r(e)viidi F, r(e)vœdi
S], V. tr. — Reverser; transvaser.
Rèvûre [reimr Marthil], s. f. —
Sorte de panier dans lequel on
conserve les œufs.
Rewâd [r(e)wà . . M, I, P, F, N, S],
s. m. — Regard ; coup d'oeil ; œillade.
Bé ~, beau r. (belle vue).
Rèwâd [rewâ V\, s. m. — Fanfa-
ronnade ; hâblerie. Fere dés ~ , crier
à haute voix.
Rewâde (an) [r(e}wât . . M, I,
P, N], loc. adv. — A l'affût; aux
aguets.
Rewâr lr(e)wâr V], v. tr. — Revoir.
Voir Reveîîr.
Rewâtant, Rcwâtchant, Rewâtchi,
voir Rewâtiant, Rewâtieu.
Rewâtiant [r(e)wâlyà . . M, I, P,
N, r{e)wâtâ - r(e)wâtsâ- r(e)wàtyâ S\,
adj. — Avare; intéressé.
Rewâtieu [r{e)wàtyœ . . M, I, N,
r(e)ivâtyç - r(e)pwerdë' P, r{e)watœ
F, r(e)wàti - r{e)wàtsi - r(e)wàtyi . . S,
r(e)wàlye V], v. tr. — Regarder.
/ ma r'wâle corne si f li d'veùs dés
sous, il me regarde comme si je
lui devais de l'argent. Voir Wâticu.
2" V. intr. Prendre soin.
Rewâtûre lr(e)ivâtiîr M], s. f. —
Regard. Voir Rewâd.
38
REM
594
Rewâyi {r(e)wâyi S, r(e)wàye,-gœ
V], V. tr. — Fouler, marcher sur;
farfouiller. Lés j'tïnes ont lorlol
r'wâyé nnle yèbe, les poules ont
abîmé toute notre herbe V.
Rewégncu, voir Wingncu, v. tr. —
Regagner.
Rewèyenat \r(e)weyna M, N, r(e)-
weyno I, P, rvenœ .S], s. m. — 1" Petit
raisin venu après les autres. Voir
Wèyenat. 2* Enfant qui vient au
monde longtemps après celui qui
l'a précédé; animal domestique qui
naît longtemps après l'époque ha-
bituelle, par ex. en automne.
Rcwèyencr [r{,e)wqynê> . . M, I,
P, N], V. intr. — Repousser. Se
dit des plantes.
Rcwèycnot, voir Rewèyenat.
Rcwèyîn \r{e)iveyi . . gén.], s. m.
— Regain, herbe qui repousse dans
un pré après la fauchaison. Lo »
at grand, f n' èrans pwint cT hwin
vin, le r. est grand, nous n'aurons
pas de bon vin. Voir Wèyîn.
Rewingneu, voir Wingneu, v. tr.
— Regagner.
Rewodè, Rewodië {r(e)wodç - r( e )-
wodyç V], v. tr. — Soutenir; pro-
téger; défendre. lùi' dotez nï. olèz,
mo fé, f vos r'wodrè, ne craignez
rien, mon fils, allez, je vous sou-
tiendrai.
Rèyau \rçyô Herny], s. m. — Ri-
gole creusée à la bêche, ou exca-
vation naturelle.
Rèyc \rêy gén.], s. f. — Radis;
rave. Lés ~ sont hofhses iènâyc
le, les r. sont creuses cette année.
Voir Rèyu.
Rèye [rCij P\. s. f. — Morceau
de bois qui sert à allumer le feu;
rameau détaché d'un arbre.
Rèyeunc [rçyœn M], s. f. — Mine.
/ fât eitne pente ~, il fait une vi-
laine m. (il est tout liéconlenancé).
Rèyeusse, voir Rèyussc.
Rèyi, voir Rèyu.
RID
Rèyu [reyii S, rçyi V], s. m. —
Radis. Voir Rèyc.
Rèyusse \rçyfis M, I, P, F, rçyo?s-
reyi'is X], adj. — Distrait; rêveur;
pensif; de mauvaise humeur; dé-
concerté; surpris; à bout de
moyens. 'L ateCit tôt - , il était tout
déconcerté.
Ri [ri S, V], s. m. — Petit cours
d'eau. Voir Ru.
Riaule \ryôl M, I, P\, s. f. -
1» Gauloiserie. 2" Divertissement;
beuverie.
Riauler {ryôlê . . M, I], v. intr.
— S'amuser, être en partie de plai-
sir; faire ripaille.
Riban \ribà gén.], s. m. — Ruban.
Que ~ d' qiiâwe, quel r. de queue
(quel long chemin)! Les invités
d'une noce employaient des r. à
profusion.
Dés - aus chèpés, è lé tête dés
ch'vaus,
Aiis-èbits, toi pèrtot. F an-n-èvint
totévaii.
Des r. aux chapeaux, à la tête des
chevaux, aux habits, tout partout,
ils en avaient partout. C. H., VI, 271.
Ribandèle, Ribandéne \ribàdçl M,
ribâdën P\, s. f.
Ribambelle.
Ribon-ribinne [ribô-ribèn M, /],
loc. adv. — Bon gré, mal gré.
Ribotou [ribotn . . M, I, P], s. m.
— Buveur.
Richâd [risà . . M, I, P, .V], s. m. -
Richard. Çot i ~ , i prand sés-âhhes,
c'est un r., il prend ses aises.
Rîde \nl S], s. f. — Versoir de
la cliarrue.
Ridiâ, voir Ridiau.
Ridiau | n't/i/ô - r/i/i/ô .V, /, P. F, N,
ridyâ-riyâ ..S], s. m. — Rideau.
Ridicuier [ridikfdê' . . M, I], v.
intr. — Faire ou dire des bêtises;
être ridicule; faire des manières,
faire des difficultés. Ne ridiculefir
meu, f lâche mo p'hhé po vint-èciis,
ç' n' at m' trap cher, ne faites pas
I
I
RIE
— 595 -
RIN
tant de manières, je vous laisse
mon cochon pour vingt écus, ce
n'est pas trop clier.
Rïc [rîy S, rï V], s. f. — Roue. Voir
Rieûye.
Riè [ryç P], pron. ind. — Rien.
Voir Ryin.
Rieu [ryqe S], s. m. — Routoir.
Rieïi [ryôê M, /], s. m. — Mésen-
tère du porc.
Rieucot Iryœko S], n. pr. — Orion-
court, vill. de l'arr. de Cliàteau-
Salins.
Rieu- de -vé [ryœdvê' M], s. m. —
Ris de veau.
Rieule [ryœl M, I, P, N], s. f. —
Roue de charrue.
RicByc [ryôëy M, I, P, N, rcég-râ
F, rî-rû S, n V], s. f. — Roue.
Voir Ché.
Rillasse [riflas F], s. f. — Egra-
tignure. Voir Râfièsse.
Rigaga-Rigogau [rigâgà-rigogô . .
M, I, P, N], s. m. — Geste de mépris,
qui consiste à passer l'index de la
main droite sur celui de la main
gauche pour se moquer de qqn.
En le faisant, on dit :
Rigaga, rigogo,
Tron de ch'uau.
R., étron de cheval 1 Voir Kélémok.
Rigandinne [rigàdèii M, I, rigàdên
P, rigàdên- rigàdên N\, s. f. — Ri-
paille.
Rignous [rinu . . M, /, P, N],
adj. — Rugueux; usé par le frotte-
ment.
Riguiâ, voir Ridiau.
Rihhot [rixç V], s. m. — Petit
ruisseau.
Rîje [m S], s. m. — Crible. Voir
Reuje.
Rîji [rîji S\, V. tr. — Passer au
crible. Voir Reujeu.
Rijou [riju S], s. m. — Cribleur.
Voir Reujou.
Rijiïre [rijûr S], s. f. — Criblure.
Voir Reujïire.
Rikè [rikç I], adj. - Petit; étroit;
trop juste.
Rik-è-rak [rikerâk . . gén.], loc.
adv. — Au plus juste.
Rilacerosse [rilasrçs P], s. f . —
Laitière (femme).
Riléle, Riléne [rilël-rilên V], s. f.
— Lange. Voir Lurèle.
Rimâd [rima N], s. m. — Gâteau
salé.
Rimbète (so) [rêbet V], v. pron.
— 1» S'abattre, tomber ; se jeter sur ;
arriver par hasard. / s'é rimbèli
dons i viléje wo ç que n' ovôr ène
mâhon que bréléye, il arriva par
hasard dans un village où il y avait
une maison qui brûlait. 2" v. tr.
Retrouver ; attraper. J'è pèdi mè
piéme, f n' os m' èrfouti d' le ~ ,
j'ai perdu ma plume, je ne puis la
retrouver.
Rimbôsenè [rèbôsnq V], v. intr.
— Gonfler. Voir Rambonsener.
Rimbrèssier [rëbresye,-yœ V], v.
tr. — Embrasser. Voir Rambrëssieu.
Rîme \rim S, V], s. f. — Rhume.
Voir Reume.
Rimme [rëm M, I], s. f. — Rame,
branche qui sert à ramer des pois,
des haricots. Voir Rème.
Rimpèyou [rëpçyu V], s. m. —
Rempailleur. Voir Rampèyou.
Rimpiéme [rêpyêm V], s. f. —
Taie ))Our édredon.
Rimpiéme [rèpyeme V\, v. intr.
— Se dit des oiseaux dont les plu-
mes repoussent. Voir Rampieumer.
Rimpiétrè [rêpyetre V], v. tr. —
Refaire le pied d'un bas. Voir Ram-
picutrer.
Rimpohhier [rëpoxye,-yœ V], v.
intr. — Se rétrécir, s'épaissir.
Rimpyir [rëpyîr V], v. tr. — Rem-
plir. Voir Rampyir.
Rin [rë gén. (rê' P)], s. m. — 1"
Branche destinée à être liée en
fagot; bâton pris dans un fagot;
rameau de sapin. 2" Rayon de
RIN
- 5%
RIN
soleil. 3" Un brin, un peu. / -
</' fictive, un peu de fièvre.
Rin \rê ftén. {r& P, rê F)], s. m. —
Rein ; hanche.
Rin, Rtn \rê-rî S, V|, pron. in-
déf. — Rien. Voir Ryin.
Rinçâye, voir Rîncièyc.
Rinchat [rêsa M], s. m. — Crible.
Voir Reuje.
Rînciatc [rlxi/at M, \\ rtsyot . .
/, P, rcsot F], s. f. — 1» Dernière
goutte de liquide qui se trouve
dans une fa.sse. 2" Petite quantité
d'eau de vie qu'on verse dans le
verre à café préalablement vidé et
que l'on boit pure ou sucrée F.
Rîncicu Irîsyre . . M, I, P, F, X,
rêsi-r(e)lèsi . . S, rèsye-r(e)lêsge V], —
Rincer. - /' i/asieii, r. le gosier
(boire). J' to rinccut/rCi lés keulalcs,
je te rincerai tes culottes (je te
rosserai).
Rtncièye \risyêy . . M, I. P, X,
rêsây F\, s. f. — 1» Averse de pluie.
2" Volée (le coups.
Rînciotc, voir Rînciatc.
Rincoquier (so) [rèkokyeryoe Y], v.
pron. — Se renfermer; rentrer
dans sa coquille (au figuré).
Rinçote, voir Rinciatc.
Rine [rin S, Y], s. f. — Ruine.
Voir Rûnc.
Rinè \rine . . S, Y], v. tr. — Ruiner.
Voir Rîiner.
Rinciisc \rinœs P, F\, s. f. —
Femme qui traîne, qui n'avance
pas dans son travail.
Rinloncicr [rèfnsye Y\, v. tr. —
Renfoncer. Voir Ranfoncieu.
Ringôlè [rêfiôle Y], v. intr. —
Mugir. Se dit du vent arrêté par
un obstacle. Coûte corne lo oant riri-
yôle, écoute comme le vent mugit.
Ringrilè {règrile Y], v. intr. —
Grelotter. Voir Rangrûler.
Rinhhemélè \rc/juclc Y\, v. tr. —
Ressemeler. Voir Rchhemeler, An-
hhemclcr.
Rinkét \rêkê Y], adj. — Trop cuit.
Voir Ranfcheût.
Rinkiôrc [rèkyôr Y], v. tr. —
Knclore un jardin.
Rinkios \rckyô Y\, s. m. — Ecurie
pour les porcs.
Rinnate Irênat M], s. f. — Rai-
nette.
Rinne \rèn M, I, rên P, F, S, Y,
rcn-rên X\. s. m. et f. — Épidémie
qui régne dans un village. Ç'at i ~
tju' le malèdcye le, c'est une épidé-
mie que cette maladie. Voir Cohh,
Trât.
Rinne [rcn M, I, rcn P, rên-rèn
X\, s. f. — l" Reine. - dés prés
(pirée). 2" Reine des abeilles.
Rinne [rcn M, I], s. m. — Terrain
en pente.
Rinne \rèn-rên . . gén.], s. f. —
Grenouille. 1* Rana esculenta.
2" Grenouille rousse des prés. 3"
Grenouille |)oncluée. C.oinc citne ~
dans le niasse, comme une g. dans
la mousse.
Rinne - Diaude, voir Rinne -
Guiaude.
Rinne - Guiaude [rèiuiyôl .V, /,
rcndyôt- rènyyôt X\, s. f. — Reine-
Claude.
Rinnètc [rënel M, X, rênet P, rê-
nel - rènçl X], s. f. — Rainette
(variété de pomme à couteau).
Rinnolè \rènçlq Y], v. intr. —
S'en retourner. Voir Rannalcr.
Rinsovenancc {rèsoimàs Y\, s. f.
— Rcssouvcnance. Voir Ransovc-
nance.
Rintinè [rèline Y], v. intr. —
Retentir.
Rintohhelè [rèto/Jç Y], v. tr. —
Mettre par dessus. Voir Rantcu-
hhelcr.
Rintosè \rctnze Y\, adj. — Plus gras
(lu'auparavant. Voir Rantosé.
Rintotiè \rclolyc Y\, v. tr. — En-
tortiller. Voir Rantokieu.
filN
- 5^7 -
KO
Rintoyer [rëtoye V], v. tr. — Ré-
ensemencer un champ avec la même
céréale. Voir Rantoûyeu.
Rintréyer (so) [rèlreye,- ijœ V],
V. pron. — S'embarrasser, s'em-
brouiller.
Rîn-vât [rî vâ-rè va S], s. m. —
Vaurien. Voir Ryin vaum'.
Rinvohhe (è le) [rêiwx V], loc. adv.
— A la renverse. Voir Ranvéhhe.
Rinvohhi [rëvçxi V], v. tr. —
Renverser. Voir Ranvehher.
Riococo [ryçkçko V], s. m. — Jeu
d'enfants qui consiste à se pour-
suivre sur les deux bords d'un ruis-
seau en le franchissant d'un bond.
RioOye [ri/ûy C. H.\, s. f. — Roue.
Fàre lo bé galant, kesansiè le mèriâye,
Fâre le ~ auto, tonâye sus tonâye.
Faire le beau galant, balancer la
mariée (en dansant), faire la roue
autour (d'elle), tournée sur tournée.
C. H., VI, 205.
Ripopâye, voir Ripopète.
Ripopète [ripçpet M, I, P, N, ri-
pçpây F], s. f. — Gens ou choses
de peu de valeur. Ces Jans, ç'at
d' le ~ , ces gens, c'est de la fri-
pouille.
Riquiqui {rikiki M, I, P, F, N\,
s. m. — Petit homme; petit gar-
çon. Come i so r'drasse, ço ~ le,
comme il se redresse, ce petit.
Riqscr [r/Arsê' . . M, I, P, N], v.
tr. — Risquer.
Rire [rîr gén.], v. intr. — Rire.
~ come i pedu, come i bassu, r.
comme un perdu (comme un fou),
comme un bossu. Lo çu qu' rit
l' mètîn, brât le nut, celui qui rit
le matin, pleure le soir. / n' rit
m' po i sou, il ne rit pas pour un
sou (il est très sérieux). Lo byin
pedu n' fat jèmâs ~ , le bien perdu
ne fait jamais r.
Rire [rlr S], v. tr. — Étendre le
chanvre sur l'herbe pour le faire
rouir au soleil. Voir Riycu.
Rîrèye-Rîrîe [r'irêy M, f, P. N,
rîrJy F, S, V], s. f. — Action de
rire.
Risâye [rizây . . M, L N], s. f . —
1" Flclaircie entre deux ondées.
2" Moquerie.
Rîte \rTt S], s. f. — Versoir de
la charrue. Voir Riyate.
Rivât [riua M, N, S], s. m. —
Rivet.
RTvc (è) [rifM, /, P], loc. adv. —
De côté; en lieu sûr. Veus n' ma-
teûz ryin è ~, vous ne mettez rien
de côté.
Riviâyc [rivyây M, N], s. f. —
Rosette (nœud de ruban).
Riyâ [riyâ S], s. m. — Rideau.
Voir Ridiau.
Riyâd \riyà . . gén.], s. m. —
Rieur, personne qui aime à rire.
Voir Riyou.
Riyâd \riyâ Hémilly, riyâ V\, s.
m. ~ Sillon.
Riyate \riyat M, N, riyçl /, P, V],
s. f. — Plaisanterie, facétie.
Riyate [riyat M, riyçl /, P], s. f.
— Versoir de la charrue. Voir Rïte.
Riyater [riyalêi . . M, N, riyçtç
. . F, P], V. intr. — Rire un peu.
Riyâyc \riyay N], s. f. — En-
semble du chanvre qui a été roui.
Voir Riyeu.
Rîye [rX S, V], s. f. — Roue.
Voir Rieïiye.
Riyèsse [riyçs M, /, P, N], s. f.
— Plaisanterie. Is fèyînt dés ~
ansane, ils faisaient des p. ensemble.
Riyètc \riyqt M, /, P, N\, s. f. -
Versoir de la charrue. Voir Riyate.
Riyeu [riyce . . M, L P. N, rïr S,
Y], V. tr. — Étendre le chanvre,
le lin sur l'herbe, pour le faire
rouir. Voir Rôder.
Riyote, Riyotè, voir Riyate, Ri-
yater.
Riyou [riyu . . M, /, P, N], s. m.
— Rieur. Voir Riyâd.
Rô [rôS], s. m. — Roi. Voir Rcû.
ROB
598
ROG
Rôbate lrô"bat N, rabat S\, s. f.
— Petite robe. Voir Roûbate.
Robe [rô"p N, rôp V], s. f. —
Robe. Voir Roûbe.
Rôbeuche, Rôbcuhhe \rûbqi's-rôb(iex
M, I, P], adj. — Hèclie, âpre;
revèche.
Rôbieu [rô"byœ . . N, S], v. tr. —
Oublier. Voir Roûbieu.
Rôbihhc [rôbix V], adj. — Robuste.
Voir Rèbeuhhe.
Rôbli lrô"bli N, rôbli S], s. m. —
Oubli. Voir Roûbli.
Rôbliyâd \rôbliyâ . . S], s. m. —
Oublieur. Voir Roiibliyou.
Rôbliyance [rôbliyâs S], s. f. —
Oubli. Voir Roiîbliyancc.
Rôbliyi [rôbliyi S, rôbliye Y], v. tr.
— Oublier. Voir Roûbieu.
Roboréjc, Roborcr, Roborosse, Ro-
borou, voir Raboréjc, Raborer, Ra-
borasse, Raborou.
Rôbosse [rôbos F\, s. f. — Pomme
entourée de pâte, qu'on fait cuire
au four. Voir Roïiyat(e).
Robot [rçbo V], s. m. — Rabot.
Voir Rèbat.
Rôbotc [rôbol Y], s. f. — Petite
robe. Voir Roûbate.
Robotè [robole Y], v. tr. — Ra-
boter. Voir Rèbater.
Robouhier [robuyye,-ya' Y], v. tr.
— Aiguiser. Voir Rammoûre.
Robouhotc [robuyot Y], s. f. —
Pierre qui sert à aiguiser la faux.
Voir Rammolatc.
Robouréje, Robourer, Robourossc,
Robourou, voir Raboréje, Raborer,
Raborasse, Raborou.
Roboyatcs \roboyat M, roboyol I,
P], s. f. pi. — Débris.
Roboyeu [robçyœ . . M, I, P, N],
adj. — 1" Grêlé, marqué de la
petite vérole. 2" Rabougri ; mal
tourné. Se dit de personnes et de
choses.
Roboyote, voir Roboyate.
Rôbriyi, Rôbyi [rôbriyi- rôbyi S],
v. tr. — Oublier. Voir Roûbieu.
Rochat \rçsa S, roso /], s. m. —
Habit. Voir Rechat.
Roche, voir Rohhe.
Rochcler, voir Rohheler.
Rochener, voir Rahhcner.
Rochïe, voir Rohhîe.
Rôchieu [rô'-syœ N\, v. tr. —
Rosser. Voir Roûhhieu.
Rochon [rosô I, P], s. m. —
Ourlet. Voir Rahhon.
Rochot, voir Rochat.
Rôd \rô S], adj. — Raide. Voir
Reûd.
Rôdâd, voir Rôdâyou.
Rôdâyeu [rôclàyce . . gén.|, v. intr.
— 1" Rôdailler; marauder. 2" Cou-
rir après les filles. 3* Flâner S.
Rôdâyon, voir Rôdâyou.
Rôdâyou [rôduyu . . M, I, P, A',
rôilâ P, rôdCujô F\, s. m. — 1° Rô-
deur; maraudeur. 2" Individu qui
court après les fdles.
Rôder \rôdc' . . M, N\, v. tr. —
Rouir. Voir Riyeu.
Rofe [rof Y\ s. f. — Râble. Voir
Rafe.
Rofier [rofye Y], v. tr. — Arra-
cher. Voir Râler.
Roftè [roftç Y], v. tr. — Mettre
une traverse le long d'une tranchée,
pour pouvoir y schlitter. Ch'inin
roftè, chemin de schlitte. Lo che-
min roftè holôr â prémé chemin
d' chiè, le chemin de schlitte cessait
au premier chemin de voilure.
Rofton [roftô Y], s. m. — Tra-
verse en bois.
Rogâcions [rogâsyô . . gén.), s.
f. pi. — Rogations.
Piantcûz vos hèriyols ans royâcions.
Si i>è n'ieriz an-n-ou>è ène bone
[sèrhon.
Plantez vos haricots aux R., si vous
voulez en avoir une bonne récolte /.
/ n' faut m' hhowcr es ~ , ni le
s'minne èprès le Tossint, paç' qu'an
ROG
— 599 —
ROJ
bianch'rînt V lincieu po s'ansev'li, il
ne faut pas laver aux R., ni la se-
maine après la Toussaint, parce
qu'on blanchirait le linceul pour
s'ensevelir. Quand' i fat bé es ~ , lo
premlii jo, ç'al po le f'nau, lo doii-
sieume, ç'al po le mohhon, lo Ireû-
hieume, po le vandome, quand il
fait beau aux R., le premier jour,
c'est pour la fenaison, le deuxième,
c'e^ pour la moisson, le troisième,
pour les vendanges. Bêles rogâ-
cions, bêles mohhons, belles R., belles
moissons. Voir Fenau, Pleur.
Rogasse [rogas M, rçgçs I, P], s.
f. — Racine noueuse, arrondie.
Rogne [rô^ii N\, s. f. — Rogne.
Voir Rongne.
Rôgneu [rôma N], v. tr. — Rogner.
Voir Roûgneu.
Rognot [rçùç V\, s. m. — Talus
où vont paître les chèvres.
Rôgnous, voir Rongnous.
Rogonâd [rçgonâ I, P\, s. m. —
Personne qui maugrée. Voir Ra-
gonâd.
Rogonè [rçgçne . . I, P], \. intr.
— Maugréer. Voir Ragoner.
Rogonou [rçgçnii . . I, P\, s. m.
— Personne qui maugrée. Voir
Ragonou.
Rogosse [rçgçs P\, s. f. — Gre-
nouille.
Rogosse, voir Rogasse.
Rohhe [rçx ■ ■ L P], adj. —
Rêche. Voir Rahhc.
Rohhe |;-px ^^1. s. f. — Enrouement.
Rohhe [rpx A^]. s. m. — Râble
du boulanger.
Rohhcler [rç-flB . . M, I, P], v.
tr. — Égaliser une terre ensemen-
cée en y passant la herse.
Rohhenè [rçxne . . I, P], v. tr.
— Ourler. Voir Rahhener.
Rohhïe [rçxîy ■ ■ S, roxT V], s. f.
— 1" Averse de pluie. J'ons êvi le ~
sis i dôs, nous avons eu l'averse sur
le dos. 2" Volée de coups.
Rôhhièye lrô"xyêg N, rôyJyS], s. f. —
Volée de coups. Voir Roiîhhièyc.
Rôhhicu \rô"xy<p ^. rdxi S], v.
tr. — Battre. Voir Roiîhhieu.
Rohhon \roxô I,P\, s. m. — Our-
let. Voir Rahhon.
Rohon {rçyô V\, s. f. — Raison.
Voir Râhon.
Rojate [rçjat M, N, S, rojol I, P],
s. f. — Rougeole ; scarlatine. Voir
Popeliïire.
Roje \rçs M, I, P. N, rus F, S, V],
adj. — Rouge. - mau d' vante, r.
mal de ventre (dyssenterie). -
mwinne, moine r. (flox). 'L ê v'nîn
~ corne lo fu, il est devenu r.
comme le feu. / néz ~ corne i cul
d' chîn, un nez r. comme un c... de
chien. ~ corne le crate d'i jau, r.
comme la crête d'un coq. - corne
le bCile de Sint Jan, r. comme
le feu de St. -Jean.
Roûje lo so,
Fèt hoyer V poussât;
Roûje lo mêlin,
Fêt hoyer lo moUn.
R. le soir, fait soulever la poussière ;
r. le matin, fait marcher le moulin V.
Roje gasse, Roje goiirje \rojgas-
rçjgîirs M, rçjgûrs - rûjgos P, rûj -
gas N, rujgûrs F, rûjgôx S\, s. m.
— Rouge-gorge.
Rojelicure, voir Rojelûre.
Rojelous \rçjlu . . M, I, P, N\,
adj. — Qui a la rougeole.
Rojelûre [rçjlûr - roj{e)lyœr - roj(e)-
rycel M, I, P, rojliir . . N, rçjliir-
rujyœr S, rujyer V], s. f. — Rou-
geole. Voir Popcliûre, Rojate.
Rojerieule, voir Rojeliîre.
Roji, Rojieu [roji-rçjgœ . . M, I,
rojyç-rujye P, roji-ruji N, ruji F,
S], V. intr. — Rougir. Le poûre
nate n'è m' ca vu V loup, êle rojeuye
dus qu'an le r'wâtent, la pauvre fille
n'a pas encore vu le loup, elle rou-
git dès qu'on la regarde (elle est
encore innocente). Voir Raji,
RÔJ
Rojiou [rojyu . . M, I, P, N, ruja
S, Y\, s. f. — Rouf^cur. - rfi nictin
rand lo loms chà/rin, r. tlu matin
rend le temps chatjrin. Quand le
ciel est rouge le matin, le temps se
gâtera (Gondrexaiiyc).
Rojote, voir Rojate.
Rokcntn [roknl . . M, I, P\, n. pr.
— Rupigny. Voir Ropenîn.
Rokiâd [rokyû F\, s. m. — Per-
sonne qui renâcle. Voir Rakiâd.
Rokiau [rokyô M, I], s. m. — Ré-
sidu, restant de quelque chose; un
rien. Ce mot sert aussi d'injure à
l'adresse des enfants.
Rokïe [rçikïy P, F], s. f. — Crosse,
béquille.
Rokiè [rokyç I, P], v. intr. — Ex-
pectorer violemment. Voir Rakieu.
Rokion [rçkyô I, P\, s. m. —
Crachat épais. Voir Rakion.
Rôkion \rô"kyô-rô''tyù N, rûlyù S],
s. m. — 1* Intérieur de la ponmie,
qui contient les pépins, et qu'on
ne mange pas. 2" Résidu. 3" Vête-
ment froissé. 4° Injure adressée à
des enfants.
Rokiou [rokyu I], adj. — Personne
qui graillonne. Voir Rakiou.
Roland [rolà I, P\, adj. — Riche,
cossu.
Rolè [rçlç . . I, P, F], V. intr. -
Retourner. Voir Raler.
Româtisse [romiitis . . S, V], s.
m. — Rhumatisme. Voir Rumâtique.
Rombâd [rôbâ I, P\, s. m. — Noix
de la grosse espèce.
Rombâr, voir Rombès.
Rombès [robe M, I, P], n. pr.
— Rombas, bourg de l'arr. de Metz.
Vaut miens été sou è ~ que </' crever
d' seû è Èmnévèle, il vaut mieux
être ivre à R. que de crever de
soif à Amnéville (il vaut mieux s'a-
muser que de peiner). J'ai aussi
parfois entendu dire Rombâr.
Rome \roin gén.|, n. pr. — Homo.
Tos lés ch'mins mwinnent è ~, seul'-
600 -
RON
mant i faut lés conahhe, tous les
chemins mènent à R., seulement il
faut les connaître. .Si /' y érTves,
jlrâ r (tire è -, si lu y arrives, j'i-
rai le dire à R. (c'est une chose im-
possible).
Romolou \roinolu V\, s. m. — Ré-
mouleur. Voir Rammolou.
Romôre [rontôr V), v. tr. — Ai-
guiser. Voir Rammoûre.
Romounè [romunç V], v. tr. —
Ramener. Voir Remwinner.
Rompemant [rôpmû M, I, P\, s. m.
— Cassement de tète.
Rompu Irôpii M, I, P, F, N], adj.
— Rompu (qui a une hernie).
Note cochon è ~, notre cochon a
une hernie F.
Rompûre [rôpur . . M, I, P, F,
N], s. f. — 1" Rupture; fracture.
2" Hernie. /Î(7j/u' - , basse h. (crurale).
Ronccnat [rùsna M, S', rûsno I, P\,
s. m. — Petit étalon.
Roncener \rôsiiê' . . M, I, P, N\,
v. tr. — Saillir une cavale.
Roncenot, voir Roncenat.
Roncer, voir Roncieu.
Ronchc, voir Ronhhe.
Roncheu \rôsœ . . M, I, P, A',
rôyjje,-ycf V|, V. intr. — 1" Ronfler.
Voir Ronfieu. 2" Grogner.
Roncieu \rùsyœ . . M, I], v. intr.
— Ruer. A Metz, on disait ancien-
nement : Roncer du cul.
Roncîn [rôsl . . gén.), s. m. —
Étalon.
Roncot [rôkç M, I, P], n. pr. —
Roncourt, vill. de l'arr. de Metz.
Rond \rô gén.], adj. — 1" Rond.
- d' seuke, r. de sucre (dragée).
- d'oûr, r. d'or (anneau nu])tial).
- corne eune cahontjne, r. comme
une citrouille. 2" Ivre. - corne i
pu, r. comme un pou.
Rondat [rôda M, N, rôdo I, P,
rùdya S, rôdyo Y], s. m. — Ronde.
Espèce de chanson à refrain. Les
jeunes gens des deux sexes se ré-
RON
— 601 -
ROS
unissaient, les dimanches, dans les
belles soirées d'été, sur la place
publique, formaient un cercle, se
tenaient par la main et chantaient en
se balançant. Un des spécimens
les plus en vogue, que chantaient
les petits aux environs de Metz, est
celui-ci :
Rondat,
Cul Mèyat,
Mè grand mère è fût i pal
Qu'ai pus groûs qu' i cul d' jalal.
Fi ! le wèle grand mère !
Rondeau, c... Mariette, ma grand-
mère a fait un pet qui est plus
gros qu'un c... de coq. Fi, la sale
grand'mère! Voir Texles palois, p.
319-334.
Rondate [rôdai M\, s. f. — Lierre
terrestre. Voir Lâhhe, Rampant.
Rondboîis \rôbû M, rôbû-rôbô" N],
s. m. — Gros boudin.
Ronde \rôl V\, v. tr. — Rendre.
Voir Rande.
Ronde [rôde . . S, V], s. m. —
Planche de forme ovale munie d'un
manche, sur laquelle on étend la
pâte.
Rondelat, Rondelet [rôdla M, N,
S, rôdlç I, P, F, V], adj. - Ron-
delet; replet; bouffi.
Rondes [rôdç V], s. m. — Pièces
en fer de la voiture contre lesquelles
sont appuyées les échelles. Voir
Randès.
Rondiat, voir Rondat.
Rondieu [rôdyœ . . gén.], v. intr.
— Danser des rondes. Voir Rondat.
Rondinéje [rôdinës V], s. m. —
Rondin.
Rondion [rôdyô F[, s. m. — Ron-
delle. 7/1 - de saucisse, une r. de
saucisse.
Rondiot, Rondot, voir Rondat.
Rondou [rôdii . . gén.], s. f. —
Rondeur.
Rôneu [rôunce N[, v. tr. —
Fouiller. Voir Roûner.
Ronîeuyemant [rôfqeymâ M, P, rô-
fçymà F, rôfïmà S, rôfyây V], s. m.
— Ronflement.
Ronîiâd, voir Ronfiou.
Ronfiâye, Ronflcmant, voir Ron-
fcuyemant.
Ronfieu [rôfyœ . . gén.], v. intr.
— 1" Ronfler. / ronfieût corne i
soneûr, il ronflait comme un sonneur
F. 2" Râler S. Voir Roncheu.
Ronfièye [rôfyçy M, I, P], s. f. —
Vent violent.
Ronfiou, Ronîlow [rôfyu . . M, I,
P, N, rôflçw F, rôfyà . . S, V], s.
m. — Personne qui a l'habitude
de ronfler en dormant.
Rongne [rôn M, I, rô"n-rôn N[,
s. m. — Rogne, gale.
Rongneu [ronce . . M, I, N], v. tr.
— Rogner. Voir Roûgneu.
Rongnous [rônu M, I, rô^nu-rônu
N], adj. — Galeux. J' n'a nomé
pèhhonne, mus lo çu qu'ai ~ , s' grêle,
je n'ai nommé personne, mais ce-
lui qui est g., (qu'il) se gratte.
Ronhhe [rôx ■ -gén.], s. f. — Ronce.
Ronhhier [rôxye,-yce V[, v. intr.
— Ronfler. Voir Roncheu.
Ronjemant [rôjmà M], s. m. —
Éruption à la peau.
Ronjieu [rôjyce . . gén.j, v. tr. —
Ronger, corroder.
Ronjous [rôju . . M, I, P, F, N],
adj. — Vermoulu.
Ronkes [rôk F], s. f. — Grands
morceaux de fer, contre lesquels
les échelles de la voiture sont ap-
puyées. Voir Brès, Randès.
Ronzi [rôzi S], s. m. — Rosier.
Voir Roûsi.
Rontrè [rôlrç Y], v. intr. — Ren-
trer. Voir Rantrer.
Ropc [rçpV], s. f.— Râpe. VoirRèpe.
Ropenîn, Roquenîn [rçpnî-roknî . .
M, I, P\, n. pr. — Rupigny, hameau
situé près de Charly, arr. de Metz.
Rôs [rô" N[, s. m. — Espèce de
roseau. Voir Rofis.
ROS
- 602 -
ROU
Rosat \roza M, N, S, ro:o I, P],
s. m. — Roseau. Qiuind-an bwcnent
de l'ùwe, ce fût poussicit des ~ sus lé
hodale, quand on boit de l'eau, ça
fait pousser des r. sur le nombril
(disent les ivrognes).
Rosâye {rozinj-rçzfij . . M, I, P, N,
nizây F. rozêij S, V\, s. f. — Rosée.
Frahh corne le ~, frais comme la
r. Ç è laiire coume d' la rousâye,
c'est tendre comme de la rosée F.
Le ~ de mâij fat lot bc ou peut,
la r. de mai fait tout beau ou vilain.
Rosot, voir Rosat.
Rose [rôs V\, s. f. — Maladie du
vagin de la vache.
Rose, voir Roûse.
Rose [rôs S\, s. m. — Trou où
l'on met le chanvre pour sécher.
Rôseu, Rosi, voir Roûsi.
Rosot, voir Rosat.
Rosse |;-p.s- gén.|, s. f. — Gardon,
sorte de poisson.
Rosse [ros V\, s. f. — Tache de
rousseur.
Rossè, voir Rossious.
Rossète [roset M\, s. f. — Fauvette
des bois.
Rossiâ, voir Rossiau.
Rossiau [rçsyô M, /, P, \. nisyô
F, rosyâ S, Y], s. m. — Roux.
~ came i-n-aussreûs ou don pwèl de
cârate, r. comme un (raisin) auxer-
rois ou du poil de carotte. Ch. II.,
IV, 20.
Rossious [rosyu . . M, I, P, rosç V\,
adj. — Personne qui a des taches
de rousseur.
Rôtche [rôts S, r(u)wot V), s. m.
— Coussinet rond que les femmes
se mettent sur la tète pour porter les
paniers.
Rotchéne, Rotchine [rolsën V, rot-
sin N], s. m. — 1" Refroidissement;
2* Joue enflée. 3» Érésypùle V. Le -
fèl dés fwos char les chouous, l'é.
fait parfois tomber les cheveux.
Rote [rçt gén.), s. f. — Route.
Rôte (an) [rôt S], loc. adv. — En
lignes. J'ans mis note fwin an ~ ,
nous avons mis notre loin en longues
rangées.
Rôtcr, voir Router.
Rotion {rCftyô . . \, S[, s. m. — Ré-
sidu. Voir Rokion.
Roture (an) [rçlfir A'], loc. adv. —
Maigre; qui ne profite pas; qui ne
se dévelopj)e i)as, se dit par ex. d'un
porc qui n'engraisse pas.
Roubârd [ruhâr . . M, [[, s. m. —
Drôle, vaurien.
Roûbate [rûbat M, rûbçt I, P, rô"-
bat-rûlmt A', rôhCd S, robot V|, s. f. —
1" Petite robe d'enfant. 2" Blouse,
souquenillc.
Roûbe [rûp M, I, P, rô"p-rûp N,
rôp S, V], s. f. — Robe.
RoîibiGu [rûlnjcf-rûtuio' . . M, I, P,
rô"bij(t'-n'd)ya' \, rôbliyi-rôbriyi-rôbyi
S, rôhliye V[, v. tr. — Oublier.
Roûbieu n'at m' pcdu, oublié n'est
pas perdu.
RoQbli [rûbli M, I, P, rù"bli-rûbti
N, rôbli S], s. f. — Oubli.
Roûbliyance [rûbliyàs M, I, P. rô-
hliyàs S\, s. f. — Oubli.
Roiïbliyou [rûbliyu . . M, I, P, rô-
bliyâ . . S[, s. m. — Oublieur.
Roïichieu, Roiichièye, voir Roû-
hhieu, Roûhhièye.
R<mchtik [rusiik S], adj. — Rien
portant. Voir Lochtik.
Roucouye [rukuy M, /, P], s. f. —
Femme jierdue de mœurs.
Roûdes (an) [rût M[, loc. adv. —
En couches. Se dit de l'herbe qu'on
vient de couper et qu'on met sur la
voiture.
Roudique [rndil-- lang. pop. mess.|,
s. m. — Personne grossière dans
ses manières et dans son parler.
Roufc, \ruf M, I, P, F, N\, s. f.
— Volée de coups; correction.
Rouf-rouf (è) [ruf ruf M, I, P\, loc.
adv. — Vite et mal. / trèvèyc è ~ ,
il travaille vile et mal.
RflN
- 603 -
Ri\N
Roufiant [rufgâ M, I, P, N], s. m.
— 1" Voleur ; débauché. 2" Homme
prétentieux F.
Roufièye [nifyçy M, I, P, N], s. f.
— Vent, flatuosité.
Roûgnate [rûfiat M], s. f. — Ro-
gnure.
Rougneu [rûnqs . . M, I, P, rô^nœ-
rûnœ N], v. tr. — Rogner.
Rouhhieu [rufijce . . M, I, P], v.
tr. et intr. — Gagner au jeu.
Rouhhieu [rûxyœ . . M, I, P, rô"-
xyœ-rûxyœ N, rôyj S], v. tr. —
Battre, rosser.
Roûhhièye [rûxyêy . . M, I, P,
rô'"/[i]êy-rûxyçy N, rôxiy S], s. f. —
Volée de coups.
Roiîje [rûs F, S, V], adj. — Rouge.
Voir Roje.
Rouje-cul [rus kii F\, s. m. —
Rouge -queue.
Roûje-gasse (goûrje) [rûjgas N,
rûjgçs P, rujgûrs F, rùjgôx S\, s.
m. — Rouge-gorge. Voir Roje-gasse.
Roujeler [rujlë' . . M, I, P,] v. tr. —
Couper les bouts du marien, un des
dix-sept travaux de la vigne.
Roujeri [rujriV], n. pr. — Richeval,
vill. de l'arr. de Sarrebourg.
Roujiè [rujyç P, riiji N, F, S], v.
intr. — Rougir. Voir Rojieu.
Roujiére, Roujieure [rujyer V, ru-
jyœrS.], s. f. — Rougeole. Voir Rojc-
lûre.
Roujote [rujçt V], s. f. — Nom
d'une vache de couleur rousse.
Roujou [riiju S], s. f. — Rougeur.
Voir Rojiou.
Roukèyc [rukçg M, I, P], s. f.
— Goutte (petit verre d'eau de vie).
Roulant, voir Roiilou.
Roûlate [rûlat M, N, S, rûlçl /, P, V],
s. f. — Rotule. - don j'nal, r. (du
genou).
Roiîlâye [rûlàg . . gén.], s. f. —
Volée de coups.
Rouléje, Rouléle [rulês M, I, P, N,
rulêl S], s. m. — Écharpe de maire.
Roulote, voir Roulate.
Roûlou [rida . . M, I, P, N, rûlà S],
s. m. — Marchand ambulant.
Roûner [rûnê' . . M, I, P, rô"nœ-
rûnœ N], v. tr. — Fouiller.
Roiîpc [rûp M, P\, s. f. — Chenille.
Roûs [rû M, I, P, roiv-rû N\, s. m.
— Espèce de roseau dont on se sert
pour calfater les tonneaux. VoirLèti.
Rousâyc. Voir Rosâye.
Roûse \rûs M, I, P, rô"s-rQs N, rôs
S, V], s. f. — Rose. ~ don pape,
guimauve ou r. trémière. ~ deNawé,
r. de Noël (ellébore noir).
Roilselieures [rûzelyœr M, /], n. pr.
— Rozérieulles, vill. près de Metz.
Roûsi [rûzi M, I, P, rôuzi-rûzi N,
rôzi-rôzi-rôzœ . . S], s. m. — Rosier.
Roussiau, voir Rossiau.
Router [rûlêi . . M, I, P, F, rô"tœ-
rûlœ N, rôtç . . S, V], v. tr. — 1"
Oter. - lé taiiye, ôter la table,
(desservir). V'iè le taîiye roûlâye
et Marice an-n-alè, voilà la table
ôtée (on a desservi) et Marice en
allé. C. H., I, 228. 2» Mettre en
lieu sûr F.
Routsâd [rutsâ V], s. m. — Flâ-
neur; coureur; rôdeur.
Routsè [rutsç V], v. intr. — Flâ-
ner; courir les filles.
Roûvieu, voir Roûbieu.
Rouwâde [r(u)wàt . . gén.), s. f.
— Ruade.
Rouwale lr(u)Lval M, N], s. f. —
Roue de l'avant -train delà charrue.
Voir Chèrâwc.
Rouwalote, voir Rouwèlate.
Rouwau [r(u)wd M, N], s. m. — lo
Chemin creux près des villages et,
par extension, la paille qu'on y
jette pour la convertir en fumier.
2" Petit ruisseau.
Rouwâye lr(u)wây . . M, I, P, F,
N, S], s. f. — Rouée (femme dé-
bauchée).
Rouwé [r(u)wêi M, rwë'-rwç N],
s. m. — 1° Chemin creux près des
RÔU
- 604
villages et, par extension, la paille
qu'on y jette pour la convertir en
fumier. 2" Petit ruisseau; ravin.
Rouwèlate \r(ii)wçlat M, A', S,
rw(;lot I, P, rivalpt F\, s. f. —
Ruelle très jielite.
Rouwéle \r{u)wcl gén.), s. f. —
Ruelle. Coioii de -, coureur de
r. (de filles).
Rouwènète \r(u)wenet M. I], s. f.
— Instrument de charpentier, qui
sert à marquer le bois.
Rouwin [r{ii)wè gén.|, s. m. —
Ornière. - don chê, o. de la voi-
ture. Anhalc dans i -, embourbé
dans une o.
Rouwer |r((i);(i('' . . «t-n.], v. intr.
— Ruer. On dit ordinairement:
— don cul. Lés vèchcs ronwent don
cul, les vaches ruent.
Rouwo, voir Rouwé.
Rouwote [ruwol V], s. f. — Cous-
sinet que portent les femmes sur
la tète i)our y placer les paniers.
Voir Rôtche.
Roûyat [rinja M, rô«ya-rûtja X,
râtjo I, P, F, V), s. m. — Rouleau
(instrument aratoire qui sert à apla-
nir le sol après les semailles); rou-
leau pour aplatir la pâte.
Roûyat(e) [niya{l) M, S, rmjo(t)
I, P, F, ro"ya(t)-rDija(t) \\. s. f. et
m. — Pomme entourée de pâte,
qu'on fait cuire au four. A Metz,
on disait anciennement : Roulcitii
on roulotte. Le R. est un régal
attendu les jours de cuisson du
pain. Voir Pat, Rôbosse.
RoOyatG {rniictl M, S, rûyot I, I',
rôiyul-nlytil X\, s. f. — Rouleite
d'enfant (appareil roulant au milieu
duquel un enfant qui commence à
marcher est mis debout). Voir
Hayatc.
Roûyâye [rûyây . . M, l, P, rô"-
yay-rûyûy A'], s. f. — Accouchée.
Roûyc-tâte [rûytat . . M, I, P,
rô^ytàt-vûytât N\, s. m. — Plateau en
ROY
bois, sur lequel on fait la pâte qui
doit servir d'abais.se.
Roiiyeu \rûyœ . . gén. {rô''yce-rilyce
N, rôyi S)], v. tr. — 1» Rouler, 'i"
Action de pa.sser le rouleau sur
les plantes après les semailles.
3" Racler avec une pelle. - i fohh,
tirer la braise du four pour mettre
le |)ain.
Roûyot, Roïiyote, voir Roûyat,
Roijyate.
Rové \roi>ê' M, I, P, \], s. m. —
Sorte de poire.
Rowate [rouial M, \'], s. f. —
Petite rue. Voir Rawate.
Rowc [rçiu N], s. m. — Coureur
de filles.
Rowc \row }L I, P, X\, s. f. -
Rue. Voir Râwe.
Rowcr \rowê' . . .M. /, P. X\, v.
intr. — Flâner. Voir Rawcr.
Rower Irowê' . . M, /, P, F, X], v. tr.
— Oter de sa place. Voir Râwer.
Rownâd \rou>nâ . . M, I, P, X\,
s. m. — Personne qui fourgonne.
Rownâd [rownâ . . M, I, P, X\,
s. m. — Personne qui court le guille-
dou. Voir Rawnâd.
Rowner \rownê' . . M, 1. P, X\,
V. intr. — Remuer avec le fourgon.
Rowner {roivnêi M, I, P, N\, v.
intr. — Se dit des chattes qui sont
en chaleur. Voir Rawncr.
Rowneu \rown(v X\, v. intr. —
Cliercher partout, fouiller.
Rownou [roumu . . M, N\, s. m. —
Coureur de filles. Voir Rawnou.
Rowon [rou'ô M, I, P, X\. s. m.
Rondin. Voir Rawon.
Rows |;(ii/'.s' /, P\, inlerj. — A la
porte. Voir Raws.
Rôyat, voir Roûyat.
Rôyate, Royâyc, voir RoOyalc, Roû-
yâye.
Roye [roy I, P, F, rôy V|, s. f.
— Raie. Voir Raye.
Rôye [rôy V], s. f. — Rouille. Voir
Rcûye.
ROY
605 —
RUT
Royè [royç V], s. m. — Carré
d'herbes fauchées et épandues au
soleil.
Royè [rçyç . . I, P, F\, v. tr. —
Rayer; tracer. Voir Rayeu.
Rôye-tâte, voir RoQyc-tate.
Rôyeu, voir RoîïyGU.
Rôyeu [rôgœ . . M, I, P, N], v.
intr. — Rôder pour voler.
Rôye-wèkâd (rô";/ ivçkâ N], s. m.
— Epinoche (nettoie-caillou).
Rôyeu [rô^gœ N\, v. tr. — Net-
toyer (une écurie).
Rôyeu, voir Roiîyeu.
Royon [royô I, P\, s. m. — Sillon.
Voir Rayon.
Royot [rçijç I, P\, s. m. - Rigole
d'irrigation. Voir Rayât.
Royote [rçyot I, P\, s. f. — Raie;
sillon. Voir Rayate.
Rôyou [rô^yu N\, s. m. — Rôdail-
leur, vagabond.
Royïire [royûr I, P, F\, s. f. —
Rayure. Voir Rayîire.
Rozieules [rpzyœl M, I, P\, n. pr.
— Rozérieulles, vill. de l'arr. de
Metz. Voir Roûzelieures.
Ru [rû M, I, P, F, N, ri-rii S, ri
V], s. m. — Petit cours d'eau; eau
courante; ruisseau; eau qui dévale
dans les rigoles d'un chemin. Bivin
è foute au ~, bon à jeter au r.
(sans aucune valeur). Lo soudard
deût awer treûs ch'minhhes : eune
au cul, l'aute au ~ , le treûhieume
po pèsser le r'vûe, le soldat doit
avoir trois chemises: une au c...,
l'autre à la rivière, la troisième pour
passer la revue. Ç'at eune fome è
dous ch'minhhes : eune au cul, l'aute
au ~ , c'est une femme à deux che-
mises: une au c..., l'autre à la ri-
vière (elle a de belles robes, mais
pas de linge).
Ru Ira Attilloncourt], s. m. —
Graisse de tripes.
Riichc, voir Rûhhe.
RQchena' [rûsnw F], v. intr. —
Chantonner. Voir Rutener.
Rûdièsse [riidyçs M, I, P], s. f.
— Grossièreté.
Rûdieu [riidyqe . . M, I, P, N], v.
intr. — Couler fortement, à torrents,
ruisseler. L'âwe rudîye, l'eau coule
à torrents.
Rue ]rû F, S], s. f. — Roue. Voir
Rieûye.
Rûhhe [riix . ■ gén. (rîs Y)], s. f. —
Ruse. Les ~ sont cosues d' bianc fi,
les r. sont cousues de fil blanc.
Rujeler [riijlêi M. N\,v. tr. — Couper
le bout des mariens.
Ruléle, Ruléne [riilêl-rûlên S], s. f.
— Lange. Voir Lurèle.
Ruraâtique [rfimàtik . . M, /, P,
româtis S, V], s. m. — Rhumatisme.
Rûne [run M, I, P. F, N, rin-riin
S, rin V], s. f. — Ruine.
Runer [runêi . . M, I, P, F, N, rine-
riine S, rine V], v. tr. — Ruiner.
Rûne-mûhon, ruine-maison (femme
dépensière et prodigue) S.
Riinous [rûnu . . M, I, P, iV],adj.
— Ruineux.
Russe [riis M. I, P, F, N], adj. —
Vigoureux; solide; brutal.
Russon [riisô N], s. m. — Verrat.
Russon Irûsô F], s. m. — Vieille
chanson ennuyeuse; rengaine. Tou-
jous la même ~, toujours la même r.
Rutâd [riità . . M, I, P, N], 's. m. -
Grognon.
Ratant [riità M, I, P, N], s. m.
— 1" Espèce de verdier, oiseau.
2» Crécelle.
Rûtelat [rûtla M, rûtlo F], s. m. —
Roitelet. Voir Reiitelat.
Rutèle [riitel M, I], s. f. — Crécelle.
Voir Trètrèle.
Rutener [riilnêi . . M, I, riitçnw-
rùsnw F], v. intr. — Chantonner.
Ruter [riitê' . . M, I, P, N, S\, v.
intr. — Grommeler; grogner. Se
dit habituellement des porcs.
RUT
- 606 -
RYI
Rûtot \rûto P], s. m. — Roitelet.
Voir Reûtclat.
Rututu {riilulii /•'], s. m. — Copeau.
RutwèiiG, voir Rutwinnc.
Rutwinne [riitwèii M, I, riilwçn P,
rUtwcn-rûtwen N\, .s. f. — Routine;
rengaine. Chanter eiine -, chanter
une ritournelle, une chanson.
Riiyc \rfiij F\, s. f. — Rouille.
Voir Reûye.
Rûyi \rftiji F\, v. intr. — Rouiller.
Voir RGûyeu.
Rwè [rivç gcn.|, s. m. ^ Roi. Voir
Reû.
Rwèssignôl, Rwèssignoûl [rivçsi-
nùl M, /, P, riue.'iiriô''l-rwesiiiûl X,
nvesinol V\, s. m. — Rossignol.
Rwètclat [rwetla S], s. m. — Roi-
telet. Voir Rcijtclat.
Rworquîn [rivçrki V|, n. pr. —
Lorquin, vill. de l'arr. de Sarrebourg,
Voir Lwôrquîn.
Ryin |r(/ê M, I, nje P, F, rî-rc S,
rî-rc-rtjè Y], pron. indéf. — Rien.
Qui n' set - n' dit ~ , qui ne sait r.
ne dit r. / n fût m' chaud d'vaa -,
il ne fait pas chaud vers r. (la pau-
vreté ne rend pas heureux). Eva -,
an n' font -, avec r., on ne fait r. —
Pou - né pou éque, pour r. ni pour
qqch. (à aucun prix) V.
Ryinvautm' [rycvôm M, I, N, rîiHi-
rC'vâ S], s. m. — Vaurien, fainéant.
Fig. 6i).
SA
607 -
saj
Sa [sa S], s. m. — Soif. Voir Seû.
Sa [sa S[, s. m. — Soir. Voir
Seûr.
Sa \sâ V], s. m. — Sel. Voir Se.
Sa [sâ-sâo S], s. f. — Saule. Voir
Sau.
Sa' [sai F], s. m. — Sel. Voir Se.
Sâbe [sâp F, sâp-sâop S], s. m. —
Sable. Voir Sâve.
Sâbc [sâp . . gén.], s. m. — Sabre.
Sabotyi [sabçlyi S], s. m. — Sa-
botier. Voir Sèbatieu.
Sacate [sakat M, N, sçkçl I, P, V,
sokçt F, sokat S[, s. f. — 1" Racine
d'arbre séchée et propre à brûler;
souche de bois noueuse; racine
noueuse. 2" Gros nœud à l'extré-
mité d'un bâton. Lés Jwifs qu' èch'-
tont dés vèches ont quasi tojos dés
bâtons d' ~, les juifs qui achètent
des vaches ont presque toujours des
bâtons avec des nœuds au bout V.
3° Pied difforme, court et gros. 4»
Dame-jeanne (espèce de poire). 5"
Vieille femme faible et usée.
Sâce [sâs-sâos S, sàs V], s. f. —
Saule. Voir Sau.
Sâce [5âs-.çâos S, sàs V], s. f. —
Sauce. Voir Sauce.
Sacé [sasê' M], s. m. — Partie de
la voiture.
Sâcené, voir Sauci.
Sâceu [sâsqe ..S, sâse-sâsne V], s.
f. — Saussaie. Voir Sauci.
Sach [sas S], adj. — Sec. Voir
Chach.
Sachâyc [sasây . . M, I, P, N], s.
f. — Contenu d'un sac.
Sacherèssc [sasrçs S], s. f. — Sé-
cheresse. Voir Chachèsse, Chachou.
Sachi [sasi S], v. tr. — Sécher.
Voir Chacheu.
Sachet \saso F], s. m. — Petit
sac. Voir Sèchat.
Sachwér' [saswër S[, s. m. — Sé-
choir (chambre à grande cheminée
où l'on fume le lard). Voir Kameur-
chpèk.
Sâci [sâsi . . S, V], v. tr. — Saucer,
tremper dans la sauce. Voir Sau-
cieu.
Sâciére [sâsijêr S, V], s. f. — Sau-
cière. Voir Saucière.
Sâcisse [sâsis-sâosis S, sâsis V[, s.
f. — Saucisse. Voir Saucisse.
Sacrèmoname [sàkremçncim . . M,
I, P, F[, s. m. — Personne dé-
gourdie, hardie; farceur; souvent:
vaurien.
Sade [sàt . . M, I, P, N], adj. —
Savoureux; doux au gosier.
Sagneu [sanqe . . M, N, S, sone
. . I, P, V\, v. tr. — l» Signer. 2°
Faire des signes sur un membre
malade pour le guérir. 3° v. pron.
Se signer, faire le signe de la croix.
Sâhir lsâ-{T(r) . . M, I, P, sâzi
S, sâzi V[, V. tr. — Saisir, empoigner.
Sâhon [sàyô . . M, I, P, N, S, so-
fô V], s. f. — Saison. Le - dés
biés, la s. des blés.
Sâhoner [sâfçnêi . . M, I, P, N,
S[, V. tr. — Alterner les cultures
d'un champ.
Sâje [sas S, sars Gondrexange],
s. f. — Sauge.
SAJ
— 608 —
SAN
Sâjir, voir Sâhir.
Sâjon, Sâjoner, voir Sàhon, Sâ-
honer.
SakcurlotG [sahrrlot M, I, A'],
inlerj. — Saprcloltc (sorte de juron).
Sakiow [saki/piu F], s. m. — Sar-
cleur. Voir Sèkiou.
Sakiu Isakijii /•'], s. m. — SariMoir.
Voir Sèkiu.
Sakyi [sakiji F\. v. tr. — Sarcler.
Voir Sèkieu.
Salade [salàl M, N, splât I, P,
satâk - salai -saldlx-stilçt S, sph'il-so-
Ifils V], s. f. — Salade. lùiul héner
le ~ è le viètje lune, po qu'èle ne
montèsse meu, il faut semer la sa-
lade à la vieille lune (quand elle
décroil) pour qu'elle ne monte pas.
Voir Jangou.
Salâdieu \salckli/(e M, N, solâdi/ç I,
P, saladi F, salârdiji S, xalari/e - xo-
lardije V], s. m. — Saladier."
Salâdje, Salâke, voir Salade.
Salardyi, Salarier, voir Salâdieu.
Salbré [salbrêi . . M. I, P, X, S |,
adj. — 1" Xc s'emploie que dans
l'expression: Été man -, être mal
reçu, être mal servi; iiayer trop
cher un mauvais travail. 2" Mal
habille S.
Sale [«1/ V\, s. m. — Seigle. Voir
Seule.
Sale [sâl . . gén.], s. f. — Salle.
Salebo |s(i//)o S, splbo V|, n. pr.
— Sarrebourg, chef- lieu de l'arr.
du même nom. Même formation que
pour Dâbo, en allemand Dachsburg.
Salède, voir Salade.
Saler [salt'i . . M, X, S, sole I, P,
F, V'I, V. tr. — Saler.
Saleû, Saleûr \s(ilœ-s(dœr . . S\,
s. m. — .Saloir. Voir Salu.
Sali [sali .S), s. m. — Saleron.
Salière [saluer M, X, spli/cr I, so-
lijer P, F, salir S, sph/cr Y], s. f. -■
Salière.
Saligodron [sàlij/pdrô M\, s. m. —
Saligaud.
Savoir, voir Salière.
Salit \sali V\, s. m. — Salut. Voir
Sèlut.
Salope \salpp M, X, S, solop /, P,
F, V\, s. f. — Salope. Propreté n'ai
m' l'ice, ç'at ç' que ~ è dit è se mère,
propreté n'est pas vice, c'est ce que
S. a dit à sa mère.
Saloûnes [salân M\, n. pr. — Sa-
lonnes, vill. de l'arr. de Château-
Salins.
Salpéte [salpêl gén.], s. m. et f. —
Salpêtre. S'emploie (luclquefois avec
la signification de poudre. Vif corne
i -, vif comme la poudre. / n'è
m' ini'anlé le ponde et le -, il
n'a pas inventé la poudre et le s.
Salrie \salrl Gondrexange], s. f.
— Soirée.
Salu [saia M, X, splii I, P, F, sa-
lœ . . salœr-salii S, sole V\, s. m.
— 1" Saloir (sorte de récipient qui
sert à saler les ]U)rcs cchaudés).
Voir Salwè. 2" Boite où l'on con-
serve le sel V. Voir Saunîn.
SalQre [salâr M\, s. f. — Sau-
mure. Voir Sâmére.
Saluyeu \salùti(e gén. (saliije V)|,
V. tr. — Saluer.
Salwè [salniç M], s. m. — Table
où l'on étend le |)orc pour le saler.
Voir Salu.
Sambèye \sâbêij M, I, P\, s. f. —
Feinte.
Sambieu {sàhiiœ . . M, I], v. intr.
— Sembler. Voir Sancr.
Sâmére, Sammérc, Sâmeûre |.sâ-
mêr-sâmêr- V, sâmœr S], s. f. —
Saumure. Voir Salure.
Samosse l.srimo.s- M, sanms F, sniàs
S, smôs V|, s. f. — Lisière d'une
étolTe ; bord d'une toile de tis.serand.
.Samousse, voir Samosse.
Sâmu IcSû/ji» .S'I, adj. — Etonné.
Voir Saumu.
Sanant \sanâ M, X, S, spnà I, P,
F, \'\, s. m. — Semblant.
SAN
609 -
SHR
Sancîous [sâsyu M, I, N], adj. —
Industrieux.
Sandiè, Sandjè [sàdyç-sàdje S], s.
m. — Sanglier. Voir Singuieu.
Sanc \san M], s. m. — Ne sem-
ploie que dans la locution: fâre ~,
faire semblant.
Saner [sanê' . . M, N, S, sont . .
I, P, V\, V. intr. — Sembler, pa-
raître. / m' sone quâs', il me sem-
ble quasi (cela ne m'étonne pas) V.
Sang \sâ gén.], s. m. — Sang.
Sangla', voir Sanguieu.
Sangolant [sàgolà M, I, P, N], adj.
— Sanglant. 'L è rèp'lé i lieiwe, se
jib'ciére aleûl tôt sangolante, il a
rapporté un lièvre, sa gibecière
était toute sanglante.
Sangue [sâk M, I, P, N, S], s. f.
— Sangle.
Sanguiè [sàgye 1, P, sàglw F\, s.
m. — Sanglier. Voir Singuieu.
Sànôs [sânôS], s. m. — V Saunois,
contrée qui s'étend, dans l'arr. de
Château-Salins, de l'ancienne fron-
tière jusqu'au commencement des
Vosges. 2" Patois parlé dans cette
contrée. Ce parler se nomme aussi
patwès di pyin pèyis, patois du
plein pays (de la plaine), par oppo-
sition avec le patwès d'iè montene
(de la montagne), parlé dans les
Vosges. 3° Celui qui parle le saunois.
Sans [sa gén. (sô V)], prép. —
Sans.
Sansâwe, Sansowe {sàsâw - sàsow
M, N, sâsoiv I, P, sàsîiy- sàsow S,
sâsùy V], s. f. — Sangsue.
Sansoiîye, voir Sansâwe.
Sanstique [sâstik M\, s. m. —
Sorte de jeu d'épingles, pratiqué
par les jeunes filles.
Santâyc, voir Santé.
Santé [sàt M, I, P, N, sàti Woip-
py, sôt V], s. f. — Sentier. ~ an-
mi, s. qui traverse des jardins au
Sablon, faubourg de Metz, appelé
aujourd'hui faussement santé -Amy.
Santé [sâtêi . . M, I, P, F, S, V,
sàtê' N], s. f. — Santé. On entend
souvent aussi Santâyc.
Santi, voir Santé.
Santi [sàti M, I, P, N, sàt(i) S,
sêli V], V. tr. — Sentir. Ce n' sant
m' ni se ni sauce, cela ne sent ni
sel ni sauce (cela n'a pas de goût).
D'i quart d'oûre au mwins is san-
tent zous guèyins, d'un quart d'heure
au moins ils sentent leurs fromages.
Santif [sàtïf gén.\, adj. — Odorant.
Santimant [sâtinià M, I], s. m. —
Sentiment; idée; pensée.
Santou [sàtu . . M, I, P, N], s. f.
— Senteur, arôme.
Santou [sàtu M], s. f. — Qui sent
qqch. - d' payes, qui sent les poules
(jocrisse qui se mêle de faire le
ménage).
Sape \sâp . . gén. (sorp F, V)],
s. f. — Serpe.
Sâpgnon, voir Sapiotâd.
Sâpiâd [sàpyâ M], s. m. — Qui
mange du bout des dents, d'un air
dégoûté; à qui aucune nourriture
ne plaît.
Sapicu [sapyqe M, N], v. intr. —
Être difTicile pour le manger; mâ-
chonner; manger d'un air dégoûté.
Sâpion [sâpyô M[, s. m. — Per-
sonne qui mange d'un air dégoûté.
Sapiotâd [sapyçtâ . . M, I, sàpfiô
N[, s. m. — Qui hésite, qui est
peu hardi, craintif.
Saprenom [sûprençm . . M,I, P, N],
interj. — Sacré nom (espèce de
juron).
Saramognak [sàràmonâk N], s. m.
— Clos d'équarrissage, charnier.
Sârat [sàra M, sàro I, P], s. m.
— Sarrau, blouse.
Sarbé [sarbë A/], n. pr. — Sor-
be}', vill. de l'arr. de Metz.
Sâre-jwint [sàrjwë . . gén.], s.
m. — Serre-joint.
Sârer [s&rê' . . gén. (sçrq V)], v.
tr. — Serrer, presser.
39
SKR
- 610 -
SAT
Sareû [sarcë S, sçrê V], s. m. —
1° Frein, chaîne qui sert de frein à la
voiture. Elle s'attache à une roue
pour empêcher la voiture de glisser
sur la neige ou le verglas. Voir
Èrayu. 2" Tout ce qui cause de
l'ennui, des diflicultés.
Sâriate [sàrijat M, N, S, sïinjot I,
P, V), s. f. — Sarriette.
Sarjant [sârjâ M\, s. m. — Ser-
gent.
Sarje [sans Gondrexangc), s. f. —
Sauge. Voir Sâje.
Sârmant [sârmâ . . gén. (sârmô V)],
s. m. — Serment. Rand los lés
sints tamwins dés ~ qu' i li fat,
rend tous les Saints témoins des
s. qu'il lui fait. C. H., II, 43.
Sârmate [sârmat M, N, sàrniol I,
P\, s. f. — Sarment de vigne.
Sarmon [sârmô M, N], s. m. —
Sermon.
Sârmont, voir Sârmant.
Sârmotc, voir Sârmate.
Sârot, voir Sârat.
Sarpate, Sarpotc [sarpat M, N,
snrpol I, P, srrpal S], s. f. — Ser-
pette.
Sàrpc [sârp F\, s. f. — Serpe.
Voir Sâpc.
Sarvîce [sârins M], s. f. — Service.
Sarviteiir [sârnilœr M\, s. m. —
Serviteur (terme de galanterie au vil-
lage).
Sâsi [sâzi . . F, S\, v. tr. — Saisir.
Voir Sâhir.
Sâsseron [.sâsrô S, V|, s. m. -
Sorte de champignon.
Sâssat [sàsa M, sâso I, P\, s. m.
— Sas, tamis.
Sâssieu \sli>njœ . . M, l\, v. tr. —
Tamiser.
Sâssot, voir Sâssat.
Sat [.sfi M, N, sç I, P, F, S, V\,
adj. et s. — 1" Sot; bête; fou. /
fâl dés sales monjes, il fait de soties
grimaces (il fait des façons). J'â
lés mins sales, j'ai les mains en-
gourdies par le froid. Lés ~ dea-
rent pus lontams qu' lés-aules; pus
qu'an s' maquenl de zous, pus qu'is
s'anfirèhhenl, les sots durent plus
longtemps que les autres; plus on
se moque d'eux, plus ils s'engrais-
sent. 2" Follement amoureux.
Le groûsse Frâsle al sale don Fri-
quèl, la grosse Euphrasie est amou-
reuse de Friquet.
Sàt l.sâ-sâ" S, sa V], s. m. —
Saut. Voir Saut.
Sâtè \sâle-sâole . . S, sâtç V), v.
intr. — Sauter. Voir Sauter.
Satencrèye [salenrêy M, N, solen-
rêi/ I, P], s. f. — Sottise; chose in-
vraisemblable; superstition; lubie.
Sâtcrélc [sâlrêl S, V], s. f. —
Sauterelle. Voir Sautcrèlc.
Sâteû \sdtœ S\, s. m. — Sautoir.
Voir Sautu.
Satiche, Satihhe [satTs-saUx M, S\
solJx L P< S, V\, s. f. — .Sottise.
Lésjos d' ~ , les jours de s. (le car-
naval).
Satou \satu M, X]. s. m. — Ré-
primande. 'L è èvn (' - , il a eu
une réprimande (il a été grondé).
Satou [salu M], s. m. — Diablotin.
Sâtou [sâUi-sâolu S, sâtu V], s.
m. — Sauteur. Voir Sautou.
Satré [salrc' M. X, sotrê> . . I, P,
S, V|, s. m. — 1» Lutin habillé tout
en rouge qui, selon la croyance
populaire, hante les écuries des
chevaux, l'ait des niches, sans ce-
pendant faire de mal. Voir Textes
patois, p. 71, Lo piot-ômc roûje.
2" Sorcier , démon aux cheveux
désordonnés. On prétend que ce
sont des enfants ipii n'ont jias été
l)ai)tisés. En Vosges, on dit des
enfants dont les cheveux sont em-
mêlés: Ç'ol lo - que li é tossié lés
choi'ous, c'est le s. qui lui a sucé
les cheveux. Pour l'éloigner du lit
de l'enfant, on mettait un linge
SflU
— 611 -
SAU
ou un chiffon rouges, ou bien on
y dessinait une croix. Voir Pwèl.
Sau [sô M, I, P, F, N, sâ-sâo S,
sas V], s. f. — Saule; branche de
saule. Ovon dés sâces on fèt dés
chèrpênes, avec des branches de s.
on fait des paniers.
Au printemps, les enfants cueillent
des branches de saule pour en faire
des flûtes. Ils s'assoient dans l'herbe,
posent le bout de la branche sur
le genou et, pour en décoller le-
corce, frappent doucement dessus
avec le manche d'un couteau en
chantant les paroles suivantes:
Sausi, sau-sanl Prè-te moi ta
rob' pour chanter les vepes.
vepes, vepes.
Voir Notre terre lorraine, N" 4,
p. 67.
Dans la vallée de la Seille, no
chantait les paroles suivantes:
An sTve de sau.
Prête mwè d'I'owe.
Ç'ol le myin, ç'ot le tgin,
Ç'ol le çu don prèle,
Pc chanté lés vepes.
En sève de s., prête-moi de l'eau,
c'est le mien, c'est le tien, c'est ce-
lui du curé pour chanter les vêpres.
Saubré [sôbrê' M\, n. pr. — Sabré,
ferme située près de Coin-lès-Cuvry,
arr. de Metz.
Sauce [sôs M, I, P, N, sâs-sâos S,
sas V\, s. f. — Saule.
Sauce [sôs M, I, P, F, N, sâs-sâos
S, sâs V], s. f. — Sauce. 'L an
bwérè le ~, il en boira la s. (il en
subira les conséquences. — Ç'ot lé
sâce que fèt V pouhhon, c'est la s.
qui fait le poisson. Fere ène grande
sâce pou ryin, faire une grande s.
pour rien (parler beaucoup pour
dire peu de choses) V.
SaucelanJG [sôslàs M, I, P], s. f.
— Saule gris, saule forestier.
Saucer [sôsê' M], v. tr. — Hous-
siner qqn. avec des verges de saule.
Sauci [sôsi M, I, P, N, sâsi . . S,
sâsne-sâse V], s. m. — Saussaie. A
Metz, il existe une place située
près de la Moselle, à proximité de
l'ancienne Porte de France, qui
porte le nom de Saulcy (pronon-
cez sôsi).
Saucière [sôsyêr M, I, P, N, sâ-
syêr . . S, V], s. f. — Saucière.
Saucieu [sôsyœ . . M, I, P, N, sâ-
si . . S, sâsye,-yœ V], v. tr. — Saucer,
tremper; mouiller. Sauce to pin,
'/ at Irap chach, sauce ton pain, il
est trop sec.
Saucisse [sôsis M, I, P, F, N, sâsis-
sâosis S, sâsis V], s. f. — Saucisse.
Saumu [sômù M, I, P, N, sâmii
S], adj. — 1" Etonné; stupéfait;
surpris; interdit; désappointé. 2°
Honteux.
Sauniat [sôna M, sôfiç I, P\, s. m.
— Habitant de Saulny.
Saunîn [sônî . . M, I, P, N], s.
m. — 1" Boîte où l'on conserve le
sel. Voir Salu, Saunîre. Fig.70. 2» Boîte
Fig. 70.
- 612 -
snu
d'horloge ancienne, dont la caisse
ressemble à une boîte à sel. 3" Mar-
chand de sel.
Sauntn [sônî . . M, I, PI n. pr.
— Saulny, vill. de l'arr. de Metz.
Sauniot, voir Sauniat.
Saunîre [sônïr M, I, P\, s. f. —
Boîte sous la cheminée, où l'on con-
serve le sel.
Saurâyc [sôrày . . M, I], s. f. —
Tonne remplie de harengs.
Saut |.w M, I, P, F, iV, sô-sdo S,
sa V\. s. m. — Saut.
Sauter [sôtêi . . M, h ^. F, N,
sâlf-sâotç S, sâte V\, v. intr. —
1» Sauter; s'élever de terre avec
effort.
Lo miou d'hant
X'al m' lojos V miou sautant.
Le meilleur diseur nest pas tou-
jours le meilleur danseur. / sâte
corne i chèi'riyé, il saute comme un
chevreuil V. 2" Danser. J' frans
~ lés pus bêles, nous ferons d. les
plus belles. 3" v. tr. Sortir. Sâte
lés ch'wâs fiés, sors les chevaux
dehors (hors de l'écurie) V. 4» Mon-
ter; saillir; s'accoupler à. A'a^e
vèche at sautâye, notre vache a été
couverte.
Sauterale, voir Sautcrèlc.
Sauterèle [sôtrçl M, I, P, N, sôtral
F, sâlrel-sâlrêl S, sâtrêl V], s. f. —
lo Sauterelle (insecte). 2» Instrument
qui sert à tracer des angles. 3" Piège
à détente, qui sert à prendre les
|)ctit oiseaux.
Sautcrcycu ]sôtreyqeM], v. intr. —
Sautiller; aller de droite à gauche.
Sautc-scuris \sôt-s(ce)ri M, A'], s. m.
_ Saute -souris. Jeu dans lequel
un enfant cherche à toucher de
son doigt mouille le pied de ses
camarades qui sont sur une voiture,
tandis que lui est à terre.
Sauteuse [sôtœs M), s. f. — Sau-
teuse, ancienne danse.
SAU
Sautou [sô/ii . . M, I, P, X sàlu . . S),
s m. _ Sauteur. - d' coude, dan-
seur de corde, acrobate.
Sautu [sëtii M, I, P> f . ^'' ««'<» ^1>
s. m. - Sautoir. Barrière basse
établie sur un sentier entre deux
haies; ou bien fagot, pierre ou pa-
lissade qui barre les chemins dans
une chènevière. Les hommes peu-
vent l'enjamber, le bétail est arrêté
par cet obstacle. Le béhhe hâye
deûl l'~, la haie basse doit le s.
(doit permettre de sauter, c.-à-d.
c'est aux petits de céder aux grands).
Le sens primitif était que la chène-
vière, qui devait oITrir un passage
à enjamber pour les piétons, ne
pouvait être enclose que par une
haie basse. Honc, toute haie basse
supposait un Sautu.
Sauvayat [sôvaya M, \'], s. m. —
Yèblc.
Sauvé (sint) \sot'ê' M, I, P, S], n.
pr. - Saint Sylvestre. Lo bwin
Dieu v's è wèdé vas bêtes et lés-eays
d' vate tête; i v's é wèdés dés numres
jans. Sint Sauvé, hâteûz v', lés brauves
jans .
^ Le bon Dieu vous a gardé
vos bêtes et les yeux de votre tête ;
il vous a gardés des méchantes gens.
Saint Sylvestre, hâtez -vous, les
braves gens! (invocation).
Vers le soir de la St.-S., les enfants
mettaient des mèches dans des co-
quilles de noix, remplies d'huile,
qu'ils allumaient et laissaient nager
dans des baquets, des auges ou
dans le ruisseau, en chantant:
Lo poùrc Chan s'y naye,
Ç n'ai m' manque de r'chats,
Trcûs nieus, treûs vieus,
Treûs ranconcliiès tôt nieus.
Le pauvre Jean s'y noie, ce n'est
pas faute dhabits, trois neufs, trois
vieux, trois (?) tout neufs.
Pendant la nuit, les jeunes gens
s'amusaient à épandre les tas de
fumier devant les maisons, surtout
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SAV
là où habitait une fille à marier.
Cette coutume s'appelait Dequerer.
Le lendemain, ils avaient une joie
malicieuse à voir les propriétaires
des maisons pester contre les mé-
chants garnements; et, comme il
arrivait qu'entre voisins on s'accu-
sait de vouloir accaparer une partie
du fumier de l'autre, il en résultait
parfois des scènes tapageuses.
Pendant la même nuit, dans cer-
tains villages de la Seille, les gar-
çons décrochaient les volets des
fenêtres pour les porter au loin ou
les remplacer par d'autres qu'ils
avaient enlevés ailleurs. C'était pour
les maîtres de maison, le lendemain,
une besogne peu agréable que
d'aller à la recherche de leur bien.
Enfm, les jeunes gens faisaient,
avec des coquilles d'œuf entières
attachées ensemble au moyen de
rubans, une sorte de guirlande qu'ils
pendaient au puits où les jeunes
filles venaient puiser l'eau de la
nouvelle année, considérée comme
un préservatif contre les maladies des
hommes et des bêtes.
Sauvéje [sôvës . . M, I, P, N, sâués-
sâovês S, sâuës V], adj. — Sauvage.
Lés ~ de Pèvanje, (sobriquet des
habitants du village).
Sauver (so) [sôvëi . . M, I, P, N,
sâvç-sâove . . S, sàvç Y], v. pron. —
Se sauver; échapper.
Sauvu [sôuû M, I, P, N, sâvœ-sâovœ
. . S, sâvê V], s. m. — Trou d'eau
derrière la maison, dans les prés;
trou plein d'eau où l'on met rouir
le chanvre, le lin; étang; réservoir
à poissons ; trou d'eau, le plus
souvent alimenté par une source
qui se trouve au fond. Je vons
qwéri l'âwe dons ~ , nous allons
chercher l'eau dans le s. V. Ç'at ca
i vahh de d'sus /' - , c'est encore
un vert (?) de dessus le S. (c'est
un soi-disant malin).
Sâvc [sàf M, I, P, N, sâp F, V,
sâp-sâop S], s. m. — Sable; gravier
fin. Hache de ~, roche (pierre) de
sable.
Sâvé, voir Sauvu.
Sâvè, voir Sauver.
Sâvéje, voir Sauvéje.
Sâvejon [sàvjô S), s. m. — Sau-
vageon. Voir Chaujon.
Sâvejoni [sàvjçni . . S], s. m. —
Pommier sauvage. Voir Chaujon.
Saveta' [safla' F\, v. tr. — Gâter
un ouvrage. Voir Sèveter.
Sâveu, voir Sauvu.
Savgnon [savfiô-sawnô-sçivnô M,
scjênô-sfinù I, P, sênô-sœnô F, saviiô
N, sâojô-savnô-sënô-sôênô-sçyi-seijii S,
sçye-seyâê-seiii V], s. m. — Sureau.
Quand' lo ~ jiur, lo r'hin fiar ansane,
quand le s. Heurit, le raisin fleurit
ensemble (aussi). Ouon dés flous
d' sèyi, on fèt in bon r'mede pou le
pirésJe, avec la fleur de s., on fait
un bon remède pour la pleurésie.
Lés-of'anls fèyont dés potârds ouon lo
sèyi, les enfants font des pétards
avec le s. V.
Sawgnon, voir Savgnon.
Sâvjon, voir Savgnon.
Savlon (lo) [savlô M], n. pr. —
Le Sablon, vill. près de Metz.
Savloni [saulçni M], s. m. — Ha-
bitant du Sablon.
Savlonïre [savlçmr M], s. f. —
Sablonnière.
Savon [sauô M, N, S, sovô I, P, V],
s. m. — Savon.
Saw [saiv-sçw M], adj. — Saoul.
J' ïrans n' couché et dreniin lot nat
~, nous irons nous coucher et dor-
mir tout notre s. C. H., VI, 288.
Sawer, Sawér' [sawë'-sçwë' M, sçwç
I, sçwër P, F, sawœ-sawç-sêr N, sa-
wêr-sawer-sawf S, sçwor V], v. tr. —
1" Savoir. - s' couhieu et pâler è s'
piat mérite, s. se taire et parler a
son petit mérite. Lo byin n'at byin
qu'austant qu'an sevent an fàre useje.
SAW
614
sè
le bien n'est bien qu'autant qu'on
sait en faire usage. An scvent heun
ou c' qu'an sonl, màs an n' scuenl
meu ou ç' qu'an vont, on sait bien
où l'on est, mais on ne sait pas où
l'on va. 2" Pouvoir. Je n' lo sèreûs
sofri, je ne le pourrais(peux) souffrir.
Sawgnâd [sauiùà-soiviià M, \'\, s.
m. — Mauvais ouvrier.
Sawgneu {sawûœ-sowiue M, sownç
I, P], v. intr. — 1" Faire mal un
travail quelconque, l'exécuter avec
négligence et trop vite, le gâcher.
2» Toucher à tout.
Sawgnon, voir Savgnon.
Sawo, voir Sawer.
Sawrous [sawru-souTu M, N, soivru
. . I, P, saivru S, sovru V\, adj. —
Savoureux.
Sawyi [sawyi M], n. pr. — Sally,
vill. de l'arr. de Metz.
Sayâd \sayà . . S], s. m. — Mou-
cheron ; éphémère.
Sayate [sayat M, N, S, soyol I, P,
F, V\, s. f. - 1» Petit seau. 2" Petit
seau en bois, sans anse, muni d'un
manche, dont on sert dans la cui-
sine F.
Sayate [sayal M, N, S, soyot I, P,
F, V], s. f. — 1» Petite scie. 2° Fau-
cille dentelée V.
Sayc \say M, N, S, soy I, P, F, sôy
V], s. f. — Scie.
Saye [say M, N], s. f. — Cépée,
bois venant de taillis.
Saye [say M, \, S, soy I, P, F, sây-
sch'y S, sôy Y], s. f. — Seille, seau
en bois.
Sâye, voir Saye.
Sâyc [sày V], s. f. — Soie de porc.
Voir Seûyc.
Sayè [saye . . S[, s. m. — Seau
en bois. Voir Sèyé.
Sayéje [sayës M, N, S, soycs . . I,
P, F, V], s. m. — Sciage.
Sayeu [sayqe . . M, A', S, soye . .
I, P. F, V|," V. tr. — 1" Scier.
2" Faucher. Voir Séyi.
Sayerèye [sayrëy M, N, sçyrêy I,
P, soy ri F[, s. f. — Scierie. Voir
Séye.
Sayéye [sayfy S[, s. f. — Fauchée.
Sayon [suyù M[, s. m. — Sorte
de blouse.
Sayon [sayô S[, s. m. — Petit seau.
Voir Sèyon.
Sayou [sayu M, N, S, soyu . . I, P,
soyûfr-soyou) F, soyu-soyêr V (sayta
Landrotr)], s. m. — 1" Scieur. 2" Fau-
cheur.
Saytat, voir Sayou.
Sayton [saylô S], s. m. — Orvet.
Sayton [saylô S[, s. m. — Instru-
ment qu'on introduit dans la bouche
des chevaux |)our les mater Ponloy.
Sayûre [sayîir . . M, N, S, soyûr
I, P, F[, s. f. — Sciure de bois.
Sâze [sus V[, adj. num. — Seize.
Voir Sôze.
Sâzîme l-sfcT/ii S], adj. num. ord.
— Seizième. Voir Sôzieuroe.
Se [se M, I, P, N\, adj. — Ne se
traduit pasen français; c'estune sorte
de renforcement de la conjonction
et. Ft s' bèye au père toi pyin
d'ècus po d' le poussate, et donne au
père tout plein d'écus pour de la
salade. Et s' pâle de conquête et
s' sauiw et s' nos monteur lo Q. corne
eiine chèle qu'ai fwèlâye, et s' maudit
le foûrtune, et parle de conquête et
se sauve et nous montre le c...,
comme un chat qui est fouetté, et
maudit la fortune. E. M.. 1819.
Se [se M, X\, adv. — Si ; aussi;
tellement. - groûs, tellement gros.
Voir Si.
Se, voir Si.
Se [se V|, interj. — Cri pour faire
avancer les bœufs.
Se |.s("' . . M, I, P, /, sa' F, sêi-sqe N,
sâ-sç . . S, sa V], s. m. — Sel.
Mais li i yrin d' - d'zos le quâwe,
mets lui un grain de s. dessous la
que. Se dit, par plaisanterie, quand
il s'agit d'attraper une bête qui se
se
— 615 -
SEC
sauve. — In' manjreu m' in bichèt
de sa' louci, il ne mangera pas un
bichet de s. ici (il n'y fera pas
long feu). Lo sa gote, sîne dé piô,
le s. goutte, signe de pluie V.
Se [sç gén.), pron. poss. f. — Sa.
Sèbat [sçba M, N, sçbç I, P, sabo
S, sobo V], s. m. — 1» Sabot (an
propre et au figuré). Mate lo ~,
mettre le s. (enrayer une roue).
Voir Ché. Èle è cassé s' ~, elle a
cassé son s. Se dit d'une fille
enceinte. — D'în sobol i sale sis
ène sèuèle, d'un s. il saute sur une
savate (coq -à -l'âne). 2" Mauvais
instrument.
Sèbatcr [sçbatê' . . M, N, sqbçle
. . I, P, sçbolç V\, V. intr. — Faire
du bruit en marchant avec des
sabots.
Sèbatieu [sçbalyœ M, N, sçbçlyç
I, P, sabçliji S, sçbçle V], s. m. —
Sabotier. Cordonieu, maii chaussé,
sèbati, ca pis, cordonnier, mal
chaussé, sabotier, encore pis.
Sèbèt [sçbç gén.], s. m. — 1" Grand
bruit accompagné de désordre;
dispute. Tanloûl, j'èrâ l' ~ d' mè
mère et de nï père, ce soir, j'aurai
le s. de ma mère et de mon père
(je serai disputé par eux). G. H.,
VI, 71. 2" Sabbat (nom que l'on
donne à un enfant remuant). 3" Nom
injurieux que l'on donne à une
femme méchante, acariâtre, mal-
propre, échevelée. 4" Lieudit assez
fréquent (lieu où se fait le sabbat).
Sèbot, Sèbotè, Sèbotiè, voir Sèbat,
Sëbater, Sèbatieu.
Sèboiilcr [sebùlê' . . M, I], v. tr.
— Jeter des pierres.
Sèc [sçk M, I, P, N, sak F, sçk-
sçs-sçs S, sçs-sçk V], s. m. — 1" Sac.
/ ~ sans fond (personne qu'on ne
peut rassasier^. I ~ è vin, un s.
à vin (un ivrogne). 'L è V ~ , il a
le s. (il est riche). Dreumîn corne
i -, dormir comme un s. (dormir
profondément). 'L è pyin s' ~,
elle a plein son s. (elle est en-
ceinte). — / n'ol m' béte dons s' chèch,
il n'est pas bêle dans son sac
(quand il s'agit de ses intérêts).
Cél' que tyint l' chèch ol àssi cou-
pîibe que cet' que mot d'dons, celui
qui tient le s. est aussi coupable
que celui qui met dedans. D'in
chèch dé charbons i n'in sèrât pwint
sâtè fiés d' Manche fèrlnc, d'un sac
de charbons il ne saurait sortir de
la blanche farine (bon chien chasse
de race). V. 2" Estomac du porc.
Sècâye [sçkây S\, s. f. — Ce que
peut contenir un sac. Voir Sèkéje.
Sécenâd [seznâ V], s. m. — Per-
sonne qui est difficile pour la nour-
riture. Voir Seucegnâd.
Sécenè [sezne V], v. intr. —
Manger sans appétit, du bout des
dents, presque avec dégoût. / n,
minje mi dé bon kér', i n' fèl que
d' -, il ne mange pas de bon cœur,
il ne fait que manger du bout des
dents.
Sèch, voir Sèc.
Sèchat [sçsa M, N, S, sesç I, P,
sasç F\, s. m. — Petit sac. Voir
Chèchat.
Sèchâye [seMy . . M, I, P, N\, s.
f. - Contenu d'un sac.
Sèchot, voir Sèchat.
Sèchu [sçsiï S\, s. m. — Séchoir.
Voir Chachu.
Sécier \sesye,-yœ V\, v. tr. —
Sucer. Voir Seucieu.
Sècogneu [sçkçnqe . . M, I, P, N\,
V. tr. — lo Abîmer qqch. ; gâcher
un ouvrage. 2" v. intr. Mal tra-
vailler.
Secouwatc [s{e)kuwal - çskuwal - çs-
kuyat S\, s. f. — Panier à salade.
Voir Caye-salâde.
Secouyeu {s(e)kuyœ . . M, I, P,
çskçwai F, askuyi - çskuyi S, qskuwç
V\, V. tr. — Secouer. Quand-on-n-
askoùye sés-âles, on péd ses pieumes,
- 616
SFX
SEL
quand on secoue ses ailes, on perd
ses plumes (on ne peut faire d'ome-
lette sans casser des œufs) S.
Sccrètâre [s(e)krçlàr . . M, I, P,
N\, s. m. — Secrétaire.
Sccrèyemant [s{e)kreijmâ M\, adv.
— l» Secrètement ; à la dérobée.
2° Avec crâneric; avec arrofjance.
Sècula [s^kïilà . . M, I, P], s. m.
— Du latin Saccula. / vaut miens
i bivin ~ qu'i mauvâs sèciilôrom', il
vaut mieux un bon s. qu'un mau-
vais saeciiloriim (un tiens vaut mieux
que deux tu l'auras).
Sediat [sedya N], s. m. — Hoquet.
Voir Seguiat.
Scdon [sedô M], s. ni. — Saxi-
frage; cresson des vaclies.
Sefât [s{e)fà . . M, I, P. N], adj.
— Si fait, semblable. Eune s'fïile
nace, une noce semblable.
Sègârd [sçgâr V], s. m. — Sagard.
Ségnâye [sên&y . . N, P], s. f. —
Saignée. Voir Singnâyc.
Sègne [sç/î /, P], s. m. -• Signe.
Voir Seugne. Le plus souvent on
dit Sine.
Sègnè [sçiiç I, P], V. intr. - 1»
Faire le signe de la croix. 2" Gué-
rir en faisant des signes cabalistiques.
Ségnè |sê/7e . . P, F, N, S, V\. v.
tr. — Saigner. Voir Sîngneu.
Ségnon [sêfiô F, S], s. m. — Su-
reau. Voir Savgnon.
Sègnou [seriii . . I, P], s. m. —
Personne qui guérit. Se dit sur-
tout du guérisseur qui oi)ére par
secrets, en récitant des formules
d'incantation.
Segon [s(e)gô M], s. m. — Nour-
riture que l'on donne aux porcs.
Segu, voir Seguiat.
Seguiat \segya M, seiiya-sçdtia N,
segû Vittoncourt], s. m. — Hoquet.
Voir Heuquat.
Seguieu [segyte M], v. intr. —
Bredouiller.
Sehaule [seyûl M, F], s. m. —
Fossé couvert qui sert à l'écoule-
ment des eaux.
Séje [ses . . gén.], adj. — Sage,
qui se conduit bien ; pudique ; chaste.
Eune bâcèle -, une jeune fille sé-
rieuse, dont on ne dit licn. - fome,
sage-femme.
Séke [sek V], s. m. — Sucre. Voir
Seukc.
Seké \s(e)ke V], adj. — Qui ne
laisse pas facilement connaître son
opinion; dissimulé. Oli! vos n' sêrâz
ryin po li, 'l ol bin trop ~ , vous
ne saurez rien par lui, il est
bien trop discret.
Sèkèjc [sekês M, sçkyây N, sekây
. . S], s. f. — 1* Ce que peut con-
tenir un sac. Voir Sèchâyc. 2"
Grande quantité.
Sèkiate \sçkyat S, sçkyol V|, s. f.
— 1" Serfouette ; binette. 2" Mau-
vais outil, qui ne coupe pas.
Sèkiâye, voir Sèkéje.
Sèkié, voir Sèkiu.
Sèkicu [sekyœ . . M, I, P, F, sa-
kyi F, sekyœ-setyœ N, setsf-sçtye . .
S], v. tr. — Sarcler.
Sèkîn \sçkî M, /], s. m. — Outil qui
sert à couper les chardons.
Sèkion \sekyô M, I, P, N\, s. m.
— Ensemble ; groupe ; tas.
Sèkiote, voir Sèkiate.
Sèkiou \sçkyu . . M, /, P, sakyu F,
sekyu-sçtyu A', setsu-setyu S\, s. m.
— Sarcleur.
Sèkiu [sçkyû M, I, P, sakyû-sekù
F, sçkyû-sçtyii, setsœ-sçtyœ . . S,
sçkyv-sçtyë V], s. m. — Sarcloir.
Sèkîj, voir Sèkiu.
Sela [s(e)la M, N, s(e)lo /, P, F, S,
V], s. m. — Soleil. Lo - mcussanl,
le s. couchant. Lo ~ è ses dants,
le s. a ses dents (le s. luit, mais il
fait froid quand même). Vè l'an
coucheu pu Ion qu' lo ~ meusse,
va-t'en coucher plus loin que le s.
se couche (va-t'en hors de mes yeux).
617 —
SEL
SEM
Ç'at lo ~ gueuyri qu'anjale lés maas
v'iis, c'est le beau soleil d'hiver qui
gèle les mal vêtus. Se dit quand
il fait un beau soleil et qu'il fait
froid en même temps. Tolè ou
ç' que r ~ lit, là où le s. luit (où
il y a qqch. à gagner). Tone ~,
èvance, quînzinne , anreje , bougre
d' mâle, tourne, soleil, avance, quin-
zaine, enrage, bougre de maître
(paroles que disent volontiers les
ouvriers qui souhaitent que le
temps passe vite pour qu'ils puissent
toucher leur salaire). Roje ~, grand
poussai, rouge s., grande poussière.
/ haye lote le Jonâye sans so r'poù-
sieu, sans minjeu èl va ica s' coucheu
sans soper, il marche toute la journée
sans se reposer, sans manger et va
encore se coucher sans souper? —
Lo s'ia (devinette). — I ferai bin Iras
s'Ios pou fére chochi, il faudrait bien
trois (jours de) soleil pour faire
sécher. Lo s'io conse dons in pél
Irou, i piéré d'min, le soleil se couche
dans un mauvais trou, il pleuvra
demain. Vol le piô que chél et lo
s'io que lit, ç'ot lo sotrè que bel se
fôme, voilà la pluie qui tombe et
le soleil qui luit, c'est le diable qui
bat sa femme V. Voir ChandeûlCj
Reû.
Sélate [sêlat M, N, S, sêlçt I, P, V\,
s. f. — 1° Tabouret où l'on s'assied
pour traire les vaches; escabeau à
trois pieds où l'on place la cuve
qui contient la lessive. 2" Partie
de la voiture. Voir Ché. 3" Partie
de la schlitte. Voir Hhlite.
Sèlc [sçl M, I, P, F, N, sêl S, Y],
s. f. — Selle.
Selé, Seleu, voir Seli.
Sèlegni [selni M], n. pr. — Sillegny,
vill. de l'arr. de Metz.
Sélemont [sêlmô V], adv. — Seule-
ment. Voir Solemant.
Seli [s(e)/z M], n. pr. — Silly-sur-
Nied, vill. de l'arr. de Metz.
Seli [s(e)li M, /, P, N, s{e)lv . . S,
s{e)le V], s. m. — Instrument muni
de pointes de fer, ressemblant à une
carde, qui sert à débarrasser le
chanvre et le lin de toutes les ma-
tières dures. / s'èrdrosse corne in
~ d' chêne, il se redresse comme
une carde à chanvre (il est fier) V.
Voir Pu.
Selo, voir Sela.
Sélotc, voir Sélate.
Sèlut Iselû M, I, P, N, sali V], s.
ni. — Salut.
Sema, voir Semau.
Sèmâ(r)d [sçmâ(r) P], s. m. —
Jachère.
Scmance (5(e)mâs gén. {s(e)môs Y)],
s. f. — Semence.
Semanse . [s{e)mâs S], s. f. — Li-
sière d'une étoffe. Voir Semosse.
Semârd, voir Semâd.
Sematc [s(e)mat M, N, s(e)mot L P\,
s. f. — Brocoli, rejeton de chou.
Semau is{e)mô M, I, P, N, s(e)mâ
S, Y], s. m. — Branche d'un arbre
abattu; fagot.
Semau [s(e)m5 M, /, P, N\, s. m.
— Légumes et, en général, tout ce
qui se sème.
Semâycs ls(e)mây . . M, I, P], s.
f. pi. — Étoupes grossières de lin.
Semeçon [s(e)/7isô gén. (semsô Y)],
s. m. — Séneçon ; lamier. Lo sém'-
çon dit à mouron: Le mâtrosse ot è
le màhon? — Se '/ ot è le mâhon,
r'ièvons nos, le s. dit au mouron :
La maîtresse est à la maison? —
Si elle est à la maison, relevons-
nous. Cette mauvaise herbe repousse
vite quand on l'enterre en bêchant V.
Semécot [smëkç M, I, P\, a. pr. —
Semécourt, vill. de l'arr. de Metz.
Sèmcdi [s^mdi gén.], s. m. — Sa-
medi.
Seméne, voir Seminne.
Semére, voir Semeûre.
Semèrtrat [s{e)mçrtra M, N, s(e)-
mçrtrç I, P], s. m. — Oiseau qui
- 618 —
SEM
SER
fait son nid dans les crevasses des
murs.
Semèsse |s(e);ïiçs M], s. m. — Se-
mestre (confié de six mois qu'on
accordait autrefois aux soldats qui
faisaient sept années de service).
Semeûre [s(e)mœr S, s(e)m(T V], s.
f. — Fil de la Ste. Vierge, fil de St.-
Martin.
Semèyc \s(e)mêy M, I, P], s. f. -
Semaille; serais.
Scminne lx(e)mèn M, I, s(e)mên P,
F, S, V, s(e)mën-s(e)mèn N\, s. f. —
Semaine. Le grand -, la s. sainte.
Le ~ inalâije, la s. mêlée (les jours
gras). Peut dieumanche, bé liiidi,
wète ~ ; bé dieumanche , peut lindi,
bêle ~, vilain dimanche, beau lundi,
sale s.; beau dimanche, vilain lundi,
belle s.
Semonce, voir Semance.
Semonde [sie)môt M, /, P, X\, s.
f. — 1" Publication de mariage.
2" Couples de jeunes gens et de
jeunes tilles, proclamés lors des
Vauscnates. Prokièmer lés ~ de
iènàye, proclamer les mariages de
l'année.
Semonse, voir Semosse.
Semosse ls(t')«io.s M, /, P, X, sa-
mus F, s(e)màs S. s(e)môs Y], s. f. —
Lisière d'une étolTe ; bord d'une
toile de tisserand.
Sèmote, voir Scmate.
Semouye ls(e)nuiy gén.], s. f. —
Semoule.
Scmoyè [s(e)moyç V], v. intr. —
Sommeiller. Voir Sômicu.
Semu \s{ç)miï F\, s. m. — Semoir.
Semu [s(e)mii M, /, P, F, N. so-
niœr S\. s. m. — Espèce de grand
tablier où le .semeur met le grain
qu'il sème.
Senau [s(e)nô M. /. P. F. X, s(ç)nfi
S ], s. m. — Grenier sous les combles,
où l'on met le foin.
Séné [sên P], s. f. — Scène. Voir
Sinne.
Séné [sën P], s. f. — Sève. Voir
Simme.
Sènote [senol /, P\. s. f. — Son-
nette. Voir Scunate.
Sèpcnére \sçpnêr Y], s. f. — Sa-
pinière.
Sèpenot \sepno Y], s. m. — Petit
sapin.
Sèpèrer [seperê' . . M, L P. X\.
V. tr. — Séparer.
Sèpîn [sçpî . . gén.|, s. m. — 1" Sa-
pin. Ce pare lo ~, ça sent le s.
(on va bientôt mourir). 2" Hotte
de vigneron, ainsi appelée parce
qu'elle est ordinairement en sapin.
Sèpou \sepu . . M, /, P], s. m. —
Sajjeur.
Sèptambe [septàp gén.|, s. m. —
Septembre. Quand-i pieiil ans quate
tams d' ~ , lo raboron fat dons liènes,
quand il pleut aux Quatre-Temps de
s., le laboureur fait deux semailles.
Quand' scplambe ol oiiin, si lé sau-
l'rèle chante,
X'èchète pwèt d' biè po mole an vante.
Quand s. est venu, si la sauterelle
chante, n'achète point de blé pour
mettre en vente P.
Sepitdïre, Seputdirc ls(e)pidJr-s(e)-
pûdïr M. /. P. X\. adv. — Se peut
dire. Quand on dit: poquè, pour-
quoi"? et qu'on répond -, cela si-
gnifie: je crois, parce que.
Sèquant [sçkà M. /. P\. adj. in-
défini. — Fréquent. Eune - fwès,
une fréquente fois (très souvent) ;
eune - v'iejes, une quantité, beau-
coup de villages.
Sèquanle \sekàt M. /. P. X. S (sekêy
Saulny)|, s. f. — Grande (piantité,
profusion. On entend aussi Sèquant.
Sèqueune [sçkœn M\. s. f. — Terme
(lu jeu de la Beuye.
Sèquéye, voir Sèquante.
Sér' [sër A'), v. tr. — Savoir. Voir
Sawcr.
Sér' [sër Y\, s. f. — Sœur. Voir
Sieu.
SÉR
— 619 —
SEU
Es-
Sèrbat [sçrba M\, s. m.
carbot.
Sére [sêr V], v. tr. — Suivre.
Voir Hhûre.
Sèrhon [sçryô . . /, P], s. m. — Ré-
colte des fruits. Voir Seurhon.
Sèrious [sçryii Bue], s. m. — Sé-
rieux. J' tèrâ m' ~ è dons mins,
je tiendrai mon sérieux à deux
mains.
Sèrioûseté [sfryûstê> . . M, I], s.
f. — Gravité.
Séris, voir Seuris.
Sèrjant [serjà M\, s. m. — Bois
carré que l'on plaçait sur le pain
de l'ancien pressoir à bascule. A
Vallières, on mettait trois morceaux
de bois, le sergent était celui du
milieu. On buvait un petit verre
chaque fois qu'on le plaçait.
Sèrjon, voir Sèrhon.
Sèrpant [serpà gén. (sçrpô F)], s.
m. — Serpent.
Sèrpant-d'âwe [serpâdàw M], s. m.
— Serpent d'eau (anguille).
Sèrpate [serpat S\, s. f. — Serpette.
Voir Sarpatc.
Sèrpon [sçrpô M, /], s. ni. — Cou-
teau de vigneron.
Sèrpont, voir Sèrpant.
Sèrtiau [sçrlyô M, I, P\, s. m. —
Sorte de poire.
Sèrûri \sçrùri M, I, P, F, N, sçrùryi
. . S, V], s. m. — Serrurier.
Servante [sçrvât S], s. f. — Sup-
port qui soutient la broche.
Fig. 71.
Serve [sçrf P, F], s. f. — Sevrage.
Se dit surtout des jeunes porcs.
Servi [servi - srevi M, N, servi I,
P, F, S, V], V. tr. — Servir, être au
service de qqn.; placer sur la table
pour être consommé. Autrefois,
chacun se servait à table :
On ne r'wâte meu cheuz lu loii
premîn qu' s'rè servi,
Chèkin prand sus s'n èssiéte è
minje è s'n aupelit.
On ne regarde pas chez lui le pre-
mier qui sera servi, chacun prend sur
son assiette et mange à son appétit.
C. H., I, 207. — Quand on s' sèrvôr lo
pilan d' pweue, quand on se servait
du pilon (mortier) à poivre.
Sèrviatc, Sèrviotc [sçrvyat M, N,
S, servyçt I, P, F, V], s. f. - Ser-
viette.
Sèrvou [servu . . gén.], s. m. —
Servant à la messe.
Ses l^e gén.], pron. poss. — Ses.
I Sètchè, Sètchcû, Sètchou, Sètchu,
voir Sèkieu, Sèkiou, Sèkiu.
Sètiâd [sçtyâ V], s. m. — Impru-
dent.
Sètiè, Sètieu, Sètiou, Sètiu, voir
Sèkieu, Sèkiou, Sèkiu.
Seu [sep N\, s. m. — Sel. Voir Se.
S eu [sœ M, I, P, N, scè-swa F,
sa-sd-sô"-sçw S, sç V], s. f. —
Soif. J'â ~ corne i-n-èponje, j'ai s.
comme une éponge. — 0! f è so!
Èh ! f os corne Diàdot Molol, quand'
t n'es m' fîm, f es co so. Eh byin,
bwos â ki d' Chèrmole, t'èrés in godot.
Oh! j'ai s. — Eh bien! tu es comme
Claude Mollet, quand tu n'as plus
faim, tu as encore soif. Eh bien,
bois au c... de Charmette( ?), tu auras
un godet V.
Seuçâd, voir Seuciâd.
Seucegnâd [sœsnà M, seznâ V], s.
m. — !• Qui est difTicile pour la
nourriture ; qui ne sait s'il veut
manger. 2" Qui hésite; qui est
indécis au travail.
- 620 -
SEU
SEIJ
Seuccmant [scesmù M], s. m. —
Sucement.
Scucegnate, voir Seuccgnon.
Scucegnon [scesnô M, I, P A'|, s.
m. — C.liose que l'on suce. Se dit
particulièrement des calices de cer-
taines lleurs qui contiennent un li
quide sucré que les entants aiment
à sucer, par ex. l'ortie blanche.
Seuciâd \xœsya . . M, I, P, N, sœ-
sû . . F, S], s. m. — Suceur.
Scucicu [sœsijff . . gén. {sesijv,-i/œ
V)l, V. tr. — 1* Sucer. 2" Épuiser.
Se dit des terres que l'on fait rap-
])orter plusieurs années de suite.
/ seiice SCS teres, il l'ait trop rap-
porter ses terres. — / lés séç'rât
Jusqu'à biunc dvs-yés, il les sucerait
jusqu'au blanc des yeux V.
Seucion, Seuçon \sœsyô M, I, P,
N, sœsù F, S\, s. m. — Suçon (mor-
ceau de racine d'iris, pendue à un
cordon autour du cou, que les en-
fants sucent).
Scucrâtes [sœkrûl . . F, S\, s. f.
pi. — Sucreries, articles de conli-
serie.
Scucrâye [sœkiûy . . M, I, P\, s.
f. — Mijaurée.
Seucrer [sœkrê' . . M, I, P, F, X,
S], V. tr. — Sucrer.
Scugnâd [sœnâ . . S], s. m. —
Rôdeur.
Seugnate [swinil (londrexange], s.
f. — Houlette en cuivre qui sert à
couper la pâle.
Seugne |sqp/î M, sçn I, P, sïn V\,
s. m. — Signe. Le plus souvent, on
dit Sine.
Seugneu [sœnœ . . M, I\, v. tr.
— Gâter.
Seûgni [scêni S\, v. intr. — Hôdcr.
Seûgnon |a-<P/îô /, P, F, S\, s. m.
— Sureau. Voir Savgnon.
Seuke [sœk gén. {sek V)], s. m. —
Sucre. - de bocate, s. de chèvre
(galium).
Seukererèye [scekenry M, I], s.
f. — Sucrerie.
Seûlant \sœlà M, /, P, F, N], adj.
— Altérant. Lo iams n'ai m ~, le
temps n'est pas altérant (on n'a
pas soif par ce temps).
Seule [s^l M, I, P, A', soi S, sût
V], s. m. — Seigle.
Seume lo seTite dans le tere poûroûse
Et lo freuiuanl dans le lere broboûsc.
Sème ton seigle dans la terre pou-
dreuse et ton froment dans la terre
bourbeuse.
Seûlieu \scêlyœ . . M, I\, v. tr. —
Peigner le chanvre.
Seume [sœm M, N], s. f. — l»
Semis. Se ~ al pedâwe, son s. (tout
ce qu'il a semé) est perdu. 2"
Couche de terre végétale.
Seunatc \sa-nal M, X, senol I, P,
F, siiial S, sinpl V\, s. f. — Son-
nette. Voir Kyinchatc.
Scuner |.s(>r>nc' . . M, /, P, X,
s(qs)nai - siinw F, s(œ)nç-sûnç . . S,
sïnç V\, V. tr. et intr. — Sonner.
~ an janl moût, s. en gent mort
(sonner à mort).
Scunerèyc [sœnrçy M, I, P, X], s.
f. — Sonnerie.
Seunou \s(œ)nu . . M, I, P, X, su-
noio F, sinu V|, s. m. — Sonneur.
Seïir [sût M, I, P, X, sa S, sç V],
s. m. — Soir.
Prières du soir (la seconde est
plaisante):
/
Quand' j'antèr dans mo bè bianc lit.
Quiète bés-anjes je Ircuve :
Dons ans pieds, dons an chèvot;
Lo bu'in Dieu y ol byin hhûr'manl.
Lo bwin Dieu, ç'ot mo père;
Le Sinle Vièrje, ç'ot mè mère;
Sinl Piére, ç'ot mo paré ;
Sint Josèf, ç'ot mo cosin,
FI (juè lo bwin Dieu mo fèyêsse
Le grâce de byin dremin.
Quand j'entre dans mon beau blanc
lit, quatre beaux anges je trouve:
SEU
621
SÈY
deux aux pieds, deux au chevet; le
bon Dieu y est bien sûrement. Le
bon Dieu, c'est mon père; la Sainte
Vierge, c'est ma mère ; saint Pierre,
c'est mon parrain ; saint Joseph, c'est
mon cousin; et que le bon Dieu
me fasse la grâce de bien dormir.
//
Torléon du (tortus on Du ?), dans V
[cwin d' note fu !
J'à ène jambe de trambe,
Je ne pieus ètande ;
J'â ène Jambe de chenevru.
Je ne pieus lire dessus;
J'â ène Jambe de cogneuU,
I faut vile que J'oleusse au lit.
Tortéondu (tous à Dieu?), dans le
coin de notre feu! J'ai une jambe
de tremble, je ne peux attendre ;
j'ai une jambe de chènevotte, je ne
peux tenir dessus; j'ai une jambe
de (bois de) cornouiller, il faut vite
que j'aille au lit Pierrevillers.
Seûr [sœr M, I, P, N], s. f. —
Sœur de charité. Voir Sieu.
Sciire [sœr S], v. tr. — Suivre.
Voir Hhûre.
Seurfi [sœrfi M], s. m. — Sourcil.
Seurhon [sqerfô M, sçrjô . . I, P],
s. f. — Récolte des fruits.
Scuris [s(œ)ri M, N, s(qs)ri-s(e)ri I,
P], s. f. — Souris. Poûre corne
eune ~ d' matin, pauvre comme une
s. d'église. An n' prenent meu lés
~ dans l'araye d'eune chète, on ne
prend pas les s. dans l'oreille d'un
chat. ~ qu' n'è qu'i trou at bijin-
toût hèpâye, s. qui n'a qu'un trou
est bientôt attrapée. / fût le ~ et
s' lèye mate le quâwe, il fait la s.
et se laisse mettre la queue (il in-
vente et afTirme des mensonges).
Scurjon, voir Seurhon.
ScurprTsc [sœrprîs M, I, P, N], s.
f. — Surprise.
Scussegnon, Seussion [soesiïd M,
sœsgô N], s. m. — 1» Grillon, cricri.
2» Personne malingre.
Seut [sœ M, N], adv. — Soit. Or-
dinairement, on dit que ç' seut, que
ce soit.
Que ç' seut, s'is font profit de çou
que j' lou dira,
J'èrà rampyi mè lâche.
Soit, s'ils font profit de ce que je
leur dirai, j'aurai rempli ma tâche.
C. H., I, 4.
Seuyat [sœya M, N, S, sqeyçl, P, siya
LandrofT, sçyç V\, s. m. — Seuil.
Seûyc [sôêg M, I, P, scéy-suy F,
sœy-syœy N, sôy S, sây V], s. f. —
Soie de porc.
SeQyc [scêy F], s. f. — Suie. Voir
Sicîiye.
Seuyeu [sqeyœ Hémilly], s. m. —
Homme rude, brutal.
Seûyon [sœyô M, I, P, N, sôyô
S], s. m. — Maladie des porcs, cau-
sée par des soies qui croissent dans
le gosier.
Seuyot, voir Seuyat.
Sèvant [sevà gén.], adj. — Savant.
- corne i lîve, s. comme un livre.
— Été pus ~ que V diàle, être plus
s. que le diable S.
Sèvète [sevçt gén.], s. f. — 1" Sa-
vate. T es seu ? — Bwès dans eune
-.Tu as soif? Bois dans une s.
(expression en usage dans le paj's
messin). 2" Jeu messin ressemblant
au jeu du furet.
Sèveté, voir Sèvetieu.
Sèveter [seftêi . . M, S, saflw F],
V. tr. — Gâter un ouvrage.
Sèvetieu lsçfty(f . . M, I, P, N,
sçftç' . . S, sefle V\, s. m. — Savetier.
Sèvroûseté \sevrûst& M], s. f. —
Saveur, sapidité.
Sèyat \seya M\, s. m. — Sifllet
fait de l'écorce du saule.
Sèyate [seyat M, N, seyot I, P],
s. f. — Seau plus large et moins
long que le seau ordinaire, qui
sert à tirer du vin.
Sèyate [sçyat M, N], s. f. — Petite
scie de charron.
SÈY
- 622 -
SIM
Sèyc \sey M, I, P], s. f. - Seau.
Qui at ç' que danse an-n-alanl an
vatje et qu' brât an r'venanl s'tit?
— Le - , qu'est ce qui danse en
partant et qui pleure en rentrant?
— Le s. (devinette).
Séyc \sêy S, Y], s. f. — !•' Grande
scie. 2° Scierie. Voir Sayerèyc.
Séye, voir Sile.
Sèyé \sçtje Y], s. m. — Sureau.
Voir Savgnon.
Sèyé \.teyë' M, I, P, \, sayç' . .
S, spye V\, s. ni. — Seau en bois
avec une anse ou poif^née de côté,
qui sert à traire les vaelies. l pieu-
veûl f - , il pleuvait à s. (très fort).
Fig. 72.
Séycr \scye,-y(e Y, sêyi S\, v. tr.
— Couper les blés avec la laucille.
Voir Sllieu.
Sèyeû, Sèyi {seycê Y. sçyi S, Y],
s. ni. — Sureau. Voir Savgnon.
Séyi, voir Si5yer.
Sèyîn \sçyi . . M, [], s. ni. —
Graisse de porc non Tondue.
Sèyon [seyô M, /, P, \, sayô
S, soyô V\, s. m. — 1" Petit seau ;
petit récipient adapté à un lonj,'
nianclie et servant à puiser de l'eau
r. \'oir Jctou. '!'• Hénitier.
Sèyote, voir Sèyatc.
Sèyu [sçyii S\, s. ni. — Sureau.
Voir .Savgnon.
Séyou, voir Sîlou.
Si [si-sç M, I, P, N, sise \'|,conj.
— Si..S( l'eus v'ieûz, si vous voulez.
Si [si {^én.l, adv. — Si. - têrmant,
tellement, tant. Dans le Vosgien,
on dit Siot à qqn. qu'on tutoie, 0,
qu'si, quand on dit vous.
Siancious \syàsyu . . gén.], adj.
— l" Habile; inlellisent; industri-
eux. 2" Satie.
Siaumc Isyôm M, I, P], s. f. —
Discours insigifiant, baliverne. C'est
«psaume», avec son ancienne pro-
nonciation (Ch. Bruneau).
Sicoupe \sikup Y\, s. f. — Sou-
coupe.
Sîe, voir Sicûyc.
Siéke |.s(/êA- gén.), s. m. — Siècle.
Sien' \syen P, F, Y], pron. poss.
— Sien. Ç'ot d' è ~, c'est à lui V.
Voir Syin.
Sicu {syœ M, I, P. X, sêr Y], s. f.
— Sœur. Voir Scïir.
Sieulvanje Isyœlix'is M, I, P\, n.
pr. — Silvange, vill. de l'arr. de
Metz.
SiGuve \syœf N\, s. f. — Sevrage.
Sicûye [syœy M, I, P, N, siry F,
sty-siiy S, si Y], s. f. — Suie. Voir
Èméhh.
Sicûyc \sy(ry \\, s. f. — Soie de
pore. Voir Seûye.
Sigan \sigà Y], s. m. — Tapage,
dispute.
Signifiancc [sinifyâs M, I], s. f. —
Si<;nification, sens.
Sila', voir Sïlicu.
Sile \sH M, I, P, F, sJl-sTy S, scy
S, V|, s. f. — Faucille.
Sïlicu \sTly(r . . M, I, P, silœ-siyi
F, sily(r-siy(p N, sëyi . . S, V). v.
tr. — Couper les céréales avec la
faucille. Seyi â bié, coujier le blé S.
Sîlou \sîlu . . M, I, P, sTIu-sTi/u
X, sëyu S, Y\, s. m. — Celui <pii
coupe avec la faucille.
Simcr [simêi . . S], v. intr. —
Suinter. Se dit d'un euveau ou d'un
tonneau. Voir Zûncr.
Simmc \sèm-sên M, sên I, sên P,
sën-sèn X], s. f. — 1" Sève, suc
de la terre. 2* Vase déposée par
l'eau.
SIM
— 623
SIN
SimonpitÎGU [simôpilycp . . M, I],
loc. adv. — C'est vrai, en effet.
Simpe [sèp gén.], adj. — Simple.
Pârieu dobe conte ~, parier double
contre s. (deux contre un).
Sinâgoû, Sinâgow [sinâgû . . M, I,
sinàgçw-sinâgû N], s. f. — Sj'na-
gogue.
Sina', voir Sincr.
Sinate [sinat S], s. f. — Sonnette.
Voir Seunate.
Sinâtiire [sinâtlir . . M, I, P, N,
S], s. f. — Signature.
Sinau [sinô M], s. m. — Signal.
Stn, Sin' [sî-sin S], pron. poss. —
Sien. Voir Syin.
Sindieu, voir Singuieu.
Sine [sJn V], s. m. — Signe. Voir
Seugnc.
Siner [sine' . . gén.], v. tr. —
Signer.
Sînè [sînç V[, v. tr. — Sonner.
Voir Scuner.
Sînfwé [sîfwe Rezonville], s. m.
— Sainfoin.
Singnâyc \sênày . . M, I, sênây
P, sënây-sênày N], s. f. — 1"
Saignée. 2» Artère que le tueur
de cochons a traversée en égorgeant
la bête.
Singncu [sënœ . . M, I, sênq P, F,
S, V, sênqe-sênœ N], v. tr. et intr.
— Saigner. ~ au bianc, s. à blanc.
Singuénote [sëgenol V\, s. f. —
Vêtement déchiré.
Sînguiè, voir Singuieu.
Singuieu [sêgyqe M, sàgye I, P,
sàglœ F, sëgyœ-sèdyœ N, sâd;e-sà-
dyq S, sîgye V], s. m. — Sanglier.
Voir Porsînguieu.
Sînje [sîs . . gén.], s. m. — Singe.
Sînjerèye [sîjrëy . . M, I, P, N,
sîjrî{y) S, V\, s. f. — Singerie.
Sinne [sîn M, I, sën P], s. f. —
— Scène; apostrophe imprévue.
Sinne, voir Simme.
Sinodâl [sinçdâl . . M, I, P\, s.
m. — Marguillier.
Sinotc [sinçt F], s. f. — Sonnette.
Voir Seunate.
Sînou [sinu V], s. m. — Sonneur.
Voir Seunou.
Sînsc [sïs . . S), s. f. — Rouleau
de linge que l'on allume pour en-
fumer les abeilles.
Stnsegnon [sîsnô . . M, I, P, N],
s. m. - 1» Grillon. 2» Glande qui
se produit sous le menton.
Sint [se gén.], adj. et s. m. — 1"
Saint.
Sint au motin,
Diàle sotit,
Saint à l'église, diable à la maison
(personne méchante qui cache son
jeu). 'L è rér' de s' foule dés ~ qu'
n'ont pwint d' keulate, il a l'air de
se f... des s. qui n'ont pas de cu-
lotte (il se moque de tout). Poûre
~ , poûre chèpèle, poûre motin d'-
fralé, pauvre s., pauvre chapelle,
pauvre église démantibulée (grande
misère), — 'L ot corne lo moté
d' Foudâd, n-é piuint d' sints d'-
dons, c'est comme l'église de Fou-
day(?), il n'y a point de s. dedans.
Se dit, au jeu de cartes, quand on
n'a que des cartes de peu de valeur
y. 2" Image en général V. (Dans
la partie allemande de la Moselle,
on dit Hèlieu, de l'allemand Heilige).
Sint-bwès [sëbwe M, I, P], s. m.
— Daphné (sorte d'arbrisseau).
Sint-Htmbé \së hîbë' M], n. pr. —
St.- Hubert, vill. de l'arr. de Metz.
Sinte-tére [sët ter S], s. m. —
Cimetière (ou du moins la partie qui
a été bénite, l'autre étant réservée
aux suicidés). Voir Cimeticu.
Sinti [sëti V[, v. tr. — Sentir.
Voir Santi.
Sint-Qwîntîn [se kwUT . . M, I, P[,
n. pr. — Saint-Quentin, côte près
de Metz.
SintB-Reufènc [sët rœfçn M, I, P],
a. pr. — Ste.-Rufiine, vill. près de
Metz.
SIR
- 624 -
SOC
Sir [sir S. V]. adj. — Sûr. Voir
Hhûr.
Sirap \sira .V. A', siro I, P, F. S.
V), s. m. — Sirop.
Sircroute [sirkntt V], s. f. — Clioii-
croiilc. Voir SourUroute.
Sîremont [sïrmà V], adv. — Sûre-
ment. Voir Hhûremant.
Sirète, Sireiisc [.lirel. sirœs F\, s.
f. — Sorte de boîte ou cai.sse en
bois, dans laquelle se tiennent à
genoux les femmes qui lavent au
lavoir.
Sîriâye [sTryàt; M, \\. s. f. - Coup
de soleil.
Sîrïc [sTrî V], s. f. — Partie de
la voiture qui se trouve sous la
Lonzinne. Voir Ché, Hhûrie.
Sirujic Isiriip: M, 1 1, s. f. — Chi-
rurgie.
Sis \siS. V\. prép. — Sur. Voir Sus.
Sisiè \xi:yç F\, s. m. — Gésier.
Sïve {slfM. I. P. F, K. slf-sêf S\, -
1" Sève. A ~. à s. Se dit d'un
arbre ou d'une branche en pleine
sève, par ex. de l'écorce du saule,
prête à la confection de silllcts F.
2" Terre légère.
Siyat \siya M. X. S. siijo I. P, F.
y \. adv. — Si, oui. Ne s'emploie
que quand on tutoie qqn. Voir Si.
Siyat \siija LandrolT], s. m. —
Seuil. Voir Scuyat.
Sîye \sîy A'|, s. f. — Faucille.
Voir Sïle.
Siyeu, Siyi [sii/w X. siiji F], v. tr.
— Couper les céréales avec la fau-
cille. Voir Sllieu.
Siyomme [sii/ôm-sii/ôin X ], s. m.
— Personne sensible.
Siyot, voir Siyat.
Slyou i.s7;/(/ X \. s. m. — Ouvrier
qui coupe avec la faucille. Voir
Sîlou.
So l.w. .s devant une consonne,
sn devcnt une voyelle, gén.]. pron.
poss. — Son. .S(o) /jcrc, son père, sn
afant, son enfant.
So \s(o) gén. (s(f) F. s(e) V)], pron.
réfl. — Se. / so r'moûwe. il se remue ;
(■ .s' lone. il se tourne.
So \so V], s. m. — .Soir. Voir
Seûr.
\sô-sô''-sow s, so V], s. f. —
Voir Scû.
Sô
Soif.
Sô
Soûl.
S. V
s. m.
adj. —
Sabot.
Sabo-
sô" X. sô .
Voir Soïil.
Sobot \soho V]
Voir Sèbat.
Soboté \sobple V
lier. Voir Sèbatieu.
Sobotè [soholç Y\, v. intr. — Faire
du bruit en marchant avec des sa-
bots. Voir Sèbater.
Sôbrequat, Sôbriquot \sô"hreka X,
sôbriko Woippy], s. m. — Sobriquet.
Voir Soûbrequat.
Soc [sok V|. s. m. — Sac. Voir
Sèc.
Socate \sokal S. sokot f. P. V.
snkçt F\, s. f. — 1" Souche de bois;
racine noueuse. 2" Vieil homme,
vieille fenune.
Soch [sos F], adj. — Sec. Voir
Chach.
.Socherosse |,s(wms F\. s. f. — Sé-
cheresse. Voir Chachou.
Sochi \sosi F], v. Ir. — Sécher.
Voir Chacheu.
Sochu \sosû F\, s. m. — Séchoir
à lard. Voir Chachu.
Soci \sosi M. I, P\. s. m. — Souci,
sorte de lleur.
Soci |.s-o.>;i gén.], s. m. — Souci.
Peunieûz pus d'~. prenez plus
de s. (soyez plus raisonnable).
Panre pus </'- que d' râhon, prendre
(se faire) plus de s. que de raison.
Sociance [sosyâs M. I. P, X\. s. f.
— Souci; in(|uiélu<ic ; chagrin. J'
n'a m' ~ d'nque cinlr. je n'ai pas
de s. de qqch. de semblable (je ne
m'inquiète pas de cela). Y è dous
bu'ins mèd'cins po fiuèri le - ; lo pre-
min, ç'al /' tamps. l'aule, ç'al l'èspè-
rance. Il y a deux bons médecins pour
625 —
SOC
SOL
guérir le s.: le premier, c'est le
temps, l'autre, c'est l'espérance. Ch.
H., II, 57.
Socote, voir Socate.
Sôcriyeu [sô''krigœ N], v. tr. —
Plaindre qqn. Voir Soûcriyeu.
Sofe [sçf gén.], s. m. — Soufre.
Sofrance [sçfràs M, I. P, N], s. f.
— Souffrance.
Sofrer [sofrê' . . M, I, P, N], v.
tr. — Soufrer.
Sofri [sofri M, I, P, N. siifri F, S,
V], V. tr. et intr. — Souffrir. Fût
bin qu'on soufréhhe in pô pou mouri,
il faut bien qu'on souffre un peu
pour mourir V.
Sognè [sçne . . I. P, V], v. tr. —
— Soigner. Voir Sagneu.
Sohâdieu [sohâdijœ . . M, I. P, N,
sçhâdi'Sufiâdi F, sohâdi S. sôfiâdye,
-yœ-suhàdye V], v. tr. — Souhaiter.
Ah byin, wi, f v' an sohâde, eh bien,
oui, je vous en souhaite (ce n'est
pas à moi que cette chance peut
arriver).
Sohât [sçhà . . M, I, P, N, sçhà-
suhâ F, V], s. m. — Souhait.
Souhait de bonne année :
Je v' sohâde eune bone ènâye et eune
bone santâye et totes sortes de prospé-
rités : i bwin gueurnin pyin d' peumes
et eune hhieule po y monter. N'at ç'
meu tolè eune bêle comoûdité ? Çant-i,
çant-ans, çant ècus pèr an, i bwin
toné d' vin et lo pèrèdis è le fin.
Je vous souhaite une bonne année
et une bonne santé et toutes sortes
de prospérités: un bon grenier plein
de pommes et une échelle pour y
monter. N'est-ce pas là une belle
commodité? Cent i (?), cent ans,
cent écus par an, un bon tonneau
de vin et le paradis à la fin.
Sohognon [sç-fçnô M\, s. m. —
Sorte de poire.
Sohon [spi-ô V], s. m. — Saison.
Voir Sâhon.
Sokète, voir Socate.
Solâde, Solâdjc [sçlât-sçlâts V], s.
f. — Salade. Voir Salade.
Solâdiè, Solardier [sçlâdy^ I, P],
sçlardye V], s. m. — Saladier. Voir
Salâdieu.
Solcroutc [sçlkrut P], s. f. — Chou-
croute. Voir Sourcroutc.
Soldât [solda lang. pop. mess.], s.
m. — Petite figure en moelle de
sureau, avec un peu de plomb au
pied, qui se redresse brusquement,
de quelque façon qu'on la pose.
Voir Boudique.
Sole, voir Solcu.
Sole [sole V], s. m. — Saloir. Voir
Salu.
Solebo [sçlbç V], n. pr. — Sarre-
bourg. Voir Salebo.
Solèjeu [solçjqe . . M, I, P, N. su-
leji . . S, V], v. tr. — Soulager. S' ~,
uriner. Lés chins s' solèjent an
l'vant le pète, les chiens se sou-
lagent (urinent) en levant la patte.
Solemant [solmâ M. I, P, N, sêlmô
V], adv. — Seulement. Ne tant -,
même pas. On entend aussi i\n
solemant.
Sole [sole . . I, P. F, V], v. tr.
— Saler. Voir Saler.
Sôlè [sôlç V], v. tr. — Soûler.
Voir Soûler.
Solcr [sole' . . gén. {sulœ-suye F)],
s. m. — Soulier. - don bwin Dieu,
s. du bon Dieu (ancolie vulgaire).
Vaut mieus fâre dés bwins ~ au
poûre qu'au riche, pèç' que l' riche é
pus âhieu d' rev'nin que V poûre, il
vaut mieux faire de bons s. au
pauvre qu'au riche, parce que le
riche a plus aisé de revenir que
le pauvre. Po fâre eune bone pare
de ~, i faut treûs choCises: eune
langue de fome po le hh'mèle; po lo
d'ssus, i gosieu d' mate d'ècoûle et d'
le hèyeune de prête po d' lé pwohhe,
pour faire de bons s., il faut trois
choses: une langue de femme pour
la semelle ; pour le dessus, un gosier
40
SOL
- 626 -
SON
de maître d'école et de la haine
de prêtre pour de la poix.
Soleu \solœ . . S, sole V\, s. m. —
Fenil, grenier.
Solcver [solvêi . . gén. (sôli'Ç V)],
V. tr. — 1" Soulever : SoleCwe lo pè
le qiiâwe, soulève-le par la queue.
2" Enlever, voler. J'â roribliyen mè
blôde, 7 élu soivâye, j'ai oublié ma
blouse, elle a été volée.
Sôléye \s5lêy Y], s. f. — Soûlerie.
Panre ène bone ~. faire bombance.
Soliérc {nolijcr I, solyer P, solyer V],
s. f. — Salière. Voir Salière.
Solilèssc [solilçs M], s. m. — Nom
donné à une partie du poulet.
Solope \solop I, P, F, V\, s. f. —
Salope. Voir Salope.
Solu \solii I. P. F\, s. m. — Saloir.
Voir Salu.
Solvése, voir Solvciisc.
Solveûse [solvcrs S, soli'ês V], s. m.
— Ne se rencontre que dans la
locution: ower lo -, avoir soif.
Som, voir Some.
Somâds \somâ . . M, I, P\, s. m.
pi. — Terres en jachères.
Somatchè \s{o)nuits€' ■ . S\, v. tr. —
Labourer pour la première fois
un champ en jachères. Voir So-
mater, Somèrtcr.
Somate \somat M, X, somot I, P,
siimal S], V. tr. — Soumettre.
Somau |.^o/7iô" A'], s. m. — Mauvais
bois de chêne.
Sombrcté [sôbretê' . . M, /), s. f.
— Ombre.
Somc \som M. I. P. X. sum F. sôm
S. V\, s. f. — Somme, certaine quan-
tité d'argent.
Some \som M, I. P, X siim F. sô
S, Y], s. m. — Sommeil. J'â ~,
j'ai envie de dormir. 'L c r~ duhh.
il a le s. dur. Hhofjieu i ~, souiller
un s. (dormir).
Sôme, voir Somme.
Semer \somê' . . gén.], v. tr. —
Semer. AV some meu quad i cheut
dés grèsins, sans qwè t'èrés don bianc
séné, ne sème pas quand il tombe
de la grêle, sans quoi tu auras du
séné blanc.
Somèrter \aomcrte' . . M, I, P, X,
s(o}morla' F, s(ç)malsç' . . S, somolye
Y], V. tr. — Labourer la première
fois un champ en jachère.
Somè(r)trâd [somç(r)trâ . . M, I,
P\, s. m. — Oiseau qui fait son nid
dans les fentes des murs.
Someûr [sonwr S\, s. m. — Espèce
de grand tablier où le semeur met
le grain qu'il sème. Voir Semus.
Sômi, Sômié, voir Soûmieu.
Sômicu [sômyce . . gén. (snmye-
smoye Y)], v. intr. — Sommeiller.
J' é trop d' swins, Je n drém pis, je
n' fés que d' ~, j'ai trop de soucis,
je ne dors plus, je ne fais que (de)
sommeiller.
Somme [sôm M, X\, s. m. — Blé
en sac, prêt à la mouture. Voir
Soîime.
Somorta', Somotiè, voir So-
mèrtcr.
Somotc, voir Somate.
Sompouté [sôputc Y\, s. m. —
Partie d'une voiture adaptée per-
pendiculairement à la Lonzinne;
elle sert à supporter les planches
et les échelles; support en général,
par ex. le long bàlon qu'utilise le
bûcheron pour rapporter son fagot
à la maison.
Son \sô S], s. m. — Sommeil.
Sonant [sonâ I, P. F, Y], s. m. —
Semblant. Voir Sanant
Sondâyc [sôdày . . M, I, P, X\,
s. f. — Sondée (ce qu'on a tiré du
baril avec la sonde). J'an-n-a gobé
eune -, j'en ai gobé (bu) une s.
Soncdrévèk (è) [sondrevek Y\, loc.
adv. — \ l'envers ; de travers. /
fèl loriot d' -, il fait tout de tra-
vers.
Sonè [sone . . I, P, Y], v. intr. —
Sembler. Voir Saner.
SON
- 62r -
SOR
Songne [son JV], n. pr. — Soigne.
Voir Soûgnc.
Sonhâdier [sôhâdge V], v. tr. —
Souhaiter. Voir Sohâdieu.
Sonkc \sôk V], s. m. — Nombre
impair. Ne s'emploie que dans
l'expression : Par ou ~ , pair ou
impair. Jeu qui consiste à cacher,
dans une main, des noix, des noi-
settes, des billes, etc., et à faire de-
viner si le nombre de ces objets
est pair ou impair. Celui qui de-
vine juste gagne le tout; au cas
contraire, il est obligé de donner
à son partenaire autant d'objets que
celui-ci en tenait dissimulés dans
sa main.
Sonji [sôji S], v. tr. et intr. — Son-
ger. Voir Chonjeu.
Sonlevè \sôlve V], v. tr. — Sou-
lever. Voir Solever.
Sonrbc, Sonrbi, voir Soûrbe, SoQr-
bi.
Sonre [sôr M, I], s. f. — Sorte,
espèce.
Sonre, Sonrou \sôr-sôru M, /), s.
m. — Marchand de cochons.
Sons [sô V], prép. — Sans. Voir
Sans.
Sonte [sôt V], s. f. — Sentier.
Voir Santc.
Sopc [sçp gén.], s. f. — Soupe.
Drassieu le ~, dresser la s. (servir
le potage). - au vin, s. au vin
(orchis à fleur violacée). Le ~ al
ranflâye, la s. est renflée (le pain
de la soupe est gonflé par le
bouillon). / r'iul corne d' le sape au
bodin, il reluit comme de la soupe
au boudin. Pwint d' fèçons, min-
Jeûz le sape corne f l'èimns, point
de façons, mangez la soupe comme
nous l'avons (à la fortune du pot).
Ç'at i groûs maleûr
D' minjeu le sope sans beûr ;
Ç'at i pus groûs guignon
D' le minjeu sans boyon.
C'est un gros malheur de manger
la soupe sans beurre ; c'est un plus
gros guignon de la manger sans
bouillon. Eune ~ è ieugnon et
hop'.' SOS r pieumon, une soupe à
l'oignon et hop ! sous la couverture.
Se dit d'un mariage bâclé à la hâte.
Soper [sopê' . . gén.], v. tr. et
intr. — Souper.
Sopcr \sopê' . . gén.], s. m. —
Souper. D'ordinaire, anciennement,
le s. comprenait des pommes de
terre et du lait, en hiver; des pom-
mes de terre et de la salade, en été.
Quand il y avait un invité, on
corsait le souper. A la première
visite que fit Mârice à sa future,
on servit : ène èm'lèle au bacon, don
froméje guèyin, d' le salade, i Jam-
bon, une omelette, du fromage
guèyin, de la salade, un jambon. Le
tout était arrosé du vin d'Aussereûs.
C. H., I, 175. — T' èrvins tâd, Jan, po
sopè, f ères lo torchon à pot, tu re-
viens tard, Jean, pour souper, tu
auras le torchon au pot (tu n'auras
plus rien à manger) S.
Sopir \sopî(r) M, I, P, N, supi S,
V\, s. m. — Soupir.
Sopirau [sçpirô M, I, P, F, N, su-
pirâ S, V], s. m. — Soupirail.
Sopirer [sçpirê- . . M, I, P, iV], v.
intr. — Soupirer.
Sopirer [sçpirêi . . M, I, P, N\, v.
intr. — Suinter.
Sorbeu \sorbce M, /], n. pr. —
Sorbey, vill. de l'arr. de Metz.
Sorbe, voir Soûrbi.
Sorci [sçrsi M, I, P, N], s. m. —
Sourcil ; cil.
Sôrcieu [sô^'rsyœ . . N, S, V], s. m.
— Sorcier. Voir Soîïrcieu.
Soré [sorë V], s. m. — Chaîne
qui sert de frein à une voiture. Voir
Sareû.
Sorè [sçre V], v. tr. — Serrer.
Voir Sârer.
Sorè [sçrf Gorze], s. m. — Soleil.
SOR
- 628 -
SOU
Sorfârc [sçrfàr . . M, I, P, X], v.
tr. — Surfaire.
Son [sori M. I, P, A'], s. m. —
Sourire.
Sorji [sorji S], v. intr. — Être
assis à coté, se trouver à côté.
Sorpanre [sorpàr M. I, P, M, silr-
pâr F, S, surpàr V\, v. tr. — Sur-
prendre.
Sorpe [sçrp V], s. f. — Serpe.
Voir Sâpc.
Sôrpclîns [sôTpeli N], s. m. — Sur-
plis. Voir Soûrpelîns.
Sorprtnse [sorprîs . . M, 1, P, \],
s. f. — Surprise, stupéfaction.
Sorrie [sorrî V], s. f. — Soirée.
Sort [sôT . . iV, S, V], s. m. — Sort.
Voir Soûrt.
Sôrtâye [sôTlàij N], s. f. — Sortie.
Voir Soûrtâye.
Sorti [sô-rli A'], v. intr. — Sortir.
Voir Soûrti.
Sorvaye {sori'ay M, sorvçy I, P\,
s. f. — .\vant-veille.
Sorvayeu \sorimyœ M, X, sorvçyç
I, P, siirvayi S, survoye,-yœ V], v.
tr. — Surveiller.
Serveur [sorvcêr M, I, P, A'], v.
tr. — Entrevoir.
Sorvoyc, Sorvoyè, voir Sorvaye,
Sorvayeu.
Sos-tit [s(p)//gén. (.su/ZF, LandrofT)!,
loc. adv. — A la maison, chez soi.
I n'aleût m' - , il n'était pas chez
lui.
Sot [so I, P, F, S, V], adj. -
Sot. Voir Sat.
Solentn \sotnï . . M, I, P, X, sul-
nè F, suini S, V], v. tr. — Soutenir,
maintenir, conserver dans le même
état. Ma fwè, d'peus ç' tams le, v'
èveûz byin solnin. ma foi, depuis
ce temps, vous vous êtes bien con-
servée. C. H., I, 135.
Sotèrin [sotçrê M, I, P\, s. m. —
Souterrain.
Sotenerèyc [sotfnrêy I, P], s. f.
— Sottise. Voir Satcncrèye.
Sotîchc, Sotîhhc [sçllS - sotîy^ I, P,
S, V], s. f. — Sottise. Voir Satihhe.
Sotré [solrêi . . /, P, S, V), s. m.
— Lutin. Voir Satré.
Sotyin [solyè M, I, P, X], s. m.
— Soutien, appui; arc-boutant.
Sou [su gén.], s. m. — Sou. Au pi. :
fortune, argent. Ei>a dés ~ , an font
f" qu'an veuyent, avec de l'argent,
on fait ce que l'on veut. Quand-an
z-ont dés ~ , ç'al beun âhieu d' fâre,
quand on a de l'argent, c'est bien
aisé de faire (ce qu'on veut).
Soûbrequat [sûbrçka M, sûbreko I,
P, sobriko Woippy, sôbreka- sûbrçka
X, subrike V|, s. m. — Sobriquet.
Soiibrcquat [sûbrçka M\, s. ni. —
Acompte que l'on prend sur un
repas quand on a trop faim pour
attendre.
SoQbrcté [sûbrelê' M], s. f. — So-
briété.
Soûcriycu [sûkriyœ . . M, /, P,
sô^kriyce - sûkriyqc X], v. tr. —
Plaindre. J' soukrhje lo poûre vieus'
je plains le pauvre vieux.
Soudard [sudàr . . gén. (suldâ
F)\, s. m. — Soldat; d'ordinaire, sol-
dat d'infanterie. Feuhhe corne don
Iran d' - , sec comme de l'étron
de s. — Ole ~, faire son service
militaire V. T'as corne lo ~ di pape,
leu n' l'an t>âs m' que pa lo bé
tams, tu es comme le s. du pape,
tu ne t'en vas que par le beau
temps S.
Soudârerasse, Soudârcrosse [su-
dârras M, X. S, sudârros l, P\, s. f.
— Femme hardie; souvent femme
dévergondée.
Souder [sûdi' gén.], v. tr. —
Souder.
Soufri [sufri F, 1, V), v. tr. et intr. ~
Souffrir. Voir Sofri.
Soûgne [sûn M, son X\, n. pr. —
Soigne, vill. de l'arr. de Metz.
Sougni [suni F], v. tr. — Soigner.
Voir Swègneu.
!
sou
6215 -
SOÙ
Soûgnon [sûnô I, P], s. m. — Su-
reau. Voir Savgnon.
Souhâdier [siihâdye . . V, F], v.
tr. — Souhaiter. Voir Sohâdieu.
Souhât [suliâ F. V], s. m. — Sou-
liait. Voir Sohât.
Souhhener |sux'iê' M], v. intr. —
Se promener par pure curiosité. /
souhheune dans tôt lo v'ieje, il se
promène dans tout le village (pour
voir ce qui s'j' passe).
Soûl [su M, I, P, sô-sû F, sû-sçw
N, sô-sçw S, sô V\, adj. — 1"
Rassasié. Tiat-ç qu'ai tojos ~ èl n'
bivèi jèmâs? — Lo sou. Qui est-ce
qui est toujours soûl et ne boit ja-
mais? — Le sou (devinette). J'â
tojos seû, j" bwès tojos et je n' sus
jèmas ~ ? — Lo phhon, j'ai toujours
soif, je bois toujours et je ne suis
jamais soûl? — Le poisson (devi-
nette). Voir Grînve. Ç'at dés-omes
~ qu an sevent tojos le vérité, c'est
des hommes s. qu'on sait toujours la
vérité. 2" Fatigué. - d' tocheu
l'ankieume, f. de toucher l'enclume.
J' sus soCd de l'antande, je suis f.
de l'entendre. 3" Ivre.
Soula' [sula' F\, s. m. — Soulier.
Voir Sole.
Soûlant [sûlà M, I, P, N], adj. —
Enivrant.
Souldât, voir Soudard.
Soulèji [sulqji S, V], v. tr. —
Soulager. Voir Solèjeu.
Soûler [sulê' . . M, I, P, N, sôlç-
sû/ç V], V. tr. — Soûler.
Sofllon [sûlô gén. (sû/p F)], s. m.
— Soulard.
Soûlot, voir Soûlon.
Soumâd [sumà M], adj. — Sournois.
Soumate [sumal S], v. tr. — Sou-
mettre. Voir Somate.
Soume [suni F], s. f. — Somme
(argent).
Soume [sum F], s. m. — Sommeil.
Voir Some.
Soflmc [sûm-sôm M, sûm I, P,
sôm-sô"m N], s. f. — Charge de
blé, de farine en sac; quantité de
blé qu'on confie en une fois au
meunier pour qu'il la transforme
en farine et en son. J'ènans eune ~
au molin, nous avons une charge
de blé au moulin.
Soûmieu [sûmyqe . . M, I, P, iV,
sômi F, sômye V], s. m. —
Planche de plus de 12 pouces d'é-
quarrissage; poutre (partie d'une
ferme). Voir Fig. 73.
Souna' [sunai F], v. tr. — Sonner.
Voir Scuner.
Sounow [sunow F], s. m. —
Sonneur. Voir Seunou.
Soupi [supi S, V], s. m — Soupir.
Voir Sopir.
Soupiémon [supyemô V], s. m.
— Pluniule, premier bourgeon de la
plante.
Soupira [supirâ . . S, V\, s. m. —
Soupirail. Voir Sopirau.
Soûrbe \sûrp M, I, P, sôrp-sûrp
N], s. f. — Sorbe.
Soûrbi [sûrbi M, I, P, sôrbi N,
sorbe' S], s. m. — Sorbier.
Soûrcieu [sûrsyqe . . M, I, P, sôt-
syqe - sûrsyqe N, sôrsi S, sôrsye, - yce
V\, s. m. — Sorcier; personne
qui sait jeter un sort, faire des sor-
tilèges, dans le but de nuire ou de
guérir un mal. Tout sortilège est
lié à des signes ou à des conjura-
tions, dont la plupart ressemblent
à des prières; le fond est souvent
chrétien, parfois païen, le plus fré-
quemment incompréhensible.
Sourcroute [surkrut M, surkrut-
siikrut-solkrut I, P, fyçrjut, jçw-
krçwt- surkrut -sçwkrowt F, surkrat-
sùrkrut N, surkrut S, sirkrut- surkrut
V], s. f. — Choucroute.
Soflreuyat, Soûreuyot [sûrœya M,
S, sûrœyç I, P], s. m. — Oeil dor-
mant de la vigne, second bour-
geon.
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- 6311
SOY
Sourîe [suri S\, s. f. — Partie de
la voiture, de forme triangulaire, qui
est adaptée au timon et glisse sous
la Lonzinne. Voir Hhurîe, Ché.
Sourlandemin, Sourlondémin [sur-
làdmê . . M, I, P, N, S, siirlôdemè
V], s. m. — Surlendemain.
Sournwète [surnivet V], s. f. —
Sornette, billevesée.
Sourpanre [siirpàr V], v. tr. —
Surprendre. Voir Sorpanrc.
Soûrpelîns [sCirp(ç)lI . . M, I, P,
sô''rp{e)lî - sùrp(e)ll N, siirpli V], s.
m. — Surplis.
Soûrt [sûr M, I, P, sôT-sûr N,
sôr S, V], s. m. — Sort, maléfice.
Soûrtâye [sûrlaij . . M, I, P, sûrti
F, sôTtây - sûrtày N], s. f. — Sortie;
issue. È le ~ d' le masse, à la s.
de la messe.
Soûrte [sûrt M:I,P,F\,s. f. - Sorte.
Soïirti [sûrti M, I, P, F, sôtH-
sûrli N, sçrti S[, v. intr. — Sortir.
Soîirtie, voir Soîirtâyc.
Sourvoyer [siirvoye V[, v. tr. —
Surveiller. Voir Sorvayeu.
Sous-tit [su/i F, LandrofT], loc. adv.
— A la maison. Voir Sos-tit.
Soutane [sutàn . . gén.], s. f. —
Soutane. Au dix-huitième siècle,
la s. était un costume de chœur et
de cérémonie. Le clergé portait,
comme costume de ville, l'habit
noir à la française ou la lévite
avec des culottes courtes. Voir
Lo bèlome, 435, où le curé revêt
la s. pour assister au repas de bap-
tême.
Soutenin [sutnë F, sutni S, V[, v.
tr. — Soutenir. Voir Sotentn.
Sourvayi, Sourvoyer, [siirvayi S,
siirvçye V], v. tr. — Surveiller.
Voir Sorvayeu.
Souwâye [siijivây . . M, I, P, F],
s. f. — 1" Sueur. 2° Buée qui se
forme sur les vitres.
SoîïwGmant [sû(w)mâ M, /], s. m.
— Exsudation, suintement.
Souwer [s(u)u}êi . gén.], v. intr.
— Suer, transpirer; suinter. - d'
honte, suer de honte.
Souweûr, voir Souwou.
Souwou [s(u)ivu . . M, I, P, N,
S, siiwœr F[, s. f. — Sueur. Le ~
d' le moût, la s. de la mort (les s.
froides de l'agonie). Voir Soyeûr.
Souye [suy F], s. f. — Soie de
porc. Voir Seiiye.
Soûyc [sûy M, I, P, S, sô"y-sûy
N[, s. f. — Cépée; bois provenant
d'un taillis; buisson
Souyè [suye F], s. m. — Soulier.
Voir Soler.
Sovant [sçvâ gén. {sçvô V)], adv.
— Souvent. Savantes fwès, souvent.
Sovenancc [sovnàs gén.], s. t. —
Souvenance; mémoire. De ~
d'ome, de mémoire d'homme. Voir
Ransovenance,
Sovenant [sçvnà gén.], s. m. —
Souvenance, souvenir. Fâre ~, faire
souvenir.
Sovcnîn [sovnî . . M, I, P, N[, v.
intr. — Souvenir.
Sovon [sovô I, P, V], s. m. —
Savon. Voir Savon.
Sovont, voir Sovant.
Sovrous [sovru V], adj. — Savou-
reux. Voir Sawrous.
Sow [sçw M], adj. — Soûl. Voir
Saw.
Sowè Jspwç /, sçivêr P, F, sçwor
V\, V. tr. — Savoir. Voir Sawer.
Sowkrowte, voir Sourkroutc.
Sowgnâd [sçwàâ M, N[, s. m. —
Mauvais ouvrier. Voir Sawgnâd.
Sowgneu [sçiviiœ . . M, I, P[, v.
intr. — Faire mal un travail. Voir
Sawgneu.
Sowgnon [sçwiiô M], s. m. —
Sureau. Voir Savgnon.
Sowor, voir Sowè.
Sowrous [sçwru M, I, P, N], adj.
— Savoureux. Voir Sawrous.
Sôyâd [sôyâ S[, s. m. — Habillé
I de soie, porc (plaisanterie).
SOY
632
SUY
Soyaje [soyus F, soyës V\, s. m.
— Sciage. Voir Sayéje.
Soye [soy I, P, F, V], s. f. —
Scie.
Soye [soy I, P, F], s. f. — Seau.
Voir Sayc.
Sôyc \sôy V], s. f. — Seille. Voir
Sayc.
Sôye [sôy S], s. f. — Soie de porc.
Voir Sciiye.
Sôyc, voir Soûyc.
Soyè [sçyç V], s. ni. — Seau.
Voir Sèyé.
Soyè \sçye . . I, P, F, V], v. tr.
— Scier. Voir Saycu.
Soyéjc {soyës . . I, P, F], s. m.
— Sciage. Voir Sayéje.
Soyér' [soyêr V\, s. m. — Sagard.
Voir Sayou.
Soycrèyc [soyrëy I, P, sçyrî F],
s. f. — Scierie. Voir Saycrèye.
Soyeûr [soyâr Nébing], s. f. —
Sueur. Voir Souwou.
Soycïir [sçyôêr F\, s. m. — Scieur.
Voir Sayou.
Soyon [sçyô V\, s. m. — Petit
seau. Voir Sèyon.
Sôyon [sôyô S], s. m. — Maladie
des porcs. Voir Seûyon.
Soyot \soyo V\, s. m. — Seuil.
Voir Seuyat.
Soyote {sçyçl I, P, F, V], s. f. -
Petit seau.
Soyote [sçyot I, P, F, Y\, s. f. —
Petite scie. Voir Sayate.
Soyou [soyu . . I, P, F, Y], s. m.
— Scieur. Voir Sayou.
Soyûrc [soyùr I, P, F], s. f. —
Sciure. Voir Sayûrc.
Sôze [sôs M, I, P, N, sâs . . S, ses F],
adj. num. ord. — Seize.
Sôzieume [sûzyœm M, P, N, sô-
zyçni I, sûz^m S\, adj. num. ord. —
Seizième.
Srcvenîn [sreimî M, N], n. pr.
— Servigny - lès - Ste. -Barbe et S. - lès
Ravillc, vill. de l'arr. de Metz. Voir
Aubori.
Srevi \srpi>i M, N], v. tr. — Ser-
vir. Voir Servi.
Stakcr [slakê' M], v. tr. — Piquer.
Stau [slô M, I, P\, s. m. — Stalle.
Epayès sus zous - , lés chaloûnes
dreuminl, appuyés sur leurs s., les
chanoines liorniaient. C. H., V, 230.
Stiké [slikêi . . M, I, P], adj. —
Piqué des vers.
Ston [stô A/), s. ni. — Maniaque,
fou.
Strîngue [slrïk . . S, V], s. f. —
1° Seringue. 2» Femme de très
grande taille.
Stritse [strits Novéant], s. f. —
Diarrhée.
Strôte [strôt Trémerj'], s. f. —
Rue. Cori le -, courir les r.
Sucète [siisçt M. I\, s. f. — Chè-
vrefeuille.
Sucroute [siikrut I, P\, s. f. —
Choucroute. Voir Sourcroute.
Sunè \siine . . S\, v. tr. — Sonner.
Voir Scuner.
Supoûsieu [sûpûzyqe . . M, I, P,
siipô''zyce-sûpîizyœ N], v. tr. — Sup-
poser.
Sûr [sûr F. S\, adj. — Sûr. Voir
Hhûr.
Surcroute, voir Sourcroute.
Surjet [stirjç M], s. m. — Rejeton.
Surpanre {siirpàr F, S\, v. tr. —
Surprendre. Voir Sorpanre.
Survayi [siirvayi S], v. tr. — Sur-
veiller. Voir Sorvayeu.
Survekance [sûrvekàs M], s. f. —
Survivance.
Sus [su M, I, P, N, su -si S, si
V\, prép. — Sur. - champs êl ~
vayes, s. champs et s. voies ('par
monts et par vaux). - mon Dieu,
s. mon Dieu (pardieu). An-n-éle
an -, en être en s. (en être bien
éloigné). — Tchul bas s., c... bas s.
(à Tenvers) S.
Sûyc [sliy S], s. f. — Suie. Voir
Sicûye.
suz
- é33 —
Suzètc, Suzor [sûzçt-sûzôr M, I,
P, N], n. pr. — Suzanne.
Swa [swa F], s. f. — Soif. Voir Seû.
Swagzonchc [swagzôs V], n. pr.
— Xouaxange, vill. de l'arr. de
Sarrebourg. On n' sèràt pèssè è ~
sons été moqué et è Hèt'nié sons
été botié, on ne saurait passer à S.
sans être moqué et à Hattigny sans
être insulté (dicton du pays).
Swègncu [sivçnœ . . gén. (suni F)],
V. tr. — Soigner.
SYI
Swëssante [swçsât gén.], adj. num.
— Soixante.
Swin {swè V], s. m. — Souci.
Swïre [swîr F], v. tr. — Suivre.
Voir Hhûre.
Sworére [sivçrêr V], s. f. — Terre
dillicile à labourer.
Swoticr [sivçtye.-yœ V], v. tr. —
Soutenir, alimenter.
Syin [Iç syê M, I, P, F, N, V, Iç sin-
sT (sin, à la pause^ S], pron. poss.
— Le sien, la sienne, les siens.
Fig. 74.
TAB
634 -
T/\H
Tabac' [tabak S\, s. m. — Tabac.
Voir Tobèc'.
Tabari [lâbâri . . M, I, P], s. m.
— Nénuphar.
Tabiau [lâbijô . . M, l, P\, s. m. —
T:ibleau.
Tablète [tâblçl . . M, I], s. f. —
Tablette (ardoise sur laquelle se
trouve l'alphabet; l'alphabet lui-
même).
Taborcr \tabçrê< . . M, N, S, loborç
. . I, P, V|, V. intr. — Battre le
tambour; frapper à coups redoublés.
Tabourat \labiiru S, tobiiro V], s.
m. — Tabouret.
Tac \tak M. N, tok I, P\, s. m. —
Toux continue, maladie contagieuse
des moutons.
Tac [tak M, N, tok I, P\, s. m. —
Finesse ; habileté.
Tachcrand, voir Tahherand.
Tachi [tasi F\, v. intr. — Tacher.
Voir Tèchleu.
Tâchicu [lûsyœ gén.), v. intr. —
Tâcher.
Tachnérc, voir Tahhnére.
Tachnon, voir Tahhon.
Tachtoner, voir Tahhtoner.
Tacné {taknêi M\, adj. — Avorté;
mal venu. Se dit des plantes. D'iè
salade lakiuiye, de la salade mal
venue.
Tacon [takô M, N, lokô I, P\, s.
m. — 1" Gras-double, tripes de bœuf.
2* Feuille de pas d'âne (tussilage).
3° Pièce de cuir ou d'étoffe ratatinée.
Taconou [takonu M, K\, s. m. —
Savetier.
Tacou [laku M, N ], s. m. — 1»
Croûte sur la tète des enfants. 2"
Gale sèche.
Tacsîn [laksî M, X, toksl . . I, P\,
s. m. — 1" Bruit. 2" Charivari, à
l'occasion d'un mariage que con-
tracte un veuf ou une veuve. Voir
Bèsscnéje.
Tacsine [laksin N], s. m. — So-
briquet des habitants de Destry.
Tacsincr [laksinë' . . M, N, toksine
. . I, P], V. intr. — Faire un chari-
vari. Voir Bèssener.
Tacson [taksô M, N, toksô I, P, F,
S, Y], s. m. — 1" Homme épais,
grossier; butor; personne sans édu-
cation. 2" Souillon. Se dit surtout
des femmes.
Tâd [ta . . gén.], adv. — Tard.
- tams, t. temps (automne). Vaut
mieus pus tout qu' -, il vaut mieux
plus tôt que tard.
Tafoûchté, voir Tafoûhhté.
Tafoûhhté [tâfûyjè- . . M\, adj. -
Contrarié; désolé, navré. M' keûr
ateût tout ~, mon cœur était tout
désolé.
Tahhé |/axê> . . S], s. m. — Mon-
ceau de gerbes. Voir Teuhhé.
Tahherand |/axr(î .V|, s. m. —
Tisserand. Voir Tcuhherand.
Tahheurc [taxœr A'], s. f. — Blé
semé trop épais.
Tahhnére [taynêr S, tçxnër V),
s. f. — Terrier de blaireau.
Tahhon |/<ixô M, X, S. Içyô I, V,
/ç;f<j-/esô-/pxô ^1. s. m. — Blaireau.
Gras coine i ~, gras comme un b.
- 63^ -
TflH
TAM
/ veuke sus se grèhhe corne lo "
an-n-uvér, il vit de sa graisse comme
le b. en hiver (il a bonne mine sans
manger beaucoup).
Tahhtoner [tâxtçnêi . . M, N], v.
intr. — Parler d'une manière con-
fuse, peu clairement; marmoter;
mentir en bredouillant. / tahhto-
neût àque de bèhh, il murmurait
qqch. de bas (à voix basse).
Tahi [ta-fi F], v. intr. — Être,
rester, se tenir debout. // è tant bu
qui n' peut pus -, il a tant bu qu'il
ne peut plus se tenir debout. Fus
V -, mets le debout.
Tâhon {râwe) [/Syô M], n. pr. —
Rue Taison, à Metz; elle tire son
nom d'une Statio romaine.
Tâkc [tàk S], s. f. — Tarte. Voir
TâtG.
Tâkclè [/âWç . . S], v. tr. — Faire
une tarte. Voir Tâtieu.
Talâye [lalày . . M, N, S, tçlây I,
P, V], s. f. — 1* Fruits que le vent
a fait tomber. 2» Action de les ra-
masser.
Talboter [tâlbçtëi . . M, N], v. tr.
— Talonner; pousser; harceler; ex-
citer; tourmenter; persuadera force
d'importunités.
Taie [tal F], s. f. — Copeau. Voir
Tèle.
Talc [tâl V], s. f. - Toile. Voir
Teûle.
Talcr [talêi . . M, N, S, tçlç . . I, P,
F, V], v. tr. — Fouler; froisser; con-
tondre; meurtrir. Se dit surtout
des fruits qui se détériorent en
tombant. Lés c'mots tolès n' se
wodot'm', les pommes meurtries ne se
conservent pas V. — Part, pass.: Blet.
Talèssc [talcs M, N, S, tçlçs I, P,
V], s. f. — Meurtrissure ; contusion,
souvent suivie d'abcès.
Talibou [tàlibu . . M, I], s. m. —
Barbe de bouc (salsifis sauvage).
Talîc [tatly . . M, I, P, N], n. pr.
— Nathalie.
Talifon [tàlifô M], s. m. — Morceau.
Se dit surtout du pain. 'L an-n-è
èvalé dés ~ d' pin, il en a avalé des
morceaux de pain !
Talon [talô M, N, S, lolô I, P. F],
s. m. — Talon. - d' Sint Martin
(gryphée). — J'eme mieus wâr ses
tolons qu' ses dàys, j'aime mieux voir
ses t. que ses doigts de pieds.
Se dit de qqn. dont la présence
vous importune. An voç' eune qu'at
beun es -, en voici une qui est
bien en t. (qui fait la dame).
Tâlote [tàlgt V\, s. f. — Péritoine.
Voir Tcûlate.
Talow [talçw F], loc. adv. — Tout-
à-l'heure. Voir Tèloïire.
Talpâye [talpày M], s. f. — Terre
qui s'attache à la chaussure.
Talpc[/â/pMl, s. f. —Toile très fine.
Talûrc [lalùr M, N, tolûr I, P, V], s.
f. — Foulure ; contusion, meurtris-
sure. Se dit surtout des fruits.
Tambate [tàbat S, tâbot V], s. f.
— Baratte.
Tambate [tàbat S], s. f. — Cerise
aigre.
Tambor [tàbçr M, I, P, N], s. m.
— Tambour. - d'araye t. d'oreille
(tympan). Pé d' -, peau de t.
(nénuphar).
Tambori [tàbçr i M, I, P, tâburyi S],
s. m. — Homme qui bat le tambour.
Tamborieu [tàbçryœ . . M, I, P, N],
V. intr. — Battre du tambour; an-
noncer qqch. au son du tambour.
Tambote, voir Tambate.
Tambouryi, voir Tambori.
Tamintc [tamèt F], loc. adv. —
Beaucoup. Y an-n-è -, il y en a
beaucoup. - fwas, maintes fois,
souvent.
Tampate [tàpat S, tàpçt V], s. f. —
Instrument long et plat qui sert à
tasser le fumier chargé sur une
voiture.
Tampé [tàpë' Bombas], s. m. —
Jalon; limite de pré ou de champ.
636 -
TAM
TAN
Tampe [làp V], s. m. — Grand
tonneau à choucroute.
Tampelcr, voir Tampicu.
Tamper \lùpê' . . S. Y], v. tr.
et intr. — 1" Fermer une porte
bruyamment. 2" .Se fermer bruyam-
ment. Se dit d'une porte.
Tampfloûses [làpPûs VI, s. f. pi. —
Nouilles renflées (coujîées en \a-
niùreslarfjes de deux à trois <loiots).
Tampicu \tàpyœ . . gén. (tûfla' F)\,
v.tr. — Dresser isolément les gerbes
mouillées pour les faire sécher. On
dit aussi Tampeler.
Tampotc, voir Tampatc.
Tampoter [tàpolê' . . M, I, P], v.
intr. — Tapoter.
Tampré [tàprê' M. I], s. m. — Gâ-
teau percé au milieu.
Tams|<àgén.(/ôV)l,s. m. —Temps.
Saisons: Conle-d'fieus, commence-
ment du printemps; (/'//fiis -. prin-
temps ;c/iaurf ~,été; énmje, t. de la
moisson, des récoltes; /ôrf (tard) -,
dârijin (dernier) ~, automne; freùd
(froid) ou neûr (noir) -, hiver. A
l'origine, il n'y aurait eu que trois
saisons : D'fieus ~ , été ; conte-d' peus
-, automne; neûr -, hiver. Voir
Uvér. Gras ~ , les jours gras (le car-
naval). Lo jane -, le jeune t. (en-
fance). Pèr -, bientôt. J' ninrans
pèr -, nous viendrons bientôt. 'L
è mau -, il a mal t. (il est indisposé).
'L at haut corne lo -, il est haut
comme le t. fil est fier). / n'è wâ
bwin -, il n'a guère bon t. (de bon
t., de plaisir). 'L è l' ~ long, il trouve
le t. long. Lo ~ deure, nms chinje,
te t. dure, mais change. Quand' an
Ireuvenl lo - grand, an /' piayent an
dous' èl pus an s' matent èhhieute
d'ssus, quand on trouve le temps
long, on le plie en deux et on s'as-
soit dessus (de cette façon, il pas-
sera plus vite).
Tamwin [tàmivè . . M, N, S\, s. m.
— Témoin,
Tancencr [tôsnê' . . M, I, P, F, X],
V. tr. — Etançonner.
Tancener, voir Tancieu.
Tanche [lâs gén. (tês-lôs Y)\, s. f-
— Tanche (poisson).
Tanchi \lâsi F\, v. tr. — Étancher.
Voir Ètincheu.
Tancieu [tàsyœ . . M, I, P. F, N,
tâsnç . . S, V \, v. tr. — Tancer,
réprimander.
Tançon \tàsô gén.], s. m. — 1-llançon.
Tande \tàl gén.|, v. tr. — Ktendre.
Tande [/à/ 6"), adj.— Tendre. Voir
Tanre.
Tandéjc [lâdês . . M, I, P], s. m.
— Perche que l'on dresse pour
les échafaudages.
Tandelîn \tàdlî . . gén], s. m. —
Hotte de sapin contenant (|uaranle
litres, dont on se sert \nn\r les ven-
danges. Voir Rè.
Tandelîre, voir Tandire.
Tandclou [lâdlu . . M, I. P, ,V],
s. m. — Oiseleur.
Tandcrèyc \tàdrêy .V, /, P, X\, s.
f. — Oisellerie.
Tandcûre, voir Tandïrc.
Tandiener, voir Tanguegncu.
Tandîre [tàdîr M, I. P. X. làdlîr
Juville, tàdôèr S, lôdêr Y], s. f. —
Barre adaptée à chaque bout
des échelles d'une voiture. Voir
Ché.
Tâner [tànêi . . gén.), v. intr. —
S'étendre; .se coucher par terre.
Et u>èt so poûre rossiaii lâné sus l'
bord d'i ru, et voit son pauvre rous-
seau étendu sur le bord d'un ruis-
seau. C. H.. VI, 8. S- - lof de
s' grand d' lu, s'étendre tout de son
grand de lui (de tout son long).
Tânèsse [tànes . . S], s. f. — Place
dans l'herbe où l'on s'est couché.
Tanfieu [tàfyœ . . M, I, P, X. S,
là/la' F], V. intr. — Être épuisé, ex-
ténué, essoufflé.
Tanlla', voir Tanfieu.
THN
637
Ti\Q
^ Tang [ta M, I, P, N], s. m. —
Etang. Cf. Belletanche (bel étang),
ferme située près de Metz.
Tanguegneu (so) [tàgenqe M, N,
tàgqne I, P, tàgene-tàdyenç . . S],
V. pron. — N'être pas d'accord ; se
taquiner; se disputer.
Tanguenè, voir Tanguegneu.
Tanhâye [làyay M], s. f. — Ta-
naisie vulgaire.
Tankiatc [tâkyat M, N, tàkyçt I,
P, V, tâkyat- làly al N, tàtsat- tàtyat
S], s. f. — lo Attelle. 2» Piège à
oiseaux Pontoy.
Tankiatc [tâkyat M, N], s. f. —
Poche de femme.
Tankieu \tâkyqe . . M, I, P, N,
tàtsi-tâtyi S], v. tr. — Mettre des
attelles pour comprimer une bles-
sure, pour resserrer un membre
fracturé.
Tankiote, voir Tankiate.
Tanow [tançiu F], s. m. — Tan-
neur. Voir Tènou.
Tanrc [tàr M, I, P, F, N, tôt S,
tôt V], adj. — 1» Tendre. ~ as, t. os
(cartilage). Don pin ~, du pain t.
'L èreût fat v'nin ~ l'âme don
diâle, il aurait fait venir t. l'âme
du diable (il l'aurait attendri). 2"
Sensible. Qu' V as ~ au fa, que
tu es s. au feu!
Tanrére [tarer M], s. f. — Vache
fraîche de lait.
Tanreté [tàrtê' M], s. f. — Ten-
dreté. S'emploie surtout en par-
lant de la viande.
Tanrous [tara . . M, I, P\, adj.
— Qui se laisse facilement attendrir.
Tant [ta gén.], adv. — Tant. -
qu' pus, ~ et pus, t. que plus, t. et
plus (une grande quantité), 'â déJs
sous ~ qu' pus, j'ai de l'argent en
abondance. ~ tyint, tant tient
(toujours est-il). ~ tyint qu' '/ at
moût, toujours est-il qu'il est mort.
Pèç' que ç'at ~ qu teu n' vieus m',
parce que c'est tant que tu ne veux
pas (puisque c'est ainsi). Tant qu'è
meu, tant (quant) à moi.
TantantG [tàtât M, I, P, N, tatà
F, S, V\, s. f. — Tante (ternie en-
fantin).
Tantchate, Tantchi, voir Tankiate,
Tankieu.
Tantèrlibranle [tâtçrlibràl N], s.
m. — Sot.
Tantiate, voir Tankiate.
Tanttn, Tantîne [tàtî . .gén. (tâtïn
V)], s. f. — Tante (terme familier).
Tantoût, Tantow |/à/û M, /, P, F,
iâiow-tâtû N, tâtô S, V], adv. —
Tantôt; l'après-midi, vers le soir.
Das ~ sus le brune, dès t. sur la
brune (dès la tombée de la nuit).
Tantyi, voir Tankieu.
Tapâye [tâpay . . M, I, P, F, N,
tapây-tapê S, topêy V], s. f. —
Grande quantité. J'â j'té i beuye è-
près lés hhalats, 'l an-n-è chu eune
~ , j'ai jeté un morceau de bois
après les noix, il en est tombé une
quantité.
Tâpè [fôpç V], V. tr. — Taper;
particulièrement, fermer la porte
avec violence. Voir Tauper.
Tapougnon [tapunô S, V], s. m. —
1" Déchets de chanvre qu'on filait
pour en faire une grosse toile dont
on confectionnait des sacs. 2° Linge
sale. 3° Femme malpropre.
Taquate [takat S], s. f. — l» Mail-
let. 2° Palette en bois, qui sert à
tasser le fumier chargé sur la voi-
ture. Voir Palon, Tampate.
Taquâyc [lakay . . M, N, S, tçkây
. . L P, F, V], s. f. — 1» Toquée;
trochée; plant; cépée; pied de
pommes de terre ou de légumes.
Eune ~ d'èrbe, une touffe d'herbe.
2" Laps de temps. J'èvans resté eune
bone ~ , nous sommes restés un
bon bout de temps.
Taque [tak M, N, tçk I, F, S, V],
s. f. — Tas de foin, de céréales,
dans le grenier de la grange.
TAQ
- 638
THS
Taquc \tak M, N, tçk I, P, F, S,
V], s. f. et m. — 1" Souche; chicot;
tronc d'arbre; personnage duquel
descend une famille. - de bond'-
nûre, tronc d'arbre qui sert de
borne. Fût corne i ~ loué, fait
comme une s. tournée (qui a les
{genoux courbés en dedans, cagneux).
2" Tige. Eiinc ~ de Joie, une t. de
cliou.
Taqueler [laklë' . . M, iV, lokle . .
I, P, lokâi/i F\, V. intr. — Frapper
à petits coups.
Taquemarchâ, voir Taque-miïr-
chau.
Taquc-mèrchau \lak mçrsô M, N,
lok mçrsô I, P, lok imirsô F, liik
inarsâ S\, s. m. — Traquet (oiseau).
Taquené [laknê' . . M, N], adj. —
Se dit des céréales saisies par le
froid avant d'é|)ier, qui sont rabou-
gries et qui ne poussent plus.
Taqucr \takê' . . M, N, S, Içkç . .
I, P, F. V]. V. tr. — 1" Toquer,
frapper, heurter. S' ~ le le te au
mnhh, se heurter la tète au mur.
2" Pétrir le pain Gondre.range. 3" v.
inlr. Claquer, en parlant des dents.
Mes danlx laqnint è foûhhe qii' j'èveûs
[rend, mes dents claquaient, tcllc-
luent j'avais froid. 4" Trin(|ucr.
Taqucré \lnkrc' M, N, tokê F, lokrêi
. . I, P, S, V\. s. m. — \o Souche.
2" Manche à balai; vieux balai usé.
3" Personne mal bâtie (au physi(|ue)
Taquetalon \laktalC) M, N, toklolâ
I, P\, s. ni. — Couvreur. Voir Rc-
cwètou.
TaquiatG [laktial M, lakal S\, s. f.
- Maillet.
Taquiote \takijol F\, s. f. — Taquet.
Noie itunulre hoclie, i faiirè mêle
ène ~, notre armoire balance, il
faudra mettre un t.
Tarabussicu [Idràbiisijœ . . M, I,
P, A'I, v. tr. — Taquiner; rudoyer.
Tare (so) \târ F\, v. pron. — Se
taire. Voir Couhieu.
Tarer [taré' . . gén.], v. intr. —
Être météorisé. En' mounèz m' l'os
hétes dons le jone lizèrne le, is
poiirénenl bèn' s' ~ . ne menez pas vos
bêtes dans cette jeune luzerne, elles
Ijourraient bien être météorisées V.
Tarnouwè' \tarnuu>ê' P\, v. intr.
— Kternuer. Voir Trènowcr.
Târon [târô . . M, I. P, X], s. m.
— Seuil de la porte, devant de la
maison, où Ton se tient quand il
fait beau. 'L al lojos sus /' -, il
est toujours sur le seuil de la porte
(à bavarder). Voir Nawé.
Tartèle |/n;7<-/ F], s. f. - Crécelle.
Voir Trètrèle.
Tartèlow [tartçloiv]. s. m. — Ce-
lui qui fait marcher la Tartèle.
Tartouyi [larlmii S, lortii!ie,-ijœ V],
V. tr. — Broyer dans ses mains.
Tarturèle [tàrtiirel X\. s. f. —
Tourlcrelle. Voir Teurtcrèle.
Târyi [târyi . . S\, v. tr. — Helever
un ruisseau.
Tasè \tazq . . S, lozç V\, v. tr. -
Battre, blesser.
Taséye \lazêij S, tozêy Y], s. f. —
Volée de coups.
Tassâd, voir Tassiâd.
Tasse |/n.s- . . gén.|, s. f. — Tasse.
Tasserai \lasra M, \\, s. m. —
Biberon. Voir Tasson.
Tasseron [lasrô M\, s. m. — Per-
sonne (|ui a les cheveux emmêlés.
Tassiâd \tasiia M, N, tosyâ-tosâ
I, P. F, tcisù S\, s. m. — Knfant
qui a l'habitude de sucer sa langue
ou son pouce.
Tassicu \t(tsii(p . . M, N, S, losijç
. . I, P, F, v\,'\. tr. - Téter. Se
dit des bêles. Voir Vé.
Tassiou {tasyn M, X, losyii . . I,
P\, s. m. — Qui tète.
Tasson \lasô S], s. m. — 1" Téton.
2" Biberon. Voir Tasserai.
Tassûre [tiisiir M\, s. f. — Monceau
d'objets mis ensemble.
Tassûre {tasûr M], s. f. — Biberon.
TRS
~ 639
TAT
Tastîcotè [tastikçtç . . S, V, F],
V. intr. — Tergiverser.
Tât [ta V], s. m. — Toit. Voir
lit.
Tata [tata V], s. m. — Mamelle
de femme (enfantin). Voir Titi.
Tâtâd [tata . . M, I, P, F, N], s.
m. — Personne qui tâtonne; qui
est indécise, irrésolue.
Tâtâd [tâtâ F], s. m. — Qui reste
debout. Fayeiiz ~ , m'n ofant,
restez debout, mon enfant F.
Tatan, voir Tantantc.
Tatayi [tâtàyi M, N, tayït F], s. m.
— Jeu de cache -cache.
Tâtche, voir Tàte.
Tâte [tât M, N, lât I, P, V, târt
F, tât-tak-tâts S], s. f. — 1" Tarte;
galette. Dans le pays messin, il
n'existe pas de fête, soit publique,
soit privée, sans une grande con-
sommation de gâteaux. Déjà au
moyen âge, on y aimait cette frian-
dise. Voir La Guerre de Metz, Str.
196, où il est même question d'un
sainct Tortuel :
Chose qui faice a recorder
Ne fuit faite parmei Noël;
Tuit ont laissiei le bahorder
Pour acheter aucun joel.
Quant la fumiere ist du tuel
Très bien se scevent acorder
Comment auront sainct Tortuel.
Rien qui soit digne d'être rapporté
Ne fut fait la semaine de Noël;
Tous ont laissé les exploits de guerre
Pour se livrer aux réjouissances ;
Quand la fumée sort de la cheminée,
Ils savent très bien se mettre d'accord
Pour célébrer saint Tourteau.
- au m'jin, voir ce mot. ~ au
seuke, t. au sucre. Elle se prépare
de la manière suivante. On fait
une pâte de gâteau; avant qu'elle
ne soit levée, on y met du beurre
et on la travaille; le tout est éten-
du en forme de galette ; on délaye
des jaunes d'œufs dans une tasse ;
avec une plume de poule qu'on y
trempe, on badigeonne bien le
dessus de la tarte ; on jette ensuite
quelques petits dés de beurre et on
saupoudre la tarte abondamment
de sucre en poudre. Se cuit au
four. Chache ~ , t. sèche, espèce
d'échaudé particulier au pays mes-
sin. Les minjous d' ~ de Molins,
les mangeurs de t. de Moulins (-lès-
Metz). De nos jours encore, ce vil-
lage a la réputation de faire de bonne
brioche. — Çat d' le ~ de Bâdrecol,
y an-n-è âstant d'ssus que d'zos, c'est
de la t. de Baudrecourt, il y en a
autant dessus que dessous. Se dit
d'une tarte sur laquelle il y a peu
de chose S. 2^ Tartine en général.
Eune ~ de blanc fromeje, une t. de
fromage blanc.
Tâte [tât P, F], loc. adv. — Bien
sûr, assurément. Tè n' voûreûs m',
~ , tu ne voudrais certainement pas.
Taté [tatêi . . M, N, S, lçt& I, P],
s. m. — Ustensile de cuisine: petite
tasse; petite cruche; gobelet en
terre cuite. Au pluriel : vaisselle.
Tâtèlerosse, voir Tâteleûse.
Tâtelciisc [tâtlcès S, tâtelrçs V], s.
f. — Celle qui fait la pâte.
Tâte-è-1'oûlc [tat e l ûl M], s. m.
— Tarte à l'huile (personne lente,
insouciante). / n'at m' eune ~,
il n'est pas le premier venu.
Tâtc-poye [tat pçy . . M, /, P, N[,
s. m. — Tàte- poule (jocrisse qui
s'occupe d'ouvrages réservés aux
femmes).
Tâtegneu [tatnce M, N], v. tr. —
Toucher qqch.
Tâtelats [tatla M, N, tâtlç /, P],
s. m. pi. — Petits morceaux carrés
découpés dans de la pâte faite avec
de la farine, de l'eau et du sel et
amincie au moyen du rouleau. On
les fait cuire à l'eau et on les
mange assaisonnés à la vinaigrette.
Voir Toiitat.
THT
- 640 -
TflW
Tâtelè, voir Tâticu.
Tâtclots, voir Tâtelats.
Tatiau Uàli/d . . M, I, P], s. m.
— Pauvre diable.
Tatibieune \tâlibyœn . . M, I, P],
interj. — Pardi I
Tatic [lany M, N\. s. m. - Babil.
Tâticu {lâty(f . . M, I, P, X, tâtç
.. S, lûllç V\. V. intr. — l»Tàtcr;
essayer; hésiter. 2" Rendre poli.
Tâtieu Uâli/ce . . M, I, P, N, lâkle-
làlç . . S, trille V], V. Ir. — Faire
une tarte, une tartine.
Tatouyc [tàliig . . gén.], s. f. —
1" Femme bavarde, ou qui n'a pas
d'ordre dans son ménage. 2» Ba-
vardage, babil. 3" Mauvaise langue.
'L aii-n-è eime ~, elle en a une
langue !
Tatouyeu [tâliiyœ . . gén. (Içrliu/c
V)], v. intr. — {"Bavarder. 2» Gâ-
cher de la besogne. .3" Remuer de
l'eau avec ses mains. 4" (Chatouiller.
Tau \lô M, I, P, .Y], s. m. - 1»
F;tal ; étalage, éventaire d'un mar-
chand forain, dans les fêtes de cam-
pagne, où se vendent des sucreries,
où l'on lire aux couteaux, etc. Voir
Tauyatc. Elc sus /' - , être sur l'étal
(être sur pied). Lèijeii l' ~, laisser
qqch. (sur la table, etc.) sans l'ôter.
Maie ou ~, mettre à l'é. (exposer).
2" Maison. Je d'mare au -, je de-
meure; je reste à la maison.
Taudion [lôdyô M, I, P, F, N, S],
s. m. — 1» Maison mal entretenue,
sale; taudis. 2" Femme mal ar-
rangée, maIpro|)re.
Taulanje [tôlài M, I\, n. pr. —
Talange, vill. de l'arr. de Metz.
Taupcr \tdpëi M], v. Ir. — 1" Fer-
mer. / laupeûl nale euhh, il fermait
violemment notre porte. 2" Se fermer
violcnuiient. Lés vankions taupiiil,
les volets claquaient. Voir Tâpè.
Taupoyeu [tôpçijœ . . M, I, P, N\,
V. intr. — Patauger dans l'eau, la
boue.
Taupoyou [tôpçi/u . . M, I, P],
s. m. — Qui patauge dans l'eau, la
boue.
'Taupus \tôpû M, /], adv. — Tout
au plus.
Taure [lorêi . . gén.], s. m. —
Taureau. Voir Wèré.
Taurelèsse [lôrles V\, s. f. —
Vache qui beugle comme un tau-
reau.
'Taussebeun' [lôsbcpn M\, adv. —
Tout aussi bien ; pourtant.
'Taussetoût [lôstû M], adj. — Tout
aussitôt.
Tauti [loti M, I, P], s. m. — Be-
nêt, niais.
Tautieu \tôlyœ . . M, I, P, X\, v.
tr. et intr. — Tâtonner; essayer;
toucher; manier.
Tauyatc [loyal M, N, lôyçl I, P,
F, lûyal . . S, lâyol V], s. f. — 1"
Petite table. 2" Tréteau de foire.
Voir Tau.
Tauyâyc [tôyiiy . . M, I, P, F, X,
lâycy-tûyî(y) . . S, V], s. f. — Tablée
(ensemble de convives).
Tauyc |/ô;/ M, I, P, F, X, lny-lâ''y
S, tây V], s. f. - Table. Haut -,
haute t. (repas à l'occasion d'un
mariage). - Du, t. de Dieu (re-
posoir) Ponloy.
Tauyemant [lâymà Ars], s. m. —
1" Tablette de cheminée. 2" Banc
devant la maison. Voir Mcurot.
Tauyotc, voir Tauyatc.
Tauyu |/ô(/(j M, I, P, X\, s. m. —
Petite table étroite qui sert à battre
le linge.
Tavelé {lai>le . . S\, adj. — Marqué
par des taches de rousseur. Voir
TèVGlé.
Tavion |/fii';/ô /, /'), s. m. — Es-
saim.
Tawnè [tawnç' . . S\, v. intr. —
Kternuer. Voir Trènawcr.
Tawon [laivô-toivô M, X, lotuô I,
P, F, tawô S, tçi'ô V], s. m. —
Taon.
Ti\Y
641 —
TCH
Tayant [tayâ F], s. m. — Tran-
chant du couteau. Voir Tèyant.
Tayate [tayat M, N, S, Içyçt I, P,
F, V], s. f. — Petite taie d'oreiller.
Tâyate, Tâye, Tâyéye, voir Tau-
yate, Tauyâye, Tauye.
Taye [tay M, N, Içy I, P. F, tây
S, tôy V], s. f. — Taie d'oreiller.
Groûsse ~, grosse taie (grosse
femme).
Tayi [layi F], v. tr. — Tailler.
Voir Tèycu.
Tayîte [tayît F], s. m. — Jeu de
cache -cache. Voir Tatayi.
Tâyote, voir Tauyatc.
Tayow [tayçw F\, s. m. — Tail-
leur. Voir Tèyou.
Tchambc [tsàp S\, s. f. — Cham-
bre. Voir Chambc.
Tchârate [tsàrat S\, s. f. — Ca-
rotte. Voir Cârate.
Tchartè [tsartçi S], s. f. — Clartés
Voir Kièrté.
Tchat [tsa S, tso V], s. m. —
Tilleul. Voir Teuyat.
Tchâve [tsàf S], s. f. — Cave.
Voir Cave.
Tchawè [Isawç . . S], v. tr. — Clouer.
Voir Kiawer.
TchawTre [tsaivTr S], s. f. — Clou-
tière. Voir Kiawire.
Tchawti [tsaivti S], s. m. — Clou-
tier. Voir Kiawti.
Tchayate, Tchâyc [tSayat S, tsây
V], s. f. — Claie. Voir Kié.
Tché [Isê . . S], s. m. - Clef.
Voir Kié.
Tché [Kè.. S], adj. — Clair. VoirKié.
Tchèbus [tsçbû S], s. m. — Cabus
(chou). Voir Kèbus.
Tchède [tset S], adj. — Tiède.
Voir Kiède.
Tchèlâcé [tsçlâsê' . . S], s. m. — Lait
caillé. Voir Kièlâcé.
Tchèmus [tsemû S], adj. — Camus.
Voir Kèmus.
Tchènârd [Isenâr S\, s. m. — Ca-
nard. Voir Kènârd.
Tchénc [tsën S], s. f. — Cane.
Voir Kinne.
Tchére [tsër S], s. f. - Terre.
Voir Térc.
Tchèrpri [tserpri S], n. pr. —
Kerprich. Voir Kièrpi.
Tchètc [tsçl S], s. f. — Quête.
Voir Quètc.
Tchèter [/sç/ê- . . S], v. tr. —
Quêter. Voir Quêter.
Tchètou [Iseta S\, s. m. — Quêteur.
Voir Quètou.
Tcheû [Isœ . . S], s. m. — Cuir. Voir
Ciir.
Tchcûe [tsœ S], s. f. — Queue.
Voir Queue.
Tcheuchate [tsqesat S], s. f. — Clo-
chette. Voir Kiachate.
Tcheucheu [tsqesœ . . S], s. m. —
Clocher. Voir Kiachi.
Tcheuche [tsqes S], s. f. — Cloche.
Voir Kiache.
Tcheuhène [tsœfçn S], s. f. —
Cuisine. Voir Cuheune.
Tcheuhenè [tsqeyne S], v. intr. —
Cuisiner. Voir Cuhener.
Tcheuheneûrc [tsœtncêr . . S], s. f.
— Cuisinière. Voir Cuhcnîre,
Tcheuheni [tsœ-fni . . S], s. m. —
Cuisinier. Voir Cuheni.
Tchcuhhe [tsqex S\, s. f. — Cuisse.
Voir Keuhhe.
Tcheuhîne [tsœyTn S\, s. f. —
Cuisine. Voir Cuheune.
Tcheûme [tsœm S], s. f. — Écume.
Voir Keume.
Tcheumè [tsœme . .S], v. intr. —
Écumer. Voir Kcumer.
Tcheumerasse [tsœmras S], s. f.
— Écumoire. Voir Keumerassc.
Tchcupate [tsœpat . . S], s. f. —
Crachat. Voir Kieupate.
Tcheupè [tsqspç . . S], v. tr. — Cra-
cher. Voir Kieuper.
Tcheurâye [tsœrày S], s. f. —
Cuillerée. Voir Keuriâye.
Tcheurious [tsœryu S], adj. — Cu-
rieux. Voir Keurious.
41
TCH
- 642 -
TEC
Tchcûrc [tScêr S], v. tr. — Cuire.
Voir Ciirc.
Tchcurè [tscerç' S], s. m. — Curé.
Voir Keuré.
Tchcuryi \lsœryi S\, v. tr. — Curer.
Voir Keuricu.
TchcQte [Istet S], s. f. — Fournée
de pain. Voir Cusse.
Tcheuveléyc [Isœvlêy S\, s. f. —
Cuveau plein de linge. Voir Kcu-
yclâyc.
Tchcuveuyc llsœoqey S], s. f. —
Litière. Voir Keuvcuye.
Tcheuvyi {tsœi'tji S], v. intr. —
Donner de la litière aux bêtes. Voir
Keuvieu.
Tchèvatc \tsevat S\, s. f. — Cla-
vette. Voir Kièvate.
Tchi [tsi S], s. m. — C... Voir
Cul.
Tchi \lsi S], s. f. — Cuiller. Voir
Keuyér.
Tchicot |/.<(A-()], n. pr. — Chicourt,
vill. (le l'arr. de Chàtcau-Salins. Voir
Chicot.
Tchïr llsîr S\, v. tr. — Cueillir.
Voir Keuyeu.
Tchïri \tsîri S\. s. m. — Jeune
canard. Voir Kiri.
Tchirîc [tsirUy)S\, s. f. — Cuillerée.
Voir Kcuycrèye.
Tchitchambôle [Isitsâbôl- tsùtsâbôl
S], s. f. — Culbute. Voir Cucam-
boûle.
Tchô \tsô S], s. ni. — Clou. Voir
Kiâw.
Tchokè [tsokç S], v. intr. — Avoir
le hoquet. Voir Kieukcr.
Tchôrc \tsôr S\, v. tr. — Clore.
Voir Kioûre.
Tchot, voir Tchat.
Tchu \lsû S], s. m. — C... Voir
Cul.
Tchubôlè [tsûbôle S], v. tr. — Cul-
buter. Voir Cuboïilcr.
Tchûré, voir Tcheuré.
Tchutchambôle, voir Tchitcham-
bôle.
Tchûve [ts'if S], s. f. — Cuve.
Voir Cuve.
Te [t(e) M. /, P, X, S. /(ç) F, leV],
pron. pers. — Te.
Tè |/ç gén.], pron. poss. — Ta. Tè
fome. ta femme. On dit l'n devant
une voyelle. Tn aweye. ton aiguille.
Tè [/ç /, P, F\, pron. pers. — Toi.
Voir Tcu.
Tè-Tè [/ç M, I, P. N]. interj. —
1" Cri pour appeler les bètes. 2"
Chien ("enfantin^.
Tè |/ç M. I, P. S\. s. m. - Cour-
tilière.
Té [te V], pron. pers. — Tu. Voir
Te, Teu.
Tèbèrîn |/ç/)çri M, /]. s. m. —
Bruit, vacarme.
Tèbètiére [tçbelyêr M, I, P, A'],
s. f. — Tabatière.
Tèbètiou \lebetyu M, I\, s. m. —
Qui sent le tabac; priseur.
Tèchc [Içs gén.), s. f. — 1" Char-
pente; poutre de support. Tas
foCirt corne etine -, trouwand corne
i chin, tu es fort comme une poutre,
paresseux comme un chien. 2" Po-
teau auquel on attache les bètes.
Tèche [tes gén.], s. f. — !• Tache.
Ç'at eune ~ par vos, /' diâle n' le
roîilreûl m', c'est une t. pour vous,
le diable ne l'ôterait pas. 2» Tache
formée dans les champs, là oii les
céréales sont trop épaisses.
Tèchieu [lesyœ . . gén. (lasi F)],
V. tr. — Tacher; salir. 'L ol tèclûe
dons lé figîre, '/ ère ène piote bûcéle,
elle est tachée dans la figure, elle
aura une petite fille. Se dit d'une
femme enceinte ((ui a des taches
à la figure V.
Tèchon [/çsô P\, s. m. — Blaireau.
Voir Tahhon.
Tèchon [tesô V], adj. — Court et
fort. Vol i p'iét que dâl éle solide,
'l ot ~, voilà un petit gaillard qui
doit être solide, il est court et fort.
Tèchote, voir Tcuhhatc.
TED
- 643 -
TEN
Tèdèche [tedçs-terdçs-lçrtçf M, I,
P], interj. — Espèce de juron
dont on se sert pour exprimer l'é-
tonnement, la surprise.
Tègnc \ten M, I, P], s. f. — Teigne.
Tègnon [tçnô], n. pr. — Antoine
(ternie familier^.
Tégnou [tenu F], s. m. — Étei-
gnoir. Voir Tlnde-cièrjc.
Tèhhe [/çx S\, s. f. - Support
d'une poutre. Voir Teuhhe.
Tèhhi [teyi S\, v. tr. — Tisser.
Voir Teuhhi.
Tèhhnâyc [ti'xnày N], s. f. — Volée
de coups.
Tèhhon [tçxô P], s. m. — Blaireau.
Voir Tahhon.
Tèhhote 1^x9/ /, PI, s. f. — Sorte
de tarte. Voir Teuhhate.
Tèhhton [/çx'ô Famille ridicule, III,
15, 18|, s. m. — Tesson, pièce de
monnaie, fondue pour la première
fois sous Louis Xll, en 1513, abolie
sous Henri III, en 1575. Son nom
était encore connu à Metz au
commencement du ISn siècle.
Tèkc [tçk M, I, P, N], s. m. —
Chic; adresse. Awer V ~, avoir le
chic (être adroit).
Tèklè [tqklç V], adj. — Tacheté.
Lés fômes n'emont m' quand-is v'noiit
~, les femmes n'aiment pas quand
elles deviennent tachetées.
Tel [tel gén.], adj. — Tel, pareil,
semblable. ~ père, ~ feu ; tele mère,
télé femje, t. père, t. fils ; telle mère,
telle fille.
Télate [tèlat M, N, S, lêlçt I, P, F,
V], s. f. — Attelle; éclisse. Voir
Tèle.
Télate [tëlat M, N], s. f. — Écuelle
de bois où l'on met la pâte pour
faire de petites miches. Voir Tèle.
Tèlc [tçl M, I, P, N, tql-tal F, tel
S, V], s. f. — 1" Copeau. Epoûte dés
~ po ampanre lo fu, apporte des c.
pour allumer le feu. An n' peuyent
chèrpanter sans ~ , on ne peut char-
penter sans c. (on ne peut pas faire
d'omelette sans casser des œufs). 2"
Attelle (planchette pour maintenir
un membre fracturé).
Tèle [tçl gén.], s. f. — Talle. N-y
è dés r'hins èprès chèque ~, il y a
des raisins à chaque t.
Tèle [tel M], s. f. — Écuelle
de bois où l'on met la pâte pour
faire de petites miches. Voir Télate.
Tèlè [tçlç V], adj. — Se dit d'une
vache qui a une étoile blanche sur
le front.
Télé [têle V], s. m. — Tuilier.
Voir Tûli.
Tèler [tçW . . M, I, P], v. tr. et
intr. — Tarir. Se dit d'une source,
d'une fontaine qui ne coule plus,
et, par analogie, d'une femelle qui
ne donne plus de lait. Nate vèche
al tèlàye, notre vache est tarie (elle
ne donne plus de lait). Nate puhh
va ~ , notre puits va tarir.
Tèler [tqlê' . . M, I, P], v. tr. -
Mettre une douve à un tonneau.
Télerîc [lêlrî V], s. f . — Tuilerie.
Voir Tiilerèye.
Télote, voir Télate.
'Tèloûre [tçlûr . . M, I, P, N, S,
talow F], adj. — Tout à l'heure,
à l'instant, dans un moment.
Tèlturèle [tçltûrçl N ], s. f. — Tour-
terelle. Voir Teurterèle.
Tèlu [tçlû M, I, P, N], s. m. —
Dernier cerceau, placé à chaque
bout du tonneau.
Témè [temç V], v. intr. —Verser
à côté. Voir Teumer.
Témerè [temrç V], s. m. — Tom-
bereau. Voir Tcumeré.
Ténèbre [tçnçbrç S], v. intr. —
Agiter la crécelle pour appeler les
fidèles à l'office pendant les derniers
jours de la semaine sainte. Voir
Trètrelcr.
Tènâyc [tfnày S], s. f. — Coup.
Voir Toûgnâye.
TÈN
644
TEP
Tèncr [lenë' . . gén. (tana' F)], v.
tr. — Tanner.
Tèncrèyc \lenrêy M, I, P, N, lenràij-
tenrî S, tqnrî V ], s. f. — Tannerie.
N-y è aitstant d' pés d' vés que d' pés
d' vèches é /è ~ , il y a autant de
peaux de veaux que de peaux de
vaches à la tannerie (il meurt aussi
bien des jeunes que des vieux).
Tencu |/(f)nop iV|, s. ni. — Tenaille.
Tcncûz lo bwin (fârc lo) [Inœ lo
bwê\, loc. verbale. — Couijer le der-
nier carré de blé en achevant la
faucillage.
Tèniche [lenis-tçtén M, I, P, N],
n. pr. — Etienne.
Tcnîn ll(e)ni . . M, I, P, N, lie)ni
F, Ini S, f, S|, v. tr. et intr. — 1"
Tenir. - sus ses fés, t. sur ses fers
(sur ses pieds). Bèijeii dés bèrbis è
~, donner des brebis à tenir (à
cheptel). Vaut niieus - que cor
0
(chèssi S), il vaut mieux t. que cou-
rir (un tiens vaut mieux que deux
tu l'auras). Qtinnd-on s' sant henn',
faut s'il ~, (|uand on se sent bien,
il faut s'y tenir (il faut demeurer
où l'on se trouve bien). / pedreûl
ses keulates, si èles ne t'nint m'
èlèchâyes, il perdrait ses culottes,
si elles ne tenaient attachées (il est
très oublieux, négligent). 2" Tenir
bon. Teii n' lyins m', leu haches,
tu ne tiens pas bon, tu hoches.
Tenon \t(ç)nô Y], s. f. - Entaille.
Tènou [tenu . . M, I, P, N, tançw
F, Içnœr S], s. m. — Tanneur.
Tèpate [tepat M, N, tçpçt I, P], s.
f. — Petite tape.
Tèpéje [tepês . . gén.|, s. m. —
Tapage.
Tèpcr (/çpè' . . M, I, P, N, lapw
. . F, tape . . S\, V. intr. — 1» Frap-
per. Lés branches li lèpînt dans le
Fig. 76.
F-0»jt?^
tEP
- é4^ -
TÉS
figure, les branches le frappaient à
la figure. An tèpent è l'euhh, on
frappe à la porte. 2" Crever. Nate
vèche at groûsse, èle va ~ , notre
V. est grosse, elle va c. Je ne l'ai
entendu que dans ce cas particulier.
Tèpis [tepi gén.], s. m. — 1° Tapis.
2" Papier peint V.
Tèpotc, voir Tèpatc.
Tèquc [tçk M, I, P, N], s. f. -
Plaque en fonte appliquée au mur
de l'àtre, pour empêcher que le
mur ne soit endommagé par le feu.
Elle est ordinairement ornée de
dessins ou d'armoiries. Fig. 76, 77.
Fig. 77.
Tèquinpôl [tçkèpôl S], n. pr. —
Tarquimpol, vill. de l'arr. de Châ-
teau-Salins.
Tèraje [teras F], s. m. — Tirage.
Voir Tîréje.
Tèrant [lerâ P], s. m. — Tiroir.
Voir Tirant.
Tèrau [tçrô M,
Morceau de terre,
Tèraud [tçrô M,
Taraud.
Tèrdèche, voir Tèdèchc.
Térc [ter M, I, P, F, N, têr-lsêr
S, têr-tyçr V], s. f. — Terre. Bone
~ , humus ; foûrt ~ , forte terre
(argile). 'L è tojos pâwe qu' lé ~
n' U manquèsse, il a toujours peur
/,
P\, s. m.
P, N], s. m.
que la t. ne lui manque (il est avare).
— anrèjèye, t. enragée (difTicile à
labourer).
Tére [ter M, I, P, N, tçyi F], v.
intr. — 1" Tenir debout; se tenir
debout. J' tés, j" lègaits, je tiens,
nous nous tenons debout. 2" Ré-
sister. Lo diâle ne tèreût m', le
diable ne résisterait pas.
Tére [ter S[, s. f. — Couche de
foin sur une voiture. Voir Tîrc.
Tèrèi |/ç/f' . . P, F], v. tr. — Tirer.
Voir Tïrifiu.
Tèrè'jc [terë's . . P, F], s. m. —
Tirage. Voir Tîréje.
Tèrére [tçrër M, I, P, N[, s. m.
et f. — Tarière.
Tèrier [tçrye,-yœ V], v. tr. —
Exciter, narguer.
Tèrîn [terî . . M, I, P, N], s. m.
— Terrain.
Tèrîn [tçrî M], s. m. — Tarin.
Tèrlater, Tèrlotè [terlatê' . . M, N,
terlçle ■ ■ P], v. tr. — Dorloter.
Tèrmeune, Termine [termqen M,
termin F, S\, s. f. — 1* Salaire men-
suel ou trimestriel du pâtre. 2"
Laps de temps. Ils ont causa' éne ~,
ils ont causé longtemps. F.
Tèrnawa', Tèrnawcr, Terni, Tèr-
niyi, Tèrnouwè, Tèrnouyi, Tèrnower,
Tèrnuyi, Tèrn(i)r [tçrnawê'-ternçivê'
M, ternawai-terni F, tqrniyi- tçrnuive
-tçrnuyi-ternûyi-tçrnJr S], v. intr.
— Eternuer. Voir Trènawcr.
Tèrow [tçrçw P], s. m. — Tireur.
Voir Tîrou.
Tèrtèle [tertçf M, I, P], interj. —
Espèce de jurement. Voir Tèdfeche.
Tèrtèle [tqrlçl S\, s. f. — Crécelle.
Voir Trètrèle.
Tèrtèle [/çr/ç/e . . S[, v. intr. —
Faire marcher la crécelle. Voir
Trètrclcr.
Tés [tê gén.], pron. poss. — Tes.
Téssâd [tesà V[, s. m. — Celui
qui tousse. Voir Teussâd,
tés
- 646
TEU
Téssc [les Y\, s. f. — Toux. Voir
Tcusse.
Téssi, Téssicr [tesi-lesye V], v. intr.
— Tousser. Voir Teussieu.
Tétârd [têtàr M, lêtyër S], s. m.
— Chapiteau de l'alambic. 'L è
têlmant hhaufîeu V - qu' l'è fût
sauter, il a tellement chauffé le c.
qu'il l'a fait sauter.
Tétate [têtat M, N], s. f. — Petite
tête.
Tète [tçt F], s. f. — Tétin. Voir
Titat.
Tète [tçt S], s. f. — Courtilière.
Voir Teute.
Tête [lët gén.], s. f. — Tête.
Bianche -, t. blanche (fille, femme).
— de mèjôr, t. de major (grosse
tête). - d'oûhion, tète d'oiseau
(espèce de scabieuse). Ç'at dous ~
dans i mimme bonat, c'est deux t.
dans un même bonnet (tous les
deux ont la même opinion). - de
fou ne blanchit m', t. de fou ne blan-
chit pas. Ç' qu'on n'è m' dans lé
~ , I faut i awer dans lés jambes,
ce qu'on n'a pas dans la tète, il
faut l'avoir dans les jambes (quand
on oublie qqch., il faut souvent re-
brousser chemin pour aller le
chercher). Eprès le fête, an s' grê-
lent le ~, après la fête, on se gratte
la tête.
Tèténe [tçtên[, n. pr. — Etienne.
Voir Tèniche.
Tctcugne [telœn M, I], s. f. —
Gifle.
Tétiérc, voir Tétârd.
Teu [lœ M, X, S, tç I, P, ti F, Y],
pron. pers. — Toi.
Teu l/(œ) M, N, S, /(f)-/(œ) /, P,
/(ç) F, t(e) V), pron. pers.' — Tu.
7" cheus, tu tombes.
Teuchate, voir Teuhhate.
Teuche, voir Teuhhe.
Teuché, voir Teuhhé.
Tcuchenâye, Teuchcncr, voir
Teuhhcnâye, Tcuhhcner.
Teucherand, Teucherèyc, Teuchi,
voir Tcuhherand.Teuhhcrèye.Teuhhi.
Teufgnàd [tœfnâ . . M, I, P, N[,
adj. — Délicat, diflicile; pleur-
nicheur; vétillcur.
Teuigneu \tœfnœ . . M, I, P, X],
V. ititr. — Pleurnicher.
Tcufnâd [tœfnâ M[, s. m. — Qui
va màchurer les portes, le 13
janvier (ancien usage).
Teuhéje [tcefês . . M], s. m. —
Action de tisonner le feu.
Teuhenat [/œ-f/ia . . JV|, s. m. —
Tison.
Teuhener [tqefnë- . . M, I, P, N[,
V. tr. - 1» Attiser le feu. 2» Battre.
Teuhcr |/Q?Yê' . . M\, v. tr. —
Attiser le feu.
Teuhhate [tœxat . . M. N, tqyjot I,
P[, s. f. — Tarte au mjin, mais
plus soignée. Elle a une forme le
plus souvent pentagonale et se mange
aux repas de fêtes, de première
communion et de noces.
Teuhhe [tœx ■ ■ M, /fX S[, s. f.
— Support d'une poutre.
Teuhhe [tœxê' . . M, I, P, F, N, ta^ç
. . S, tçxe V[, s. m. — Monceau de
gerbes engrangées.
Teuhhenâye [tœy^nây . . M, I, P,
A'], s. f. — Volée de coups, de
soufllets.
Tcuhhener |/a?xnê' . . M, f, P[,
V. intr. — Gémir.
Teuhherand [taex''â • ■ ^A A P' ^'.
N, laxrà S, toysà V], s. m. — Tis-
serand.
Tcuhherèye [tocyrëy . . M, I, P,
N], s. f. — Tisseranderie.
Teuhhi, [tnpxi ■ ■ M, N, lexi
/, P, S[, V. tr. — Tisser. On
entend aussi parfois Teuhhieu.
Teuhon [tœyô . . M, I, P, N, S, ta-jô-
tïtjô F], s. m. — Tison; bûche
ronde. Lo - de d'vant l'euhh, le t.
de devant la porte (le bloc de bois
qui, devant les maisons, sert de
banc). Voir Bianc. / - qu' roûye
TEU
n'èquète jèmâs pwint d' masse, un
t. qui roule n'amasse jamais de
mousse.
Teujéje, Teujenat, Tcujencr, Teujer,
Teujon, voir Teuhéje, Teuhener,
Teuher, Teuhon.
Tcukgnè [tqsknç Pontoy], v. intr.
— Tourner autour d'une personne
dans l'espoir qu'elle offrira spon-
tanément ce qu'on n'ose lui deman-
der.
Teukon [lœkô M, N\, s. m. —
Bûche ronde, rondin.
Teûlate [tœlal M, N, tôèlçt I, P,
tôlat S, tâlot V\, s. f. — Crépine,
membrane graisseuse et transpa-
rente qui enveloppe les organes du
porc.
Teûle [tœl M, I, P, N, tôl S, tâl
V\, s. f. — Toile. - de lik, de tope,
t. de lin, d'étoupe. Ç n'ai nï par
li qu' j' lo fus, ç'al po awer se ~ ,
ce n'est pas pour lui que je le fais,
c'est pour avoir sa t. (sa pratique).
Teûle [tœl S\, s. f. — Tuile. Voir
TQle.
Teûlé [lœlë . . S], s. m. — Tuilier.
Voir Tiili.
Tculeneu [tœlnœ Ommeray], s. m.
— Tonnelier. Voir Toneli.
Teûleréyc {Icêlrëy S], s. f. — Tui-
lerie. Voir Tûlerèye.
Tefllon [lœlô S], s. m. — Débris
de tuile cassée. Voir Tûlon.
Teûlote, voir Teiïlate.
Tcumant [lœmà M, I, P], adj. —
Que l'on peut facilement renverser,
instable.
Tcumemant [Iqemmâ M, I, P, N],
s. m. — Action de verser un liquide.
Teumer [tœniê' . . M, I, P, N, S,
lemç-timç V], v. tr. — 1" Verser;
répandre un liquide par inattention.
Quand' lo vin at teumé, faut V
bwére, quand le vin est versé (^tiré),
il faut le boire. 2° v. intr. Déborder.
Teumcré [tqemrë' . . M, I, P, N,
S, temrç V], s. m. — 1" Tombereau.
64r -
tEÙ
2" Homme gros, boufR. S» Gros
morceau.
Teumon [tœmô M, I, P, N, trimô
S, V], s. m. — Timon.
Teunè l/œ/ie S|, V. tr. — Donner de
la litière aux bêtes. Voir Keuvieu.
Teupenâye [tœpnày . . M, l, P,
JV], s. f. — Potée; plat de légumes.
Teupenîn [tœpnï . . M, I, P, N\.
s. m. — Marchand de faïence.
Teupîn \t{œ)pl . . M, I, P, N\, s.
m. — Pot; marmite à couvercle;
vase de terre. - rf' nwhhat, p. à
moineau; sein de femme; bosse
dans le dos. / n'è ryin è mate au
~ , il n'a rien à mettre au p. (il est
pauvre). Qu' lés cîns qu' font lés
~ lés poûtent au mèrcheu, que ceux
qui fonl les p. les portent au
marché (qui casse les verres les
paye). Dans lés oieus ~, le bone
sope, dans les vieux p., la bonne
soupe (les vieux ne sont pas à dé-
daigner). Chèkin set ç' que boye dans
s' - et sant ivèyou qu ce V grète,
chacun sait ce qui bout dans son
p. et sent où ça le gratte. ~ fandu
deure longtams, p. fendu dure long-
temps. Lés peuts ~ font dés bêles
cayes, les vilains p. font de beaux
morceaux (les parents laids ont
souvent de beaux enfants).
Teurnawer [tœrnawê' M\, v. intr.
— Tournoyer. Se dit du lièvre qui
tourne sur lui-même quand il est
atteint par une décharge de
plombs.
Teurterèlc [tqsrterel M, I, turlurçl
P, turtçrçl-tûrtûrçl F, tartûrçl-tçl-
tùrel N, tortçrçl-turturël S, tçrtçrël-
turturêl V], s. f. — Tourterelle.
Qu'ai ç' que dons ~ fonnent quand-
eules sont sus i lit ? — Eune pare,
qu'est-ce que deux t. font quand
elles sont sur un toit? — Une paire
(devinette).
Teuser [tœzê' . . M, I, P, N], v.
tr. — Ébrancher.
TEU
— 648
TEY
Teussâd [lœsà . . gén. (tesâ) V\,
s. m. — Personne qui tousse beau-
coup.
Teussâde, voir Teusscrèyc.
Tcussat [tœsa M\, s. m. — Tous-
série.
Tcusse [lœs gén. (tes V)], s. f. —
Toux. Chache ~ , t. sèche. 'L è
n' mauvâhhe -, il a une mauvaise
t. T es le ~ meurs -loup, V l'èrcs
j'qu'è le moût, tu as la toux meurs-
loup (?), tu l'aurasjusqu alamorl. Se
dit, en plaisantant, à qqn. qui a un
gros rhume (un os qui est resté
dans la gorge du loup le fait tousser?).
Teussëje [tœsês . . M, I, P], s. m.
— Action de tousser souvent.
Tcusserèye [tœsrêy M, I, P, N,
lœsàt . . S, tœsrêy S, tçxëy-toxn Y\,
s. f. — Action de tousser souvent
et fortement.
Teussieu [tqesyœ . . M, I, P, \,
tœsi-lusi F, tœsi-tçxi S, lesi-lesye-
tçxy^ ^']> V. intr. — 1" Tousser. 2"
Se plaindre, gémir S, V.
Tcût |te' iVJ, s. m. — Toit. Voir
lit.
Teutc [tqst M, tel S], s. f. — Cour-
tilière.
Teuvéje [tœvês . . M, I, P, livês
S], s. m. — Pansement d'une plaie;
souvent : massage.
TcuYcmant [tœvmâ M, I, P, \\,
s. m. — Action de panser une plaie.
Tcuvcr [tcevê' . . M, I, P, N, lïvç
S, V\, V. tr. — Panser une plaie.
Voir Tiiver.
Teuyat, Tcuyot [tœya M, N, tœyo
I, P, tiyœ F, tsa-tya S, kyo-lyo Vj,
s. m. — Tilleul.
Teuyeu [tœyœ A'], v. tr. — Dé-
tacher le filament du chanvre avec
la main.
Tcuyon-de-chinne \lœyô t sèii N],
s. m. — Tige de chanvre dépouillée
de ses fllaments.
Tcvclat \tevla M, N, S, tqvlç I, P,
tevlç y\, adj. — 1» Un peu tiède
(se dit d'un mets que l'on a chauffé lé-
gèrement) 2" Lourd (en parlant du
temps).
Tèvelé \tevlê' . . M, I, P, X, taulœ
F, taotç-tçLilt; S], adj. — 1" Taché; en-
dommagé. Se dit surtout des fruits.
2" Marqué de taches de rousseur.
Tèvelot, voir Tevelat.
Tèvclol [Içt'lo I. P\, s. m. —
Graillon.
Tèvîn [tçi'î M\, s. m. — Cousin,
moustique dont les piqûres sont
désagréables. Quad eune mohhe lo
pique, i creût qu' ç'at i ~, quand
une mouche le pique, il croit que
c'est un cousin (quand il lui manque
la moindre des choses, il croit que
c'est très grave).
Tèvinne [tçuên I], s. f. — Taverne,
auberge.
Tèyâde [Iqyàt . . gén.|, s. f. —
Taillade; entaille; coupure; balafre.
Tèyant |/çi/d gén. (tayà F)\, s. m.
— Tranchant de couteau, de faux, etc.
Tèyc [ley M. I, P, lay F], s. f.
— Taille, action de tailler. Bèyeu
le premîre -, donner la première
t. (tailler les raisins pour la pre-
mière fois). / n'è m' co a la laye
aus fra'ses, il n'est pas encore à la
t. aux fraises (il n'atteindra pas
son but de si tôt).
Tèyc [tçy M, I, P, N\, s. f. -
Taille (contribution personnelle).
J'èvans pèyeu nas ~ èl nas crawâyes,
nous avons payé nos t. et nos cor-
vées (nous avons payé tous nos
impôts).
Tèye [tçy gén.], s. f. — Taille
(stature du corps). Qu' at mâle at
mate, ç' n'at m' lé - qu fût yâque,
qui est maître est maître, ce n'est
pas la t. qui fait qqch.
Tèycmant [teymâ S], s. m. — En-
droit de la faux que l'on vient de
battre.
Tèyeu [teyœ . . gén. (tayi F)], v.
tr. — Tailler.
TÈY
- 649 —
TIÈ
Tèye tout, tèye tâd,
Ryin n' vaut le tèye de ma.
Taille tôt, taille tard, rien ne vaut la
taille de mars. - le vègne, t. la
vigne, pour arrêter la sève.
Tèyeiïr, voir Tèyou.
Tèyi [tçyi F\, v. intr. — Être de-
bout. Voir Tére.
Tèyon [tçyô M, I, P, N, toyô V],
s. m. —Tige du chanvre, dépouillée
de ses filaments. On dit ordinaire-
ment: - d' chitine (chanvre).
Tèyou [t^yu . . M, I, P, N, tayçw
F, tçyœr S], s. ni. — Tailleur. Ne
se dit que du tailleur de pierres.
Tèyus[/ç(/ûM],s. m. —Jeune taillis.
Ti {ti F, V], pron. pers. — Toi.
Tôt por ~, tout par t. (toi seul).
Voir Teu.
Tia [tya I, P], s. m. — Porc
(familier). Voir Tiau.
Tiachate [tyasat N\, s. f. — Clo-
chette. Voir Kiachate.
Tiache [tyas N\, s. f. — Cloche.
Voir Kiache.
Tiâche, voir Tiâhhe.
Tiachi [tyasi S], s. m. — Clocher.
Voir Kiachi.
Tiafcu [/ya/œiV], V. intr. — Claquer
de la langue, comme font certains
animaux quand ils mangent. Voir
Kiafer.
Tiâhhe [tyàx ■ ■ S], adj. — Se dit
de tonneaux et d'ustensiles en bois
dont les douves sont disjointes par
la sécheresse.
Tiakè [lyake S], v. intr. — Patauger.
Tiakeu [tyakœ . . N, S\, v. intr. —
Claquer des dents, de la langue.
Tiampîn [tyàpî N], s. m. — Clam-
pin. Voir Kiampîn.
Tianchate [tyàsat N], s. f. — Petit
loquet. Voir Kianchate.
Tianche [tyàs N, S], s. f. — Clenche.
Voir Kianche.
Tiancheu [tyàsœ . . N, S], v. tr.
— Fermer avec le loquet. Voir
Kiancheu.
Tiankous [tyàku N], adj. — Né-
gligent.
Tiapâye [tyapây N], s. f. — Souf-
flet, gifle. Voir Kiapâye.
Tiârate [tyârat S\, s. f. — Carotte.
Voir Cârate.
Tiapeu [lyâpœ N], v. tr. — Frapper.
Voir Kiaper.
Tiat [tya N], s. m. — Nœud cou-
lant. Voir Kiat.
Tiat [tya S\, s. m. — Tilleul. Voir
Teuyat.
Tiatiat [tyatya N], s. m. — Es-
pèce de grive.
Tiau, Tiau [tyô, tyô F], interj. —
Appel lancé à haute voix, par le-
quel les marchands de porcelets
ambulants annonçaient leur pré-
sence dans le village. Voir Tia.
Tiawè [tyawe . . S], v. tr. — Clouer.
Voir Kiawer.
Tiawti [tyawti S], s. m. — Cloutier.
Voir Kiawti.
Tibeli [tibli Landroff], s. m. —
Pigeon.
Tiè \tyq S], s. f. — Cuiller. Voir
Keuyér.
Tiè \tye M, S, tyœ N], s. m.
— Cuiller. Tiè d' pâyon, grande
cuiller en bois à long manche, qui
sert à délayer les aliments pendant
la cuisson .S. Voir Keuyér.
Tié [tyêi-tyœ N, tyë S], s. m. —
Clef. Voir Kié.
Tié [tyë S], adj. — Clair. Voir Kié.
Tiè-bokèsse [tye bokçs V], s. m.
— Fil de fer très fort en forme d' S.
On le passe par un trou pratiqué
dans la porte ; il sert à tirer ou à
pousser le verrou.
Tiède [tyçt N], adj. — Tiède. Voir
Kiède.
Tiédi [tyçdi N], v. tr. et intr. —
Tiédir. Voir Kièdi.
Tièlâcè [tyelâsêi . . N, S], s. m. —
Lait caillé. Voir Kièlâcé.
Tien' [tyen P, F, V], pron. poss.
— Tien. Ç'ot de ~, c'est à toi V,
Tiè
650 -
TIÊ
Tiènârd {Igçnâr S], s. m. — Ca-
nard. \'oir Kènàrd.
Tiènot, voir Tieunat.
Tièpâye [lyepciy \, S\, s. f. — Ac-
couplement. Voir Kièpàye.
Tiépè \lijepc V|, V. tr. — Cracher.
Voir Kieuper.
Tière [lijer V|, s. f. — Terre.
Voir Térc.
Tièrjatc [ti/erjal S], s. f. - Tartjctle.
Tièrpi [tyerpi S\, n. pr. — Kerpricli.
Voir Kièrpi.
Tièrté [lyçtiC" X. lyçrlç- S\, s. f. —
Clarté. Voir Kièrté.
Tièrtous [lyertuX], adj. — Clair.
Voir Kièrtous.
Tiès \lye l'],inipératifde Tenîn. -
Tiens, prends.
Tiète [tyçt S\, s. f. - Quête. Voir
Quètc.
Tiètè \tyele S\, v. Ir. — Quêter.
Voir Qufeter.
Tiètou [tyqtii S\, s. m. — Quêteur.
Voir Quètou.
Tieu \tyqe N], s. m. — Cuiller.
Voir Keuyér.
Tieu ]lyœ N\, v. tr. — Cueillir.
Voir Keuyeu.
Tieû [tyœ S\, s. m. — Cuir. Voir
Cûr.
Ticuchatc \tyœsat S\, s. f. — Clo-
chette. Voir Kiachate.
Ticuche[/i/a?ïiV,S], s. f. — Cloche.
Voir Kiache.
Ticuche [tyqes S], s. f. — Cuisse.
Voir Keuhhc.
Ticuchi [tyœsi X, tyœsœ . . S], s. m.
— Clocher. Voir Kiachi.
TieQc \tyœ S], s. f. — Queue. Voir
Queue.
Tieuhène, Tieuhîne llyqefçn - tyqe-
yln S\, s. f. — Cuisine. Voir Cu-
heune.
Ticuhcnè [tyœynç . . S\. v. Intr. —
Cuisiner. Voir Cuhcncr.
Ticuhcneûre [tyœfnœr S\, s. f. —
Cuisinière. Voir Cuhcnîrc.
Tieuhcni [lyœfni S], s. m. — Cui-
sinier. Voir Cuheni.
Ticuhhe [tyo-x S], s. f. — Cuisse.
Voir Kcuhhe.
Tieuhûre {lyœyûr S], s. f. — Dépôt
que laisse le beurre fondu. Voir
Cuhûre.
Tieulc [ly(rl X], s. f. — Terrine;
soupière. Voir Cwéle.
Tieumant [tyœmû N\, n. pr. —
Clément. Voir Kieumant.
Ticumè [tyœme S\, v. tr. — Écunier.
Voir Keumer.
Tieumerasse [lyœmras S\, s. f. —
Écumoire. Voir Keumerasse.
Tieumessu {tyœmsii X, tyœmsùS\,ii.
m. — Régulateur d'une charrue.
Voir Kieumessé.
Tieumonvèle [tyqemôvel N, S], s.
m. — Thinionville, vill. de farr. de
Met/..
Tieunat \lycfna M, X, tyeno I, P],
n. pr. — Etienne. Voir Tènichc.
Tieupant [lya-pû S], s. m. — Longe
de fouet. Voir Kieupant.
Tieupate [tycepal X, S\, s. f. —
Crachat. Voir Kieupate.
Ticupâye [lyœpày X\, s. f. —
Groupe de chevaux ou de vaches
tenus en corde.
Tieupè \lyvepe . . /, X, S\, v. tr.
— Cracher. Voir Kieuper.
Tieûr [lyôir X, S], s. m. — Cœur.
Voir Kicûr.
Tieûrâye [tyœrây S\. s. f. — Cuil-
lerée. Voir Keuriâye.
TieQre [tyil'r S\, v. tr. — Cuire.
Voir Ciîre.
Tieurious llyœryti S], adj. — Cu-
rieux. Voir Keurious.
Tieuryi \ty<;'ryi S\, v. tr. — Récurer.
Voir Keurieu.
Tieussat \tyœsa X], s. m. — Kcla-
boussure. Voir Kieussat.
Tieutc \lyœt X], s. f. — Gousse
d'ail. Voir Kieute.
Tieuton \tyœlô X, S], s. m. — Ca-
pitule de bardane. Voir Kieuton.
TIE
- 651 -^
tlQ
Tieuvate [tyœvat S], s. f. — Cu-
vette. Voir Keuvate.
Tieuvé [tycevë S], s. m. — Cuveau.
Voir Keuvé.
Tièvate [tyevat S], s. f. — Clavette.
Voir Kièvatc.
Tièvè, Tièvîn [tyçvç V, lyevî jV],
s. m. — Claveau (maladie). Voir
Kièvé.
Tignc [tin F\, s. f. — Teigne. Voir
Tègne.
Tignon \tinô M, I, P], s. m. —
Tête (terme de mépris).
Timant (timâ V], s. m. — Verre
qui verse facilement. Voir Teumer.
Timbale [tèbàl . . M, I, P, N\, s.
m. — Timbale.
Timbe [têp M, I, N\, s. m. — Bour-
donnement.
Timè [lime V\, v. tr. — Verser.
Voir Teumer.
Timulc [limûl M\, s. m. — Tu-
multe.
Tîn, Tin' [tî-tin S], pron. poss. —
Tien. Voir Tyin.
Tinârc [tinâr V], s. m. — Ton-
nerre. Voir Toneûre.
Tinate [tinat M, N, S. tinçl I, P,
V], s. f. — Tinette ; cuve à lessive ;
petit tonneau où l'on conserve la
choucroute, le beurre; boîte à sel,
etc.
Tinche [lès V], s. f. — Tanche.
Voir Tanche.
Tincheu [tèsœ . . gén.], v. tr. —
Étancher la soif.
Tind-cîhhe, voir Tinde-cièrje.
Tinde ]têl gén.], v. tr. — Éteindre.
Tinde [tel gén.], v. tr. — Teindre.
Tinde-cièrje [têt syçrs M, I, N,
têdrçt P, le six ■S. tëiïu V], s. m.
— Éleignoir.
Tindou [tëdu . . M, I, P, F, N,
tèliiru-tëtira S, têtu], s. m. — Tein-
turier.
Tindrote, voir Tinde-cièrje.
Tinè [linq S, F], v. intr. — Tonner.
Voir Tuner.
Tineûre, Tinôrc [tincêr N, tinôr S],
s. m. — Tonnerre. Voir Toneïire.
Tingne, Tinne [lën-tèn- I, P], s. f.
— Teigne (maladie des cheveux).
Voir Tègne.
Tingnon [lèfiô M, I\, n. pr. —
Etienne. Voir Tieunat.
Tingnou, voir Tinde-cièrje.
Tinote, voir Tinate.
Tint [lî M, N, S], s. m. — Raisin
dont le jus rouge-vif sert à donner
de la couleur au vin.
Tînt [lî M], s. m. — Toit. Voir
Tit.
Tintin [lêtë M, N], n. pr. — Au-
gustin (familier).
Tintirou, Tintou, Tinturou, voir
Tindou.
Tiokè [tyçkç S], v. intr. — Avoir
le hoquet. Voir Kieuker.
Tionché, Tionhhé [tyôsc'-lyôxë' S],
s. m. — Couvercle. Voir Cûbhé.
Tiôre [tyô"r N, tyôr S], v. tr. —
Clore. Voir Kioiire.
Tiôs [tyô-' N], s. m. — Clos. Voir
Kioiis.
Tiot [tyç V\, s. m. — Tilleul. Voir
Teuyat.
Tioul Tioul [tya N, S], interj. —
Cri pour appeler les porcs.
Tioûle [tyûl N[, s. f. — Cuiller
de fondeur.
Tioûrc [lyûr N], v. tr. — Clore.
Voir Kioiîre.
Tioutou [lyulu M, I], s. m. —
Homme faible de corps et de ca-
ractère.
Tiow [tyçiw N, lyô" S], s. m. —
Clou. Voir Kiôw.
Tioweu [lyçwœ . . N, V], v. tr. —
Clouer. Voir Kiower.
Tiowïre [tyçwîr N], s. f. — Clou-
tière. Voir Kiowirc.
Tiowti [lyçwtiN], s. m. — Cloutier.
Voir Kiowti.
Tiquer [tikêi . . M, I, P, N], v.
intr. — Se dit du cheval qui mange
le bois du râtelier ou de la crèche,
TIQ
652
Tiquer [tikê' . . M, /), v. tr. —
Piquer (se dit par ex. d'une épingle).
Tirant [tira gén. (lerà P)\, s. ni.
— Tiroir.
Tirants [ITrà \'l,s. m. pi. — Haies
formées par la jjluic que l'on voit
tomber au loin.
Tirasse \tïras M\, s. f. ~ Grand
filet de chasse.
Tire [tîr M, I. P, F, N, ter S\, s.
f. — Couche de foin ou de gerbes
sur une voiture qu'on charge. Mule
qwète ou cinq ~ sus i elle, mettre
quatre ou cinq c. sur une voiture.
— Mète a ~, mettre le foin séché
sur une ligne pour en former des
tas F. Dans M, on dit Mate an tires.
Tîrc-fiante [ITr fyàt M. I, P\, s. m.
— Crochet qui sert à décharger le
fumier d'une voiture.
Tiréjc [tires M, I, N, S, V, teri-s
P, tçras-tiras F], s. m. — Tirage.
Tire-monde [tir mot M, /|, s. f.
— Sage-femme. Les vieux Messins
nomment encore aujourd'hui Tire-
gosses les sœurs de la Maternité.
Tire-sou [tir su M], s. m. —Avare;
se dit aussi du percepteur.
Tiricu [tïryœ . . gén. (terê' . ■ P, F)[ ,
V. tr. — 1" Tirer. 2» v. pron. Se
retirer.
Tirou [lîru . . gén. (Içrou) P)], s.
m. — Tireur.
Tis [ti M, I[. adj. — Tous, ne s'em-
ploie que dans quelques expressions;
— cinq s'an vont veùr, tous les
cinq s'en vont voir. - dons, tous
les deux.
Tiséne, voir Tisinne.
Tisè, Tisenè \tizc-tiznç V|, v. intr.
— 1" Mettre de côté un travail, que
l'on voulait commencer, pour en
faire une autre qu'on n'exécute pas
davantage. 2" Hésiter. Lo jouwou
tï eûtes é tisè, i n' sèoôr que cale
qu'i volûr mote, le joueur de cartes
a hésité, il ne savait quelle carte il
voulait mettre.
TIV
Tiséye [tizcy V], s. f. — Combus-
tible que l'on met d'une fois sur le
feu. Lo fohh s'ré ehâd quand-vos-
èrâz fèl ene pare dé -, le four sera
chaud quand vous y aurez mis une
paire de charges de bois.
Tisinne [tizèn M, l, tizên S, V \, s.
f. — Tisane.
Tisson [lisô I], s. m. — Homme
faible; de caractère peu dégourdi;
benêt.
Tit [ti-tî M, ti I, P, F, ti-tœ< N,
lô-tô"-lo S, ta V[, s. m. — Toit.
- dés mohhes, t. des abeilles (ru-
cher) P. 'L è chu è l'èvalûye don
- , il est tombé du toit. Nate li
ijute-l-i dans 'n' bâwe d'ûwe, noire
t. goutte-t-il dans une mare d'eau'?
(jeu de mots). / faut lèhhieu cor
lo vanl sus lés -, il faut laisser
courir le vent sur les t. (il ne faut
pas trop se faire de bile). Qu'ut
ç' que ç'at d' e'iè (/»'«/ corne in
champ raboré et qu' jèmâs pwinl
d' citarûes n ont antre d'dans ? —
Lo tôt. Qu'est-ce que c'est de cela
qui est comme un champ labouré
et que jamais point de charrues
ne sont entrées dedans'.* — Le toit
(devinette) S.
Titâd, voir Titat.
Titat \tita M. N, tet F, titu . . S,
l'|, s. m. — Tétin; sein; ma-
melle ; pis, trayon.
Titi [titi gén. (tala V)\, s. m. —
Mamelle de femme (terme enfantin).
Tiu [tyii S[, s. m. — C... Voir Cul.
Tiubolè [tyiibôlç S], v. tr. — Cul-
buter. Voir CuboQler.
Tiulote [tyiilot S[, s. f. — Culotte.
Voir Keulate.
Tiûve [tyiif S\, s. f. — Cuve. Voir
Cuve.
Tivè [tive S, V], V. tr. — Panser
une plaie. Voir Teuver.
Tivè [ITi'ç . . S, V|, V. tr. — Ltuver.
Voir Tiiver.
TIV
- 653
TOT
Tîvéjc [tivëà S], s. m. — Panse-
ment d'une plaie. Voir Teuvéje.
Tiyat, Tiyeu, Tiyot [l(i)ya S, tiijœ
F, t(i)yç V], s. m. — Tilleul. Voir
Tcuyat.
To [to gén. (tu F)], s. f. — Tour;
bâtiment très élevé; château sei-
gneurial.
To [tç gén. (tu F)], s. m. — 1» Tour
(mouvement circulaire); voyage;
tournée. J' m'an va fâre in tou, je
m'en vais faire un tour. 2" Circuit;
circonférence. 3" Action qui exige
de la souplesse; trait d'adresse. /
fat pus d' tos que d' mirèkes, il fait
plus de t. que de miracles. 4" Dans
une série de mouvements successifs,
moment où chacun deux s'accom-
plit. Chèkin zit' ~ , ç' n'ot m' dé
trop, chacun son t., ce n'est pas
de trop V. 5» Ciel de lit. 6o Gros
bâton adapté au derrière de la voi-
ture, qui sert, par le moyen d'une
perche, à maintenir la charge. 7"
Partie du chaînon où entre le Fesé.
8° Rouet. Voir Torat.
To [tç F], s. m. — Trognon. -
d' cabus, trognon de chou.
To \t(ç) gén. t(e) F, t(e) V], pron.
pers. — Te. / t' bège, il te donne.
To \t(o), tn, devant une voyelle,
gén.], adj. poss. — Ton. - père,
ton père; t'n afant, ton enfant.
Tobèc', Toboc' \tçbek M, I, P, N,
tubak F, tabak S, tçbçk V], s. m.
— Tabac. / n' vaut m' eune chique
de —, il ne vaut pas une chique de t.
Toborè [tobçrç . . I, P, V], v. tr.
et intr. — Battre le tambour. Voir
Taborcr.
Toc [tçk I, P], s. m. — Toux con-
tinue, maladie contagieuse des mou-
tons. Voir Tac.
Toc [tçk I, P], s. m. — Finesse.
Voir Tac.
Tobourot [tçburç F], s. m. — Ta-
bouret. Voir Tabourat.
TocGU [tçsœ M, N, tçsç I, P, tusq-
tusi F, tçs(œ) S, tçs(i) V], adv. — Ici.
Toche [tos M, I, P, N, S, lus F],
s. f. — 1" Touche (petite baguette
pointue, en bois, avec laquelle les
enfants indiquaient autrefois, à l'é-
cole, les lettres et les sj'llabes, à
mesure qu'on les prononçait). La
t. était obligatoire, c'était à qui
aurait la plus belle. 2" Aiguille
d'horloge. 3" Action de se toucher.
Nas fnétes sont ~ è ~ , nos fenê-
tres se touchent (sont voisines).
Tocheu [tosqe . . M, I, P, N, lusi
. . F, S, V], v. tr. — 1" Toucher;
frapper, battre. / n' faut m' tojos
~ sus r chvau qu' tire, il ne faut
pas toujours battre le cheval qui
tire. 2" Recevoir de l'argent. J'â
touchi mes sous, j'ai reçu mon ar-
gent F.
Tochon [tçsô V], s. m. — Torchon.
Voir Toûrchon.
Toci, voir Toccu.
Tocon [Içkô I, P\, s. m. — Gras-
double. Voir Tacon.
Tocsîn [toksî . . I, P], s. m. —
Bruit. Voir Tacsîn.
Tocsinè [Içksine . . /, P], v. intr.
— Faire un charivari. Voir Tacsiner.
Tocson [toksô I, P, F, S, V], s.
m. — Homme grossier. VoirTacson.
Tôdc, Tôdjc, [tôt-tôts S], v. tr. —
Tordre. Voir Tûdc.
Todon [tçdô S], s. m. — Linge
roulé.
Todu [tçdii M, I, tçrdû P, S], s.
m. — Tordoir (garrot qui sert à
serrer la chaîne d'une voiture).
Tofantj fp/a M, I, P, N, tufâ F],
adj. — Étouffant, lourd, chaud. /
fat ~ , il fait lourd. Voir Tofe, Tofé.
Tofâye, [tçfày . . gén. {tufây F)],
s. f. — Étuvée, étouffade. È le ~ ,
en cachette V.
Tofc [lof gén], adj. — Chaud et
lourd. I fût -, il fait lourd.
TOF
- 654
TOL
Tofé [tofëi . . gén. (tçpç MarthiD],
adj. — Chaud et lourd. Ne se dit
que du temps d'orage. Voir Totc.
Tofeuycmant [lofœymà M, I, P,
X, loftmù S\, s. m. — ÉtoutTement ;
étranglement. - </' èhhtomèc', é. de
poitrine (asthme).
Tofieu \tofyœ . . i<én.(liifiji F)], v.
intr. — KloufTer; étrangler. ~ d' rire,
poufTcr de rire.
Tôgnâd [t6"nâ \, lônS . . S, Y\.
s. m. — Qui a le cou de travers.
Voir Toûgnâd.
Tognat \lona M\, s. m. — 1" Tour;
tournant; détour. 2" Tourbillon;
bourrasque. Voir Tognoiîle.
Tôgneu |/ô"/îa? . . JV, V|, v. tr. —
Donner des coups. Voir Toûgneu.
Tôgni \lôni S], v. intr. — .\llcr
de travers. Voir Tûgneu.
Tognolc, voir Tognoûle.
Tognoaie lloi'ull M, l, P, X, lonôl
V|, s. f. — Coup de vent, tour-
billon.
Tognous lloùii M, I\, adj. — Qui
a le vertige. Voir Tonisse.
Tohhâd |/ox« V'|, s. m. — 1" Qui
tousse. 2" Qui se plaint toujours.
Tohhate [loyat S, toxçt V|, s. f. —
1" Petite torche. 2" Bourrelet de
paille que l'on met en hiver contre
la porte, pour empêcher le froid
d'entrer à l'intérieur de la maison.
Tôhhc |/ôx S], s. f. — Torche.
Voir Toûrche.
Tohhè I /()/,<■ V\, s. m. — Monceau
de gerbes. Voir Tcuhhé.
TohhcniSre [lo-/jirr V\, s. f. —
Terrier de blaireau. Voir Tahhc-
nérc.
Tohherand [l'>xr(i V\, s. m. —
Tis.serand. Voir Teuhherand.
Tohherïa [loyj'l V'|, s. f. — .Vction
de tousser. Voir Teusserèye.
Tohhèsse [tçxçs S, V], s. f. — (ié-
missement.
Tohhéye \to/êij V], s. f. — Action
de tousser. Voir Teusserèye.
Tohhi, Tohhicr [tçxi S, Içxye Y],
v. intr. — Tousser. Voir Teussieu.
Tohhon lloyô S], s. m. — Torchon.
Voir Toùrchon.
Tohhon [loy^ô I, P, Y\, s. m. —
Blaireau. Voir Tahhon.
Tohhote, voir Tohhate.
Tojos \li>;p gén. (tuju F)], adv. —
Toujours. C. H. dit parfois Toujos.
Tôke |/ôA- .SI, v. tr. — Tordre.
Voir Tïide.
Tokion \tokyô-lolijô M, I, P, K,
lotsô-tolyô S, lolyô Y\, s. m. —
Linge entortillé; brassée de foin,
de paille, etc.; torchon de paille;
peloton de fil.
Tôlatc [tôlal S], s. f. — Membrane
graisseuse utilisée en charcuterie.
Voir TeQlate.
Tolâye {lolây I, P, Y], s. f. —
(irande quantité de fruits que le
vent a fait tomber. Voir Talâyc.
Tôle [tôt S\, .s. f. — Toile. Voir
Teiâle.
Tolè [lolç . . I, P, F, Y\, V. tr.
— Fouler. Voir Talcr.
Tolè [tôle gén. (tula F)\, adv. — Là.
Tolenat \totna S], s. m. — Panier
à œufs.
Tolenè \tolnç Y\, v. tr. — Rosser.
Lo banuiâd é tol'nè lés rapinotts
corne i/Tit, le garde-champètre a rossé
comme il faut les enfants qui vo-
laient des fruits.
Toleneu, Toleni, voir Toneli.
Tolenon \lolnô M], s. m. — Perche
qui fait bascule.
Tolèssc [Içles I, P, Y], s. f. —
Meurtrissure. Voir Talèssc.
Tôlcussc [tôlœs M, N], s. m. —
Têtu; sournois; imbécile (injure).
Tôlicô [tôlikô S\, s. m. — Personne
qui a le cou de travers.
Tolon \totô I, P, F\, s. m. — Ta-
lon. Voir Talon.
Tolûre [lotfir I, P, Y], s. f. —
Foulure. Voir Talûre.
TOAl
653
TON
Tomes {tçmç M, I, P, N], n. pr.
— Thomas.
Sint Tomes
Èpoûte Vûvér dans ses brés.
St. -Th. apporte l'hiver dans ses
bras. È le Sint ~ , lés jos sont lés
pus cohhs, à la St. -Th., les jours
sont les plus courts.
Toms \tô V], s. m. — Temps.
Voir Tams.
Tonale [tçnâl M], s. f. — Tour-
naille. Voir Tonâye.
Tonant [tçnâ gén], s. m. — 1"
Tournant. Au ~, au t. (au détour,
à l'angle). 2" Côlon ascendant trans-
versal du porc.
Tonâre, voir Toneûrc.
Tonatc [Içnat M, N, S], s. f. —
Maillet de tonnelier, de charron ;
masse de tailleur de pierres; mar-
teau en bois qui sert à battre le
chanvre.
Tonatc [Içnat M\, s. f. — Plateau
sur lequel on pétrit les tartes.
Tonatc [lonat M, N], s. f. — Dé-
formation de Toneiire. Ce mot s'em-
ploie comme juron. Mile ~ , mille
tonnerres.
Tonale [tçnat M], s. f. — Baie
rouge de l'aubépine. Voir Patche.
Tonate [tçnat S, tçnçt V], n. pr.
— Antoinette.
Tonau [tonô M\, s. m. — Bois qui
sert à tourner la vis d'un pressoir
à bascule (tourneur).
Tonâye [tçnag . . gén.], s. f. —
1" Tournaille, extrémité d'une terre
sur laquelle on tourne la charrue
en labourant; on laboure ensuite la
tournaille en sillons perpendiculaires
aux premiers. On entend aussi Tor-
nâye. Voir Forîrc, Tonale. 2" Volée
de coups. 3" Chiquenaude.
Tonâye [tçnày . . M, I, P, N, tçr-
nây-turnây F], s. f. — 1" Tournée
(ensemble des boissons offertes et
payées par un consommateur). On
dit aussi Tornâyc. 2" Grande quan-
tité. J'â élu aus - èskèrgats, fan-n-â
rèp'té eune ~ , j'ai été aux escargots
(chercher des e.), j'en ai rapporté
une grande quantité. 3" Charge-
ment de sacs, porté au moulin.
Tonchc [tôs V\, s. f. — Tanche.
Voir Tanche.
Tonde |/ô/ gén], v. tr. — Tondre;
couper les cheveux. / tondreût i-n-
ègné anj'que sus l' néz, il tondrait
un agneau jusque sur le nez (il est
très avare).
Tonde [tôt Y\, v. tr. — Tendre.
Voir Tanre.
Tondérc [tôdêr V], s. f. — Barre
adaptée à chacun des bouts des
échelles d'une voiture. Voir Ché,
Tandîre.
Tondou [tôdu . . gén], s. m. —
Tondeur; perruquier. Bèye meu
redresse de f ~ , ç' deCit été i meun'hi,
i t'è fût dés degrâyes, donne -moi
l'adresse de ton perruquier, ce doit
être un menuisier, il t'a fait des
escaliers. Se dit à qqn. dont les
cheveux ont été mal coupés.
Tondu [tôdû M, I\, adj. — Chauve.
Toné [tçnê' . . gén. (tçnë-tunë F)],
s. m. — 1" Tonneau. Is bwerint
Fig. 78.
TON
- 656 —
TOP
lés cakes et l' -, ils boiraient les
cercles et le tonneau (ils boivent avec
excès). Gole pè gole, lo ~ s' imle,
goutte par j^outte, le t. se vide. Fig. 78.
2" Pièce de bois qui sert à tourner
la vis du pressoir P. Voir Chaucu-
Tone-au-sela [ton ô sla (xto) M, I,
P, iV|, s. m. — Tournesol.
Tonelé, voir Toneli.
Tonclerèye [tonelrëij M\, s. f. —
Tonnellerie.
Toneli [tonli M, /, P, .V, limli F,
tolni-tonli X. tonli"-lpln(i' . . {tœlnœ
()mnicray).S, penché /o/i/e V'|,s. m. —
Tonnelier. Le jour du remplissage
des tonneaux, les patrons leur don-
naient anciennement à boire en
abondance. 11 était alors d'usage de
leur demander: Mâle dés ~, ateû:
I»' sous? maître des t., ètes-vous
soûls? Celui-ci répondait : J' n'alans
m' ca si sous qu' Je n' hu'érlnmes ca
i coup, nous ne sommes pas encore
si soûls que nous ne boirions bien
encore un coup.
Toncr [tonê' . . M, I, tonë'-tornë'-
turnç' P, tonw-tornw-turiKv F. tone
. . S, V], V. tr. et intr. — Tourner.
Éle tone lo cul corne lés kènûds au
wé, elle tourne le c . . comme les
canards au gué (se dit d'une co-
quette). — - lâwe, t. l'eau (la con-
duire dans les prés). X-é dés près
i/ué n hètj'rénent èrijin son n'y tonôr
l'âwe, il y a des prés qui ne don-
neraient rien, si on n'y conduisait
l'eau. 'L ot tonè, il est timbré V.
Toncûre [tondêr {tonûr Bétonie) ,1/,
/, P, lunôêr F, linœr-tûnœr X, tinôr-
tùnôrS, tinàr V\, s. m. — PTonnerre.
Lo ~ bèye. le t. donne (il tonne).
Lo ~ cheut putoût sus lés grands
qu' sus lés piats, le t. tombe plutôt
sur les grands que sur les petits.
Tinôre an mars,
Hèlàs !
Tinôre an-n-avri,
Prépare tés barils S.
Prophéties pour l'année à venir/,
quand le tonnerre gronde entre le
l*'' et le 3 du mois.
Janvier: Vent chaud, assez de blé,
grande guerre.
Février: Grave maladie des abeilles.
Mars: Abondance de fruits et de blé.
Avril: .\bondance de toutes choses,
joie et paix.
Mai: Disette, pauvreté.
Juin: (îrande mortalité, sédition.
Juillet : .\hondance de blé et de vin.
Août: Néant.
Septembre : Tous les maux possil)les.
Octobre: Grand vent, peu de fruits,
bon vin, abondance générale.
Xovembre : Beaucoup de fruits, paix,
joyeu.scté.
Décembre: Abondance, jiaix.
2" Scabieuse des champs.
Tonéyc, voir Tonûrc
Tôgnâd |/()"/!fl X\, s. m. — Qui
tient le cou de travers. Voir Toûgnâd.
Tôgnâyc (/ô"/iâ;/iY|, s. f. — Volée
de coups. Voir Toûgnâyc.
Tongneu [tônce X]. v. tr. — Donner
des coups. Voir Toiîgncu.
Tonisse [tonis M, /, /', X, S, turnis
/•"j, adj. — 1" Étourdi à force de
tourner; qui a le vertige. Voir
Tognous. 2" Toqué, fou.
Tonote, voir Tonate.
Tônote [tônot V], n. pr. — .An-
toinette. Voir Tontichc.
Tonouwè {tpnuive V], v. intr. —
Éternucr. Voir Tèrnawer.
Tontiche, Tonton \tôtis-tôtô M. I,
P, X]. n. pr. — .\ntoinctte ou ,Iean-
nette. Voir Tônote.
Tonare {tonûr . . M, /, P, X, tur-
nfir F, tonfy V], s. f. — Guide (ré-
gulateur de la charrue).
Topâd \topâ Y\, s. m. — Torchon
d'étoupes qui sert à boucher, et,
en général, tout ce qui sert à
boucher qqch.
Topat [topa M, N], s. m. — Oeillet;
phlox.
TOP
- 657 -
TOR
Topate [tppat M, N, tçpot I, P,V],
s. f. — l» Étoupe de lin. 2» Toupet
qui agrémente le bonnet de coton.
Topaus [topô M], s. m. pi. — Étou-
pes. Afate lo fu au mitan dés ~ , met-
tre le feu au milieu des é. (aux é).
Topè [tope Marthil], adj. — Chaud
et lourd. Voir Tofé.
Toper [tçpê' . . M, I], v. intr. —
— Remuer, bouger.
Toper [lôpê> . . gén.], v. tr. —
1" Boucher; fermer avec violence.
2" V. intr. Etouffer. J' tope, j'étouffe.
Topére, voir Topeûrc.
Topes [top gén. {tup F)\, s. f. pi. —
Étoupes. I n' faut m mate lo fu prache
dés ~ il ne faut pas mettre le feu
près des é. Lo Jâquîn d' le Louise
mat r fu dans lés ~, le Jacques de
la Louise met le feu aux é. (il est
le boute-en-train de la société).
Topèt [tope gén.], s. m. — Toupet.
Topète [topet M], s. f. — Petite
mesure de liquide ; petite bouteille.
Topeûre [tçpœr S, tçpêr V\, s. f.
— Porte de four. Elle a ordinaire-
ment la forme d'un demi-cercle.
Topéye [tçpêy V], s. f. — Grande
quantité. Voir Tapâyc.
Topote, voir Topate.
Toquâd [tokâ . . M, I, P, N[, s. m.
— Entêté.
Toquât [tçkaM,N], s. m. —Pied
d'un chandelier; pied de lampe;
chandelier.
Toquâye [tçkây /, P, F, V], s. f.
— Toquée. Voir Taquâye.
Toquâyi {tokàyl F], v. intr. —
Frapper à la porte, à petits coups.
Voir Taqueler.
Toque [^pA- /, P, F, S, V], s. f. —
Tas de foin, etc. Voir Taque.
Toque [tok I, P, F, S, V], s. f. —
Souche. Voir Taque.
Toque [tçkç I, P, F, V], v. tr. -
Toquer, frapper. Voir Taquer.
Toquéje [tçkës /), s. m. — Lignée.
Voir Taque.
Toquclè [tçklq . . I, P], v. intr.
— Frapper à petits coups. Voir
Taqueler.
Toque-mèrchau [tçk mçrsô I, P],
s. m. — Taquet. Voir Taquc-mèr-
chau.
Toquénâd [tçkenâ V], s. m. —
1» Taquin. Ç'ot i ~, i n' leye mi
lés-ofants tranquîles, c'est un t., il
ne laisse pas les enfants tranquilles.
2° Mauvais ouvrier.
Toqueré [tokrê' I, P], s. m. —
Voir Taqueré.
Toquetolon [toktotô I, P], s. m. —
Couvreur. Voir Taquetalon.
Toquote [tokot V], s. f. — l» Ins-
trument qui sert à presser la chou-
croute dans un tonneau. 2° Planche
qui sert à tasser le fumier sur la
voiture. Voir Taquate.
Toquou [toku V], s. m. — Celui
qui frappe. - d' tambor.
Torâd [tprâ V], s. m. — 1» Talus.
2o Tas. - d' nôje, t. de neige.
Torat [tçra M, N, S, toro I, P, V,
turç-turç F], s. m. — Rouet. Voir
Boc, ChîYc, To. Fig. 79, 80.
Fig. 79.
Bossât. Beurdèle. fVulate.
Moyate. Mèrionète. Mèrchatc.
Dcm'hale. Codé.
42
TOR
- 658
TOR
Fig. 80.
Torbc [tçrp M, I, P, A'], s. f. -
Tourbe.
Torberîe {Içrberhj M, I, P N\, s.
f. — Tourbière.
Torbion [lorbyô M, I\, s. m. —
Excrément du porc.
Torche [lors V], s. f. ~ Torche.
Ne se rencontre que dans l'expres-
sion : - dé giiéle, t. de gueule
(chose bonne à manger).
Torche [tôTs N], s. f. — Torche.
Voir Toiirche.
Tôrcheu, Torchi [lôTsce N, tçrsi S],
V. tr. — 1" Torcher. Voir Toiirchcu.
2" adj. Mal habillé,
Torchon \tô"rsô N], s. m. — Tor-
chon. Voir Toûrchon.
Tordu [tordii Hombas], s. m. —
Mécanisme pour serrer la perche
(Pirche) d'une voiture chargée.
Torèssc |/prç.s l'], s. f. — Terreau.
Torier \lçrye,-yœ V], v. inlr. —
Enrager. Fcre -, faire e.
Torire [tonr M ], s. f. — Sœur
touricre.
Torlokè [lorlokç V], s. m. — Fre-
luquet.
Tornant [lornà F], s. m. — Lanière
de fouet.
Tornante [lomât M, /], s. f. —
Retourne, au jeu de cartes.
Tornâye [lornâi/ F], s. f. — Tour-
née. Voir Tonâye.
Tornè' [tçrnçi . . P, F], v. tr. —
Tourner. Voir Toner.
Torniquct \tornikç M, I, P, X], s.
m. — Tourniquet.
Tornou \tornu . . M, I, P, turnow
F\, s. m. — Tourneur.
Tornûrc \lçrnûr M, I, liirniir F\,
s. f. — Mensonge. Voir Retonûrc.
Torot, voir Torat.
Tort [lôT N, tôr, S\, s. m. — Tort.
Voir Toûrt.
Tortc \lçrl P\, s. f. — Tourteau
(marc des graines des plantes olé-
agineuses). Voir Totc.
Torté Itorlè' M, I, P, tiirtê F\, s.
m. — Gâteau.
Tortis, voir Tortus.
Tortiére [Içrlyêr M, \, InrlTr S],
s. f. — Tourtière.
Tortion Itortyô M, I, P, F. A', S),
s. m. — Morceau ; quantité. 'L èvale
i bwin ~ d' pin, il avale un bon
morceau de pain. \ate vèche èvale
i bwin ~ d'èrbe, notre vache avale
une bonne quantité d'herbe.
TortorèlG [Içrlorel S, Y], s. f. —
Tourterelle. Voir Teurterèle.
Tortot |/or/o gén. (tiiriu F)], adj. et
pron. indéf. - l" Tout, toute; tous,
toutes.
Tortos lés bèrjis don monde meiir-
rint, f n'èril'rins m' seul'manl eune
hoiilète, tous les bergers du monde
mourraient, nous n'hériterions seule-
ment pas une houlette (nous n'avons
pas de chance'). J' f'râ loriot ç' que
f poûrâ, je ferai tout ce que je
pourrai. — J'â vu lortos lés cis que
v'ninl, j'ai vu tous ceux qui ve-
naient S. 2" Tout, employé absolu-
ment. ./' è dit -, j'ai dit tout Y.
3" adv. Tout à fait, entièrement.
Voir Tortus, Tout'.
Tortouycr [Içrhuje V], v. tr. —
1" Hroycr. 2" v. intr. Bavarder.
Voir Tatouyeu.
Tortus \torlû M, I, P, N, tutû F,
torlù-lçrti S, tçrti Y], pron. indéf.
TOS
- 659
TOT
— Tous, toutes. Lés vol tords, les
voilà tous, toutes. Voir Tortot, Tout'.
Tosè [toze Y], v. tr. — Battre.
Voir Tascr.
Toseler [tçzlêi . . M, I, P, \, S\,
V. tr. — 1" Tondre, tailler une haie
ou un arbre; élaguer, ébrancher,
couper le sommet. On dit aussi
Toser, dans le même sens. I-n-âbe
loselé, un arbre à la tête coupée.
Voir Toser. 2° Tondre les brebis.
Toselîre, Toselûre [toztir-tozlur S\,
s. f. — Brins de haie coupée à la
tondeuse.
Toser [tçzêi . . M, I], v. tr. —
Tondre, tailler. Voir Toseler.
Toséyc [tozêij V|, s. f. — Volée
de coups. Voir Taséye.
Tosîre, voir Tosiire.
Tossâd [tçsâ-tçsijâ I, P, F], s. m.
— Enfant qui a l'habitude de sucer
son pouce. Voir Tassâd.
Tossâd [tçsâ V], s. m. — Suçon
composé de mies de pain, addi-
tionnées de sucre et liées dans un
petit morceau de toile. On dit
aus.si Tossote.
Tossàte {tosfd V\, s. f. ■%- Vache
qui tète les autres vaches.
Tossé, voir Tossint.
Tosse-kèyau [tos keyô V], s. m.
— Lamproie de rivière.
Toss(i)âd, voir Tossâd.
Tossiè [tosij^ . . I, P, F, V], v. tr.
— Téter. Voir Tassieu.
Tossint [losê gén. (tçsê' P, tusë F)],
s. f. — La Toussaint. Auslant d' rjrins
d' miats minjeus è le ~ , auslant d'âmes
dèlivrâges, autant de grains de millet
mangés à la T., autant d'âmes dé-
livrées.
Auss'toût que le Tasse' ot venowe,
Tè deûs quitb le chèrowe.
Aussitôt que la T. est venue, tu dois
quitter la charrue.
È le Tossë', lés blés deûnent été semè's
Et tortos lés fruts rantrè'S.
A la T,. les blés doivent être semés
et tous les fruits rentrés.
De le Tassé' è le fin d' VÈvant,
N-ij è jèmâs trop d' pioûve ni d' vant.
De la T. à la fin de l'Avent, il n'y
a jamais trop de pluie ni de vent P.
Tossiou \tQsyn . . I, P], s. m. —
Celui qui tète. Voir Tassiou.
Tossote, voir Tossâd.
Tosûre {tozïir . . M, I, P, N, tçzûr-
tozïr S, tozlr V], s. f. — Tonte
d'une haie, d'un arbre.
TosQre [tozûr M], s. f. — Meur-
trissure.
Tôt [to gén.], adj. — Tout. - beun',
t. bien (aussi bien). ~ chèkîn, t.
chacun ft. le monde). Totèvau, par-
tout, tout alentour. - pèr lu (leye),
tout(e) seule. - pyin, t. plein (beau-
coup). ~ d' minime, t. de même
(en effet). ~ d' hhute, t. de suite. -
si, d' si (tout comme). - ink, t. un
(indifférent). Ce m'at ~ ink, ça
m'est indifférent. — Tôt drôhat, par-
tout; toi bin, t. bien (très bien) S.
Toi pyin yeque, t. plein de choses.
Totinnâr, tout à fait V. Voir Tout'.
Tôt \tô-tçw-tô'; S\, s. m. — Toit.
Voir Tit.
Tôt [tow N, tô - tôiv S, ta V], adv.
— Tôt. Voir Tout.
Totambrès [tçtâbrq M, /], s. m. —
Pain percé au milieu.
Totaulâche, Totaulâhhc [tçtôlàs-to-
lôlàx . ■ M, I, P, N\, loc. adv. — Tout
au large (partout). Qu' chèkin hand-
lèsse d'uant chenz li, i frè bé d' ~ ,
que chacun balaye devant chez lui,
il fera beau partout. Lé grèhhe ai
bone ~ , jusque dans la t'pin, la
graisse est bonne p., jusqu'à (même)
dans le pot (la soupe).
Totchon [totsô-tçtyô S], s. m. —
Linge entortillé. Voir Tokion.
Tote [tôt M, I, tort P], s. f. —
Tourteau, masse formée du marc
des graines des plantes oléagineuses.
TOT
660
TOT
Toté \tçtê' I, P], s. m. — Usten-
sile de cuisine. Voir Taté.
Tôtieu [tôtyœ M, N\, v. tr. — Tà-
tcr, manier.
Totion, voir Totchon.
Tôtif [/Ô/7/ V\, adj. - Hâtif.
Toto [loto M, /), s. m. — Pain
(terme enfantin).
Totogne [loton M, I, P, X], s. f.
— Taloche, coup, horion.
Totpyin [topyc gén. (litplen F)],
adv. — Beaucoup.
Tou [tu F], s. f. — Tour. Voir
To.
Toubac' Itubak F\, s. m. — Tabac.
Voir Tobèc'.
Toucè \tiise-tusi F], adv. — Ici.
Voir Toceu.
Touche [lus F], s. f. — Touche.
Voir Toche.
Touchi [tusi . . F, S, Y], v. tr. —
Toucher. Voi Tocheu.
Toûde [tût Bue, F], v. tr. —
Tordre. Voir Tiide.
Toufant [tufà F\, adj. — Étouffant.
Voir Tofant.
Toufât [lufà . . M, I], s. m. —
Tarte au lait et aux œufs.
Toufâyc [tufây F], s. f. — Étouffée.
Voir Tofâye.
Toufyi [tufyi F], v. tr. — Étouffer.
Voir Tofieu.
Toûgnâd [tûnà . . M, I, P, F, tô"-
nâ-tûna N, tôùà . . S, V[, s. m. —
1° Qui a le cou de travers; qui re-
garde de travers; qui n'agit pas
franchement, sournois, dissimulé;
indécis, irrésolu; têtu; borné. Voir
Loûgnâd. 2" Boudeur. I fat /' -,
il fait le boudeur (il boude). 3» Qui
est difficile pour la nourriture.
ToQgnâye [tùnây . . M, I, P, tô"-
này-tûnây \\ Içnây S], s. f. — Coup,
taloche ; rossée. L' è r'çu eune - ,
il a reçu une volée de coups.
Toiigneu [tûfice M, I, P, tônœ-lô"-
nae-tûnœ N, t6ne,-yce V|, v. tr. —
Donner des coups; cogner; frapper.
Toûgneùz v' vôèr, vas dous', mâs n' vos
fèyeûr pwint d' niau, colletez -vous
voir, vous deux, mais ne vous faites
pas de mal. 2" v. intr. Tourner le
cou sournoisement ; manquer de
franchise.
Toûhhate [tû^at M, tô^x^t - tûxat
K\, s. f. — Petite torche de paille.
Voir Tohhatc.
Toujous [tuju F], adv. — Toujours.
Voir Tojos.
Toula [tula F|, adv. — Là. Voir
Tolè.
Toulipe [tulip M, I, P, N, S, V],
s f. — Tulipe.
Touna' [tuna' F], v. intr. — Ton-
ner. Voir Tuner.
Tounàre [tunûr F], s. m. — Ton-
nerre. Voir Toneûrc.
Toûne [tûn M, /), s. f. — Maillet
très lourd.
Touné [tunê F), s. m. — Ton-
neau. Voir Toné.
Touncli [tunli F\, s. m. — Ton-
nelier. Voir Toneli.
Toûncûs [tûnœ I, P\, s. m. — Pied
de cornier.
Toupes [tup F\, s. f. pi. — Étoupes.
Voir Topes.
Toupeunc [tupœn M, N], s. f. —
SoufTlet, gifle.
Toupie [tupJy M, I, P, F[, s. f. -
Femme méchante, acariâtre.
Toûrche [lûrs A/, /, P, F, tûrs-tô-rè
N, tôx S\, s. f. — 1» Torche. 2» Rou-
leau de linge qu'on vient de tordre.
Toûrcheu [lùrsœ . . M, I, P, F,
tô^rsœ- lûrsœ N, tçrsi S\, v. tr. —
1" Torcher, essuyer avec un torchon;
frotter. Toûrche i pou le tauye,
essuie un peu la table. S' ~ /' bèc,
se t. le bec (se régaler chez autrui
sans lui rendre la pareille). 2" Ha-
biller. 'L at byin toûrcheu, il est
bien mis.
Toûrchon [lûrsô M, I, P, F, tô-rsô-
tûrSô N, tçxô S, tosô V], s. m. —
1° Torchon. T'es r ^ au t'pin.
TOU
661
tu as le t. au pot (tu arrives trop
tard, la vaisselle qui a servi au
repas se trouve déjà dans le pot
pour être lavée). Lo fa al au ~,
le feu est au t. (le t. brûle, il y a
de la brouille dans le ménage). 2°
Femme sale.
Toûrde [tûrl F\, v. tr. — Tordre.
Voir Tiîde.
Tourèt, voir Tourot.
Tourlarigôle (è) [tnrlârigôl . . S,
V\, loc. adv. — A tout propos, à
tout moment. / fèl le fêle è - , il
fait la fête (il s'amuse) à tout propos.
Tourlourète [lurlurçt M\, s. f. —
Jeune étourdie.
Tourna' [turiiœ F, turnçi P], v. tr.
— Tourner. Voir Toncr.
Tournant [turnà M, I, P, F\, s.
m. — Lanière du fouet, du lléau.
Tournâyc [tiirnâij F\, s. f. —
Tournée. Voir Tonâye.
Tournipe [lurnip S, V], s. f. —
Betterave. Voir Disètc, Lisète.
Tournisse [turnis F], adj. — Qui
a le vertige. Voir Tonisse. A Metz,
les vieux disent Tournisse et ne
connaissent pas d'autre expression.
Tournure [lurmir F], s. f. — Guide
(régulateur de la charrue^. Voir
Tonûre.
Tournure [turnûr F], s. f. — Men-
songe. Voir Tornîire.
Tournow [lurnçw P], s. m. —
Tourneur. Voir Tornou.
Toûrossc [tûrçs V], s. f. — Celle
qui tue.
Tourot [larç-turç F], s. m. —
Rouet. Voir Torat.
Toûrt [lûr M, I, P, F, tôT-lûr N,
lôr-lôT S], s. m. — Tort. De ~
an Irèvés, de t. en travers (sans
raison). Lo çu qu' n'ai m' tolè è
tojos -, celui qui n'est pas là a tou-
jours tort. / - byin d'fandu vaul
mieus lo pus sovanl qu'i bwin dreûl
mau sot'na, un t. bien défendu vaut
TÔU
mieux le plus souvent qu'un boii
droit mal soutenu.
Tourtâwc, voir Tourtowe.
Tourte [turlê F], s. m. — Gâteau.
Voir Torté.
Tourtîre [hirrir S], s. f. — Tour-
tière. Voir Tortiére.
Tourtourèlc [turturçl . . P, S, V\,
s. f. - Tourterelle. Voir Tcurterèlc.
Tourtout \lurlu F\, adj. indéf. —
Tout. Voir Tortot.
Tourtowe [lurlçiv - turlâw M, N,
Inrlçw I, P\, s. f. — Pain long très
léger dont on se sert pour tremper
la soupe. A Metz, on l'appelle Tortue.
Tourtus \turtû F], pron. indéf. —
Tous. Voir Tortus.
Tousèt, Tousot [luzq- luzç F\, s.
m. — Croûtes qui se forment sur
la tête des petits enfants.
Toussét [tusë F\, s. f. — Tous-
saint. Voir Tossint.
Toussi [lusi F\, v. intr. — Tousser.
Voir Teussieu.
Tout' [lut gén.], pron. ind. — l''Tout,
toute, tous, toutes. Is sonl lout's
beun' conUmts, ils sont tous bien
contents. 2" adj. ind. Tout's lés-omes,
tous les hommes. — È lout', à t.
(tout à fait) V. Voir Tôt, Tortot,
tortus, Toutus.
Tout {ta M, I, la-lçiu P, tû-lçiu
N, lô-tô''-lçw S, 15 V], adv. — 1»
Tôt. 2» Bientôt.
Toûtâd [tûta M\, s. m. — Nigaud,
sot.
Toûtâd [latà . . M, N, S\, s. m. —
Gâteau grossier fait avec des res-
tes de pâte.
Toûtâte [tûtal . . M, I, P], s. f.
— Corne, trompe. Lo hèdi an va
èva se -, le berger s'en va avec
sa trompe.
Toute {tulëi I], s. m. — Tourte.
Toûter [lûlêi . . M, I, P, F], v.
intr. — Sonner de la trompe, de
I la corne. Se dit surtout du berger.
I Lo hèdi va loûtanl, lâcheûz vas
- 662
TOU
TRft
bèrbis, le berger va sonnant de la
trompe (sonne la trompe), lâchez
vos brebis.
Toutouye [tutuy F], s. f. — Volée
de coups.
Toutplèn', voir Totpyin.
Toutus |/ii/û M, I, P], pron. —
Tous. Voir Tout'.
ToQtu [/û/(ï M, I, P], adj. - Tor-
tueux; qui manque de franchise, de
loyauté.
Toûwc-boûs llûw bû M, I], s. m.
— Cognée (grosse hache de bû-
cheron).
Toîîwe-chîn [tûwsî M, S, V, tûwsî-
tçivsî I, P, N\, s. m. — Repas que
le propriétaire donne à ses ouvriers
quand la fenaison, la moisson, la
vendange sont terminées.
Toûwe-poye [tûw poy M, I], s. f.
— Colchique d'automne.
Touwer \t(u)wê' . . gén.], v. tr. —
Tuer. - /' chin, t. le chien, donner
le repas nommé Toûwe-chîn. 'L
an-n-ateût corne louwé, il en était
comme tué (il était abasourdi, stu-
péfait).
Toûwerèye [tûwrçy M], s. f. —
Abattoir. Voir Tûcrîe.
Touwéson [l{ii)wêzô M, /), s. f.—
Action de tuer, d'abattre. Quand'
Je f'rans le ~ d' nale p'hhè, v'an-n-
èrcûz, quand nous tuerons notre
cochon, vous en aurez.
Touwou [tii{w)u . . gén.), s. m. —
Tueur.
Touyes \tuy gén. {tôy V)\, s. f.
pi. — Chaume (tiges de céréales qui
restent sur pied après la moisson).
Lo bwin lams sus lés -, le bon
temps sur les c. (il fait beau quand
le cultivateur n'en a plus besoin).
Voir Toyon.
Touyon \luyô V], s. m. — Grand
chaudron qui sert ù faire cuire des
pommes de terre, des betteraves,
etc., pour les bêtes. Je fons kére
los les l'os in - pou nos couchons,
nous faisons cuire tous les jours
une chaudronnée pour nos cochons.
Touyote \luyot V|, s. f. — Personne
qui met tout en désordre.
Tovon |/p('ô V), s. m. — Taon.
Voir Tawon.
Towe-chîn, voir Toûwe-chtn.
Towon \lowô I, P, F\, s. m. —
Taon. Voir Tawon.
Towdu [tou>dû Novéant], part. pass.
— Tordu. Voir Tûde.
Towtus \towlu I, P\, adj. — Tor-
tueux.
Toye [loy I, P, F, tôy V\, s. f.
— Taie d'oreiller. Voir Taye.
Tôycs, voir Touyes.
Toyon \tpyô V], s. m. — Tige du
chanvre dépouillée de ses filaments.
Voir Tèyon.
Toyotc [toyçl I, P, F, V\, s. f. —
Petite taie. Voir Tayatc.
Trâbac (sus) [trâbak . . S, Irêbok
V|, loc. adv. — N'est guère usité
que dans la locution: Lo dmle
cbeut tojos sus -, le diable tombe
toujours sur t. (le malheur pour-
suit toujours son homme).
Trâbc [trop S, trop V], s. m. —
Trèlle sauvage.
Trabouchat [trabusa S], s. m. —
Croc en jambe. Voir Trebeuchat.
Trabouchi [trabusi S], v. intr. —
Trébucher. Voir Trcbeucheu.
Trace [triis . . S, V], s. f. — Trace.
Voir Trèce.
Trachâye [trasày - traèêy M, N,
trosfiy-trosëy I, P, F, trosî(y) S, V],
s. f. — 1" Touffe ; poignée. Vè l'an
cbarcbeu eune - d'èrbe, va - t'en
cherclicr une poignée d'herbe. 2»
Assemblage V.
Trachcu [trasœ M, Irçsq . . I, P,
F, S, V\, v. intr. — Taller. Se
dit volontiers du blé; devenir dru.
Nalc bié n'ai m' pas, mus i trach-
rè au prinlams, notre blé n'est pas
épais, mais il deviendra dru au
printemps.
TRR
663
Trader [Irâsye V], v. intr. — Pas-
ser et repasser souvent au même
endroit.
Trâgnat [traiia . . S], s. m. — Im-
pression de serrement de gorge
qu'on éprouve en mangeant qqch.
d'acide.
Trâgnè, Trâgni, voir Trangneu.
Trâhh [trûx V], adj. num. card. —
Trois. Voir Treûhh.
Trâhiéme [trâxyem V], adj. num.
ord. — Troisième. Voir Treûhieume.
Trâhou-d' bique [trà-fu d bik . .
M, /], s. m. — Celui qui trait la
chèvre (homme qui fait les travaux
du ménage).
Trambe \lràp gén. (trop V)], s. m.
et f. — Tremble; souvent aussi
bouleau.
Trambeuymant [Irâhœymâ M, jV,
tràbeymà I, P, tràblmà S\, s. m. —
Tremblement, ordinairement en par-
lant de choses.
Trambiate \tràbyat M, N, Iràbyçl I,
P], s. f. — Tremblement; Frisson; peur.
Trambieu [Iràbyœ . . gén.), v. intr.
— Trembler. ~ de tout s' cours,
t. de tout son corps (de tous ses
membres). / Irambeuye corne eurte
poye qu' è vu /' halere, il tremble
comme une poule qui a vu la buse
(il a grand peur). - corne i fromeje
de p'hhé, trembler comme un fro-
mage de cochon. / n-y è dés pwéres
è note pwéri è fâre ~, il y a des
poires à notre poirier à faire t. (il y
en a une grande quantité).
Trambiote, voir Trambiate.
Trambiou [tràbgu . . M, I, P, N,
tràblâ F\, s. m. — Celui qui tremble.
Trambiûre [trâbyùr . . M, I], s. f.
— Tremblement; peur, crainte,
frayeur, épouvante. A Metz, on di-
sait anciennement Trambiûre.
Tramblâd, voir Trambiou.
Trambiûre, voir Trambiûre.
Tramoussi [tramusi F], v. tr. —
Contrarier. Voir Trimousscr.
TRK
Trampâyc, Trampe [trâpày . . trâp
gén.], s. f. — 1° Averse. 2" Volée
de coups, correction.
Tramper [tràpêi . . M, I, P, N],
V. tr. — Tremper. V n'èveûz m' b'san
d' mate vate vante ~, vous n'avez
pas besoin de mettre votre ventre
t. (attendre un plaisir prochain).
Trampète [Iràpet M, I, P, N\, s.
f. — Pain qu'on trempe dans du
vin ; mouillette pour manger les
œufs à la coque.
Tramûre [tramiir F], s. f. - Tré-
mie de moulin. Voir Trèmûre.
Tramwès [tramwe M, 1, N \, s. m.
— Trémois, mélange d'orge et
d'avoine.
Tranchant [trâsâ M, /, P, X, trùsœ
S, tràsë V\, s. m. — Tranchant, fil
d'un couteau, etc.
Tranchât \lràsa M, N, tràsç I, P\,
s. m. — Tranchet.
Tranche [tràs Atttilloncort), s. f.
— Petit repas que faisaient, en
plein air, le soir, les petits pâtres,
l'un des premiers dimanches qu'ils
allaient aux champs avec les che-
vaux. Voir, pour de plus amples
détails. Annuaire de la Société d'his-
toire et d'archéologie lorraine, 1913,
p. 114.
Tranche [tràs M, I, P, N, triyâs
S, V], s. f. — Tranche.
Tranché, voir Tranchant.
Tranchéje [tràsës . . M, I, P, N,
tràsi(y) F, S, V\,s.L — 1" Tranchées
(coliques très aiguës). 2" Excavation
longitudinale, à ciel ouvert S.
Trancheûs, voir Tranchant.
Tranchie, voir Tranchéje.
Tranchot, voir Tranchât.
Trangnat [tràna M], s. m. — Fro-
mage de ménage préparé avec du
lait caillé, poivré et salé sur les faces
et les côtés. Voir Guèytn.
Trangnemant [trànmà M, I, P, N],
s. m. — Strangulation.
TRft
664 —
TRA
Trangncu [trânœ . . M, I, P, N,
tràyyi-i;stràla' F, trôni-tràoni-trâni-
trâoneS, lrânçV],\. tr.— 1" Ktrangler.
Tés eune vives come in rossignol que
trâgne i chwâ, tu as une voix comme
un rossignol qui étrangle un cheval
S. 2" Avaler. 'L è tout' trangneii,
il a tout avalé. 3" Surfaire qqn.
Tranguyi, voir Trangncu.
Tranke [tràk V], s. f. — 1» Tranche.
2» Grand morceau. Ene ~ dé pin,
un grand morceau de pain.
Tranlai, voir Trangneu.
Trantchile [trâtsil Château-Voué],
adj. — Tranquille.
Trantran [trâtrà M, I, P], s. m. —
1" Traintrain ; usage; routine des af-
faires. 2» Train de la maison et,
par extension, toutes les issues, les
coins et recoins.
Lo ça que v'neût le veûr lo pus so-
lvant,
De se mauhon i con'cheût bèn' lés
[Irantrans.
Celui qui venait la voir le plus sou-
vent, de sa maison il connaissait
bien les recoins. Jaclot, 1853, p. 19.
Tran'wo [Iranwç N], v. tr. —
Étrangler. Voir Trènower.
Trap [tra M, N, tro I, P, F, S, ^ \,
adv.— Trop. - byin(beun'),heaucoup,
énormément ; violemment. Fèyeûz
r trap byin fratè pè nale F'iipe Mi-
tonau, faites le beaucoup frotter par
notre Philippe Mitonneau (faites le
rosser). La Famille ridicule, I, 1, 20.
Trapc [Irap S], s. f. — Trappe.
Voir Trèpc.
Trapc [trap S, trop V], adj. —
Trapu. Lés couchons que sont ~ ,
gréhhont mes qu' lés-âtes, les cochons
qui sont gros et courts engraissent
mieux que les autres.
Trâpîd [trâpT S], s. m. — Trépied.
Voir Treïipicud.
Trâpwès [trâpwç S], s. m. — Em-
barras. Voir Traupwès.
Traque [Irak S\, s. f. — Battue.
Voir Trèque.
Traqué [trake . . S], v. tr. —
Traquer. Voir Trèqucr.
Traquou [Iraku M, iV, trçku . . I,
P], s. m. — Troqueur, brocanteur.
Traquou [traku . . S, F\, s. m. —
Truqueur. Voir Trèquou.
Trârassc [tràras M, X], s. f. —
Gros robinet de cuve. Il est difTérent
des robinets ordinaires.
Trârc {trâr . . gén. [trêr V)], v. tr.
— 1" Tirer, par ex. du vin au ton-
neau. Heurlin . . . s'an va trâre
don vin èl fat rinciè les wéres, H. s'en
va tirer du vin et fait rincer les
verres. G. H., IV, 196. 2» Traire.
A Moulins-lès-Metz, où le patois a
disparu, l'r était bilabial. On
prononçait tvâue (traire), comme on
disait vâhon (raison); chèvoiv ('char-
rue), /ace (faire), lîwje (large)
(d'après plusieurs personnes).
Trâs [trâ Y], adj. num. — Trois.
Voir Treûhh.
Trasè (/rarç . . S), s. m. — Petit las
de foin. Voir Trcsé.
Tràt [trâ Y], adj. — Étroit. Voir
Trcût.
Trât \trà . . gén.], s. m. — 1» Longe
de corde ou de cuir; d'ordinaire
chaîne. - d' sa?/. Voir Ché. 2" Trait;
coup. Tôt d'i ~ , tout d'un t. S" Quan-
tité de liquide qu'on boit sans
prendre haleine. I ~ d' vin, un t.
de vin. 4" Épidémie bénigne (sorte
de catarrhe). Voir Cohh, Rinne.
5" Salaire mensuel du berger, qu'il
allait autrefois toucher de maison
en maison.
Trât-brése [trà brcs M], s. m. —
Tisonnier.
Tralchi [tratii S, trçtyç,-yœ V],
v. intr. — Tituber.
Trâtchi, voir Trâticu.
Trât d' chfti [trà t si . . S], s. m. —
Chèvrefeuille sauvage.
TRH
- 665 -
TRR
Trate [Irai M, N, trçt I, P, F, S,
V], s. f. — Course.
Trâte {tràt . . gén. (1res V)], s, f.
— 1° Ce que l'on tire en une fois.
Eime ~ d'àwe, quantité d'eau que
l'on tire en puisant une fois; quantité
de lait qu'on a trait en une séance.
J'èvans malé le ~ d'aumètîn èva
le çu d'èlènut, nous avons mêlé la
t. du matin avec celle du soir.
2° Traite, course.
Trâte [tràt . . gén.], s. f. — Éche-
veau.
Tratè [tratç' . . S], s. m. — Tréteau.
Voir Trèté.
Trâtclat, Trâtclot [tràtla . . S, trâllç
V\, s. m. — Entonnoir. Voir Trâtu.
Tratcr [tralê' . . M, N, trçtç . . I,
P, F, S, V], v. intr. — Trotter;
courir. Voir Lacheu.
Trâteiî, voir Trâtu.
Trâtieu {trâlycp . . M, I, P, F, N,
tràtsi-trâtyi S, trâtye,-yœ V], v. tr.
— Traiter. - è pivint, t. à point
(bien t.); t. en donnant qqch. de
bon à boire et à manger. Nos wè-
sîns trâtiont aivodé, is fèyont lés hàts,
nos voisins traitent (reçoivent) au-
jourd'hui, ils font les fiers.
Trâtu [tràtû . . M, I, P, N, trâlœ S],
s. m. — Entonnoir. Voir Trâtelat.
Dans la berceuse suivante, Trâtu
a apparemment une autre signifi-
cation, que je ne puis encore expli-
quer:
Trâtu, bonsu.
Le neûre vèche at an vaye au rut
Qwére è bwere è ses vwèsîns.
Trâtu, bonsa.
Lés çus qu' sont dans l'âte,
Is minj'ront d' le làte ;
Lés çus qu' sont dans l'cwin don fu,
Is minj'ront dés-yeus tôt crus.
Trâtu, bonsu.
Le neûre vèche ne r'vyinrè pus.
Trâtu, bonsoir, la noire vache est
en chemin (allée) au rupt chercher
à boire à ses voisins. Trâtu, bon-
soir, ceux qui sont dans l'àtre, ils
mangeront de la tarte; ceux qui
sont au coin du feu, ils mangeront
des œufs tout crus. Trâtu, bonsoir.
D'après M. de Westphalen, la
vache noire serait le nuage symbo-
lisé ; elle représenterait une ancienne
divinité, puis l'animal qu'on lui con-
sacrait; plus tard, cette divinité au-
rait été assimilée à sainte Brigitte.
De nos jours encore, les habitants
de Huy (Belgique) viennent caresser
cette vache noire exposée au côté
de la Sainte dans l'église Saint-Remy.
Cette vache est censée amener la
pluie qui féconde les champs des
voisins (habitants^, leur procurant
ainsi l'abondance et la prospérité.
Dans l'église de Freyming (Mo-
selle), il existe un pèlerinage à
sainte Brigitte; sur l'autel, on y
voit la Sainte avec sa vache noire.
Trâtyi, voir Trâtieu.
Trauchieu, Trauhhieu [trôsyœ-trô-
xyoe . . M, I,P,N], V. tr. — Chercher
çà et là.
Traupieu [trôpyœ M], v. intr. —
Avoir la démarche lourde.
Traupwès [trôpwç M, I, P, trâpwç
S], s. m. — 1" Embarras; encom-
brement; remue-ménage. 2" Enfant
trop curieux. 3" Servante malpro-
pre ; fille de mauvaise vie.
Travâye [IravâyF], s. f. — Travée.
Voir Trèvâye.
Travayi [travayi F], v. tr. — Tra-
vailler. Voir Trèvèycu.
Travèrséje [travçrsês . .,S], s. m. —
Transvasement. Voir Trèvèrséjc.
Traverser [travçrsç . . S], v. tr. —
Transvaser. Voir Trèvèrscr.
Travûre [travur F], s. f. — Tra-
vée. Voir Trèviîre.
Trawâye [trawây-trçwày M, N], s.
f. — Trouée.
Trawéje [trawës-trçwêS M, N], s.
m. — Action de trouer.
TRH
- ééé -
TRE
Trawelal [traiula-lrowla M], s. m.
— Pelle.
Trawclon [trawlô-trowlô M\, s. ni.
— Pelle dont on se sert i)our la ven-
dange.
Trawer [trawê'-trçniê' . . M, S, S\,
V. tr. — Trouer.
Trawiate.Trawirc [/ra ivya l-lroivyn t,
trawlr-trpunr M, \, S\, s. f. ~ Pares-
seuse.
Trawîre [Irannr-trotvlr M, S'], s.
f. — Trouée.
Traye [Iraij M, X], s. f. — Treille.
Dieiunin d'zos le ~ , ptihhe et ijâhhe,
dormir sous la t. (en) paix et (à 1")
aise (dormir sur ses deux oreilles).
Trayc \lray . . M, N], s. f. —
1" Trèlle hybride (cette herbe a la
réputation d'endormir). 2" Troène.
Trâyote [trâijot l'], s. f. — Pièce
de terre.
Trâze |//'(/.s S|, adj. num. card. —
Treize. Voir Trôze.
Trâzîme [Irtizîm S\, adj. num. ord.
— Treizième. Voir Trôzieume.
Tré \lrê' P, Irê F\, s. m. — Paille.
Voir Trin.
Trèbèchot, voir Trebeuchat.
Trcbeuchat [Irepsa M, N, trqpso
I, P, Intpsot F, Irabma-trepsa S,
trçbuso V\, s. m. — 1" Croc en
jambe. Bèijeu i ~, faire un croc
en jambe. 2° Marcotte de la vigne S.
Trcbeucheu [trepsœ M, N, trçpse
I, P, Ircbiisi- trilmlsi-lrupsi F, tra-
busi- lirbusi S, Ivçbusyc l'|, v. intr.
— Trébucher ; buter. - an francès,
t. en français (parler mal le fran-
çais). Le verbe est souvent pro-
nominal. Dans le patois messin, on
entend aussi Treveucheu. Voir
Chevau.
Trèbouchi, Trèbuchi, voir Trcbeu-
cheu.
Trècc [trçs M, X, Iras . . S, V],
s. f. — Raie que le faucheur fait
dans un pré pour le délimiter.
Trècequîn [Irçskî M], s. m. —
Instrument pour tracer le bois.
Trèche, voir Trèhhe.
Trècicu {tresyœ . . M, I, P, X\,
V. tr. — 1» Tracer 2» v. intr.
Marcher; aller et venir.
Trècote |/rçA-p/ /, P\, s. f. - Jar-
retière. Voir Treucate.
Trèfc \lref gén.|, s. m. — Trèlle.
Trèfoyeu \lrçfoyœ . . M, N, Ircjoye
I, P], V. tr. et intr. — Farfouiller,
tripoter.
Trégnanl, Trégnau, Trégnèssc,
Trégncu, Trégnou, Trégnu, voir
Tringnant, Tringnau, Tringnèsse,
Tringneu, Tringnou, Tringnu.
Trèhhe (an) [trçx ■ . M, l, X, S,
V, trçx-tnx P, tris F], loc. adv. —
1* En friche; inculte. Xa.i rhéyons
sont an ~, nos sillons sont en f.
2" Inoccupé.
Trèhhenè [Irçyjiç V], v. intr. —
Faire les ouvrages du ménage.
Trèhhi l/rçxi l'|, s. m. — Traverse,
poutre.
Tréhhtîn [Irexll V|, n. i)r. — Tur-
queslein, vill. de l'arr. de Sarrebourg.
Tréje [1res P, F], adj. — Étrange.
Voir Trinje.
Trèji, Trèju, voir Trcuji.
Trèke [trçk P], s. f. — Trou dans
une haie.
Trèkegnatc, Trèkègnotc [lrçk(e)nat
M, X, trek{ç)nol I. P\, s. f. — Su])-
port d'une charrue.
Trekcûse [Irekœs M, X, Irekiês I,
P], s. f. — Tricoises ^tenailles de
maréchal).
Trèknike [Irçknik M, 1], s. f. -
1" (;iiicanc. 2" Tripotage.
TrÈmat |/;ç/7in M, X, S, trçmo I.
P\, s. m. — Dévidoir qui sert à
garnir de lil la bobine du tisserand,
pour faire la trame.
Trèmâye {Iremày . . gén.], s. f. —
Céréales étendues sur l'aire pour
être battues. On appelle cette
opération, dansle Vosgien.Mounéye.
TRE
— 667
TRË
Trème [trem gén.], s. f. — 1" Trame,
fil conduit par la navette. 2" Sillon
qu'on trace en labourant. 3" Rayon,
trait de lumière.
Trèmé [trçniê' . . M, I, S\, adj. —
Malpropre.
Trèmontâde [Irqtnôtàt . . M, I, P,
N], s. f. — Tramontane.
Trémot, voir Trèmat.
Trémousser [trçmusê' . . M, I, tra-
musi F], V. tr. — Contrarier.
Trèmûre [trçniûr . . M, I, P, N,
S, tramùr F], s. f. — Trémie du
moulin. / nmnm pahhe dans se ~
puloût dous vayes qu'eune vaye, un
meunier pêche dans sa trémie plu-
tôt une fois que deux fois.
Trénau, Tréne et composés, Tré-
nèle, voir Trinnau, Trinnc et com-
posés, Trinnèle.
Trènawer [trenaivê' - trçnçwê' - tqr-
naivëi M, trçnçwe I, tarnuwç' P, tqr-
nawa'-lçrni F, tranwç N, teniiyi-
lernuwe- ternuyi-tçrnûyi- ternir -çtar-
nuwç - qtçrnçwe - lawnç' S, tçnuwç
V\, V. intr. -■ Éternuer. Quand-on
tornoûwe lo mètin dant que d'jinè,
ç'ot qu'on-n-èré în cadau, quand on
éternue le matin avant que (de)
déjeuner, c'est qu'on aura un cadeau.
Voir Tèrnawer.
Trénâyer [trënâyê' lang. pop.
mess.J, V. intr. — Traîner, travailler
lentement.
Trénâyerèye [trënâyrçy . . P, N],
s. f. — Action de traîner. Voir
Trinnâyerèyc.
Trènower, voir Trènawer.
Trènse [Irens F], s. f. — Seringue.
Voir Trinsûre.
Trènsi [trçnsi F, S], v. intr. — Se-
ringuer. Voir Trtnsieu.
Trèpc [trqp M, I, P, N, trap-trep
S, trçp V], s. f. — Trappe.
Trèpe [trep M, I, P, N\, s. f. —
Tripe. Piate ~, intestin grêle. -
don cul, caecum du porc.
Trepelate [Ireplat M, N, treplçt I,
P\, s. f. — Soulier avec semelle de
bois, plus ou moins large, à l'usage
des jardiniers ; il sert à tasser la
terre des jardins ensemencés.
Trepclcr [treplê' . . M, N, treplq
. . I, P, triplai . . F, S, Ireple Vj,
V. tr. — Piétiner; trépigner; fouler
aux pieds, écraser. - dés-eiiynons,
dés càrates, marcher avec une Tre-
pelate sur des oignons, des carottes
qui viennent d'être semés.
Trèpelote, voir Trepelate.
Trèpènè, voir Trèpèrcé.
Trèper [trepëi M], v. tr. — Couper
la vigne au pied pour avoir de
nouvelles pousses.
Trèper [trçpë' . . M, I, P, N], v.
intr. — Marcher sur qqch.
Trèpèrcé [trçpçrsêi . . M, I, P, N,
trqpene S\, adj. — Transpercé;
mouillé jusqu'aux os.
Trèpiûre [trepynr M, I, P], s. f. —
Menu bois qui reste d'un fagot.
Trèque [trçk M, I, P, N, Irak S],
s. f. — 1» Traque, battue. 2" Fosse
préparée pour prendre un loup au
piège; trou dans une haie.
Trèquenèque [trçknçk Gorze], s.
m. — Cric.
Trèquer [trçkë' . . M, I, P, N,
trakf . . S, trçkç V\, v. tr. — Traquer.
Trèquou [trqku . . M, I, P, N, tra-
kçw F, traku S, trçku V\, s. m. —
Traqueur.
Trére [trêr V], v. tr. — Traire.
Voir Trâre.
Trèsaler Itrqzalêi . . M, N, Irçzolç
F, P, V], V. intr. — Carillonner.
Voir Trisaler.
Trése [1res V], s. f. — Ce que
l'on tire en une fois. Voir Trâte.
Tresé [trezë' M, N, trçzë< I, P,
trazç V\, s. m. — Petit tas de foin,
etc. Mate an ~ , mettre en meule,
mettre les gerbes en tas.
Trèselè [trçzlç . . I, P], v. intr.
— Frétiller.
TRE
- 668
Tresclîrc [trezlir M, X], s. f. -
Ensemble de tns de gerbes systéma-
tiquement dis|)(>sés dans un cbamp
de blé.
Trèsolè, voir Trisalcr.
Trèsoûr [trçzCtr M, I, P, lrçzô"r-
Irezûr \\, s. m. — Trésor.
Trèssans [trçsà M, I, P, \, S\, s.
m. — Cens; loyer; rentes; prix
d'un bail; redevance en nature. /
II' faut m' panre lo monde è -, i
faiireût trap d' sdcs, il ne faut pas
prendre le monde à cens, il fau-
drait trop de sacs (il ne faut pas
se faire trop de bile, de chagrin
pour tout ce qui arrive, on n'en
tinirail pas).
Trèssieu [Irqsijœ . . M, I, P, F, X\,
V. tr. — Tresser.
Trèssieu [tresyœ A'|, v. intr. —
Marcher en tous sens.
Tréte \lret V], s. f. — Truite.
Voir Trcûte.
Trèté [tretë' M, I, P, X, tratç' S],
s. m. — Tréteau.
Trètrèlc [trflrçl M, /, P, X, dar-
dçl-tarlel F, Içrlçl S, Iretrêl-trçtrêl
V|, s. f. — Crécelle. 11 est de tra-
dition, dans nos campagnes, que
les cloches partent dans la matinée
du Jeudi -Saint pour aller à Home
se confesser près du Saint -Père.
Elles reviennent dans la journée
du Samedi -Saint. Aussitôt qu'elles
ont annoncé leur retour par une
joyeuse sonnerie, les enfants pren-
nent leurs crécelles et se rendent
devant la porte de chaque maison du
village; ils font retentir cet instru-
ment primitif en chantant le cou-
plet suivant;
Antandeûz tous'
Si Laon at èva nous (?).
Que qu'i /a/? —
/ minje tortot nate chû.
J'alans l' louwer èva natc grand coulé
Et je /' minj'rans èva nate grand
[keuyé.
TRÊ
Entendez tous si L. (?) est avec nous.
Qu'est ce qu'il fait'? —
11 mange toute notre viande.
Nous allons le tuer avec notre grand
couteau.
Et nous le mangerons avec notre
grande cuiller.
On s'empresse de donner aux chan-
teurs des œufs de Pâques, pour les
récompenser d'avoir an nonce l'heure
des oflices pendant l'absence des
cloches.
Se lamjue lone corne eune ~ , sa
langue tourne comme une c. —
Ç'at pis qu'eune trèlrele, éle ne hôte
mi, c'est pis qu'une c, elle ne cesse
pas, Gondre.vant/e.
Trètreler [Irelrelê' M, X, Irqtrelç
. . I, P, dardçlœ F, tçrlçle S, trçtlq
V], V. intr. — Faire marcher la
crécelle.
Trétîse [Ireiîs M, I, P, X\, s. f.
— Trahison.
Treubiat, Trcubiot [trœbga M, X,
trqebtjo l, P\, s. m. — Tourbillon.
Voir Trobiat.
Treucate [trœkat M, X, Irçkot I,
P, trikot F, Irikal S\, s. f. — " Jarre-
tière. .\ux noces, c'était à qui en-
lèverait la j. de la mariée, pour
servir de livrée aux assistants.
Treijch, voir Trciïhh.
Treûche [tries Hombas], s. f. —
Taie d'oreiller.
Treiïcoîâne [trcëkân M, I, P, X\,
s. m. — Tricorne.
Treuhâr [trceyàr S\, s. m. — Taie
d'oreiller.
Treûhéne, voir Treuhinnc.
Treûhh \lrâc devant une consonne
/rû'Y . . devant une voyelle, trâcy^ à
la i)ause M, I, P, X, trôy-trô S, trâx-
Irû V], adj. num. card. — Trois.
Treiihieumc [Irœytjcvm . . M, X, trœ-
Y;/çm P, F, trôftm S, trûyyem.-yoem
Y], adj. num. ord. — Troisième.
Treiihinnc [trœyin M, I, trcëyln P,
trôê-{ên-trvÈ-^ën X], s. f. — Quantité
TRE
669
TRE
comprenant trois unités, trois objets
de même nature.
Treuji [trqeji M, N, treji I, treju
P], s. m. — 1» Endroit où l'on en-
grange les denrées. 2" Tas de
gerbes engrangées. 3" Bande, can-
ton de terre.
TreQjieume, voir Treûhicume.
Treûjinne, voir TrcQhinne.
Treumcrî [trœniri M], n. pr. —
Trémerj', vill. de l'arr. de Metz.
Trciipieud [trœpijœ M, N, trôèpyç
I, P, F, trâpl S, tropye V], s. m. —
Trépied.
Treiis, voir Treûhh.
Treîit \trcÈ M, I, P, N, atrô-(e)trô
S, {ç)trà V], adj. — 1° Étroit; mince.
— corne i harang, va. comme un
hareng. Le bàcèle è i coûhhat auss'
~ qu'i trin d' bié, la fille a un cor-
selet aussi é. qu'une tige de blé
(elle est trop serrée). I rCan mwène
meu atrôt, il n'en mène pas é. (il
veut faire le riche). 2" Avare.
Treûte [trœt M, I, trût F, trel V],
s. f. — Truite.
Treuvc \trcpf M, 1, P], s. f. —
Trouvaille.
Treuver [trcevê' . . M, I, P, N, tru-
vœ F, trçvç-triwç . . S, trçvç V],
M. tr. — Trouver. Au futur, ce
verbe fait TrcuYyindrâ. Dans le
lang. pop. mess.', on disait: je trou-
viendrai. Treuve beun' que f'rè beutï,
trouve bien qui fera bien. - l' caca,
découvrir le pot aux roses. — Que
qwèt et que troue en' pied m' so toms,
qui cherche et qui trouve ne perd
pas son temps V.
Trcuye [trqey M, I, P, N, trî(g)
F, trey V], s. f. — Étrille. / vât
cinq sous corne lo minche d'eune
trie, il vaut cinq sous comme le
manche d'une é. (c'est un vaurien).
Treûyc [trœy M, I, P, F, N], s. f.
— Truie. Voir Cache, Trûye.
TrcûyB-chîn [trôèy sî M, I], s. m.
— Celui qui suit le cheval au mo-
ment du battage du colza, pour
recueillir la graine.
Treuyeu [trœyœ . . M, I, P, N,
triyi F, S, trege,-yœ V], v. tr. —
Étriller. L'âne que s' treuye è
dés craies au cul, l'âne qui s'étrille
a des crottes au c... Voir Ètrcuycu.
Trèvate [trevat M, N, trçvçt /, P),
s. f. — Traveteau; poutrelle.
Trèvâye [trçvây . . M, L P, ^,
travây F], s. f. — Travée.
Trèvéche, Trèvccheu, voir Trè-
véhhe, Trèvehher.
Trèvéch (è), voir Trêves.
Trèvéhhe [trçvëx ■ ■ S, trçvyçx V^l.
s. f. — Traverse. J'ons pris po le trè-
vièhhe, nous avons pris par la t.
(le chemin le plus court) V.
Trèvehher [trçfxêi . . M, /, P, N,
traversi F, trevêxi S, trevy^xi V\, v.
tr. — Traverser.
Trèvehher [trçfxëi M\, v. tr. —
Transvaser (se dit du vin nouveau).
TreYehhés(è) [trefxê' . . M], loc.
adv. — A travers. 'L è bé monte
le coûte è ~ le crawâye, il a beau
monter la côte à travers la corvée
(les champs). C. H., II, 26.
Trèvéhhi, voir Trèvehher.
Trèvehhu [trçfxû ■ ■ M, I, P, N],
s. m. — Cheville en fer qui sert à
relier la Lonzinne à l'avant- train
de la voiture. Voir Ché.
Trèvener [trçimê' Donjeux], v. intr.
— Faucher un pré, un champ dans
le sens de la largeur.
Trèvére [trçvêr M, /, P], s. f. —
Plafond.
Trèvèrséje [trçvçrsês . . M, I, P,
N, travçrsês S], s. m. — Transvase-
ment.
Trèvèrser, [trçvçrsê' . . M, I, P,
N, trauçrsç . . S], v. tr. — Trans-
vaser.
Trêves (an, de, è), [trçvê' M, I, P,
N, S, trçuêxS,trçvye-trçvyçx V]> loc.
adv. — A travers, de travers, en
travers.
TRE
— 670 -
TRI
Trèveté [treftli M, I, P, N], s. m.
— Traveteau ; solive.
Treveucheu [trçfsae M], v. intr. -
Trébucher. Voir Trebcucheu.
Trèvèye [trevêtj gén. {trçi'êy S, V)\,
s. m. — Travail.
Trèvèycu [trçi'Çi/cf . . gén. (travaiji
F)\, V. intr. — Travailler. / trèucije
corne eune bêle, corne i-n-ours, corne
i satire, il travaille comme une
bête, comme un ours, comme un
satyre (presque au dessus de ses
forces). d' porminlé, t. de tailleur
(exercer le métier de tailleur) V.
Ç' n'ai m' lo çu qu' trèvèye la pus
qu' preiite d' Vèrjant aus-autcs, ce
n'est pas celui qui travaille le plus
qui prête de l'argent aux autres.
Trèvèye, mo cours,
I n' lo s'rè pwinl fâl d' loûr.
Travaille, mon corps, il ne te sera
pas fait de tort. Se dit quand on
veut s'encourager soi-même au tra-
vail.
Trèvièhh, Trèvièhhc, Trèvièhhi,
Trèviés, voir Trèvéhhe, Trèvehher,
Trêves.
Trèvote, voir TrèvatG.
Trèvûre [Irçuûr M, /, P, X, trainir
F, Irçvfir S. IrevTr V], s. f. — Poutre ;
charpente au plafond, où l'on loge
d'ordinaire du lard, du fromage,
du pain.
Tréye, voir Trcuye.
Trèyc \trey M, f, P, A'), s. f. —
Trèfle sauvage blanc.
Tréycr, voir Treuyeu.
Trèyèye [trçyçy M, I, P, \], s. f.
— 1" Treillis. 2" Petite écurie fermée
jusqu'à une certaine hauteur |)our
les porcs et les moutons.
Trèyi [Irçyi . . gén.), v. tr. —
Trahir.
Trèyihon, Trèyi jon [Irçyiyô-lrçyijô
M, I, P, iY|, s. m. — Trahison.
Trèyîn Itrçyî . . gén.], s. m. —
Train, bruit, tapage. Mininncr i ~
d' cliirt, mener un t. de chien (d'enfer).
Trèyîn [trêyî . . gén.], s. m. —
Train de maison, de culture. Lo -
niinje lo -, le t. mange le t. (le cul-
tivateur qui mène un grand train
de maison risque de perdre sa
fortune).
Trèyîn (an) \treyï . . gén.], loc.
adv. — En train de. Eté an ~, être
en t. (en bonne voie).
Trèyon [treyà gén.], s. m. — Eche-
veau de lil, de laine. Lo ~ al an-
hheo'le, l'é. est enchevêtré.
Trèyotc [tregol V], s. f. — Per-
sonne indolente.
Trézéne \trêzên iV), s. f. — L'en-
semble des treize cierges allumés
pendant l'office des Ténèbres de
la semaine sainte.
Tribouler (so) [IribuW M, I, P, F,
A'I, V. pron. — Se donner beaucoup
de peine pour gagner sa vie.
Triboyeu [Iriboyœ . . M, 1, P, A'],
V. tr. — Troubler, chagriner.
Tributchi [tribiitsi F], v. intr. —
Trébucher. Voir Trebeuchcu.
Tricate, voir Treucate.
Tricatéjc \lrikatës M, N, trikçtës . .
I. P, F, S, Y], s. m. — Tricotage.
Tricater [trikatè' . . M, N, trikole
. . I, P, F, S, V), V. tr. —Tricoter.
J' ti â tricoté lés coudes, je lui ai
tricoté les coudes (je lui ai donné
des coups). R'wâde lo - dés jambes
et des ç/uiboles, regarde-le t. des
jambes et des g. (regarde-le s'enfuir).
Triche, voir Trîhhc.
Tricote, voir Treucate.
Tridéne, voir Tridinne.
Trjdinne \lridêii M, I, tridên, P,
F. S, V, Iridèn-tridên N]. s. f. —
1" Tirctaine; droguet (étoffe pour
vêlement d'hiver); étoffe peu so-
lide. 2» Fille légère V.
Trifiat, Trifiot \trifya M, trifyo I,
P\, s. m. — Falbalas, fanfreluches.
Trifouyeu \trifiiycp . . gén.], v.
intr. — Faire du gâchis.
TRI
6T1
TEI
TRI
— 672 -
TRI
Trigaudcr [trigôdei . . M, I, P, A'],
V. intr. — Tricher au jeu.
Trigouter [triijutêi . . M, I, P], v.
intr. — Se dit des enfants qui, le
Jeudi-Saint, font des sabres de bois
et vont de maison en maison.
On leur distribue du lard, des œufs,
de l'arsenl, pour les récompenser
de la peine qu'ils se donnent d'an-
noncer, à la fin de la semaine sainte,
les heures des oIRces avec leurs cré-
celles. Après leur tournée, ils font
un petit dîner avec ce qu'ils ont
re(,"u et se répandent en chantant
dans les rues. Cette fcle s'appelle
la fête des Chiyâds. Voir Trètrèlc.
Trîhate [/nya/ M, N, S, trJyçl I,
P], s. f. — Eau dans laquelle on a
savonné le linge; eau de la lessive.
Trîhh (an) [trîx P, tris I, F), loc.
adv. — En friche. Voir Trèhhe.
Trîhieu Itrîyyœ . . M, I, P, F, N,
S], V. tr. — Frotter; elTleurer; ca-
resser. - le kenhhc, caresser la
cuisse (faire la cour). ~ / cfièl, i
chin, passer les mains sur le poil
d'un chat, d'un chien; rendre lisse
le poil d'une bête. 2» Fri.ser. 'L al
mau trîhieu, il est mal frisé (mal
habillé.
Trîhote, voir Trîhate.
Trîhu [trîyû M, I, P, F, N], s. m.
— Tuyau de sureau que l'on tient
à la main et où passe le fil d'un
écheveau que l'on dévide.
Trijatc, voir Trîhate.
Trïjieu, voir Trîhieu.
Trimâ [trimâ V|, s. m. - Premières
feuilles du printemps; feuillage;
verdure ; fleurs que l'on répand dans
les rues à la Fête-Dieu pour la pro-
cession. E le fcle nié, quand' lo ~
choche, lo fwin choche, à la Fête-
Dieu, quand le feuillage sèche, le
foin sèche.
Trimâsat, Trimâsau, Trimâsot, Tri-
mâsoû [trimàza-trimiizô-lrimàzû M,
Irimâzo I, P, trimâza N, trimâzà
. . S (trimôza Oron)), s. m. — 1° Fête
du renouveau. Le premier dimanche
de mai, les jeunes filles des
villages .se réunissaient et dési-
gnaient celle d'entre elles (jui de-
vait, ce jour-là, remplir le rôle de
Irimâzal ou de poûse (épouse). Cette
dernière, comme une épousée, s'ha-
billait de blanc et se couvrait de
rubans et de fleurs à |)rofusion.
Le Irimâzal une fois prêt, la joyeuse
bande se mettait en marche; il y
avait les chanteuses, les danseuses
et celles qui portaient le panier
destiné à recueillir les œufs, ainsi
que l'aumônière où les habitants
plus aisés laissaient tomber une
pièce blanche. On allait alors de mai-
son en maison, s'arrétant sur
chaque seuil, et les chanteuses
entonnaient le trimâzat pendant
que les danseuses exécutaient quel-
ques figures de danse. Pendant
ce temps, les quêteuses entraient
dans la maison et y recueillaient
les ofTrandcs traditionnelles. 2" Jeune
fille qui va chanter le Irimâzal.
3» La danse elle-même. Le trimâza
suivant est un des plus communs;
il se chante en bon nombre d'en-
droits avec plus ou moins de va-
riantes. 1er couplet:
^^■
^
n
An rêve- nanl dre- l'an lés
jp=t=^ J' * r '' ^ *>
fc-j *i : » ^ \ -^Y^-^
chams, i'èvans Ireuvé lés biés si
T-VT }' •' ï J^
grands , lés - a • winnes ne
TRI
- 673
* — «
h P S h
sont m' si grandes, lés-aubepeun' sont
2
H^-i^U^
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^
fia-ris-santes. O tri-mâ-zat ! Ç'at lo
^K^
^tt
T-^
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#-#•
maj/, o m( maij, ç'at loja-limwès de
^
5^
mSy, f'aï /o /ri - ma - zal.
En revenant à travers (les) champs,
nous avons trouvé les blés si grands,
les avoines ne sont pas si grandes,
les aubépines sont florissantes. O
trimâsat 1 C'est le mai, ô mi mai,
c'est le joli mois de mai, c'est le
trimâsat.
Quand les quêteuses ressortaient
de la maison, les chanteuses chan-
taient le couplet de remerciement,
ou bien, si elles revenaient les
mains vides, ce n'étaient plus des
bénédictions qui sortaient de leur
bouche:
Je v' sohâdans austant d'afanls
Qu'i n'è d' pierates évau lés champs.
Ni pin ni pâte po lés nûri.
Ni ch'mînhhe ni teîile po lés covri.
Nous vous souhaitons autant d'en-
fants qu'il y a de pierres parmi les
champs, ni pain ni pâte pour les
nourrir, ni chemise ni toile pour
les couvrir.
Tels étaient les souhaits qu'elles
formulaient à l'égard des personnes
peu généreuses. Voir Textes patois,
p. 359—460.
TRI
Trimboc (sus) [Irêhçk V], loc. adv.
— 'Voir Trâbac.
Trimme [trêm M, N], s. f. — Trame
(fil enroulé sur un petit tube de ro-
seau que les tisserands mettent dans
leur navette et qui forme la trame
de la toile).
Trimon [trimô S, V], s. m. — Timon.
Voir Teumon.
Trimou [trimu . . M, I, P], s. m.
— Coureur de filles.
Trimôsat, voir Trimâsat.
Trimousser [trimusê' . . gén. (tra-
musi F)], V. tr. — Contrarier, mettre
en colère. J'è éqiie que m' trimousse,
j'ai qqch. qui me contrarie V.
Trin \trê gén. (trê' P, Irê F)], s. m.
— Paille. I polat d' ~ , un brin de
p. Bèyeu don ~ , donner de la
litière aux bêtes.
Trinche [très M, I], interj. — Cri
qui sert à chasser les poules étran-
gères.
Tringnâd [trê Ha . . M, I], s. m. —
Traînard.
Tringnant [trênâ M, I, trênâ P],
s. m. — Chaîne avec laquelle on
attache l'attelage.
Tringnau [trènô M, I, trënô I, P],
s. m. — Traîneau. Voir Trinnau.
Tringneu \trènœ . . M, I, trêne-
trêni P, trënœ-trênœ N, treni . . S,
V], V. intr. — 1» Traîner, languir,
souffrir. 2» Être enceinte V.
Tringnèssc [trêfies M, I, trênçs I,
P, F, S, V, trènçs'trêfies N], s. f. —
Chiendent ; renouée. ~ de mouton,
trèfle rampant des prés.
Tringneu [Irènu M, I, trênu . . P,
F, S, V, trënu-trênu N], s. m. —
Traînard.
Tringnu [trènû M, I, trênû P, trêhce-
trênû-trênû N], s. m. — Patin de
charrue.
Tringnu [trènû M, I, trênû P, trênû-
Irênû N, trêftê V], s. m. — Longe
de fouet (c'était autrefois une la-
nière de cuir graissé).
43
TRI
- 674 -
TRI
Trtnguèld \trîgel(t) . . gén. (drcgçl
F)\, s. m. — Pourboire.
Trinité [trinitëi gén.], s. f. — Trinité.
Lé vaye de le Trinité,
Lés-andïves i faut picmler.
La veille de la T., les endives il
faut planter. Qiiand-i pieut è le
- , c'a/ quèrante jos sans s'èrèter,
qiiand-i Jâl bé, ç'at quèrante jos d'
piâwe, quand il pleut à la T., c'est
quarante jours sans s'arrêter, quand
il fait beau, c'est quarante jours de
pluie.
Quad i pietit l' jo d' le Trinité,
Lo raborou se s'mance péd.
Ou i péd ç' qu'i-n-é héné.
Quand il pleut le jour de la T.,
le laboureur sa semence perd, ou
il perd ce qu'il a semé. R'wâde
beun lo jo d' le -, lo s'ia danse è se
Vvâye, regarde bien le jour de la
T., le soleil danse à son lever.
Trinjc [très M, /, très P. çtrês-lrês
F, etrès S, V], adj. — Étrange.
Trinkiatc,Trinkiotc [trêkyalM, trêk-
yçi I, P], s. f. — Petite mèche de
cheveux.
Trinnau [trènô M, I, trênà P. F,
Irènô-trênô X\, s. m. — Traîneau.
Voir Tringnau.
Trinnâyerèyc [Irênàyrëy . . M, I,
trênâyrêy P], s. f. — Négligence;
nonchalance. 'L è loriot pedu pèse
-, il a tout perdu par sa n.
Trinnc [Irèn M, I, Irên P], s. f. —
Bateau traîné par un autre.
Trinne-bohhon [Irên bçxô M, Irên
bo/ô P], s. m. — Espèce de passe-
reau.
Trinne-cul \trèn kû I, Irên kû P], s.
m. — Robe (péjoratif).
Trinne-guinne [trên qèn M, I, trèn
qèn-lrên gën X], s. f. — Qui a tou-
jours des malheurs.
Trinnèle [trênçl M, I, trcnel P, Irë-
nçl-trènçl N], s. f. — Femme né-
gligente, paresseuse.
Trtnsiate \lrîs(y)al M, X, trîs(y)çt
. . I, P, trisç V], s. f. — Jet de la
Trtnsijre; éclaboussure.
Trînseure, voir Trînsûre.
Trînsicu [trisyce . . M, I, P, N,
trçnsi F, S, trîs!ie,-yœ V], v. intr. —
Jaillir avec force ; éclabousser. Teu
t'es font coupé, lo sang Irinsieût, tu
t'es fort coupé. le sang jaillissait.
Xrînsiote, voir Trtnsiate.
Trînsûre [trlsûr M, I, P, X, Irîsœr
S, Iriser V], s. f. — Tige creuse
d'ombellifère on de sureau, dans
laquelle on ajuste un piston qui
refoule l'eau et la lance par un trou
plus ou moins étroit. Voir Patu,
Trènsc, Trissot.
Trîntrîn \tritrt M], s. m. —Violon.
Lés cosènes et lés cosîns
Dans'ront au son don trinirin.
Les cousines et les cousins danseront
au son du v.
Tripater, Tripoté [tripatê' . . M, X,
tripote ■ ■ I, P], v. intr. — 1» Faire le
ménage. 2" Fouler In terre après la
vendange. 3* Cueillir les fruits
oubliés X. Voir Cripalcr.
Tripâye [tripày . . M, I, P, X\,
s. f. — Repas d'amis (familier).
Tripelai \triplœ . . F, triple S], v.
tr. — Piétiner. Voir Trepcler.
Triquat, Triquot [trika M, triko I,
P\, s. m. — Gros morceau de pain.
Triquâye [Irikày . . gén.], s. f. —
Coup de trique, correction.
Trique \trik S, Y], s. f. — Gros
morceau de pain. Quand lés vâlots
èrvénont d' le choroûe, is pérnont
dés - dé pin qui font doté, quand
les domestiques reviennent de la
charrue, ils prennent des morceaux
de pain qui font peur.
Trique \trikç . . S, V], adj. —
F'triciuc; élancé; grand. / grand -,
un grand élancé (mince).
Triquon {trikô M, I, P\, s. m. —
Coup de fouet.
Triquot, voir Triquat.
TRI
675 -
TRO
Trisaler [trizaW-trçzaW . . M, N,
frizçlç-trçzçlç . . I, P, trizale . . S,
trçzçlç V],: V. intr. — 1" Carillonner;
faire beaucoup de bruit; retentir;
résonner; trembler par l'effet du
retentissement. 2" Frétiller. 3" Être
gai.
Trisolè, voir Trisaler.
Trisse [tris gén.], adj. — Triste.
- corne i bonal d' nul, t. comme
un bonnet de nuit.
Trissére, voir Trînsûrc.
Trissot, voir Trînsiate.
Tritri [Iritri M, I, P, N], s. m. —
Grillon.
Triyanche [triyâs S, V], s. f. —
Tranche. Voir Tranche.
Triyate [triyat S\, s. f. — Truble.
Trïye [tny F\, s. f. — Étrille.
Voir Treuye.
Trîyc \tny M, F], s. f. — Règle
que l'on passe sur une mesure
pleine de grains pour en égaliser
la surface.
Triyeu [Iriyœ M], v. tr. — Rader
avec la trille.
Triyi [triyi F], v. tr. — Étriller.
Voir Treuyeu.
Triyolâyes [triyolày . . M, I, P,
trôlày S], s. f. pi. — Allées et venues.
Triyolcr [triyolê' . . M, I, P], v.
intr. — Changer toujours de place,
aller et venir sans raison.
Trô [trô F, trçw N, trô-trô" S],
s. m. — Trou. Voir Troiï,
Trobe [trop M, I, P, N], adj. —
Trouble. Lo vin ~ ne gâte meu
lés potes, le vin t. ne gâte pas les
lèvres (on n'en boit pas).
Trobe [trop V], s. m. — Trèfle
sauvage. Voir Trâbe.
Trôbc [trop M, I, P, N], s. m. et
f. — Truble. Voir Triyate.
Trobiat [Irçbya M, N, Irobyç I,
P], s. m. — Tourbillon de vent.
/ s'è fût i ~ qu' è anl'vé m' chèpé,
il a fait (il y a eu) un tourbillon
de vent qui a enlevé mon chapeau.
Voir Treubiat.
Trobieu [trçbyœ . . M, I, P, N]\.
tr. — Troubler. N' trobieùr meu le
botèye, ne troublez pas la bouteille.
Trobion [trçbyô M, I], s. m. —
Vertige; berlue.
Trobiot, voir Trobiat.
Trobiou [trçbyu . . M, I, P, N],
s. m. — Celui qui trouble, cause du
désordre; brouillon. I ~ d' fête,
un troubleur de fête.
Trobouchier [trçbusye V], v. intr.
— Trébucher. Voir Trcbeucheu.
Trobouchot [trçbusç V], s. m. —
Croc-en-jambe. Voir Trebeuchat.
Trôch, voir Trôhh.
Trochâye, Trochèye [trçiây - trçsçy
I. P, F trosi(y) V], s. f. - Touffe.
Voir Trachâye.
Trochè [trçse . . I, P, F, S, V], v.
intr. — Taller. Voir Tracheu.
Troché, voir Trohhé.
Trôgnâd [trôna . . M, I, P, N, S],
s. m. — Boudeur.
Trogne [trçn M, I, P, F, N], s. f.
— Trogne; visage (péjoratif); air;
mauvaise mine; moue. I fèyeût eune
~ de chin, il faisait une mine de
chien (il boudait).
Trôgni [trôni S], v. tr. — Étrangler.
Voir Trangneu.
Trôhh [trôx ■ ■ S], adj. num. — Trois.
Voir Treiîhh.
Trôhhé [trôxê> . . M, I, P], s. m. —
Se dit de plusieurs tiges qui pous-
sent sur le même pied.
Trôhieu [Irôfyqe N], v. tr. —
Chercher, fouiller.
Trohîme [Irôfîm S], adj. num. ord.
— Troisième. Voir Treïihieume.
Troke [Irok V], s. m. — Rruit,
tapage.
Trôlâd [trôlâ V], s. m. — Bavard.
Trôlâye, voir Triyolâye.
Trôleu [trô"lœ N], v. tr. — Netr
toyer l'écurie.
TRO
- 676 -
TRO
Trolotc \trolol V], s. f. — Bavarde.
Voir Trôlâd.
Trombak [trôbak S], s. m. — Ré-
sine. Vè t'an â hât libak waç' que
lés chins chiyenl don ~ , va-t'en au
haut libaque(?) où les chiens ch...
du T. laisse-moi tranquille, tu m'en-
nuies).
Trombe \lrôp V], s. m. — Tremble.
Voir Trambc.
Trompate [trôpat M], s. f. — Trom-
pette.
Trompatou [trôpatu M, N\, s. m.
— Celui qui joue de la trompette.
Tromper [trôpê' . . gén.), v. tr. —
Tromper. Lo çu que n' so trompe
meu, ç'al F çu que n fâl ryin, celui
qui ne se trompe pas, c'est celui
qui ne fait rien.
Tromper [trôpê' . . M, I, P], v.
intr. — Souffler dans une trompe.
Tromperèye [trôprêy M, I, P,N],
s. f. — Tromperie.
Trompou [trapu . . gén.|, s. m. —
Trompeur, dupeur.
Tron [trô gén.], s. m. — Excré-
ments de toutes sortes et, par ex-
tension : reste, résidu. - ci' chou,
reste de chou, aussi : femme mal-
propre. ~ de Dieu (juron). - d'
cochon, trombe, violent orage. -
d' coucou, marjolaine. - d' diâle, ré-
sine, assa fœlida. ~ d' Jaque, gomme
des arbres fruitiers. - d' vèche,
bouse de vache. - d'oûye (oie),
sobriquet des habitants de Pom-
mérieux, arr. de Metz. ~ rf' beûre,
écume ou gratin formé des parties
graisseuses et albumineuses du
beurre qu'on a fondu; il est con-
sidéré comme une friandise, il se
mange chaud et tartiné sur des tran-
ches de pain.
Tronce [iras gén.), s. m. et f. —
1" Tronc d'arbre. 2" Bac fait avec
le tronc d'un arbre V. 3° Pile de
planches. Elle était formée d'une
dosse sur laquelle on plaçait dix
planches. Voir Textes patois, le
Flottage à Niederhof, p. 216.
Tronchiat [trôsya M, trôsyç I], s.
m. — Un rien, une misère V.
Tronchieu, voir Tronhhicu.
Tronchiot, voir Tronchiat.
Tronhhieu [trôxyœ . . M, I, P, N,
trûni F], v. intr. — 1» Fureter. 2»
Rôder.
Trop [trç I, P, F, S, Y], adv. -
Trop. Voir Trap.
Trope [trop V[, adj. — Trapu.
Voir Trape.
Trope [trop V], s. f. — Trappe.
Voir Trèpe.
Tropé [trçpêi . . gén. (trupi F)], s.
m. — 1'^ Troupeau. 2» Groupe.
Trôpiéd [trôpye Hattigny], s. m.
— Trépied. Voir Treûpieud.
Tropicu [trçpyœ . . M, I\, s. m.
— Berger.
Tropieu [tropyœ . ■ M, I, P], v.
intr. — Pulluler.
Trôpoycu [trôpoyve . . M, I, P, A'].
v. intr. — Aller çà et là, flâner.
Troqué [trokq V\. v. tr. — Tra-
quer. Voir Trèqucr.
Troquou [troku . . /, P], s. m. —
Troqueur. Voir Traquou.
Troquou [troku Y\, s. m. — Tra-
queur. Voir Trèquou.
Trôs [trô S], adj. num. — Trois.
Voir Treûhh.
Trossâd, voir Trossiâd.
Trosse [tros Rombas], s. f. — 1"
Tresse en saule qui sert à maintenir
le raisin en tas. 2» Botte; charge.
Trosse l^ros M, I. P, A'), s. f. —
Moue; grimace. I fût le -, il fait
la moue, la grimace.
Trossepète [trçs pçt M, I], s. f.
— Petite fille (terme de mépris).
Trosse-quâwe [tros kâw-kow M,
N], s. m. et f. — Qui a la queue
en évantail. (Se dit des animaux
qui prennent peur).
Trossiâd [trçsyâ . . M, I, P, N,
S], adj. — Qui se plaint toujours;
TRO
- 67? -
TRO
On dit aussi
dolent ; hargneux
Trossâd.
Trossiâye [irçsijây M, I, P, N],
adj. — Personne bien habillée
(troussée).
Trossiâye [trosijây I, P\, s. f. —
Soupir.
Trossieu [trçsyœ . . M, I, P, N,
S\, V. intr. — 1" Faire la moue;
bouder. 2» Se plaindre; geindre;
faire grise mine. Trossiant n'ai m'
meurant, geignant n'est pas mourant
(aussi longtemps qu'on a la force
de gémir, on n'est pas mort).
Trossieu [trçsyœ . . gén. {trusi F)],
V. tr. — 1" Trousser. - ses guèr-
giièsses, trousser ses grègues, relever
ses culottes. Yeiis p'ieûz ~ vate cate
et d'cralé vas soles, vous pouvez re-
trousser votre jupe et décrotter vos
souliers (vous pouvez vous en aller).
- bèguéje, plier bagage (s'en aller).
2" Arrêter. Au pus piat brut, u'atefiz
trossieu, au moindre bruit (que vous
faites), vous êtes arrêté.
Trote [trçt I, P, F, S, V], s. f. -
Course. Voir Trate.
Trotelè [trçtle V], v. intr. — Faire
marcher la crécelle. Voir Trètreler.
Trotiâd [trçtyà V\, s. m. - Qui
titube.
Trot [trô S], adj. — Étroit. Voir
Trcût.
Trotier [trçtye V], v. intr. — Ti-
tuber. Voir Tratchl.
Trotréle [trçtrêl V], s. f. - Cré-
celle. Voir Trètrèle.
Trou [trû M, I, P, V, trô-tru F,
trçw-trû N, trô-trô"-trû S], s. m. —
1» Trou. - d' fouyant, t. de taupe
(taupinière). - d' le nut, t. de la
nuit (la brune). Lo ci qu' creûje
i trou por an fâre cheûr i-n-aute,
y cheut savant l' premin, celui qui
creuse un trou pour en faire tomber
un autre, y tombe souvent le pre-
mier. Et pus qu' i an-n-è et mwins
qu' ce pèse? — Dés trous dans i
honè, et plus il y en a et moins
ça pèse? — Des trous dans un vête-
ment (devinette). Èyou ç' qu'at lo
dâryin ~ d' le chèrâwe ? — Dans
l' cul don çu qu' le tyint. Où est
le dernier t. de la charrue? — Dans
le c... de celui qui la tient (devinette).
2» L'enjeu au jeu de quilles. Lo
jouwou que fèl lo pis d' guêyes rè-
mèsse lo ~, le joueur qui fait le
plus de quilles ramasse l'enjeu V. 3'
Prison.
El f sus chûr d'awè l'ampwè d'
[garde - bous
Don premin qu'on rèvoqu'rè ou qu'on
[matrè dans l' trou.
Et je suis siîr d'avoir l'emploi de
garde-forestier du premier qu'on
révoquera ou qu'on mettra dans le
t. (au cimetière). C. H., VII, 59.
Troubeuchi [Irupsi F\, v. intr. —
Trébucher. Voir Trebeucheu.
Troubeuchot [trupsç I, P, trupsçt
F[, s. m. — Croc-en-jambe. Voir
Trebeuchat.
Trouchiat, Trouchiot [trusya M,
trusyç I, P[, s. m. — Petit trou.
Troufe [truf BacourtJ, s. f. —
Pomme de terre.
Trouklon [truklô M, I], s. m. —
Pelle qui sert à ramasser le blé.
Trougnate [truiiat M, S, trunçt I,
P[, s. f. — 1" Anus. 2» Homme
sans énergie (terme de mépris).
Troïïgni [Ivûni F[, v. intr. — Fu-
reter. Voir Tronhhieu.
Trougnote, voir Trougnate.
TroiJler [trûlê' . . M, I, P, trô<'lœ-
trûlœ N'
tr.
Enlever le fu-
mier, nettoyer l'écurie ; enlever la
boue du chemin.
Troûleûse [trûlôès, lang. pop. mess.],
s. f. — Femme qui flâne au lieu de
s'occuper de son ménage.
Troulon [trulô N], s. m. — Râteau
sans dents qui sert à racler la boue.
Voir Râkiate, Râkiu.
TiRO
— 678
Troûne [trûn M, I, P, Irôon-trùn N],
s. ni. — Trône.
Troupe, voir Tropé.
Troupïe, voir Tropé.
TroussGtévite [trnslevil V], s. f.
— Diarrliée (trousse-toi vite).
Troussi, voir Trossieu.
Trouva' [Iruva' F], v. tr. — Trou-
ver. Voir Trcuver.
Trouwa' [truiva' F], v. tr. —
Trouer. Voir Trower.
Trouwale, Trouwalotc, voir Trou-
wèle, Trouwèlate.
Trouwand [truiuâ gén], s. ni. —
Paresseux. - corne eune vèche,
p. comme une vache. - corne eune
mère de kègne, p. comme une mère
de chienne. - èl gormand ce n' va
wâ înk sans l'aule, p. et gourmand
cela ne va guère un sans l'autre.
— Ç'ot bon, l'âle-èle en' viét m' in-
Jandrè le poudre, ç'ot trop mèlâhj, 7
ot ~ corne ène mère dé coche, c'est
bon, celui- là ne veut pas engendrer
(inventer) la poudre, c'est trop ma-
laisé, il est p. comme une mère
de cochon (truie) V. Voir Pièce.
Trouwand [triuvà M, I], s. m. —
Harpon de tonnelier.
Trouwander [truwàdê' . . gén.], v.
intr. — Paresser, ne rien faire.
Trouwanderèyc [Iruivâdrêy M, I,
P, N, truwâdls S, V\, s. f. — Paresse.
Trouwandîse, voirTrouwanderèye.
Trouwèlate [lruw{e)lat M, N, Iru-
w(,ç)lçl I, P, truwaïçt F\, s. f. —
Petite truelle.
Trouwèle [Iruwçl . . gén. (Iruwel-
truwal F)\, s. f. — Truelle.
Trouweler [tnuulê' . . M, I, P,
trçwlœ - tniwlce N\, v. intr. — En-
lever le fumier; nettoyer l'écurie;
enlever la boue du chemin. Voir
Troillcr.
Trouwénc [trnwên V], s. f. —
Grippe (maladie qui règne).
Trouwoyc [trmvoy \'\, s. f. — Bras
placés derrière la voiture. Voir Trôyc.
TRO
Trouyat [truya M, Iruyg I, P\, s.
m. — 1" Petit trou. 2" Petit sou.
Troûyeu [trûyœ . . M, I, P, N,
trô^yce - trûyoe N\, v. tr. — Mêler;
mélanger.
Trouyot, voir Trouyat.
Trovè [trovç V], v. tr. — Trouver.
Voir Treuver.
Trowàye [trçway - traway M, N,
trçiuày I, P], s. f. — Trouée. Se
dit surtout de l'ouverture pratiquée
dans une haie.
Trowéje [troiveS-trawës M, N, trç-
wës . . I, P\, s. m. — Action de
trouer, percement.
Trowclat [Irowla - trawla M, N,
troivlç I\, s. m. — Pelle qui sert à
racler la boue.
Troweleu, voir Trouweler.
Trowelon [trpwlô-trawlô M, trow-
16 /], s. m. — Pelle en bois dont
on se sert pour la vendange.
Trower [Irçwc' - trawê' . . M, N,
trçivç . . I, P, F, truwa> F, trawe
. . S], V. tr. — Trouer.
Trowiate \lrçivyat-lraivyat M, N,
troivyot I, P], s. f. — Retardataire;
paresseux.
Trowlre [trçwTr-trawîr M, N\, s.
f. — Trouée.
Trôye [trôy M, I, P\, s. m. — l"
Trèfle rampant. 2" Troène.
Trôye [trôy S, truwçy V), s. f. —
Bras placés derrière la voiture.
Trôyeu, voir Troûyeu.
Trôyeu \troyqi' . . M, I, P], v. intr.
— Trôlcr, flâner çà et là.
Trôyon [trôyô M, I, P], s. m. —
1» Personne qui n'avance pas dans
son travail. 2° Femme malpropre;
coureuse.
Trôyou [IrôyuM], s. m. — Truand.
Trôzc [trôs M, I, P, N, Iras S,
très V\, adj. nuni. — Treize.
Trôzieume [Irôzyœm M, N, P, trô-
zyem I, trâzîm S, trezgem,-ycem Y],
adj. num. ord. — Treizième.
tfitJ
6?9 -
TUS
Truche [trûs iV], s. f. — Poignée
d'herbe.
Trute [trût F\, s. f. — Truite.
Voir Treûte.
Truvè [/rûoç ..S], v.tr.— Trouver.
Voir Treuver.
Trûyate {triigal M, N, trùyçt I, P\,
s. f. — 1» Petit truie. 2» Cloporte.
3" Petits vers que font les enfants.
4* Ivraie. 5° Renoncule, qui souvent
infeste les champs de blé, aussi
nommée herbe à cochon.
Trûyc [tmy M, I, P, N], s. f. —
Truie. - quawôye, truie sans queue
(femme cancanière). An-n- avant
deus, lés caches et lés ~ , en avant
deux, les C. et les truies (invitation
à la danse). Voir Treûyc. 2" Femme
gourmande et malpropre. Ç'at eiine
bone fome, mâs 'l at i poû ~ , c'est
une bonne femme, mais elle est un
peu malpropre. 3" Espèce de jeu
qui tient du jeu de barres et du jeu
des quatre coins. Dans certains en-
droits, on l'appelle le jeu de la
Beuyc. Voir ce mot. 4° Crampe au
poignet. 5» Grosse pièce de bois qui
supporte l'effort d'un pressoir à
tourniquet.
Trûyote, voir Triiyatc.
Tucoiî, Tucow [tûkù M, I, P, tû-
kû-tukçw N], s. m. — Torcol (oiseau).
Tûdat [tûda N], s. m. — Trique
formée de cordes tressées.
Tûde [lut M (tût Bue), /, P,
tçrt-tûrt-tût F, tôt -tô^t- lots -tôk S,
twçt V], V. tr. — Tordre. 'L ont
tudu zoule bwâge, ils ont tordu leur
lessive. / y' ambrèsse po v' tûde
lo cou, il vous embrasse pour vous
tordre le cou.
Tûdéjc [ludês . . M, I, P, N], s.
m. — Action de tordre.
Tûdon [tùdô M], s. m. — Linge
rincé et tordu.
Tufenote [lûfnçl I], s. f. — Per-
sonne mâchurée qui va de porte en
porte le 13 janvier (ancienne cou-
tume). Voir Teufnâd.
Tïigneu [tùnœ M, tôfii S], v. intr.
— Aller de travers.
Tujon [lûjô F], s. m. — Tison.
Voir Teuhon.
Tûlat [tiUa M, tûlç I], s. m. —
Fragments de tuile que l'on met au
fond d'un pot de fleurs.
Tûle [tûl M, I, P, F, N, tœl S,
twll V], s. f. — Tuile. Ç'at eune
ranje de ~ de pus, c'est une rangée
de t. de plus. Se dit d'un héritage
grossi par la mort d'un héritier.
/ n' possède meu eune -, il ne pos-
sède pas une t.
Tûlé [tûlë' M, I, P, N], s. m. —
Fragment de tuile.
Tûlcrèye \tulrçij M, I, P, N, tcël-
rî'ij S, lêlrî-tçrn V], s. f. — Tui-
lerie, briqueterie.
Tûli [tûli M, I, P, N, Icclê . . S,
lêle V], s. m. — Tuilier, briquctier.
Tûlon [tûlô M, I, P. N, tœlô S\, s.
m. — Tesson de tuile.
Tûlol, voir Tûlat.
Tumide ]tiinnt M], adj. — Timide.
Tunè [Hine-tinç . . S, tinç V, tu-
nw F], V. intr. — Tonner.
Tuneiire, Tunôre [lùnœr N, tûnôr
S], s. m. — Tonnerre. Voir Toneûre.
Turlutinne [tûrlûtën M, I, tûrlûtên
P, tûrlûtên-tùrlulên N], s. f. — Se-
rinette. / m'annaye èva se ~ , il
m'ennuie avec sa serinette (il répète
toujours la même chose, comme
une mécanique).
Turlututu [tûrlûtùtù M, I, P,N],s.
m. — Mirliton (terme enfantin). -,
chèpé pwintu, t., chapeau pointu (se
dit à une personne qui débite des
sornettes pour le faire taire).
Turon [tûrô F], s. m. — Intérieur
d'une salade.
Turturèlc [tûrtûrçl F], s. f. —
Tourterelle. Voir Teurterèle.
Tûsâd [tûzâ . . M, I, P, F, N, S],
s. m. — Lambin. Voir Miîsâd.
TUS
- 680 —
TY(
Tûscr [tûzê' . . M, I, P, N, S], v.
intr. — Lambiner.
Tûtâd [tûlà . . M, I, P, X], s. m.
— Chalumeau dont on se sert pour
boire.
Tûtâte [tiilàt . . M, I, P, N], s. f.
— Cornemuse.
Tûte [tût M, I, P, F, N], s. f. -
Cor; trompette (plaisant).
Tûteler [tùtlêi . . M, I. P], v. intr.
— Sonner de la trompette. Voir
Tûter.
Tûtelou [tûtlu . . M, I, P, K\, s.
m. — Corneur.
Tûter [/û/ê> . . M, I, P, N], v. intr.
— 1» Sonner de la trompette. Voir
Tûteler. 2» Chanter (en parlant des
oiseaux). 3" Boire. / n' minje luâ,
mas i tûte beun', il ne mange guère,
mais il boit bien. Se dit aussi d'un
enfant qui suce sa langue ou son
doigt.
Tutûr [lûtûr M, I, P, N], n. pr.
— Arthur.
Tuturon [tûtûrô M], s. m. — Gou-
lot d'un vase. Bivere è -, boire à
même le goulot.
Tûver [tùvê' . . M, I, P, N, tùve-
dvëS], V. tr. — Étuver. Voir Teuver.
Tuyau [tûyd M, I, P, N], s. m. —
Tuyau de poêle.
TwÈnon [twenô M, I, P\, n. pr. —
Antoine.
Twîle, voir Tûle.
Twènète, Twèniche [tioençt-twçnis
M, I, P, N], n. pr. — Antoinette.
Twépouces [twêpus Ommeray), s.
m. — Voiture dont les roues ont
des jantes larges de trois pouces.
Twiter [Iwltêi M, I, P], v. intr. —
1» Chanter. Se dit des oiseaux. 2'
Bavarder. Que qu' teu tivîtes tant,
qu'est-ce que tu bavardes tant?
Twodc [twot V], V. tr. — Tordre.
Voir Tûde.
Tyi [tyi S], s. m. — C... Voir Cul.
Tyi \lyi S], s. f. — Cuiller. Voir
Keuyer'.
Tyin [tyè M, I, tyè-lyen P, lyen
F, tl - tè - tsê - lyè S, lyè V], pron.
poss. — Tien. / bwiti ~ at mayou
qu' dous t'èrés, ink at hhûr, faute
n'y at m', un bon t. vaut mieux que
deux tu (r)auras, l'un est sûr, l'autre
ne l'est pas.
Tyînsèsse [tyîsçs S], s. f. — Ecla-
boussure. Voir Kytnson.
Tyissu {tyisû S], s. m. — Écla-
boussure. Voir Kieussat.
Fig. 82.
u
- ési
UVÉ
U
0 [u S], s. m. — Oeuf. Voir Yeu.
Ucâre (sint) [ûkàr . . M,l, P], n. pr.
— Saint-Eucaire (paroisse de Metz).
Uch [ûs F], s. f. — Porte. Voir
Euhh.
Ugnon [Mo F], s. m. — Oignon.
Voir Eugnon.
Ujéne, voir Ujinnc.
Ujinne {iijën M, I, iijën P, F, S,
V, iijën- iijèn N], n. pr. — Eugène.
Oli [ûli F], s. m. — Huilier (us-
tensile et fabricant). Voir Oulicu.
Olous [ûlu . . M, I, P, N, ôlœ S\,
adj. — Huileux.
Unimant [ûnimâ gén.], adv. —
Uniquement.
Unimant [ûnimà M, I, P], adv. —
Simplement.
Urbin [ûrbë gén.], n. pr. — Urbain.
È le Sint-Urbin, s'i fât bé, an V poû-
tent an pohhèssion, mâs s'i jale, lés
vègn'rons faucheus lo jetent lo cul
dans lés hhaudûres, à la St.-U.,
s'il fait beau, on le porte en pro-
cession, mais s'il gèle, les vignerons
fâchés le jettent le c... dans les
orties.
È le Sint-Urbin,
Lo fromant fât s' grin.
A la St.-U., le froment fait son
grain.
S'i Jale è le Sint Urbin,
Ni vin ni pin.
S'il gèle à la St.-U., ni vin ni pain.
Ureiis [ûrcé I], adj. — Heureux.
Voir flgrous.
Urope [ûrçp M, I, P, F, N], n. pr.
— Europe.
Urows liirçiv P], adj. — Heureux.
Voir Agrous.
Uséjc [iizës . . gén.], s. m. —
Usage. Mate eune ruse an-n-uséje,
mettre une ruse en u. (en action).
Usance [iizàs M, I, P, N], s. f. —
Usage, action de se servir. Mè keu-
late n' è m' fât grand ~, ma culotte
n'a pas fait grand u. (elle a été
usée en très peu de temps).
Ûsieu [ûzyœ . . M, I, P, N, âzq-
îzç V\, V. tr. — User, consommer
par l'usage.
Ustache [iistàs . . M, I, P, N], n. pr.
— Eustache.
Usuréje [ûziirês . . M, I, P, N], s.
m. — Action d'user, usure.
Ut' [ût, (yût après son vocalique)
M, I, P, N, gcêt S, yêt F], adj. num.
— Huit. Ut' mauhons, h. maisons,
mais on dit ût Jos, huit jours.
Utansîe [ûtàsï M, I, P, S], s. m.
— Ustensile.
Utantc [ûtât M, I, P, N], adj. num.
— Quatre-vingt.
Uténc, voir Utinne.
Utieume [iityœm M, P, N, iityem
I, yôêtim S, yêtyem V], adj. num.
— Huitième.
Utinne [iitën M, I, iitên P, F, ûtên-
ûtën N, yœtën S], s. f. — Huitaine.
Utîy [iitîy F], s. m. — Outil. Voir
Èteuy.
Utoncot [ùtôko M, I, P, N, S], n.
pr. — Vittoncourt, vill. de l'arr. de
Boulay.
Ûve [ùf S], s. f. — Oeuvre. Voir
Ycûve,
682 -
UVE
UYO
Uvér [Cwër M, I, P. F, S\ iver S,
ivër V], s. m. — Hiver. Tôt di
grand d' iivêr, tout du grand de
l'h. (durant tout Ih.) L' - s'an
vyint sus l' vant d'Erdinnes, l'h. (s'en)
vient sur le vent d'Ardennes. È
le Sint Paul, V ~ s'an va ou so
r'cale, à la St. -Paul, l'h. s'en va ou se
recolle (devient plus rigoureux).
Lés uvêrs qu' sont lés pus freûds, ç'ât
lés çus qu' prannent d'vas lés Reùs,
les h. qui sont les plus froids, ce
sont ceux qui prennent vers les
Hois. Voir Tams.
Uyèt [ûyç M, 1, P. A'), s. m. -
1» Oeillet. Voir Euyat. 2» Plante
qui se trouve dans les pommes
de terre, qu'on donne à manger
aux lapins.
Uyon [ùyô F\, s. m. — Liseron.
Voir Leuyat.
Fig. 83.
Vi\
- 683 -
VflL
V
Va [va . . M,I, P], s. m. — Terme
de jeu. T'es i - , c'est à toi de jouer.
Yâ (è) [va . . S, V], loc. adv. —
En visite. Aler è ~ , aller en visite.
'L at tojos è - , il est toujours en visite.
Yacc [vas M, N, S, vçs I, P, F, V],
prép. — Voici.
Yach, Yachâd, Yachant, Yachi, Yâ-
chiate, Yachieu, voir Yahh, Yahhâd,
Yahiiant, Yahhi, Yâhhiate, Yahhieu.
Yâche [vas S[, s. f. — Verge.
Voir Yarjc.
Yachmoche [vasmçs V\, s. m. —
Sergent fourrier.
Yachoner, Yachou, voir Yahhoner,
Vahhou.
Vaf [vaf M, N, S, vçf V], s. m. —
1" Veuf. 2" Morceau de pain sans
croûte, qu'on coupe dans le milieu
de la miche.
Yahh [vax . . M, N, S, vçx I, P,
V, var F], adj. — Vert. - gueur-
naye, grenouille verte (rainette). -
neûr, v. noir (foncé); - tanre, v.
tendre ; groûs ~ , gros v. ("espèce
de raisin). ~ corne eune quâwe
de porate, v. comme une queue de
poireau. Ampiayeûz V ~ et i chach,
veus n'y f'reûz ryin, employez le v.
et le sec, vous n'y ferez rien (tous
vos efforts seront inutiles). — Oto au
var, aller au v. (aller chercher du
fourrage vert pour les chevaux)
F. I n'y an-n-è m' pus que d'
chîns ~, il n'y en a pas plus que
de chiens verts (il n'y en a point) S.
Yâhhe [vâx F], s. f. — Verge.
Voir Yarjc.
Yahhâd [vaxà . . M, N, vçxa I, P.
vaxyâ . . S, vçxâ V], adj. — Ver-
dàtre.
Yahhant [vaxà . . M, N, vçxà I, P],
adj. — Verdoyant.
Yahhenïre [vaxmr M], n. pr. —
Vacquinière, jardin public, avec
restaurant, à Montigny-lès-Metz.
Yahhi [vaxi . . S[, v. intr. — Ver-
ser. Voir Yèhhieu.
Yahhiâd, voir Yahhâd.
Yâhhiate [vàxyat . . S], s. f. — Ba-
guette. Voir Yarjate.
Yahhieu [vaxyœ . . M, N, S, vçxyç
. . I, P, V], V. intr. — Verdir. Lés
prés vahheuyent ou vahhXyent, les
prés verdissent. Nas vankions sont
vahhieus, nos volets sont peints en
vert. Voir Yalhhicu.
Yahhoner [vaxçn& . . M, vçxçnç . .
I, P, N], V. intr. — Verdir.
Yahhou [vaxu . . M, N, S, vçxu . .
/, P, V], s. f. — Verdure; four-
rage vert. Vè t'an charcheu d' le
~ po nate vèche, va-t'en chercher
du fourrage pour notre vache.
Vakâbond [vàkàbô S], s. m. —
Vagabond.
Yal [val M, N, S, vçl I, P, V],
prép. — Voilà.
Yalance [vàlàs M, N], s. f. — Va-
leur, prix.
Yalanteu [v(a)lâtqe . . S], adv. —
Volontiers. Voir Yolanti.
Yalantîn [valâtl . . S], s. m. —
Garçon d'honneur à une noce.
Yalat [vala M, N, vçlç I, P, V,
vâlç F, vàla . . S, vàlç V], s. m. — 1»
VKL
- 684 -
VflM
Domestique ; garçon de ferme. Grand
~ . premier domestique ; piat ~ , petit
domestique. Mîite ~ d' pimpien,
maître v. de papier (jeune domes-
tique, d'un service médiocre Bécluj).
— Bon vâlat, flatteur S. 2" Valet,
au jeu de cartes. - mèhh'ré, v.
màchuré (v. de pique). 3" Clavette
qui sert à maintenir le verrou
fermé. 4" Nielle des blés.
ValchancG, Valchant, Yalchieu,
voir Valhhance, Yalhhant, Valhhieu.
Valèryin [valeryè M\, adj. — Vé-
nérien.
Valet [vale Servigny-lès-Ste.-Barbe]
adj. — Violet.
Vâlèt, voir Valat.
Valeur [valœv M, N, volâ-r I, P,
vçliir-vçlwâr F, valôr S, oelwor V],
V. intr. — Valoir. Ce valeât don
bé i-rjunt. ça valait du bel argent
(c'était cher). / n' t'uiit m' so cul
pi/in d'Ciwe, il ne vaut |)as son c...
plein d'eau (il ne vaut rien). — (,"
n'ol m' ivcre màs qii' vât, ce n'est
guère mieux que vaut (ce n'est pas
trop). / ni' l'ânit d' bon, il me vau-
drait de bon (j'aurais du bénéfice) V.
Valeur [indœr Ommcray], s. m.
— Fosse à purin.
Vâlcïir \i>âlœr . . S\, s. m. et f. —
Arrière faix chez les animaux.
Valhhance [valxâs M\, s. f. — Va-
leur ; force, solidité.
Valhhant [valxn M, N, S, voix» I,
P, V\, adj. — Solide, fort, vigou-
reux, bien portant.
Valhhieu [valxyœ M], v. intr. —
Verdir. Voir Vahhicu.
Valires [vûllr . . M, I], n. pr. —
Vallières, vili. de l'arr. de Metz.
Valôr, voir Valeiir.
Valotru {t'âlolrii M], s. m. —
Malotru.
Valou [valu M, X, valu . . I, P.
F], s. f. — Valeur.
Valurous [valûru M, voliini I, P\,
adj. — Vaillant.
Vamboiiler [vàbûlê' . . M, I, P\,
V. tr. — Agiter à tour de bras.
Vânate \i>ûnat . . S, vânoi S\, s. f.
— Petit tablier en toile que porte
celui qui vanne.
Vanâye [vânây F], s. f. — Contenu
d'un van. Voir Vènâye.
Vanche [eus M, N, S\, s. f. - Per-
venche.
Van'ci \viinsi M\, n. pr. — Avancy,
vill. (le l'arr. de Metz.
Vande |('â/ gén. (vôt Y)\. v. Ir. —
Vendre. / /(' è torlol bèijeii : ~ ri
r'iHinde, il lui a tout donné : v. et
revendre (il peut vendre ou dépen-
ser tout ce qu'on lui a donné^.
Vandrassc [l'âdras M, N, S, i>â-
dros /, ]', vôdros V\. s. f. — Ven-
deuse.
Vandiate, Vandjate [vàdijat - i>à-
djat S\, s. f. — Branche de fagot
très mince.
Vandome \i>('idom M, I, P, X\, s.
f. — Vendange. Voir Pieûr. Chèpé
d' le ~ , chapeau de la v.. croûte
qui se forme dans la cuve pendant
la fermentation du moût. Voir Fig. XI.
Vandomicu [l'àdomyœ . . M, I, \,
iiâdomê' - oàdomye P\, v. intr. —
Vendanger.
Vandomiou \i>àdomyu . . M, I, P,
X], s. m. — Vendangeur.
Vandou [vâdu . . M. I, P, F, N,
S\, s. m. — Vendeur; marchand.
Po qui n'aye i ~ , i faut qu' i n' aye
i-n-èch'Iou, pour qu'il y ail un v.,
il faut qu'il y ait un acheteur.
Vandrossc, voir Vandrasse.
Vâne [iHin V], s. f. — Vanne d'é-
cluse.
Vânè [vâne V], v. tr. — Balancer
qqn. en le tenant sous les bras et
par les pieds pour le taquiner.
Vânîn [l'tinr M, N], n. pr. — Vany,
vill. de l'arr. de Metz. J'ai entendu
deux fois dire Varneûs pour un habi-
tant de V.
VAN
685
VAN
CD
YHN
- 686
YHN
Yanjcu [vâjqe . . gén.], v. Ir. —
Venger.
Vankion [L'àkyô M, I, P, vâktjô-
vâlyô K, vâlsô- l'àlyô S, l'âki/ô-vâtijô
V\, s. m. — 1» Volet, contrevent,
persienne. Pendant la nuit du
mardi -gras, les garçons dans les
villages du Saunois enlevaient les
volets des maisons où se trouvaient
des jeunes filles et les cachaient
un peu partout dans le village, pour
forcer les belles, le jour venu, de
les chercher et de les remettre en
place. Voir Volant. 2" Brayette,
pont des anciens pantalons.
Yânote, voir Yânatc.
Yanrcdi \i>àrdi gén. (vôrdi V)], s.
m. — Vendredi. Bé -, dieumanche
muhi, beau v., dimanche moisi
(mauvais). Quand-i pieitl /' -, i"
pieut r dieumanche, quand il pleut
le V., il pleut le dimanche. Quand-
an s' pini/nent lés chcuvs l' - , an-:-
onl inau le Icle, quand on se pei-
gne les cheveux le v., on a mal à
la tète. Quand-an matent lés betes
es champs l' ~ , lo loup lés minje,
quand on met les bêtes aux champs
le V., le loup les ninnge. 'L al d'fan-
du d' chinjeu d' ch'minhhe lo -, il
est défendu de changer de chemise
le V. 'L al d'fanda d' fâre i mèr-
cheu, d'aller an vage ou d' fâre le
bwâije lo -, il est défendu de faire
le marché, d'aller en voyage ou de
faire la lessive le v. Lo - è m'cheu
craver que r'saner è s' vwèsin, le v.
préfère crever que de ressembler
à son voisin Csouvent le temps cliange
le vendredi).
Lo grand -, le V. saint. Quand-i
jale lo jo d' - sinl, i jale tos lés
mwès d' Vèncuje, quand il gèle le
jour du V. saint, il gèle tous les
mois de Tannée. Les-iens ponus V
- sinl bvgent dés pogales que chin-
jent chètpie ènàye d' coleûr, les œufs
pondus le V. saint donnent des poules
qui changent chaque année de cou-
leur (ces œufs se gardent longtemps
sans se gâterj. Lo Jo d' - sint,
hène to lin, le jour du V. saint, sème
ton lin. Lo - sint, i n' faut m'
hhower, pèç que, le jonâge le, le ser-
vante d' Hèrôde è fié s' toûrchon è
le figure don bu>in Dieu, le V. saint,
il ne faut pas laver le linge, parce
que, ce jour là, la servante d'Héro-
de a jeté son torchon h la figure
du bon Dieu.
Yant |i'â gén. (vô V)]. s. m. —
1" Vent. - d' loup, tourbillon qui
couche une partie du blé d'un
champ. Dans le Vosgien, le mot
vont signifie v. d'ouest, - d' lé mô-
têne (montagne), v. du sud. Tôt
pgin d' - , mas poû d' piîiwe, beau-
coup de V., mais peu de pluie (beau-
coup de bruit pour rien). Quand-i
n-Q-è enne roje corône èlanto don s'ia
ou d' le leune. ç'at sine de - , quand il
y a une couronne rouge autour du
soleil ou de la lune, c'est signe de
V. Lés fis d' hène ènonceugent lo
-, les fils de la Vierge annoncent
le V. Quand' lés bèrbis sautent et
quand' lés chins s' goûreugent sus lere,
ç'at sine de -, quand les moutons
sautent et quand les chiens se vau-
trent sur terre, c'est signe de v.
Qu'ai ç' que pèsse sus le Sege sans
fâre de l'onrbe? — Lo ~ . Qu'est-ce
qui passe sur la Seille sans faire
de l'ombre? — Le v. (devinette). —
Vol i ~ que bworé, voilà un v. qui
boira (amènera la pluie). E le Con-
version d' sint Paul, lés - s' bètont ;
cet' que sofe lo londémin to mètin
romoûne lo biè toms tote l'anëge, à la
Conversion de saint Paul, les v. se
battent; celui qui souffle le lende-
main le matin ramène le bon temps
toute l'année. 2" Haleine, respira-
tion. 'L è r'pris s' -, il a repris son
h. Lo haut - , l'asthme. Été è haut
-, être asthmatique.
YilN
— 687
VAN
Vantâd [vâlâ gén.], s. m. — Van-
tard.
Sint ~ el Sint Crevâd,
Sont dés sints que n' valent ivâ.
St. V. et Saint Crevard, (travaux
forcés) sont des saints qui ne
valent guère.
Yantau [uâtô M, I, P, N], s. m.
— Vanne à queue, qui sert à rete-
nir l'eau d'une écluse, d'un moulin,
d'un étang.
Vantchon, voir Vankion.
Vante [vàt gén. {i>ôt V)], s. f. —
Vente. / v'neût de d'sus eune v., il
venait de dessus une v. (je l'ai
acheté à une vente).
Vante [vât gén. (vôt V)], s. m. —
Ventre. Ç'at l' ~ d' mè mère, je
n'y r'ton'rà jèmâs, c'est le v. de
naa mère, je n'y retournerai jamais»
(c'est une chose impossible). Piat
-, petit v., partie hypogastre sus-
pubienne.
Vanter [vàtêi . . M, 1, P, N], v.
intr. — Venter, faire du vent. Ce
vanteuye au trêves d' nas tûles, le
vent souffle au travers de nos
tuiles.
Vanterâye [vàtrây . . M, I, P, S],
s. f. — Tripaille.
Vantereu, voir Yanteryin.
Vanterèye [vâtrçy M, I, P, N\, s.
f. — Vanterie.
Vantcrieu [vàteryœ . . M, I, P\,
V. intr. — Tourner comme le vent
(se dit des personnes).
Vantcrous [vâtru . . M, I, P, N],
adj. — Aventureux.
Vantereu, Vanterin, voir Vante-
ryin.
Vanteryin [vâteryê - vâtrè M, I, P,
N, vâlrl . . vàtrœ S, vête-vêlre V],
s. m. — Tablier de femme. Ce li
vè corne in vanterin è eune vèche et
dés guètes è eune ôye, ça lui va
comme un tablier à une vache et
des guêtres à une oie 5. Le cote
le li vè corne in ~ è ène vèche, ce
jupon lui va comme un tablier à
une vache V.
Vanticu [vàtyœ . . M, h P, N], v.
intr. - Vaciller par l'effet du vent.
Se dit surtout de la flamme d'une
lampe. Le l'mire vanlèye, la lampe
menace de s'éteindre.
Vantion, voir Vankion.
Vantous [valu . . gén.], s. m. —
Vantard.
Vantous [vâtu . . M, /, P, F, N,
S], adj. — Venteux, qui donne des
flatuosités. Lés fèves de Rome sont
vantoûses, les fèves de Rome (espèce
de fève) donnent des flatuosités.
Vareréyc [varrëy V], s. f. — Ver-
rerie. Voir Wérerèyc.
Varène [vârçn . . M, /, P, N], s. f.
— Vitre ; verrière ; fenêtre.
Varenicu [vârmjœ M], s. m. —
Vitrier. A Metz, les anciens disent
encore Vèrcnier.
Varieule [vàryœl . . M, I, P\, s. f.
— Virole (cercle de métal qui con-
solide au manche le dard de la
faux ou la lame d'un outil).
Vârîn [vârî . . S], s. m. — Vau-
rien. Voir Vauryin.
Varjatc [vàrjat M, N, varjçt L P,
F], s. f. — Petite verge, baguette,
houssine. Voir Vahhiatc.
Varje \vars M, F, vôx N, vâx ■ ■ S,
V], s. f. — Verge, baguette; fouet.
Varjeu [vàrjœ M], v. tr. — Fla-
geller.
Varjon \vàrjô M, N, verjô S], s.
m. — 1" Petite verge; manche de
fouet. N-y è dés - dans l'àr, il y
a des verges dans l'air (tu auras
le fouet). 2» Marque d'un coup de
fouet.
Varjote, voir Varjate.
Varmehé [varme-^ë V], s. m. —
Larve de hanneton.
Varneiîs, voir Vântn.
Vârnéz \varnêi . . M, L P, N], s.
m. — 1" Animal tacheté de blanc
sur le front. 2» Être chétif ; avorton.
VAR
- 688
VHU
Varou [vSru . . M, I, N, S, varu-vç-
row P, verô F, vro-vru V], s. m. —
Verrou.
Varpane [i>ârpàn M, X], s. f. —
Bande nébuleuse et diaprée qui se
forme au coucher du soleil. Quand
elle est tournée au nord, elle an-
nonce le beau temps, à l'est, la pluie.
V'art \i>ar F], adj. — Vert. Voir
Vahh.
Vartu [i>ârlu M], s. f. — Vertu.
Varvatan \i>âri>àtà S], s. m. —
ÉtofTe imaginaire. Ronhe (robe) de ~ ,
n'y è rin d'ri ni rin d'imnl, il n'y
a rien derrière ni rien devant.
Varyi [varyi . . S], v. tr. — Ver-
rouiller.
Vâryin {vârnè V'|, s. m. — Vau-
rien. Voir Vauryin.
Vas [va M, N, S, i>o I, P, wo Y],
prép. — Vers. V'ncùz ~ nos, venez
vers nous. On dit ordinairement
Devas.
Vas {va M, X, uo l, P, S, rà Lorry,
LandrofT], adj. po.ss. — Vos.
Vâscvétc (è lè) \iHizrcl V], loc. adv.
— A la hâte, à la légère.
Vasquine |('fisA-i/i M], s. f. — Cor-
snge avec basque,
Vassé [t'âsê' . . M, l, P, F, X\, s.
m. — 1" Vesce cultivée. 2" (icsse.
/ so r'moûwe corne i crèpaud danx
des -, il se remue comme un cra-
paud dans des v.
Vate \fat M, X. vol /, F, \\ row P], adj.
et pron. poss. — Votre; xàire. C.ète
chèrâwe al dés vales, cette charrue
est des vôtres (est à vous).
Vau (è) (l'ô M, I, P, F, X, im S\,
loc. adv. — En aval. - lés champs,
à travers les champs. Toi è ~ ,
partout.
Vaudeûs [vôdœ I\, s. m. — Ou"
vrier qu'on fait venir d'un autre vil-
lage pour aider à faire la moisson.
Vaugand [vôgà M, I, P, N], s. m.
— Vagabond; mauvais sujet.
Vaugander [vôgâdê> . . M, I, P, F,
X], V. intr. — Vagabonder; polis-
sonner.
Vauhhe (l'ôx .V, S], s. f. - Verge.
Voir Varje.
Vauryin [vôryë M, I, P, F, N, vâ-
rè . . .S", imryê V], s. m. — Vaurien.
Vause (('Ô.S 3/], s. m. et f. — 1°
Bouquet de fleurs artificielles ou de
rubans que l'on fait bénir pendant
l'octave de la Fête-Dieu; on le
suspend dans les différentes pièces
de l'habitation. Cet usage est encore
pratiqué à Failly, village situé près
de Metz, dont les habitants ont re-
tenu maintes coutumes anciennes.
Voir Keulau. 2» Fête-Dieu.
Vausenat [vôzna M, X. vôzno I,
P], s. m. — 1" Valentin. Chaque
tannée, le premier ou le deuxième
dimanche de carême, les jeunes
gens ramassent du bois chez les
habitants du village pour faire
un feu qu'on nomme les Brandons
(ailleurs Bûles ou Bûres). Le soir,
les jeunes filles et les garçons étant
réunis près du feu, à proximité
du village, on crie les Vausenats
ou Valcntins. Voici la manière
dont on procède à la criée des
Vauscnates. C'est un seul garçon
qui les crie; il dit: «Je donne! Je
donne». Tous les autres garçons
répondent ensemble: «.4 qui? A
qui ?» Le garçon qui crie les Vau-
senates répond : «Je donne telle
fille à tel Jeune homme. Il lui achè-
tera un pain d'épice aussi grand
qu'un van!» Tous les autres garçons
répondent ensemble: «Harengs! Ha-
rengs!» Quand toutes les jeunes
filles ont leur valentin, chaque gar-
çon fait tourner la fille qu'il a eue
pour Vausenatc autour du feu des
Brandons, après quoi l'on va au bal.
Le quatrième dimanche de carême,
la fille fait des gaufres et en donne
à son Vausenat. Le lendemain de
689 -
Pâques, le garçon donne un ruban
(Fiat) ou un autre objet à sa Vau-
senate. La criée des V. se fait en
patois du pays, verronais, Supplé-
ment à sa Statistique historique... du
département de la Moselle, Metz, 1852.
La tradition rapportée par verro-
nais est celle des villages du Pays-
Haut. Ailleurs, elle se présente
avec quelques dilTérences dans le
cérémonial. Pour le pays d'Entre-
deux-Eaux, Augny et les environs, cf.
zÉLiQZON, Lothringische Mundarten,
p. 60, pour la région de la Nied,
E. ROLL.\ND, Vocabulaire putois, s. v.
vozna.
Vausenate [l'ôznat M, N, uôznol I,
P\, s. f. — Valentine. Voir Yau-
senSye.
Vausenater [vôznatê' . . M, N, vôz-
ngle . . I, P], v. intr. — Proclamer
les Vausenats.
Vausenâye {nôznày . . M, I, P, N],
s. f. — Valentine. Voir Vausenate.
Vauscné [vôznë' M, I, P, N], s.
m. — Valentin.
Vausenéje [vôznës . . M, I, P, N],
s. m. — Action de proclamer les
valentins; le jour où on les pro-
clame.
Vausener [vôznë' . . M, I, P, N],
V. tr. — l» Proclamer les valentins.
2'^ Danser autour de la Bûle du
printemps.
Vausenot, Vausenote, Vausenotë,
voir Vausenat, Vausenate, Vause-
nater.
Vautieumont [vôlijcemà A'|, n. pr.
— Vatimont, vill. de l'arr. de Boulay.
Vavéje [vavës M, N, vnvës . . I,
P\, s. m. — Veuvage.
Vaverèye [vavrêij M, N, vovrëij h
P\, s. f. — Veuvage.
Vaveté [vaftë' M, vpf le . . I, P\,
s. m. — Veuvage.
Vayance [vàyàs S], s. f. — Pvécit
fortement exagéré. Voir Vèyance.
YRY
Vayat [vaya M], s. m. — Petit
veau.
Vayate [vayat Pontoy], s. f. —
Vache (terme enfantin).
Vayate [vaijal M, N, voijçt I, P],
s. f. — l" Petit chemin, sentier. 2»
Pli de terrain.
Vayate [vayat M, N, vçyot I, P,
vayœs S], s. f. — Veilleuse.
Vayate [vayat M, voyot-voyûs I,
voyçt P, vayat -vayûs N, vaycës-vay-
ras S, voyros V], s. f. — Colchique.
Voir Vèchate, Râyate.
Vayate [vayat S, vâyot V], s. f. —
Génisse.
Vayater [vayate' M], v. intr. —
Pleurnicher.
Vaye (an) [vay M, N, vçy I, P,
vuy Landroiri, loc. adv. — En che-
min.
Vaye [vay M, vây S, vôy V[, s. f.
— Veille.
Et, corne i brave èmin, li conte sans
[lamwins
Torlot çou que por lèye i sèveut d'
[le ~.
Et, comme un brave ami, lui ra-
conte sans témoins tout ce que
pour elle il savait de la v. C. H.,
III, 84.
Vaye [vay M, N, S, voy L P, V],
s. f. — Fois. Dés ~ , des f. (quel-
quefois). E le ~ , à la f. (ensem-
ble).
Vayéje [vayës M, N, voyës . . I,
P, vuycs-weyês S, V], s. m. —
Voyage.
VayèJGu [vayej'œ M, N, vçyejf I,
P, wçyaji F, vuyeji S, wqyajye,-yœ
V[, V. intr. — Voyager.
Vayèjou [vayejn M, N, vçyçju . .
I, P, uuyeju S\, s. m. — Voyageur.
Lo grand ~ , le grand v. (le Juif
errant).
Vayeu [vayqs . . M, N, S, voyç . .
I, P, veyi F], v. tr. et intr. —
Veiller.
Vayerasse, voir Yayat«.
44
YftY
690 -
YEC
Yaycrou [vayru M\, s. m. — Porte-
faix.
Vaycûse, voir Vayatc.
Vayèyc, Vayîe [vagëy M, N, vç-
yfy I, P, Dayî(y) S, voyl V], s. f . —
Veillée.
Yayin \i'ayë F\, s. m. — Pelle à
feu. Voir Yèyîn.
Vâyon [l'àyô . . gén.], s. m. —
Petit veau chétif.
Yâyote, voir Vâyatc.
Vayou \vayu M, N, S, vçyii . . I,
P, V\, s. m. — Veilleur; guetteur.
Vaycûse, voir Vayatc.
Vé |('ê' gén.), s. m. — Veau. Ba-
con d ~, lard de v. (rouelle de v).
I n' è m' pus tout lo ~ qit' faut le
vèche, il n'a pas plus tôt le v. qu'il
(lui) faut la vache (on ne peut le
contenter). / - qu' tasse hyin n'
minje wâ, un v. qui tète bien
ne mange guère (qui boit beaucoup
n'a plus d'appétit). An li front pus
d'oneûr qu' è i ~ . an iantèrr'ront
èva se pc, on lui fera plus d'hon-
neur qu'à un v., on l'enterrera
avec sa peau (se dit d'un malade
imaginaire qui se lamente toujours).
/ vaut mieus i ~ an s' mèriant
qu'eune vèche an meuranl, il vaut
mieux un v. en se mariant qu'uen
vache en mourant. Ç'at corne i
~ , pus qui vyini viens', pus qui
vyint foïirl, c'est comme un v., plus
il devient vieux, plus il devient fort.
— 'L é d' le pâciance corne i ~ que
Irâne, il a de la patience comme
un veau qui étrangle V.
Vé \vêi M, I, P, N, S], s. m. —
Masse, quantité, - d' fom'reû,
(piantité de fumier qu'on prend en
une fois avec une fourche après
l'avoir roulée.
Vècceune \vçksœn M, vçksen I, P,
vçksen-veksœn X\, s. f. — Vaccine.
Vècceuner [vçksrrnê' . . M, A', vçk-
sçne . . I, P\, V. tr. — Vacciner.
Yéch, voir Véhh.
Vèchate [veSat M, N, vçsçl I, P],
s. f. — Petite vache.
Vèchate \v^Sat M, S, Vfsçt I, P, vç-
sat-vesrat N], s. f. — Colchique
d'automme. Voir Yayate.
Vèche [l'es gén. (vas F)], s. f. —
Vache. - de frahh lacé, v. de lait
frais (qui vient de vêler). - coû-
nrde, V. cornarde, qui cherche à frap-
per les autres vaches, ou même
les personnes, avec ses cornes.
Ç'at d' le ~ è Calas, c'est de la
vache à Colas (ce sont des propos
mesquins, mensongers, sans im-
portance, des bêtises). Ce va an
r'cohhiant, corne le quâwe d' le
-, ça va en diminuant, conmie
la queue de la vache. 'L è prins
le ~ et i vé, il a pris la v. et le
veau (il a tout emporté). Pûler
corne eune ~ quand-an ni bèyent
ryin è minjeu, parler comme
une v. quand on ne lui donne rien
à manger (elle mugit). Voir Fauquc-
mont, Grivatc, Hûler. — Poutcher
d'zos lés - , porter sous les v. (leur
donner de la litière^ S. Eue ~ y
pcdrât so vé, une v. y perdrait son
veau (tellement il y a du désordre).
On n' pCde mi tant d'ène ~ nâre
qu'cle n'in-n-âye quéque tèche,
on ne parle pas tant d'une v. noire
qu'elle n'ait quelque tache (il n'y a
pas de fumée sans feu) Gondrexange.
2" Sobriquet des habitants de Goin.
Véchc |i»c.s M\, adj. — Mou; pa-
resseux (se dit surtout de personnes).
Véche [vês F\, s. m. — Petite
botte d'oignons, d'éi)is, etc., que le
prêtre bénit près de l'église, un ins-
tant avant la messe de l'Assomption.
Vèché, voir Vèhhé.
Vèchèle, voir Yèhhèle.
Vècherate, voir Vèchate.
Véchcrous, voir Véhherous.
Vèchieu, voir Vèhhieu.
Véchieu, voir VÔhhieu.
Vèchin, voir Vèhhtn.
YÉC
691 -
YEK
Véchion, voir Véhhion.
Vèchote, voir Vèchate.
Vechou, voir Yehhou.
Véde [vêt V\, adj. — Vide. Voir
Vûde.
Védier [vêdye V], v. tr. — Vider.
Voir ViîdÎGu.
Védiot [vëdyo V], s. m. — Dévi-
doir. Voir Devûdat.
VèdîrG [vçdir M, I, P, N, ivadjër
S], s. f. — Verdier; bergeronnette.
Vègnate [vçiiat M, N, vqnçt I, P],
s. f. — Petite pièce de vigne. A
Metz, il y a une rue qui porte ce
nom, en français: rue de la Vignotte.
Vègnc [vçfi M, I, vên - veyn P, vën
5, vën V], s. f. — Vigne. Je r'co-
rans nas ~, nous courons (nous vi-
sitons encore une fois) nos vignes.
Les dix-sept travaux de la v. dans
le pays messin :
1. Tègen. 2. R'keuyeu. 3. Rahorer.
4. Répande lés péhhés. 5. Féhher.
6. Piayeu. 7. Hhawtrer. 8. R'natieu.
9. Ronfler. 10 Recor. 11-13 Hawer
(trois fois). 14. R'couder. 15. Van-
domer. 16. D'péhh'ler. 17. Pro-
vegneu. Voir ces mots.
Vègneu [yçnœ M], v. intr. —
Pousser avec vigueur (se dit de la
vigne^. Lé vègne veugne beiin' l'ènâye
lé, la vigne a bonne mine cette année
(elle promet une bonne récolte).
Vègnerasse [venras M, vefiros
I], s. f. — Vigneronne.
Vègneron [vqfirô M, I, P, vënrô
S], s. m. — Vigneron.
Vègnerosse, voir Vègnerasse.
Vègneules [venœl M], s. f. — Vi-
gneulles, hameau dépendant le la
commune de Lorrj-, arr. de Metz.
Vègnèye [venêy M, vqynêy S, Y],
s. f. — Contenu d'une pelle à feu.
Vèhatcr [vçyatê' . . M, N, vçyçtç
. . I, P], V. intr. — Balancer; va-
ciller.
Véhh[uêx. .gén.(vyex V)], s. m. —
Ver. - bianc, v. blanc (larve du han-
neton). - èl'mant, v. allumant
(v. luisant). Brayea corne i -,
broyer comme un v.
Vèhhé [vçxê' . . M, I, P, N], s. m.
— 1» Vaisseau, vase ; pot. 2° Cer-
cueil.
Vèhhèle [vexçl ■ . M, I, P, iV], s. f.
— 1° Vaisselle. 2" Meubles.
... Veus sèveûz beun' que f v's â béyè
nale feye,
Èvieu eune moût bone some et trop
byin d' véchéle.
Vous savez bien que nous vous
avons donné notre fille avec une
bonne somme et beaucoup de
meubles. Famille Ridicule, V, 47.
Vèhhcrus [vexrû M], adj. — 1°
Véreux. 2" s. m. Fruit véreux
tombé sous les arbres.
Vèhhieu [vçxyœ . . M, I, P, N,
uêsi-versi F, vayi S], v. intr. —
Verser.
Yéhhieu [vêxyœ ■ . gén.], v. tr.
— Ronger. Se dit des vers.
Yèhhîn [cfxf • . M, I\, s. m. — Sorte
de tarte.
Yéhhion [vêxgà . ■ M, I], s. m. —
Petit ver.
Yehhou [fxu . ■ M, I, N, visu F], s.
m. — 1" Putois ; fouine. 2» Homme
malin, rusé.
Yéhherous [vëxru . . M, I, P, N],
adj. — Véreux.
Yèhotè, voir Yèhater.
Yeji lv(e)ji M], n. pr. — Vigy,
vill. de l'arr. de Metz.
Yèji [veji V], s. m. — Vinaigre
fait avec le jus de pommes sauvages.
Je vans qwére dés chogjins et pis
je frons di ~ , nous allons chercher
des pommes sauvages et puis nous
ferons du v.
Yekant [fkâ M, I, P, N, vikâ F],
part. prés. — Vivant; vif. Moût ou
-, mort ou vivant.
Yekerèye [vekrçy M, N, vçkrçy I,
P], s. f. — Vie, existence.
YEK
- 692
YEP
Veki \fki M, I, P, X, S, viki F,
. . V], V. iiitr. — Vivre. J' vek'râ
de m guingne, je vivrai de mon
gain. An n' pieiwenl ~ d Vîir don
lama, on ne peut vivre de l'air du
temps. ~ è /(' lûrcirirc, v. sans
souci. Chèque choûse è so lanis,
èl qui l'ekrc veûrè, cliaque chose a
son temps, et qui vivra verra. C.
H., IV, 124.
Vélat \vêla M, veto /), s. m. —
Petit veau.
Véldihhpo [vcldixpo V], n. pr. —
Wildersbacli, vill. de l'arr. de Mols-
heim (.\lsace).
Vêle !('('/ M, I. P, X, rll Y], s. f.
— Ville. '
Velemous \i'elmu M. X], a<lj. —
Venimeux,' vénéneux.
Vèlcr Ivelci . . il, I, P. X\, v. intr.
— .S'ébouler, s'écrouler.
WeMs \vye)lê' . . gén.j, n. pr. —
Villers. Nom de plusieurs villages.
— aus-Oûyes, V.-aux-Oies (arr. de
Chàteau-.Salins). - d'ics Pirinens.
V.-lès-Plesnois (arr. de Metz); -
d'iés Stoncot, V.-lès-S(oncourt (arr.
de Metz); ~ Lèkeiin'hi, V.-I.aque-
nexy (arr. de Metz); ~ /' Arme, V.-
rOrme, annexe de Failly (arr. de
Metz).
Vèlcûre [veker M. I\. s, f. - Ma-
trice de la vache.
Vèlîrcs \i>e[îr M\, n. pr. — Val-
Hères, vill. situé i)rès de Metz.
Vélmâd [l'elmti V\, s. m. — Orvei.
Voir Veulmâd.
Vèlmeuçon, voir Yèrmeuçon.
Vèlôr [vçlôr S], v, tr. — Vouloir,
Voir VoleiSr.
Vélot, voir Vélat,
Vèlwor |i'('/H'or V], v, inlr. — Valoir,
Voir Valeiir.
Vénale [vcnal M, X, vcnçt I, P\,
s. f. — Petite veine.
Vcnâwe \i>(e)nâw - v{p)nou> M, X,
v(ç)nou> I, P], s. f. — Venue. A' tè
bone -, à la bonne v. (au petit
bonheur). Je i>' sohâde eune bone
~, je vous souhaite la bienvenue.
'L al d'eune bêle ~, il est d'une
belle V., se dit par ex. d'un arbre
qui pousse bien.
Vènâye \i'i'nàtj . . gén, (ranâg F)],
s, r. — 1" Vannée, le contenu d'un
van. J'terl'âwe pè ~, jeter l'eau
en abondance. I pieul p -, il pleut
très fort. 2" Poignée de grains que
jette le semeur.
Vène U'çn M, I, P, X\, s. f. -
Vanne d'écluse.
Véne \vên M, I, P. X\, s. f. -
Clématiîe des haies; clématite odo-
rante.
Véne \vên Y], s. f. — Vigne. Voir
Vègne.
Vèner [venê> . . gén.], v. inlr. —
1" Vanner. 2" Se dit d'époux qui
pratiquent les doctrines de Malthus
(grossier). .4;i hèlenl dans le grinje,
an vènenl d'vanl ieuhh, on bal dans
la i^range, on v. devant la porte.
Vèni, voir Venîn.
Venîn (('(«Mm" .1/. /. X], n. pr. —
Vigny, vill. de l'arr. de Metz.
Venîn \o(e)nî . . M, I, P, N, neni
F, v(ç)ni S, V\, v. intr. — Venir.
- è, venir à, devant un infinitif,
sert à marquer la rapidité de l'action.
'L è v'nin è cor charcheu lo médçijin,
il est venu à courir chercher le
médecin ("il a vite couru, etc.)
Vénotc, voir Vénale.
Vénou [venu il, I\, s. m. — Vei-
nard, qui a de la chance.
Venowe, voir Venâwe.
Vépes [vëp gén.], s. f. pi. —
Vêpres. / faul çant - /«) fûrp eune
masse, il faut cent v, pour faire
une messe. Chanter lés - d'ranl
té masse, chanter les v. avant la
messe. Se dit d'un jeune garçon
et d'une jeune fille qui ont eu des
relations intimes avant le mariage.
'L 0/1/ chanleu lés vépes.
Lés - devant lé masse.
VEP
693 -
VER
7s sonl fôrcens de s' mèrieii,
'L ont tortiis bijin trèvèijcu.
Ils ont chanté les v., les v. avant
la messe. Ils sont forcés de se ma-
rier, ils ont tous bien travaillé. (Le
nace de Françwès, Notre terre lor-
raine, 2" année, N» 2, p. 40).
Vèpeïir [vçpœr gén.], s. f. —
Va])cur.
Vèrbau [uçrbô M, I, P, N\, adj.
— Verbal. Procès ~, procès verbal.
Vèrbelu [vçrbçlu M, I, P, N\, s.
m. — Fusain (épine vincttc).
Vèrbenâye [verbçnâij . . M, I, P,
N, uervœl S, vçrvël V], s. 1'. — Ver-
veine.
Yèrbonè \vqrbonq Novénnl], s. m.
— .Simple d'esprit.
Vèrcôle, [vçrkôl V], s. m. — Col-
lier de cheval, ^'oir Wèrcale.
Vèr d'i-n-cuy [uçr din œij N]. adj.
— Borgne.
Vèrdurîre [verdûrTr M, I], s. f. —
Revendeuse de légumes.
Vère \i>er F], s. m. — Verre. Voir
Wére.
Vôrcniè \vej-ni;e Met;:), s. m. —
Vitrier. Voir Varenieu.
Verèt \i'(e)''Ç y\, s. m. — Verrat
(injure).
Vèrgaukîn [vergôld M, /], s. ni.
— Limaçon.
Vèrgaumate, Vèrgaumote [vergô-
mal M, vergômol I, P\, s. f. —
Bergamotle (variété de poire).
Vèrgausau [vergdzd F\, s. m. —
Grenouille verte.
Vèrgousse [vergns M, I\, s. f. —
Petite limace.
Vergue \vqrk M\, s. f. — Grosse
poutre, placée verticalement, qui
faisait partie du pressoir. \oït
Chaucu.
Vèrgueloîise [vergelïis M], s. f. —
Sorte de poire.
Vèrgugni (so) [vçrgiini F\, v. pron.
— Se fouler la main. J' m'a vèrgu-
gni, je me suis foulé la main.
Vèrïche, Vèrîhhe [verlS-i'qrlx], s. f.
— Prèle des prés.
Vèrjon [uqrjô S\, s. m. — Petite
verge. Voir Varjon.
Vèrkeulé [vçrkœlêi M, I, P, N],
adj. — Véreux (mangé des vers).
Voir Vèrméyous.
Vèrlater [uçrlatë' M], v. intr. —
Travailler doucement (|)éjoratit).
Vèrlèstin [oçr/^'s/è Ronibas], s. m.
— Bottine vernie.
Vèrlope \verlop gén.|, s. f. — Var-
lope.
Vèrmehé {oermçyc' . . S, verm.eyq
V], s. m. — Vermisseau.
Vèrmeuçon [vçrmtfsô - vçlmcesô M,
N, vçrmœsô I, P, vçlmqesô F], s. m.
— Limaçon. I r'moïnve corne i ~
d<vu eiine corbai/e de fèrcune, il re-
mue comme un 1. dans une cor-
beille de farine. Faut beiin' qii lo
~ vekeasse d' le salade, faut bien
que le 1. vive de la salade (suum
cuic[ue).
Vèrmeune [vcrmœn M\, s. f. —
Vermine.
Vèrméyous [vçrmeyii V], adj. —
Véreux. Voir Vèrkeulé.
Vèrmichèle {vermisel gén. (mçrmi-
sel S)], s. m. — Vermicelle.
Vèrô [vqrô F, vrd V], s. m. —
Verrou. Voir Varou.
Vérole, voir Vèroûle.
Vèroiîle [vçrûl M, I, P, verô"l-vç-
rîd N\, s. f. — l" Variole; petite
vérole. 2" Syphilis.
Vèrous [vqrii . . M, I, P], adj. —
Véreux. Se dit spécialement des
fruits.
Verouyat, Verouyeûs lv(r)i'uga S
(vrugôê Maizières-lès- Vie), vrôyç
V], s. m. — Verrou. Voir Varou.
Vèrow \veroiv P\. s. m. — Verrou.
Voir Varou.
Verôyot, voir Verouyat.
Vèrsi [vçrsi F], v. intr. — Verser.
Voir Vèhhieu.
Ver
694
VEU
Vèrtuyous [vertiiyii M, I], ndj. —
Vigoureux.
Vèrvélc, Vèrveûlc [vçrvêl V, vçr-
vœl S], s. f. — Verveine. Voir
Yèrbenâye.
Yèrveûs, Vèrviés, Vèrvus [l'criHl'
M, I, P, X, verin'i S, vçrinje V], s.
m. — Verveux (filet qui sert à
prendre du poisson).
Vès [ve F], pron. pers. — Vous.
Voir Veus.
Vesate [fsat M, N, S], s. f. - Peur.
Vèscâcion [vçskàsyô . . M. /], s.
f. — Vexation.
Vesé [vezê F], s. m. — Peau qui
recouvre la graisse du porc. Voir
Vièsin.
Ycséjc [v(e)zës . . M, I, P, F, N.
vizês S, Y], s. m. — Visage. - de
creuke, v. de cruche (ivrogne). 'L
è treuvé - de bous, il a trouvé v.
(porte) de bois. Ç'at l'isibe corne
la nez au inilanl don ~ , c'est visible
comme le nez au milieu du v.
Vesèle \vezql M, N, vçzql I, P], s.
f. — 1" Bosse; bigne. 2" Cicatrice
laissée par une blessure.
Véserîc [vezrï V], s. f. — Sorte
de fleur.
Vcsicu [vezyœ M, N, vçzye I, P],
adj. — Avisé, rusé, fin; expérimenté.
Vèsker \uçskc' . . M, I. P, A'), v.
tr. — Vexer.
Vcssâd [v{ç)sà . . M, vçsâ-fsâ I.
P, N, S\, s. m. — Celui qui vesse.
Vesse \ves M, N, S, vçs I, P], s.
f. — Vesse. 'L è le pé auss' blanche
qu'eune -, il a la peau aussi blanche
qu'une v. (c'est un saligaud). Awer
le ~ don cul niau tonâye, avoir la
V. du c... mal tournée (être indis-
posé). / 71 'è pus qu'eune ~ è fiire,
il n'a plus qu'une v. à faire (il va
mourir). 'L è le passe -, il a l'é-
paisse V. (il a peur). Tiat ç' que fat
la lo d' le chambe sans brut, sans
mins, sans menâtes ? — Eune vesse.
Qu'est-ce qui fait le tour de la
chambre sans bruit, sans mains, sans
menottes? — Unev. (devinette). 2"
Peur.
Vcssèye [vvsêy M, X, vçsêy-fsëy
I, P, fsêy-fsly S], s. f. — Vessie.
Vessi [o{e)si M, X, S, vçsi I, P,
F], V. intr. — Vesser. / D'sseût cohh,
il vessait court (il avait peur). Que
douçou, nate chln vesse, quelle dou-
ceur, notre chien vesse (en par-
lant d'un Halteur intéressé).
Veti [v(ç)ti M, I, P, X, S, viti F,
veti-fti V], V. tr. — Vêtir.
Vcfldc [i>œ/ S], adj. — Vide. Voir
Vûde.
Veùdéje [vœdês S\, s. m. — Action
de vider. Voir YûdéJG.
Veûdi, Yeûdji, Yeiidyi {vôèdl-vûê-
dji-viidyi S\, v. tr. — Vider. Voir
Vûdieu.
Yeugnous {vœnu M\. adj. — Qui
a beaucoup de vie. .Se dit delà vigne.
Yeujîn [vœjî M\, s. m. — Voisin.
Yeuléje [v(œ)lës . . M, I, P. X, vi-
las F, viles S, V], s. m. — Village.
/ faureût awer i moul bc v'séje po
piâre è tout-i -, il faudrait avoir
un bien beau visage pour plaire à
tout un village (on ne peut plaire
à tout le mondej. Chèque ~ , chèque
langucje, chaque v., chaque langage.
Fig. 85.
Yeulmâd [vaclmâ . . S, velmâ V],
s. m. — Orvet.
Yeulmous [vœlmu X], adj. —
Venimeux.
Yciir \vœr M, I, P, X, oœr-wër
F, vôr S, wâr V\, v. tr. — Voir.
/ n' pleut - pèhhoûne, il ne peut
V. personne (il n'a point de rela-
tions). Çou qu'an n'ont jèmâs vu,
CDU qu'an n' veront jènms. — Lo nin
d'eune s'ris dans l'araye d'eune chète.
Ce qu'on n'a jamais vu, ce qu'on
ne verra jamais. — Le nid d'une sou-
ris dans l'oreille d'un chat (devinette).
/ vè le wâr, il va la v. (il la cour-
tise). V.
YEU
- 6^5 -
VIA
Fig. 85.
Veus \i>œ-v M, I, P, N, S, i>(q) F,
vç V], pron. pers. — Vous. - v'ieîiz,
V. voulez.
Yèyance [vçyàs M, I, P, N, vaijâs
F, S], s. f. — le Récit fortement
exagéré ; prouesse de vantards qui
désirent se faire remarquer. 2"
Prouesse. 'L è cru fâre eune mate
-, il a cru faire une grande prouesse.
Fâre dés v., faire qqch. d'extraordi-
naire dans le seul but de se faire
remarquer.
Yèyanterèye [uçyàlrçy M, I, P,
N\, s. f. — Fanfaronnade.
Yèyc [vçy M, I, P, N, vT(y) S, V],
s. f. — 1" Vie. Eune ~ d' chète,
une V. de chat (très résistante). 2»
Bruit, tapage. Cés-afants font eune
~ d' sèbèt, ces enfants font une v.
de sabbat (beaucoup de bruit).
Yèycnéye [vçynêy S, V], s. f. —
Contenu d'une pelle à feu. Voir
Yègnèye.
Vèyîn [vqyî . . gén. (vayë-vçyë F)],
s. m. — Pelle à feu.
Yèync [veyn P], s. f. — Vigne.
Voir Yègne.
Yczon [v{e)zô M, I, P, N], n. pr.
— Vezon, vill. de l'arr. de Metz.
'L at corne lés Jans d' Vezon,
'L at è lauye jusqu'au maton.
Il est comme les gens de V., il est
à table jusqu'au menton (c'est un
gros mangeur).
Yialat [injala M, N, vyolo I, P],
adj. — Violet. Voir Yalèt.
Yialate [vyalat M, N, vyoht I, P,
vy celât S\, s. f. — Violette.
Yialon [vyalô M, N, vyçlô I, P,
vyœlô S, vyelô V], s. m. — Violon.
A fèhhtin de note cousin, n-ovôr mi
parèy viélon, au festin de notre
cousin, il n'y avait pas pareil v. Se
dit quand qqn. a fait une incon-
gruité V.
Yialonous, Yialous [vyalçnu, vyalu
M, N, vyolçnu, vyolu . . /, P\, s. m. —
Violoneux (ménétrier de campagne).
Yianti [vyàti M], adv. — Volon-
tiers. Voir Yolanti.
Yiârc [vyàr . . M, I, P, N], s. f.
— Figure, visage. 'L è i ~ corne i
cul, il a une f. comme un c...
Yiate [vyat M, N, S\, s. f. — Petite
vrille.
Yibrate [vibrât M\, n. pr. — Cor-
respond au français Guéprate, nom
connu aussi dans notre contrée.
vie
696
VIH
Vie [l'ik gén.], n. pr. — Vie, ville
de l'arr. de Château -Salins. Vie,
Mlvayininc, Marsal, les l'ilinx trous.
Lés fômes y sont coquèles, lés-ômes
y sont jalons.
Vie, Moyenvic, Marsal, les vilains
trous, les femmes y sont coquettes,
les hommes y sont jaloux. V.
Vicârrerèye [vikàrrëy . . M. I, P,
N\, s. ni. — Vicariat.
Vice [vis M, I, P, X\, s. f. - Qualité.
/ n'è m' eune bone -, il n"a pas une
bonne q. (il est vicieux).
Vîch, voir Vlhh.
Vichou [visu F], s. m. — Putois.
Voir Vchhou.
Vicious [l'Tsyu . . M, I, P, F, N,
S], adj. — Vicieux.
Victoiir [viktnr M. I, P, viklôT-v ik
tnr N], n. pr. — Victor.
Quand -i pie ut è le Sint Victoûr,
Le récolte n'ai m' d'oûr.
Quand il pleut à la St.-V., la ré-
colte n'est pas d'or. Voir Vitoii.
Vièdasse, Vièdassicu, voir Vicu-
dasse, Vieudasser.
Vièhh U'yçx V], s. m. — Ver.
Voir Véhh.
Viélon, voir Vialon.
VTerîe [l'îyrïy S], s. f. — Vieillerie.
Voir Vieueyrèye.
Vièrjate [tnjerjat M], s. f. — Fillette
habillée de blanc dans les pro-
cessions.
Vièrje [vyers gén.], s. f. — Vierge.
Çat lo yalanl des onze mile ~ , c'est
le galant des onze mille v. (il aime
à courtiser plusieurs lilles). —
Bone ~ dé Lèmès,
Quât f ' que f Ce donc fét
Que lès (johhons en' mé r'iot m'
[emè '.'
Bonne V. de Lamaix, qu'est-ce que
je t'ai donc fait que les garçons ne
veulent pas ni'aimer? (T'rière
d'une jeune fille qui ne trouve pas
à se marier).
Yiès, Vies, Vies', voir Vieus.
Viè^in \vye:î' P], s. m. — Peau
qui recouvre la grai.sse du porc.
Voir Vesé.
Vieudasselci/O'rfas M, uyçdas I, P],
s. m. — 1° Vieillard. 20 Méchant;
mauvais drôle; pendard.
Vieudasser [uya'dasê' . . M. X.
l'yçdasije I, P], v. intr. — Muser.
Vieulate, voir Vialate.
VieulerTe, voir Vieuycrèye.
Vieulon, voir Vialon.
Vieune [vycen M\, s. f. — Cléma-
tite des haies, et, par extension,
toute plante grimpante et ligneuse
propre à faire des liens.
Vieus [vyœ-vyqes M, vye-vyçs l,
P, vyve-vycçs-vïx S, vye Y], adj. —
Vieux ; âgé.
Vicus-boûs [i>yœ bû M, I, uîbô S],
s. m. — Futaie (vieux bois).
Vieuvèle [vyœi'çl M], s. f. — La
vieille ville, les vieux ciuarliers de
Metz.
Vieussieu [vyœsyqc M], s. m. —
Revendeur.
Vieuycrèye [vyqeyrêy M, X, vyeyrëy
I, P, vyœlri F, inrly S), s. f. —
Vieillerie.
Vièyerèyc, Vîerîe, Vièyi, voir
Vieuyerèyc, Vieuyi.
Vieuyi [ryœyi M. X, vyeyi I, P,
F], v. intr. — Vieillir.
Vif [v'if gén.], adj. — Vif, ardent.
- corne ianloûde. v. comme l'éclair.
- conie i salpête, v. comme un sal-
pêtre (comme la poudre) \'. -
eoine d' le poûre de cuheune, v.
comme de la poudre de cuisine (?).
Vigatcr \i>iyatê' M, l'iyote I], v.
intr. — Vivoter.
Vigorous [vigçru . . M, I, P, X,
l'iguru S], adj. — Vigoureux, fort,
bien portant.
Vigotè, voir Vigatcr.
Vigourous, voir Vigorous.
Vîhh [('(/ . . M, l, P, X], s. f. -
Vis.
Vîhh, voir Vieus.
VIK
— 697
VIN
Vikant [vikà F], part. prés. —
Vivant. Voir Vekant.
Vikâye [vikày . . M, I, P, N], s.
f. — Vivres, vicluailles.
Vikemant, Vikemont [vikmâ géii.
{nikinô Y)], adv. — Vile, prompte-
iiieiit.
Yiki [viki F\, v. intr. — Vivre.
Voir Yeki.
Vilbrotchîn [uilbrolsî S], s. m. —
Vilebrequin. Voir Wèyebrequîn.
Vîle [inl V], s. f. — Ville. Voir
Vêle.
Viléje \vilês S\, s. m. — Village.
Voir Veuléje.
Vilin [uilë M, I, P, N\, adj. —
Ladre; avare. / n'ai m' ~, il n'est
pas avare (il est généreux, il reçoit
bien).
Vîn [l'I . . gén.], s. m. — Vin. ~
peut, vin trouble. Ç'al don byin pe-
dii d' bèijeii d' l'èiiùnne es clnues et
don ~ auti [ornes, c'est du bien perdu
que de donner de l'avoine aux chè-
vres etdu V. aux femmes. Lo ~ eut, le
V. cuit (fermente). 'L at an bon
~ , il est en bon v. (il est à moitié
ivre). Ç'at V bwin ~ qu' chèsse lo
chègrin, c'est le bon v. qui chasse
le chagrin. Lo bwin ~ fïd l' bwin
sang, le bon v. fait le bon sang.
Quand toi i monde pèije, lo ~ n'ai
m' cher', quand tout le monde paye,
le V. n'est pas cher. Lo miou ~
n'ai Jèmâs lo d'Junon d'eune foinc,
le meilleur vin n'est jamais le dé-
jeuner d'une femme. (Lo bèlonie
\A2.) Faut bwére so ~ corne i rwè
èl s'n âwe corne i loré, il faut boire
son vin comme un roi, cl son eau
comme un taureau. ~ gouIé, v.
soutiré des raisins, sans pression
mécanique, et mis en bouteilles.
Autrefois, on préparait aussi le
vin anrèjè. Le vin du pied chaud
était mis dans un tonneau long
et étroit, garni de cercles de
bois. Le tonneau était placé dans
une cuve remplie de raisins, car il
éclatait assez souvent. C'était un
vin mousseux (Ancy).
Il existait encore une sorte de vin
nommé vîn de pelé, qui était aussi
connu à Pagnj' s. Moselle, mais sur
lequel nous n'avons pu recueillir
aucun renseignement.
Vinâye [vinày . . M, /, P\, s. f. —
Itécolte de vin.
Vînçant [vTsâ gén.], n. pr. — Vin-
cent.
E le Sint Vinçanl,
Le gote au sarmant.
A la St.-V., la goutte (la sève) au sar-
ment.
F le Sint Vinçanl, quile le pioûve,
mâs aussi lo vant reprand.
A la St.-V., la pluie cesse, mais
aussi le vent reprend P.
S'i fût kivF è le Sint Vinçant,
N-ij ère pus d' vin qu d'owe dans
[l'an.
S'il fait clair à la St.-V., il y aura
plus de vin que d'eau dans l'an P.
È le Sint - Vinçanl, l'uver monte
\ou d'hhand
Ou i s'angrinne mal'manl.
A la St.-V., l'hiver monte ou des-
cend ou il s'engrène malement (il
sera dur).
E le Sint-Vinçant, lo vîn monte au
\sarmant.
Ou, s'i jale, l'an d'hhand.
A la St.-V., le vin monte au sarment
ou, s'il gèle, il en descend.
È le Sint Vinçanl,
L'uver péd eune dant.
A la Saint- V., l'hiver perd une dent.
Quad i fût chaud è Sint Vinçant,
L'uver r'prand ses dants.
Quand il fait chaud à la St.-V.,
l'hiver reprend ses dents.
Vindicâcion [vëdikàsyô . . M, I,
P\, s. f. — Vengeance.
Vindier [vèdye V], v. tr. — Vider.
Voir Vildieu.
VIN
- 698 -
VOL
Vinéguc |!'/;i<'A- gén.], s. m. — Vi-
naigre. T' ftts n' trogne corne i chin
qu' bwét don ~, lu fais une mine
comme un chien qui t)oit du vi-
naij^re.
Vinke |i'('A- M, S\, v. Ir. - Vain-
cre; convaincre. T'èrés bé fnre êini
tu, teu n' poûrcs m' lo -, lu auras
beau faire avec lui, tu ne pourras
le c.
Vtnnat, Vînnot [l'îna . . M, S, vîno
. . I, P], s. m. — Pctil vin.
Vîn-piére [pi" . . pijêr M, I, P, A'],
s. m. — Tarlre.
Vintè, Vintrè \i'êtç- oètrç V|, s.
m. — Tablier de femme. Voir
Vanteryin.
Viole, voir VioQIc.
Violot, Violote, voir Vialat, Vialatc.
Vioûlc [l'i/fil M, I, P, vijô>'l-mjût X,
vyôl S, \'\, s. f. - 1" Se dit de
tous les instruments de musique
qui se jouent à l'aide d'une nuuii-
velle. 2" Caractère volage.
Violonous [vijçtomi I, P], s. m. —
Violoneux. Voir Vialonous.
Violot [l'upto I, P\, adj. — Violet.
Voir Vialat.
Violous, voir Vialous.
Virâde [virât . . M\, s. f. - 1« Glis-
sade. 2" Elfort. Anco eue ~ ètj'aii-
rons fini, encore un elfort et nous
aurons fini. F.
Virâye \i'irây . . S\, s. f. — 1»
Marque de séparation faite dans
un bois en taillant ou pelant des
brins de distance en dislance. 2"
Passage, sentier à travers un bois;
percée.
Viroûlc [virûl M, I, P\, s. f. -
Virole.
Visâd [luzà M], s. m. — Lambin.
Vîs-bôs, voir Vieus-boûs.
Viser [uJzêi . . M, I, P\, v. intr. —
Se dit par ex. du vent, des souris,
qui entrent par de petites fentes, de
petits trous. Lo vant vise ans trèués
(T nas fnPtes, le vent pénètre au
travers de nos fenêtres.
Visieu [inziiqe . . M, I, P, N], v.
intr. — 1" Viser, pointer. 2" Mirer,
examiner.
Visitou [rizilti . . M, I\, s. m. —
\'isileur.
Visseler [l'islpi M], v. tr. — Visser.
Viti |i»i7i F\, v. Ir. ~ Vêtir. Voir
Veti.
Vitoû [v{i)iri M\, n. pr. — Victor.
Vitôz \i'itô V\, 2" pers. pi. prés, im-
pératif deVéni. — Venezl VoirHitôz.
Vitrèye [vitrêg M, I, P\, s. f. —
Vitrage.
Vive \inf gén.], v. intr. — Vivre.
/ /i" faut m' los lés byins po -, il
ne faut pas tous les biens pour v.
(la richesse ne fait pas le bonheur).
Vivi \vivi S], s. m. — 1" Vivier.
2" Houloir.
Vivrequin [oivrekè .S], s. m. —
Vilebrequin. Voir Wèyebrcqutn.
Vivyis \i'ivyi .S|. n. pr. — Viviers,
vill. de l'arr. île Château-Salins.
Lés sôrcyis d' -, les sorciers de V.
(sobriquet).
Viyate [l'iyat M, X, S, viyel V],
s. f. — Petite vrille.
Viyètc, voir Viyate.
Viyinnc \viycn M, l\, s. f. — Clé-
matite des haies.
Viyoûne \viyùn M, I, P\, s. f. —
Viorne.
Viyouwé li'iyuwfi X], s. m. —
Table spéciale d'un cordonnier, d'un
sellier.
Voce \liçs I. P, F, Y\, prép. —
Voici. Voir Vace.
Vof \i>of I, P, vôf V], s. m. -
Veuf. Voir Vaf.
Vohh, Vohhâd, Vohhanf, Vohhiè,
Vohhoner, Vohhou, voir Vahh,
Vahhâd, Vahhant, Vahhieu, Va-
hhoncr, Vahhou.
Vohhpé li'pxP^ V], s. m. — Pivert.
Vol [vçl /," P, V], prép. - Voilà.
Voir Val.
VOL
Volant [vçlà M, 1], s. m. — Volet.
Voir Vankion.
Volanti lv(ç)làti {uyàti) M, I, P, F,
N, vlàtê . . S (ittlàtce Juvelise)], adv.
— Volontiers.
Volant -rète [vçlà ret M, I], s. f.
— Chauve - souris.
Volantrous [l'olàtru . . gén. (vçlê-
Iru Y)], adj. — 1" Serviable; de
bonne volonté; empressé ; complai-
sant. 'L al ~ po lot chèquin, il est
serviable pour tout chacun. 2" Qui
est bien décidé au travail; qui tra-
vaille bien.
Volate [volai M, N, S, vçlçt I, P,
V, vçlçt Fj,' s. f. — Volette, petite
claie en osier sur laquelle on fait
sécher les fruits ou égoutter lesfro-
mages. Lés Hhanv'lals sont dés
fègous d' ~, les gens de Chan-
ville sont des faiseurs de v. (sobri-
quet). Voir Yoletri.
Volâye [vçlày . . M, I, P, F, N\, s.
f. — Bande d'oiseaux, nichée.
Volâye [volày . . gén.], s. f. —
Volée de coups.
Volchant, voir Valhhant.
Vole [vô^l N, vol S], adj. — Veule.
Voir Voûle.
Yolêje [vçlês gén.], s. m. — Action
de voler, de se maintenir en l'air.
Voler [vçlêi . . gén), v. intr. —
Voler, se maintenir en l'air.
Voler [vçlê' . . gén.], v. tr. —
Voler, dérober. 'L in-n-è pis di ~
que di guégné onét'mont, il en a
plus du volé que du gagné honnê-
tement V.
Voler', voir Voleur.
Yolerèyc [vçlrçy M, I, P, N], s.
f. — Rapine.
Volet [vçle M], s. m. — Partie de
la voiture.
Volèt-au-jot [vçlçôjo I, P\, s. m. —
Ciseau de maçon.
Voleton [vçltô M, I, P, vçllô- vçl-
tra N], s. m. — Hanneton. Voir
Heulat.
699
VON
Voletrat, voir Voleton.
Voletri [vçllri N], s. m. — Volette.
Voir Volate.
Voleur [volœr M, I, P, N, vulôér
F, vçlôr S, vulwor Y], v. tr. —
Vouloir.
Voleur [volcêr gén. (voler Y)\, s.
m. — Voleur. T'as auss' ~ qu' li,
pisque teu tands V sèc, tu es
aussi voleur que lui, puisque tu
tends le sac. — In voler que hèche în-
n-âle voler, lo diâle en' fèt qu' d'in
rire, un v. qui appelle un autre v.,
le diable ne fait que d'en rire. Voir
Volou.
Voleiir [volœr I, P, F[, v. intr. —
Valoir. Voir Valeur.
Volhhant [vol^à I, P, Y\, adj.
— Verdoyant. Voir Valhhant.
Volintrous [volèlru Y[, adj. —
Serviable. Voir Volantrous.
Volot [vçlç I, P, Y], s. m. — Do-
mestique. Voir Valat.
Volote, voir Volate.
Volou [vçlu M, I], s. m. — Voleur.
Voir Voleur.
Volou [vçlu . . I, P, F\, s. f. —
Valeur. Voir Valou.
Voltrat [vçltra N], s. m. — Han-
neton. Voir Heulat.
Volurous [vçliiru I, P\, adj. — Vail-
lant. Voir Valurous.
Volwâr [vçlwàr F\, v. intr. —
Valoir. Voir Valeur.
Vonde [vôl Y], v. tr. — Vendre.
Voir Vande.
Vondrosse [vôdros Y[, s. f. —
Vendeuse. Voir Vandrasse.
Vonredi [vôrdi V], s. m. — Ven-
dredi. Voir Vanredi.
Vons [vô Lorry, Landroff], pron.
poss. — Vos. Voir Vas.
Vont [vô Y], s. m. — Vent. Voir
Vant.
Vonte [vôt Y], s. f. — Vente. Voir
Vante.
Vonte [vôt Y], s. m. — Ventre,
Voir Vante.
VOR
700 -
VOY
Yor \vor Ronibns], s. m. — Pièce
de bois qui empêche le pressoir
de dévier de gauclie à droite.
Vôr Ivôr S\, v. tr. — Voir. Voir
Veûr.
Voran \t>or(l V], s. m. - Deux
planches écartées d'un train de bois.
Yorbéye [vorbêy Y], s. ni. — Gros
nuage annonçant de la phiio ou
de la neige. Voir Wèrgau.
Vôre [vôr S\, s. m. — Vcrie. N'oii-
Wére.
Vos \i>o I. P\. prép. — Vers. Voir
Vas.
Vos \i>o I. F. S. V], adj. poss. —
Vos. Voir Vas.
Vos |(>o gén.j. prou. i)its. —
Vous. J' ~ r dira, je v. le dirai.
./■ ('■ au bèyc, je vous en donne.
Vosèvicu, Vosieu (cozçi'f/fr - l'o-
z;j(y . . M, I. P, A'I. v." tr. — Dire
vous à (jqn. Voir Èvosicu.
Vote [vol I, P, F, S. V[, adj. et
pron. ])oss. — Votre; vôtre. VoirVate.
Vote, voir Voûte.
Voûle [vûl M. I, P, vô"l-vril X,
vôl S], adj. — 1" Veule, (|ui maïuiue
de consistance, meuble, souple, ma-
niable, faible; léger. Tcre ~, terre
meuble. 2" Fol dans ses expres-
sions; volage.
Vouleiïr, Voulwor, voir Voleîir.
Voûte [vûl M, l. P, vm-vô"! X, vôl \'\,
s. r. — 1" Sorte de crêpe. Avec
de la farine, des œufs, du lait et du
sel, on fait une Meurate assez claire.
Versez -en une (]uanlité convenable
dans la poêle à frire, garnie d'un
peu de saindoux ou d'huile et tenue
sur un bon feu. Après un instant
de cuisson, retournez la |)àte dans
la poêle. Quand elle est cuite et en-
core molle, faites- la glisser sur un
plat et recommencez pour une autre.
Quand on fait de ces crêpes, aussi
nommées Vahh Crcupé, le jour de
la Chantleleur, on a de l'argent dans
sa poche tout le reste de l'année.
affirnie-t-on dans nos villages. 2"
Omelette S, V.
Voûte [val M, I, P. vô-l-vûl X],
s. m. — Vote.
Voûter [vûlC" . . M, I, P, vô"l(f-
l'ûlœ X], v. tr. et intr. — Voter.
Vouye (an^ [riii/ I^androlfl, loc.
adv. — En chemin. X'oir Vaye.
Voûye [vûy M, I, P[, s. f. — da-
lerie de la taupe.
Vouyéje [vui/ês S, Y[. s. m. —
Voyage. Voir Vayéje.
Vouyèji [vwjejiS[,\. intr. — Voya-
ger. Voir Vayèjeu.
Vouyèjou \viuji;jii S[. s. m. —
Voyageur. Voir Vayèjou.
Vouyér' ]vuyêr Vj, n. pr. — Voyer,
vill. de l'arr. de Sarrebourg.
Vovéje, Voverèyc, Vovetè, voir
VaYtije, Vaverèye, Vaveté.
Vow i<oa> P[, pron. et adj. poss.
— Votre ; vôtre. Voir Vas.
Voye [voij I, P, l'|, s. f. - Fois.
Voir Vaye.
Vôye \vôy S, wôij V|, s. f. — Voie,
chemin; trace. '/, ol dans le boitv
~, il est dans le bon chemin (il a
de la chanceV Mè soyole n'é m' ès-
sèz d' -, ma faucille n'a pas assez
de voie (les dents ne sont pas assez
écartées) V. Voir Hôyc.
Vôye |('ô;/ V|, s. f. — Veille. Voir
Vaye.
Voyè [vpyç . . I, P, F], v. tr. -
Veiller. Voir Vayeu.
Voyéje, Voyèjeu, Voyèjou, voir
Vayéje,Vayèjeu,Yayèjou, voyage,etc.
Voyerosse [vofiros V], s. f. — Col-
chique. Voir Vayate.
Voyèyc, Voyïe [voyçy I, P. voyl
V[, s. f. -- Veillée. Voir Vayèye.
Voyote \voyot I. P[, s. f. —
Petit chemin. Voir Vayate.
Voyote [voyol I, P\, s. f. — Veil-
leuse. Voir Vayate.
Voyote [voyot I, P[, s. f. — Col-
chique. Voir Vayate.
I
VOY
701
VWÈ
Voyou [vçijii . . I, P, V], s. m. —
Veilleur. Voir Vayou.
Voyoûse [l'pyûs /], s. f. — Col-
chique. Voir Vayatc.
Vrâ [vrâ . . gén.], adj. — Vrai.
Ç'al d' bwùi ~ , c'est bien v. È toûrt
ou è ~ , à tort ou à v. (à tort ou à
raison). Ç'at ~ corne i pieui don
bodin, c'est v. comme il pleut du
boudin (ce n'est pas v.).
Yrâyi [vrâyi . . S], v. intr. —
Aller et venir sans sujet.
Vreder [vredëi . . M, I, P, N], v.
intr. — Aller çà et là, aller et venir
sans sujet.
Vremîn [uremî M\, n. pr. — Yré-
my, vill. de l'arr. de Metz.
Vrondemant [vrôdmà M, I, P, iV],
s. m. — Action de résonner, se dit,
par ex., une toupie, etc.
Vronder \vrôdêi . . M, I, P, N\,
V. intr. — Vrombir. Se dit aussi
du sifïlement d'une pierre lancée
par une fronde.
Vade [vat M, I, P, F, N, vœt S,
vêt V], adj. — Vide. Auss' ~ qu'
lés titats d'eune l'ieuije trîiye, aussi
V. que les tétons d'une vieille truie.
È ~ . inutilement. S' bèyeti don man
è ~ , se donner du mal inutilement.
Vûdéje [vûdcs . . M, I, P, N, vœ-
dcs S\, s. m. — Action de vider.
Vûdieu [vâdyœ . . M, I, P, N, l'ii-
di-vûda F, vcèdi-vôêdji- vâédyi S,
vêdye-vèdye V], v. tr. — 1» Vider.
- don sang, saigner (intr.) 2"
Nettoyer les bêtes en enlevant le
fumier V.
Yûler [vulêi . . M, I, P, N], v. tr.
— Oter les rejets; éclaircir; espacer;
dégarnir de sa complication.
Vulûre [imliir . . M,I,P, N\,s. f. —
Rameau; rejet à côté d'un arbre.
Vûye [viiy M, I, P, N\, s. f. —
Vue; regard.
Vwès [inve-we gén.], s. f. — Voix.
■Vwèyous \L'wçyu M, I], adj. —
Prévoyant; prudent.
Fis. 86.
WR
— 702 —
WHR
w
Wa' \iva' F], s. m. — Gué. Voir
Wé.
Wâ [ivà . . M, I, P, F, X, wâ - wcir
S, wêr V\, adv. — Guère, peu. -
âqiic, guère qqcli. (pas grand chose).
I.o vin n'ai wâ bon, la vin n"est g.
bon. / n'an-n-è ivâre, il n'en a guère.
Wace Iwas-weijas M. N, weyos
wos I, P, was S, loos V], loc. adv.
— Où est-ce. où? ~ que /' luls, où
esl-ce que lu vas (où vas-tu)?
Wache, voir Wâhhe.
Wâd [u'à . . S, Y], s. m. — Manche
de faux.
Wâd [wà . . M. I. P\, s. m. -
Gardien qui garde les chevaux pen-
dant la nuit. Xate ~ n'è m' pâiu
des loups, notre g. n'a pas peur des
loups.
Wâde [wnl M\, s. f. — Jardin.
Wâde Iwàt . . gén. (wât-wâts S)\,
s. f. — 1° Garde. ~ nacionâ, garde
national /)o/)yV/i.r. 2" Garde -cham-
pêtre. 3" Action de garder. Ces
fruts sont iF ~, ces fruits sont de
g. (se conservent). È ~ , aux aguets.
An -, en g., à l'afFùt aux écoutes.
S" bèi/eu li' ~, prendre g. 4" Ce qui
garde, étui, ô" Salaire que [icrçoit le
berger pour la garde des bêtes. /
vint chèrchi le ~ de zoute vcche, il
vient chercher le salaire pour la
garde de leur vache .S.
Wâdc-fu \wàt fil . . M, I, P, A'i,
s. m. — Garde- feu (grille (jui en-
toure le foyer).
Wadë [wad^ . . S), v. tr. — Garder.
Voir Wèdcr.
Wàdion \u>àdijô . . M, I\, s. m. —
Punaise. Voir Pcutc.
Wâdje, voir Wâde.
Wadjére \wailjêr .SI, s. f. — Ver-
dier (oiseau). Voir Wèdlre.
WadrinâwG \wâdrinnu> - wâdrinow
M\, n. pr. — Vadrineau. Digue sur
la Moselle, en amont de Metz, près
de Longe ville (meta thèse de War-
dinâwc, dont le premier élément
appartient au verbe Warder, patois
moderne: Wèdcr, donc «retenue
d'eau»). Cette digue, qui se trouve
à la pointe de l'île du Saulcy, a
pour but de relever le niveau des
eaux du bras droit de la Moselle,
de manière à fournir la force mo-
trice aux moulins et aux usines de
Metz. File a 320 mètres de longueur
sur 6 mètres de largeur.
Wâguè [wtige . . S, wâiie-wàke
V\, V. intr. — Vaguer.
Wâhhc, voir Warche, Warje.
Waji [waji S], v. tr. — Gager.
Voir Wèjeu.
Wakè, voir Wâguer.
Wale \wal M, N. S, wçl I, P, V],
s. f. — Hadeau de planches, train de
bois.
WantG |(/'«/ A'I, s. f. — Personne
paresseuse.
Wâr \u>(ir V\, v. tr. — Voir. Voir
Vcûr.
Warâs \u>arà Pommérieuxl, s. m.
— Gué. Voir Wé.
Warchc \wàrs M, wçx .V. wars F,
w&x S\, s. f. — Ivraie, fromental.
Wârc, voir Wâ.
WAR
703 ~
WÈL
Warfe [warç . . S], s. m. — Tau-
reau. Voir Wèré.
Warèye [wàrfg . . M, I, P], s. f.
— Mare d'eau, de sang, etc.
Warje [ivars M, N, wâx • • S, wçs
V], s. f. — Verge, ancienne mesure
agraire (1 heclare = 3 jours = 4
verges).
Wate [wate F\, adj. — Sale. Voir
Wète.
Watène [watçn-ivatin F], s. f. —
Saleté. Voir Wèteune.
Wâtieu [ivâtyqs M\, n. pr. — Gau-
tier.
Watine, voir Wèteune.
Wâtrat [wâtra . . M, N, S, wàlrç
I, P], s. m. — 1" Épervier. J' as bianc
corne i cul d' ~ , tu es blanc comme
un c... d'épervier. 2° Geai.
Wàtrîn [wâtrî . . M, I, P, F, N],
n. pr. — Watrin.
Watriyi [watriyi F], v. tr. — Salir.
Voir Wètcuner.
Way [way S], part, affirmative. —
Oui. Voir Wèy.
Way [wag . . F, S], interj. —
E.xprime la surprise: tiens; mais. -
que ç' que tè m' chantes toula, mais
qu'est-ce que tu me chantes là ! F.
Oh, way ètot= non S. To père è uni
aujdeu ? — Oh, way ètot, ton père
est venu aujourd'hui? — Non.
Wây [wày N], n. pr. — Vahl, vill.
situé dans l'arr. de Château -Salins.
Wé [wêi . . M, /, P, N, wai F\, s. m.
— 1" Gué. 2" Mare d'eau artificielle,
à l'intérieur du village, qui servait
d'abreuvoir aux bestiaux. Voir
Warâd.
Wèchi, voir Wèhhi.
Wèchiant, voir Wèhhiant.
Wèder [wçde'-wçrdê' . . M, I, P,
N, wadç-wçdq-wçdjç . . S, wçdyç
V], V. tr. — 1" Garder. Çou qu'at
bwin è panre at bwin è ~ , ce qui
est bon à prendre est bon à g.
2" Garder des animaux.
Wèdjè, voir Wèder.
Wèdjïrc [wçdjîr M, 1, wadjîr S], s.
f. — Verdier (oiseau). Voir Wadjérc.
Wèdou [wçdu . . M, I, P, N, S],
s. m. — Gardien.
Wégne [wën P, N], s. f. — Gain.
Voir Wingne.
Wègnéje [wêfiës . . P, N], v. tr.
— Gagnage. Voir Wingnéjc.
Wégnè [wëfie . . P, N], v. tr. —
Gagner. Voir Wingneu.
Wèhhe, voir Warche.
Wéhhe [wéx V], s. f. — Cri aigu.
Wèhhi [wçx' • • S, V], n. pr. —
Vaxy, vill. de l'arr. de Château -
Salins. Lés Sans Souci d' -, les
Sans Souci de V. (sobriquet).
Wèhhiant [wçx'jà ■ . M, I, P, N],
adj. — Qui branle, qui hoche, qui
ballotte. Lo r'chal lé al trap ~ , cet
habit est trop trop large.
Wéje \wês . . M, I, P, N], s. m.
— Procès-verbal. Is m'ont fat ma
fri i folu ~ , il m'ont fait ma foi
un fichu p.
Wèjeu \wejce . . M, I, P, N, waji-
wçji S, wçjye,-i]œ V\, v. tr. — 1"
Gager, parier. 2» Saisir en garantie
d'une dette. 3" Dresser procès-
verbal pour délit dans les campa-
gnes.
Wèjîre [wejlr I, P], s. f. — Hy-
pothèque.
Wèjou [weju M, I], s. m. — Garde-
champêtre. Voir Banwâd.
Wèkâd [wçkà . . M, I, P, N\, s.
m. — 1" Caillou roulé de la Moselle.
2° Terme désignant un terrain caillou-
teux ; nom de lieu-dit assez fré-
quent. Duhh corne i ~ , dur comme
un c. Surnom des habitants de
Malroy, arr. de Metz. 2" Espèce
de martin-pècheur.
Wélates [wêlat M, wëlçt I. P], s.
f. pi. — Membres. 'L è chu sus ses
~, il est tombé sur ses m. (les
quatre fers en l'air^.
Wélc {wêl V], s. f. — Voile.
W$lotes, voir Wélates.
WÈM
- 704 -
WER
Wèmhaul \u>cmhô M, I, 'N], n. pr.
— Voimhaut, vill. de l'arr. de Bou-
lay. Lés qroûsses gasses de W., les
grosses gorges de V. (sobriquet).
Wânàd liuciiu-iuçrnci . . M, I, P,
N], s. m. — Orgelet. On dit aux
enl'anls qui fout des ordures
au milieu du clicuiin qu'il leur
viendra uu o.
WiSnc \wcn P, N, S, V\, s. f. -
Veine. Voir Winne.
Wè'névèle [wrnêrçl P\, n. pr. —
Vernéville, vill. de l'arr. de Metz.
Wôneson [uh'ikô M, I, P, N\, s. f.
— 1" Ven:iison, gibier. 2" Hendez-
vous de eliMsseurs.
Wépc \wcp géii.|, s. f. — Guêpe.
Dans F, on dit Mouche, Quiyon.
Voir Fier'.
Wépcs \ioêp .1/, /, /'. F, .Y|, s. f.
pi. — Vèjjres.
Wèpi [iiirpi M, [, f'\, n. i)r. —
Woippy, vill. de l'arr. de Metz.
WÉr [ii'êr /'l, V. ir. - Voir. Voir
VcQr.
Wèra' [itiçrai F\, s. C. — Nom in-
jurieux donné à une femme. Voir
Wèré.
Wèrambau liurràbô M, I, P, N\,
s. m. — 1" Loupe d'un cheval. 2"
Fil de la Vierge.
Wèrampcs [weràp M. I, P, .Y], s.
f. pi. — Jambes. Chcûr /« - ait
l'âr, tomber les jambes en l'air.
Wèrantïhhe {ivcrànx M], s. f. —
Gai-anlie.
Wèrbau \ii)rrl>à M, I, P, X\, s. ni.
— Larve du bnnnclon.
Wèrbrequtn \n>çrl>ri-kï A'|, s. m.
— Vilebre(|uin. Voir Wèyebrequîn.
Wèrcale \ii>çrUal M, X, wpvkol I,
P, vçrkôl t'I, s. m. — Collier de
cheval.
Wèrcalicu, Wèrcaycu \ii>rrl:alyœ
M, UH'rkpljie I, P, loerlcnlijrf-wçr-
l<(m<y A'I, s. m. - Sellier, bourrelier.
Wèrcolc, voir Wèrcale.
Wèrcoliè, voir Wèrcalieu.
Wèrder [wçrf/ë- . . M, I, P, A'], v.
tr. — Garder. Voir Wèdcr.
Wèrdîn [wqrdî I\. s. m. — Suisse
d'église. Çal V ~ don motin èva
s' bé pieiimat, c'est le suisse de
l'église avec son beau plumet.
Wérc \wêr M, /. P, -V, ner F. l'ôr
S, wor V], s. m. — Verre. - jcûi,
V. joli! Cri du vitrier ambulant.
/ wèt UiOr an fond de s' ~ , il voit
clair au fond de son v. (il le vide
à fondi. 'L è dous .malèdètjes : i
n' pienl m' iwi'ir i ~ vûde, i n' pieitl
m' lo veûr pifin, il a deux maladies:
il ne peut voir un v. vide, il ne
peut le voir plein. — Fûre i vôr, faire
un V. (boire la ration de vin qu'on
donne vers 10 heures aux gens de
journée qui piochent la vigne 5.
Wére [wêr V\, adv. — Guère.
Voir Wà.
WÈré \ii>erêi M, /, /*, \, warc-wç-
rç . . .S|, s. m. — 1" Taureau. For-
mule de juron très usité. 2" Pièce
de charrue.
Wèrcler \ii>rrlê' . . M, I, P, A'],
V. intr. — 1" Saillir une vache, en
parlant du taureau. S'emi)loie aussi
pour d'autres bêtes. 2" Se dit des
vaciies qui désirent le taureau et
sanienl sur les aulres vaches. Voir
VVèrieu.
W5rcrèye [loêrrëij M, !, vanï-j V),
s. f. — Verrerie.
Wèrgau \wçrgô M. l, P. A'|, s. m.
— Xuage épais (jui anno:;ce l'orage.
Voir Vorbéye.
Wèr.i»ousse, Wèrgouyc, Wèrgucuy
\iiHr(/iis-it'rr(ini/-wenj(rij M, /, P],
s. f. - Lscargot jaune.
Wèrguiès |ii'(''v/;/t' M, I, P, A'I, s.
m. — Verglas.
Wèrhé \wi;r((' M\, n. pr. — Nom
de famille autrefois en usage dans
notre contrée.
Wériat \uH'nia M, X. wcrijo I, P\,
s. m. — Petit verre à boire. Voir
Wérion.
WÊR
- 705
WEY
WèrTche, voir Wèrîhhe.
Wèrieu [wçryqe M, I], v. intr. —
Se dit de la vache qui désire le
taureau. Voir Wèreler.
Wériére [wêryêr M], s. f. — Vitrail
d'église.
Wèrihhe [ivçrJx ■ ■ M, N], n. pr. —
Varize, vill. de l'ar. de Boulay.
Wérion [wêryô M, I, P, N], s. m.
— Petit verre à boire. Voir Wériat.
Wériot, voir Wériat.
Wèrioûle [iverijûl M], n. pr. —
Petite rivière qui prend sa source
à Retonféj', arr. de Metz.
Wèrir [wçrJr Gorze], v. tr. —
Guérir.
Wèrloup [wçrla M, I], s. m. —
Loup-garou, diable; mâtin ! (espèce
de juron). Ah, ~, qu'i fût freûd
aujdu!, Ah! d! qu'il fait froid au-
jourd'hui! / droûle de ~, un drôle
d'homme, un vilain sire.
Wèrmelu [wermelu M, I, P, N],
s. m. — Échenilloir.
Wèrnâd, voir Wénâd.
Wèrnanvèle [wçrnàuçl P], n. pr.
— Vernéville, vill. de l'arr. de Metz.
Voir Wèinévèlc.
Wèrpoye [wçrpçy M, I, P\, s. m.
— Sobriquet des habitants de Woip-
py prés Metz.
Wès [we gén.], s. m. — Voix. Voir
Vwès.
Wése [wës . . M, I, P, N], s. m.
— Prairie basse.
Wèsîn [w^zî . . gén.], s. m. —
Voisin. - è ~ , v. à v. (l'un à côté
de l'autre).
Wèsinéje [wezinës . . gén.], s. m.
— Voisinage.
Wète [wçt gén. (wat F)], adj. —
Sale, malpropre; gâté; crotté;
mouillé. - fome, sage-femme. - talpé,
servante malpropre. Le pus ~ don
tropé mat l' tams au bé, la plus s.
du troupeau met le temps au beau.
Se dit d'une femme malpropre qui
fait la lessive quand le temps se
met au beau.
Wèté [wetêi M, I, P, N], s. m. —
Gâteau que l'on fait dans toutes
les occasions où l'on veut faire fête
à qqn. ou célébrer qqch.
Cassez des œufs sur de la farine
fine, ajoutez du beurre et un peu
de lait chauffé, de la levure et du
sucre. Travaillez cette pâte jusqu'à
ce qu'elle devienne plus ferme que
la pâte de pain. Laissez-la en re-
pos en la couvrant jusqu'à ce qu'elle
soit bien levée. Vous partagez la
pâte en trois morceaux que vous
roulez en boudins; vous en faites
une tresse à laquelle vous donnez
une forme circulaire, en unissant
les extrémités; dorez au jaune d'œuf
et mettez au four aussitôt. A Pâ-
ques, le gâteau se fait généralement
plus petit. On en place un devant
chaque convive.
Wètène, Wètènerèyc, voirWèteunc,
Wèteunerèye.
Wèteune [wetœn M, S, wçten I,
P, watqn - walin F], s. f. — Saleté,
immondice, ordure ; vilenie, chose
de peu de valeur. Se dit aussi d'une
femme malpropre.
Wèteuner lwçt{œ)n& . . M, I, P, N,
watriyi F], v. tr. — Salir, souiller.
Voir Hhoûyi.
Wèteunerèye [welaenrêy M, wetçn-
rêy I, P, N\, s. f. — lu Saleté. 2» Mau-
vais tour. / /n'è fâl le ~ le, il m'a
joué ce mauvais tour.
Wètûre [wetûr . . M, I, P, N, S],
s. f. — Voiture.
Wcuche, Weuhhe [wœs-wœx M,
wœx-ii'i'x-'fpX J^> "^'X ^]' s. m. — Gui.
Èmér corne ~ , amer comme du g.
Wèy [wey gén. (way-wqy S)],
part, affirmative — Oui. Cette forme
marque le respect. Voir Ry.
Wèyaji, Wèyajicr [weyaji F, wçya-
jye V], V. intr. — Voyager. Voir
Vayèicu.
45
Wèyacc Ifvçyas M, X, wei/çs I, P\,
loc. aàv. — Où? Voir \Vace.
Wèyaume [wçijôm M, I, F, X\, n.
pr. — GuiHaume.
^èybouche [wçybtis M, I, P, N\,
s. f. — Sorte de poirp.
Wèyçbrequîn [wçijbrekT . . M, I,
P, wfrbrekî-wajbrekî N, vilbrotsl . .
S, vivrekè Diane - Capelle, biberkê
V], s. m. — Vilefirequin. Voir
LoUycbrequîn.
Wèyéje [weijês V], s. m. — Voyage.
Voir Vayéje.
^èyenat \wçijna M, weyno I, P],
s. m. — Petit raisin venu après les
autres. Voir Rcwèyenat.
)y^yener [ivçynêi . . M, I, P, N,
wçyinç Y], v. intr. — 1" Faire un
fcpips d'autonime Y. 2" Se dit des
plantes presque (Jcsséchées qui,
après une p|uie, commencent à re-
pousser. 3" AJùrir. Se dit surtout
des pommes de terre y.
Wèyîn [ivçyï . . M, I, P. N\, s.
m. — 1° Temps des récoltes, des
labours, de la vaine pâture ; saison
d'automme. 2» Arrière foin, regain.
Voir Rewèyîn.
Wèyinè, voir Wèyencr.
Wèyinotc [wçyinçt V|, s. f. — Pou-
lette de la dernière couvée. Le - ,
ç'ol le moyoa pouyote, la iv. c'est
la meilleure poulette.
Wèymau [uwymô M, I, P, N\, s.
m." — Espèce de poire.
Wèyocc, voir Wèyacc.
Wèyou [wfi^u M, I, P, N\, adv.
— Où. An n' sêt m' ~ que V diâle
fat ses coups, on ne sait où le diable
fait ses coups. Voir Èyou.
Wèyous [weyu Y], adj. — Pré-
vqyànt. Voir Vwèyous.
Wèyu [weyû M, I, P\, s. m. —
Abreuvoir, grande mare.
Y?èzcnçr [wçznëi . . M, I, P, iV],
V. intr. — Sç dit de la terre qui se
met en mottes.
- 706 -
WIY
Wèzon \wçzô U, I, P, ^\ S], s. m.
— Gazon, [s' lût foler V - ijpzos
lés pieu<is. il se laisse fouler Je g. sous
les pieds (il se laisse supplanter).
Wihhe, voir Wcuhhe.
Windieu [wèdyœ . . M, I, P, N],
V. tr. — Frotter d'Jiuile ou d'une
substance grasse.
Wingne [wèn M, I, wên P, ivên-
wêii iV], s. f. — Gain. 'L è fat
eiine groûsse -, il a fait un gros
gain. VQir Guingne.
Wingnéje [ivènës M, I, wëfiç's P],
s. m. — Gagnage, pâturage; spé-
cialement, petite métairie de terres,
sans bâtiment pour le fermier. Voir
Guingnéjc.
Wingnéje [wênês . . M, l, P, N], s. f.
— Récolte sur pied.
Wingneu [wênœ . . M, I, wctlç P,
u>ênœ-wènce N, wlrii S], v. tr. —
r Gagner. 'L è wingneu i piat nwûs
d' pin è le s'woii de s' cours, il a gagné
un petit morceau de
pain
a la
sueur de son corps (front). Voir
Guingneu. 2" Vaincre. 3" Cultiver.
Wînkeuyerèye [wîkœyrçy . . M, I,
P, N\, s. f. — .action de crier.
Wînkiâd [wlkyà . . M, I, P, F, N],
s. m. — Criard.
Wtnkiâyc [wikyày . . M, I, P, A'),
s. f. — Action de crier. Se dit sur-
tout du porc. Fàre dés ~ corne i
p'hhé qu'an tournent, crier comme
un porc qu'on tue.
Wînkiéjc [wîkyês - wîkyes - wîkyêy
. . M, I, P, N\, s. f. — Action de
crier.
Wînkièsse, Winkiêye, voir Wtn-
kiéje.
WInkicu {wîkyœ . . M, I, F, F, N],
V. intr. — Jeter des cris; glapir;
grognercomme un porc, etc. - corne
eune chète, crier comme un chat.
Winnc \n>èn M, I, wen P, S, u>ën-
wên N], s. f. — Veine. Qu' wèt ^és -
wèi ses pinnes, qui voit ^çs v. voit ses
peines.
- %1
P, N], s. f. -
V], adv. — Où.
Wïve [wîf M, I,
Vipère; serpent.
Woce [wQs I, P,
Voir Wacc.
Wodjè, Wodiè Iwçdje- ivçdyç
v. tr. — Garder. Voir Wèder.
Wohhc, voir Weuhhe.
Woje [ivçs V], s. m. — Orge.
Voir OQhhe.
Woje [wçs V], s. f. — Verge. Voir
Warje.
Wojicr [wQJge V\, v. tr. — Gager.
Voir Wèjeu.
Wolc [wçl I, P, V], s. f. -
Train de bois. Voir Walc.
Wolc [wp/ V], s. f.— Huile. Voir Oflle.
Wolè [ivçlç V], V. tr. — Conduire
un train de bois.
WOV
Wolè [wçlç V], V. tr. — Faire de
l'huile. Voir Oûlieu.
Wolou [wçlu V], s. m. — Celui qui
conduit un train de bois, flotteur.
Wore [ivor V], s. m. — Verre.
Voir Wére.
Worguè [worge V], v. tr. et intr.
— 1° Retourner les chaumes. 2"
Labourer, en novembre, un champ
dans lequel on plantera des pommes
de terrre au printemps.
Wos [wo V\, prép. — Vers. VoirYas.
Woye \ivçy V\, s. f. — Oie. Voir
Oûye. Voir Zwoye.
Wôyc [wôy Y], s. f. — Voie. Voir
Vôyc.
Woyou \wçi/ii V], s. m. — Voyou.
Fig. 87.
- 708 -
YUT
Y [i gén.], adv. — Y. Eune fwès
qu'an-z — ont minjeu don diïile, an-
2 - r'tonenl, une fois qu'on a mangé
du diable, on y retourne.
Yâche, voir Yâhhe.
Yâhhc \yàx . ■ gén.), adj. — Aise.
S'emploie après un mot qui se ter-
mine par une voyelle. Voir Âhhc.
Yâhhctè [yâxte V], s. f. — Gaîté.
Voir Ahhcté.
Yâquc, Yauque [yak . . yôk M, I,
P, N], pron. indéf. — Quelque chose.
Voir Âque.
Yé, voir Yeu.
Yèbc {yçp V], s. f. — Herbe. Voir
Èrbe.
Yéque [yêk S. Y], pron. indéf.
— Quelque chose. Voir Aquc.
Yére, voir Yeûvc.
Yét' [yêt V], adj. num. — Huit.
Voir Ut'.
Yétiémc [yëtyem V], adj. num. —
Huitième. Voir Uticume.
Ycu [yœ M, I, P, N, û-î-zl S, ye-
yœ-zye-zyœ F], s. m. — Œuf.
Yeus bacheus, œ. brouillés. - hèdlé,
œuf sans coquille. - coi^i's', œuf gâté.
- de mêynnt, œuf de minuit (excré-
ment d'hommes, d'animaux). Pyin
came i-n-y, plein comme un œuf (ivre).
'L at sus ses ~ , il est sur ses œuf
(il est dans l'aisance). An-n-y
d'mandenl i-n-yeu et i l)èye i bien,
on lui demande un œuf et il donne
un bœuf. / n' faut m' l'èmâs comter
lés ~ an cnl d' le paye, il ne faut
jamais com|)ter les œufs au c... de
la poule. — / n' fat m' mate tos sés-
lis dans l' même pènî, il ne faut pas
mettre tous ses œufs dans le même
panier S.
Ycû [ycé Verny], s. m. — Sureau;
yèble.
Yeût' [yôèt S], adj. num. — Huit.
Voir Ut'.
Ycïitîme lyœlJm S\, adj. num. —
Huitième. Voir Utieume.
Ycûténe [yirlên S\, s. f. — Hui-
taine. Voir Utinne.
Yeûve [yœf M, I. P, N, ùf yêf-
yèr V\, s. f. — Œuvre. Mate an-
n-yeîwe, mettre en œ. (employer).
S' mate an-n-y, se mettre à l'œuvre,
au travail.
Yèvâd \yevâ Niederhof], s. m. —
Visite que les femmes font l'après-
midi. Voir Èvâd.
Yéve, voir Ycûvc.
Yîngue \yik . . M, I, P, N, S], s.
m. — Ongle. Voir îngue.
Yonze \yôs S, Y], adj. num. —
Onze. Voir Onze.
Youde \yut gén.], s. m. — Juif
(nom injurieux). Voir Mâhhèm.
Youte \yut gén.], prép. — Outre,
plus loin. Voir Oute.
Yoûte (è) [(/û/ M, I, P, P, A'I, s.
m. — .1 hôte. Sorte de cheptel de
durée déterminée. Voir Houle.
Yut' [yiit M, I, P, N], adj. num.
- Huit. Voir Ut'.
— p^^a^^^potsi-^ —
Zft
— %9
ZIM
Za [zâ . . M, I, P, N, :â-zàr S,
adv. — Cette particule s'ajoute à la
fin d'un mot ou d'une phrase. Elle
a ordinairement le sens de «à la
vérité, vraiment» / n'è ~ pwint
d' chance, il n'a v. point de chance.
Elle peut aussi signifier: à l'instant.
/ m'è ~ dit, il vient de me dire.
Zabète, voir Zaubète.
Zagueneu [zagnœ iV], v. tr. —
Fouetter.
Zalîe [zâlX gén.], n. pr. — Rosalie.
Zambyi [zâbyi S], v. intr. — Gam-
bader.
Zanguieu [zâgyœ . . M, I, P, zëgyi F,
zâgyœN], v. tr. — Fouetter avec une
verge, une lanière. Voir Zînguieu.
Zâr, voir Za.
Zas.se, voir Zèsse.
Zaubâye [zôbây . . M, I, P, F, N],
s. f. — Poussée violente ; rossée.
Zauber [zâbêi . . M, I, P, F, N],
s. f. — Pousser violemment; asséner
un coup ; battre, rosser. 'L è zaubé
sus lu, il a tapé sur lui. S'i n'
s'èjit que d' ~ , le vèche at dés nates,
s'il ne s'agit que de frapper (dans
la main), la vache est à nous (c'est
une affaire faite).
ZaubètG [zôbet M, I, P, N, zabet F],
n. pr. — Elisabeth (terme familier).
Zaubiate, Zaubiote [zôbyat M, N,
zôbyçt I, P], s. f. — 1» Elisabeth.
2" Sotte, niaise.
Zé [ze V], s. m. — Oeil. Voir Euy.
Zegnâd [zeM . . M, I, P, N, S],
s. m. — 1» Celui qui mâchonne. 2"
Celui qui bredouille.
Zegnatcr [zenatê' . . M, N, zçfiçtç
. . I, P, zeni S], v. tr. — 1» Mâchon-
ner. 2" Bredouiller.
Zcgneu \zefiœ . . M, N], v. intr.
— Travailler à des riens.
Zegni, voir Zegnater.
Zègnotè, voir Zegnater.
Zégue [zêgii M, I, P, N], s. f. -
Cigûe.
Zèsse [zes M, I, P, S, zas-zes N],
interj. — Zeste. 1" Marque le refus.
T' vieus ç'iè ? -, tu veux cela ? zeste ! 2"
Marque la promptitude. Quad '/ è
èvu pâle, ~ ! lo v'iè anvaye, quand
il a eu parlé, z! le voilà parti.
Zeu [zœ S\, s. m. — Oeil. Voir
Euy.
Zeus [zce F], pron. réfl. — Soi.
Zèzële [zçzçZ M, I], s. f. — Niaise,
idiote.
Zi \zi gén. {li V)], pron. pers. —
Lui ; leur.
Zî [zî S], s. m. — Oeuf. Voir Yeu.
Zibèri [zib^ri M, I, P], s. m. et f.
— Espèce de poire.
Zidôre [ zidôr gén. ], n. pr. —
Isidore (terme familier).
Zie, voir Zîle.
Zié, Zieu [zye-zyœ V], s. m. —
Œuf. Voir Yeu.
Ziguer [zigê' . . M, I, P, F], v.
tr. — Heurter. Se dit des vaches
qui jouent en se battant et en
s'entremêlant les cornes.
Zîle {zîl M, I, P, F, N, zi(y) S, V],
s. m. — Hièble.
Zîn [zî ..M, I,P], s. m. — Cheval
dont toute la robe et noire.
ZIN
- 710 -
2ÔU
Zîndjatc [zîdjat S], s. f. - Petit
ongle. Voir Inguiate.
Zînguc [zlk . . M, I, P, N], s. f.
— Petite bille à jouer, en marbre.
Voir Chique.
Zînguc [zîk V], s. m. — Ongle.
Voir Ingue.
Zingueuyerèye [zêgœyrçii M, N], s.
f. — Batterie de cuisine.
Zînguiate [zîgyal M, N], s. f. —
1» Petit ongle. Voir Inguiate. 2» En-
grais constitué de cornes de pied
de mouton râpées, que Ton utili-
sait jadis pour la vigne.
Zînguiâye {zigtjày . . M, I, P, F,
N\, s. f. — Volée de coups.
Zînguieu [zîyyœ . . gén.j, v. tr. —
Cingler, sangler, fouetter, corriger.
Voir Zanguieu.
Zînguieu [zîgyqe . . M, I, P, F, S\,
V. intr. — Bourdonner.
Zînguiote [zîyyçl V|, s. f. — Petit
ongle. Voir Inguiate.
Zit', voir Zoûs.
Zizè \zizç V], n. pr. — Joseph
(terme familier).
Zizi [zizi M, I, P, N\. s. m. —
Bouffon, baladin.
Zizi! Zizi! |:iri M, f, P, F, X\,
interj. — Cri pour appeler les chats.
Zisiè [z^zye I, P\, s. m. — Trachée
du porc.
Zoke, voir Zokèsse.
Zoker [zokëi . . gén,), v. intr. —
Heurter, frapper, donner un coup.
Se dit surtout des bêtes à cornes.
Zokèsse [rpA-çs M. I, P, N, zçk F\,
s. f. — Coup sur la nuque, sur la
tête; blessure que l'on se fait en
se heurtant ou en tombant.
Zokote [zçkçt V\, s. f. — Excrois-
sance qui se développe sur l'écor-
ce des arbres.
Zôl, voir Zoûs.
Zombâyc [zôbây . . M, I, P, N\,
s. f. — 1" Bond ; sauf. / s'è lancieu
lot d'eune -, il s'est lancé tout d'un
bond. 2* Éclaboussure.
Zombcr [zôbêi . . M, I, P, N\, v.
intr. — Courir sus, tomber sur. Si
f zombe sus teu, gare! t'an-n-èrés
d' le r'pantance, si je tombe sur
toi, gare! tu t'en repentiras.
Zombèsse [zôbes M, I, P], s. f. —
Bourrade.
Zondat [zôda, zûnçt V\, s. f. —
Jeu d'enfants. L'on prend un os
percé au milieu dans lequel on in-
troduit une ficelle et on le fait tour-
ner pour produire un silllement
dans l'air. Voir Bruyat.
Zondâye [zôdày . . M, I, P, F, N,
S], s. f. —Jet; élan; ricochet. J'è-
rive toi d'eune -, j'arrive tout d'un
jet (à l'improviste). 'L è fié n'
piére sus /' ivé, l'an-n-è fût dés - , il
a jeté une pierre sur la mare, il en
a fait des ricochets.
Zôner, voir Zonner.
Zôneu |rô;ia> S, zûnêy V\, s. m.
— Petit os i)ercé de deux trous
où l'on introduit deux licelles, à l'aide
desquelles on le fait tourner ra-
pidement, de sorte qu'on produit
un sifflement.
Zonner \zônêi . . M, I, zônç' P,
zônqe X, zone . . S, zûnç V], v. tr.
— 1" Lancer un objet de façon à
lui faire produire un bruit. 2" v.
intr. Produire un bruit ronflant,
comme par ex. celui d'une toupie;
bourdonner.
Zos [zo S, V\, prép. — Sous. Voir
Desos.
Zôs, voir Zoiïs.
Zoilnè, voir Zonner.
Zoijnè \zûnç V], v. intr. — fttre
légèrement ivre.
Zoïinéye, voir Zôneu.
Zoûnote, voir Zondat.
Zoûs [zû M, I. N. S, zow P, zœ-zow
F. zô-zôl V], pron. réfl. sing. et pi.
— Soi. Chèquin cheaz zoûs, chacun
chez soî. — On-n-dt chiêi zôs (zôl),
on est chez soi V,
zou
711
zwo
Zoûs [zû M, I, S, zçiv P, Içw F,
zût N, zô, zit F], pron. poss. plur. —
Leur.
Zoût' [zût M, N], pron. poss. sing.
— / raborou sas V zoût', un cultiva-
teur sur le leur (sur son héritage)
Zoupion Izupyô M, I, P], s. m. —
Coup de poing dans le ventre.
Zow, voir Zoûs.
Zoyon [zçi/ô V], s. m. — Oison.
Voir Oûsson.
_ Zrâye \zray M, I, P, N], s. f. —
Érable, sycomore. Voir Hhrôye.
Zûncr [zùnêi . . M, I, P, F, iV],
V. intr. — Jaillir, sourdre; suinter,
filtrer. Voir Simer.
Zuterèyc [zûtrçy M], s. f. — Ha-
bitude,
Zwoye [zwçy F], s. f. — Oie.
Voir Oiiye.
Zwilier [zwilye V], s. m. — Hui-
lier (personne). Voir Oûlieu.
Zwoye-dihh [zwçydix V], s. m.
— Personne sourde (qui entend dur).
Zwoyi [zivçyi V], v. tr. — En-
tendre. Voir Oûyi.
Fig. 88.
- 712 -
ERRATA ET CORRIGENDA.
Dans la carte, il s'est glissé une
erreur: Le patois de Diane-Capelle,
non celui de Gondrexange, est partie
saunois, partie vosgien.
P. 3, Hfant, au lieu de /«/ l'nùri,
lire faut l'nûri.
P. 4, Atontou, au lieu de afontu,
lire âfonlu.
P. 4, Ahancc, au lieu de âhâs,
lire âyàs.
P. 11, Ammwinner, au lieu de /
n'ammwène meii, lire / n'an mwène
meu.
P. 13, Anchanté, au lieu de pain
cacheté, lire pain à cacheter; pain
à chanter (hostie).
P. 14, au lieu de Ancôncr, lire
flncôner.
P. 14, flncoijner, au lieu lieàkoùnê',
lire àkûiië'.
P. 17, au lieu de flnfèraché, lire
flnfèracheu.
P. 20, Anheune, au lieu de èhîm
M, V, lire êfim V.
P. 25, Antidu, ajouter Antodu.
P. 29, Arhote, au lieu de ârhot,
lire âryot.
P. 30, au lieu de Arpyi, lire Har-
pyi [harpiji].
P. 32, Au, au lieu de satirum,
lire salivum').
P. 32, Aube, au lieu de : la rivière,
lire le ruisseau.
') Je dois les corrections des nçms de
plantes et plusieurs autres à l'obli-
geance de M. le D^ Paul Dorveaux, ar-
chiviste de l'Académie des Sciences.
P. 37, Awc, au lieu de '/ al nieur,
lire 7 at nietiri.
P. 38, Awion, sup])rimer Nawion.
P. 39, Ba, au lieu de bà, lire ba.
P. 39, Baboche, au lieu de bâbos,
lire bûbçs.
P. 41, Bâhiirc, au lieu de bahiir,
bâhîr, lire hfifiir, bà-(îr.
P. 45, Barbe, supprimer scorso-
nère ; au lieu de chicorée sauvage,
lire chicorée frisée; au lieu d'astra-
gale, lire astragale de Marseille.
P. 52. Bèrache, au lieu de cil, lire i>n.
P. 53, Bèbate, au lieu de un élixir,
lire une eau.
P. .53, Bèrbelîn, à épine vinette
ajouter (Berberis).
P. 59, Bcugnat, au lieu de hœno,
lire bœno.
P. 70, Bleuyi, au lieu de arbrisseau,
lire fruit de l'airelle. Voir Blûe.
P. 70, Blûe, au lieu de myrtille,
airelle, lire baie de myrtille ou
airelle.
P. 74, Bolâd, ajouter boict subé-
reux.
P. 79, Botcr, au lieu de bol, lire
bote.
P. 87, au lieu de Brésé. lire Brésè.
P. 91, Brindîc, ajouter liseron des
champs.
P. 95, Buhène, au lieu de bûfiq-n,
bûhçn, lire bii-firn, bû-feii.
P. 97, Bwin-Luhi, au lieu de liihi,
lire lu-(i.
P. 100, au lieu de Cahône, lire
Cahôgne.
P. 107, Cayc, au lieu de kay, lire kây.
- 713 -
P. 116, au lieu de Chamt, Chânî,
lire Charni, Chânîn.
P. 124, au lieu de Lèmé, lire
Lemé.
P. 131, Chèsse-Bassc, ajouter
chasse-bosse.
P. 131, Chèsse-Trèpe, ajouter
chausse-trape.
P. 133, Cheu, ajouter: Voir Me-
cheus.
P. 135, Chevrate, ajouter che-
vrette.
P. 142, au lieu de Chorigôgâte,
lire Chorigôgâte.
P. 150, Cohèle, au lieu de kçhel,
lire koyçl.
P. 152, Comanccmant, au lieu de
kçmàsmâ, lire k(o)màsmâ.
P. 156, Coqfèrdouye, au lieu de
girofle, lire girolle.
P. 157, Corbu, au lieu de kçrbû,
lire kçrbû.
P. 164, Coupèsse, au lieu de es-
pèce de sedum, lire orpin, Sedum
Telephium L.
P. 166, Cousîïre, au lieu de Hheupe,
lire Hhèpe.
P. 168, Covrasse, au lieu de de la
colchique, lire du colchique.
P. 168, Crâchatc, au lieu de krâsç,
lire kràsçt.
P. 174, au lieu de Crème, lire
Crémè.
P. 179, Crûhot, au lieu de krûfç,
lire krûxç.
P. 180, Crus, au lieu de lychnide,
lire lychnis.
P. 194, au lieu de Décofiè, lire
Dècofiè.
P. 197, Deganguicu, au lieu de
d(e)gâgyqe, lire die)gâgyœ.
P. 202, Dekieuter, au lieu de ailles,
lire ans.
P. 203, Dèmâs, ad 2», lire giroflée
des dames, julienne, damas (viola
matronalis).
P. 206, au lieu de Dèpiare, lire
Dèpiare.
P. 207, au lieu de Dereudieu, lire
Dereïidieu.
P. 207, au lieu de Depwchener,
lire Desampwehener.
P. 209, Dessingneu, au lieu de d(ç)-
sënœ, lire d(e)sênœ.
P. 212, au lieu de Dcvant-Ehheû,
lire Dcvant-Èhheû.
P. 216, au lieu de Dinvier', lire
Dinvièr'.
P. 218, Dorâyc, au lieu de dçrày,
lire dçrâg.
P. 222, Drossié, au lieu de Drossié
drosye, lire Drossiè, drçsye.
P. 223, Dru, au lieu de bié, lire biés.
P. 230, au lieu de Ècwahieu, lire
Ècwâhicu.
P. 232, Èfionè, au lieu de intr.,
lire tr.
P. 236, Èjakcr, au lieu de tr., lire
intr.
P. 238, Èmanrieu, au lieu de tr.,
lire intr.
P. 239, Èmorous, au lieu de çmu-
ru, lire çmuru S, V.
P. 243, au lieu de Êr', lire Ér'.
P. 243, Èrbc, au lieu de onagraire,
lire onagre ; au lieu de sisymbre,
lire Erysimum officinale L. ; au lieu
de algopode, lire Agopodum Poda-
graria L., podagraire; au lieu de
balsamine, lire balsamite; au lieu
de colchique, lire Polygola vulgaris;
au lieu de tanésie, lire tanaisie; au
lieu de à coupure, lire à la coupure;
au lieu de barbarea, lire Erysimum
barbarea L. ; au lieu de à épis, lire
spicata; ajouter à h. de cochon,
renouée ; au lieu de géranium rouge,
lire Géranium Robertianum L.
P. 247, Èscarcèle, ajouter espar-
cette.
P. 253, Euy, au lieu de primato-
carpus, lire prismatocarpus.
P. 255, Èvîsion, au lieu de çvizgô,
lire çvîzyô.
46
- 714 -
P. 255, Êvosicu, au lieu de çvçziqe,
lire evozyœ.
P. 265, Fculè, ajouter^niet.
P. 268. Févc, au lieu de de Bengale,
lire blanche.
P. 269, Fèyancc, au lieu de faj'ance,
lire faïence.
P. 270, Fiat, ajouter à 1° : flot. Voir
Cwèfc, Èguiatc.
P. 272, Fièrejoute, au lieu de
choucroute, lire choucroute.
P. 275, Fiot, ajouter floc. Voir
Cwèfe, Èguiatc.
P. 275, Fiskcr, ajouter fixer.
P. 276, Fiûtou, au lieu de flûtâ,
lire flùlâ.
P. 282, Fordrinne, ajouter four-
draine.
P. 284, Fougasse, au lieu de copu,
lire coup.
P. 287, Frâlcr, au lieu de fràlçi,
lire frâlê'.
P. 288, Frayon, au lieu de aux
cuisses, lire au périnée.
P. 291, Frichtout, ajouter Frichtot.
P. 291 , Friksant, ajouter flux de sang.
P. 293, Froyon. au lieu de aux
cuisses, lire au périnée.
P. 300, Glâyer, au lieu de Gutn-
ssicu, lire Gyînssicu.
P. 310, Grèyot, au lieu de Gréyat,
lire Grèyat.
P. 315, Guèrgater, au lieu de guer-
gçlç, lire gergole.
P. 329, Haut-fé, au lieu de hô fije.
lire hâ /i/ç.
P. 333, au lieu de Hèrkcbôycs, lire
Hèrkébôyes.
P. 349, Hhawâye, au lieu de xa-
wây, lire xâwày.
P. 350, Hhâyer, au lieu de xaj/'.
lire xâyi-
P. 356, au lieu de Hhouyant, lire
Hhoûyant
P. 362, au lieu de Izè [izç V], lire
Izè [irf VJ.
P. 367, au lieu de: des habits, lire
des amis.
P. 374, au lieu de Jeumcnt, lire
Jcumant.
P. 376, Jonc, au lieu de : de chaise,
lire des chaisiers.
P. 379, Juncr, au lieu de junê',
lire jûnë'.
P. 385, Këssate a aussi le sens
de casserole.
P. 392, Kianchatc, au lieu de s.
m., lire s. f.
P. 402, Lâs', au lieu de làs' me
foute, il faut plutôt orthographier
Vase me foule. Ce serait alors une
expression méridionale, très gros-
sière, arrivée à Paris avec les Gas-
cons, qui de là aurait rayonné en
Lorraine et partout en France (voir
les exemples de Godefroy). Dans
le Trésor de Mistral, on trouve que
l'ase me fiche se... que le diable m'em-
porte si... Larousse cite un exemple
de Victor Hugo, sans référence,
l'aze me quille, qui a le même sens.
P. 403, Launâd, au lieu de lonâ,
lire lônâ.
P. 405, Lèto, ajouter Latour ou
la Tour.
P. 408, Linné, au lieu de revien-
neut, lire reviennent.
P. 410, Lîve, au lieu de quête, lire
qwète.
P. 411, Lonzinnc, au lieu de lôzên,
1, P, lire lôzèn M, I.
P. 412, Loup-hèrou, au lieu de lu
heru, lire lu yeru.
P. 424, Marinjc, au lieu de mârês,
lire mârês.
P. 425, Mars, au lieu de mars,
lire mars.
P. 427, Mauauvisieu, au lieu de
mâevîzyç, lire môçvtzyç.
P. 4'28, Mauhon, au lieu de ma-xô
V, lire mâfô V.
P. 433, Mecheus, ajouter : Voir
Cbeu.
P. 434, Megneu, au lieu de mçnqe-
menë, lire mçnqe-mçnê.
- 715 -
P. 435, Mfegni, au lieu de Mcgneu,
lire Mègneu.
P. 434, Mègnin, au lieu de Mcgneu,
lire Mègneu.
P. 454, Mohhieu, au lieu de v.
pron, lire: v. tr.
P. 460, Mouyate, ajouter: Voir
Moyate.
P. 460, Mouréle, au lieu de Sola-
rium, lire Solanum.
P. 463, Mwâye, au lieu de apelle,
lire appelle.
P. 467, au lieu de Nahion, lire
Nâhion.
P. 470, Strophe 5, au lieu de lÈre,
lire tére.
P. 475, Nidréhaut, au lieu de Iç,
lire le.
P. 482, Olwote, au lieu de i\lwote,
lire Alwatc.
P. 489, Pahhon, au lieu de (iï-
heiume, lire dïhieume.
P. 490, Palerîn, au lieu de pèlerin,
lire pèlerin.
P. 491, Palerinéjc, au lieu de pè-
lerinage, lire pèlerinage.
P. 492, Pandîn-Pandâd, au lieu de
drémî, lire drémin.
P. 496, PatcuraJB, au lieu de Pâ-
turage, lire Pâturage.
P. 501, Pcnâboûs, au lieu de pe-
nâbû, lire penabû.
P. 504, Pèrtèjeu, au lieu de por-
lejyeij, lire pçrtejye.
P. 510, Piâdiou, au lieu dep/âdi/ou,
lire plâdyçw.
P. 517, au lieu de Pincère, lire
Pincére.
P. 528, au lieu de Pototâ, lire
Potot (â).
P. 529, au lieu de Poûhhclcrèye,
lire Pouhhelerèye.
P. 533, au lieu de Prâchoïi, lire
Prâchou.
P. 537, Propelicure, au lieu de
propelyœr, lire prçpelyœr.
P. 551, Râkiâd, au lieu de ràtsâ,
lire ràtsâ.
P. 551, Râkiate, au lieu de râkyat-
râtyat V, lire râkyçt-râtyçt.
P. 558, Rapronobis, au lieu de:
s'employe, lire: s'emploie.
P. 572, RcgroQssicu, au lieu de
r(e)grôsyoe N, lire r(e)grô".<syœ.
P. 575, au lieu de Réjeu, lire Rèjeu.
P. 583, au lieu de Rèpiére, lire
Rèpiére.
P. 588, Retoner, au lieu de: qui a
n'a rien donné, lire: qui n'a rien
donné.
P. 588, Retreûcieu, au lieu de Ré-
trécir, lire Rétrécir.
P. 602, au lieu de Rôte (an), lire
Rôdes (an), voir Roûdes (an).
P. 611, Sau, au lieu de no chan-
tait, lire on chnntait.
P. 634, Tahhon, au lieu de taxa,
lire laxô.
P. 637, Tant, au lieu de 'à déJs,
lire J'â dés.
P. 638, Târon, au lieu de: devant
de la maison, lire devant la maison,
P. 639, Tâte-è-l'oiîlG, au lieu de
s. m., lire s. f.
P. 645, Tèrnawa', au lieu deTèr(n)ir,
lire Tèrni(r).
P. 646, Teuhon, au lieu de Bianc,
lire Biac.
P. 647, Teûle, au lieu de lik, lire
link.
P. 650, Tieumonvèle, au lieu de
s. m., lire n. pr.
P. 656, Toneli, à supprimer le mot :
penché.
P. 657, Toper, au lieu de tôpë',
lire Içpê'.
P. 670, Trèvèyeu, au lieu de tour,
lire toûrt.
P. 670, Trèyîn, au lieu de anhhev'te,
lire anhhev'lé.
P. 672, le couplet du Trimâsat se
chantait anciennement en sol mi-
neur.
P. 677, Trossicu, au lieu de soles,
lire soles.
- 716 -
P. 677, Trou, au lieu de 3" Prison,
lire Cimetière.
P. 680, TûYcr, au lieu de flvë, lire
(ït'q.
P. 680, Tyi, au lieu de Keuycr.
lire Keuyér'.
P. 683, Yalat, au lieu de vâlç, lire
vàlç.
P. 684, Vanâye, au lieu de vânây,
lire vanây.
P. 687, Varjon, au lieu de vçrjô,
lire vqrjô.
P. 690, au lieu de qu'uen, lire
qu'une.
P. 694, au lieu de Vcsalc, lire
Vcssatc.
P. 695, Vialon, au lieu K, lire A.
P. 701, Yrondcmant, au lieu de:
une toupie, lire d'une toupie.
P. 704, Wèmhaut, au lieu de ivçmhô,
lire wçm-^5.
P. 704, Wèrcalicu, au lieu de wer-
kalyœ, lire werkalyœ.
P. 708, au lieu de ses œuf, lire
ses œufs.
Fig. 89.
717
TABLE DES FIGURES.
Fig. 1, vase à vinaigre (Musée de
Metz).
Fig. 2, paysan de l'arrondissement
de Thionville (Dessin Migette, 1866,
Musée de Metz).
Fig. 3, balance (Musée de Metz).
Fig. 4, bassinoire (Musée de Metz).
Fig. 5, berceau (Musée de Metz).
Fig. 6, instrument qui sert à broy-
er le chanvre (Musée de Metz).
Fig. 7, moulin à poivre (Musée
de Metz).
Fig. 8, instrument avec lequel on
brise la partie ligneuse du chanvre
(Musée de Metz).
Fig. 9, ouvrier et ouvrières agri-
coles de l'arrondissement de Metz
(Dessin Migette, 1866, Musée de
Metz).
Fig. 10, le maire des Chàtis et le
Kealau (Cliché Jules Thiriot).
Fig. 11, pressoir (Dessin O. Busy,
Attilloncourt).
Fig. 13, parties d'une voiture à
ridelles.
Fig. 14, charrue.
Fig. 15, chaise (Musée de Metz).
Fig. 16, lampe à copion (Dessin
Frey).
Fig. 17, fouet.
Fig. 18, chaufferette (Musée de
Metz).
Fig. 19, crédence (Musée de Metz).
Fig. 20, 1 crémaillères de foyer
Fig. 21, f (Dessins Frey).
. Fig. 22, petite cruche (Cliché
Prillot).
Fig. 23, cornette (Cliché Prillot).
Fig. 24, jardinier des environs de
Metz (Dessin Migette, 1866, Musée
de Metz).
Fig. 25, instrument qui sert à
mettre la laine en écheveaux (Musée
de Metz).
Fig. 26, assiette (Cliché Prillot).
Fig. 27, le Joli Fou, hêtre qui se
trouve dans la forêt près de Rémilly.
Fig. 28, petite fourche.
Fig. 29, fourche.
Fig. 30, fléau à battre le blé.
Fig. 31, four pour douze pains
(Dessin Frey).
Fig. 32, (non 42), four placé sous le
foyer du fourneau de cuisine (Des-
sin Frey).
Fig. 33, fourneau de cuisine (Des-
sin Frey).
Fig. 34, fleur reproduite d'après
un vieux meuble (Dessin Ch. de
Westphalen).
Fig. 35, le Graouli (Cliché Prillot;.
Fig. 36, paysanne coiffée d'une
hâlette. '
Fig. 37, hotte.
Fig. 38,
Fig. 39,
Fig. 40, suspension (Dessin Frey).
Fig. 41, lampe à crémaillère (Musée
de Metz).
Fig. 42, laitière des environs de
Metz, débitant du lait (Dessin Mi-
gette, Musée de Metz).
Fig. 43, schlitte.
Fig. 44, ) soufQets qui servent à
Fig. 45, ) attiser le feu.
' \ huches (Musée de Metz).
718 —
Fig. 46, femme de la campagne
(Dessin Migette, 1867, Musée de Metz).
Fig. 47, marchande de légumes
de l'arr. de Metz (Dessin Migette,
1866, Musée de Metz).
Fig. 48, petite croix avec clavier,
dite Jeannette (Cliché Prillol).
Fig. 49, fleur reproduite d'après
un vieux meuble (Dessin Ch. de
Westphalen).
Fig. 50, panier à œufs (Musée de
Metz).
Fig. 51, cuillers (Collection Sadoul).
Fig. 52, lit (Musée de Metz).
Fig. 53, femmes en prières (Dessin
Migette, 1867, Musée de Metz).
Fig. 54, pétrin (Musée de Metz).
Fig. 55, maison à Gonthil (Cliché
Frey).
Fig. 56, maison à Hinkange (Cli-
ché Frey).
Fig. 57, plans de maisons: 1 (Vie
à la Campagne, vol. XVI, n» 198, p.
331), 2 et 3 (Dessins Ch. de West-
phalen).
Fig. 58, moine, chautfe-lit (Musée
de Vie).
Fig. 59, La Cathédrale de Metz au
18^' siècle (gravure ancienne).
Fig. 60, tonneliers de l'arrondisse-
ment de Metz (Dessin Migette, 1866,
Musée de Metz).
Fig. 61, lampe à quinquet (Dessin
Frey).
Fig. 62, petites pelles (Collection
Sadoul).
Fig. 63, plat (Cliché Prillot).
Fig. 64, bourgeoises messines (Des-
sin Migette, 1866, Musée de Metz).
Fig. 65, élève des Écoles munici-
pales de Metz, 1848 (dessin de l'é-
poque).
Fig. 66, réchaud (Musée de Metz).
Fig. 67, horloge avec boite (Des-
sin Ch. de Westphalen).
Fig. 68, pendule.
Fig. 69, terrassier travaillant aux
travaux du rempart Belleisle (Des-
sin Migette, 1867, Musée de Metz).
Fig. 70, boîtes où l'on conserve
le sel (Collection Sadoul).
Fig. 71, supports qui soutiennent
la broche (Musée de Vie).
Fig 72, seau qui sert à traire les
vaches.
Fig. 73, ferme, assemblage, de
pièces destinées à porter le faîtage,
etc., d'un comble (corriger la
branche transversale de A, de
façon à ce qu'elle forme une ligne
droite).
Fig. 74, fleur reproduite d'après
un vieux meuble (Dessin Ch. de
Westphalen).
Fig. 75, vacat.
Fig. 76-77, plaques de fonte.
Fig. 78, tonneau (Cliché Frey).
Fig. 79-80, rouets.
Fig. 81, trimâsat.
Fig. 82, femme de la campagne,
vendant des pommes au marché
(Dessin Migette, 1867).
Fig. 83, fleur reproduite d'après
un vieux meuble (Dessin Ch. de
Westphalen).
Fig. 84, vendange au pays messin
(Cliché Prillot).
Fig. 85, type de village, Colligny
(Cliché Frey).
Fig. 86, soupière (Dessin Ch. de
Westphalen).
Fig. 87, pot de grès (Collection
Sadoul).
Fig. 88, fille des environs de Metz,
employée a la Manufacture des ta-
bacs (Dessin Migette, 1867).
Fig. 89, cruche de grès (Collection
Sadoul).
(arte des Patois Romans
de la Moselle
F =
Patois de la Pentsch
P =
1)
du Pays -Haut
IV| =
II
M.essm
1 =
n
de l'Isle
N =
n
de la Nied
S =
II
du Saunois
V =
II
Vosgien.
X M H >< W ^ .1
Ximiie des patois principaux .
de tranaition .
Trantière linguistique d'après This, .
y
lithJmpr Biul Even . Metx
r
ÏTHA
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■S.V ^,^f
J
'^^
[y'*
. Sis>/V y^S'i'â.Ui^ .^cytv^A. Mj^
Publications de la Faculté des Lettres
de l'Université de Strasbourg-.
A partir de Novembre 1922, la Faculté des Lettres de
Strasbourg, complétant son programme, édite une triple
série de publications :
1° Un BULLETIN mensuel, paraissant le premier de
chaque mois scolaire, de Novembre à Mai, destiné
à compléter l'enseignement oral des professeurs, à
resserrer les liens entre les trois odres d'enseigne-
ment, à faciliter les recherches des travailleurs d'Alsace
et de Lorraine, à établir un nouveau contact entre
l'Université et le public.
2° Une BIBLIOGRHPHIE ALSÏÏCIENNE annuelle, ana-
lysant l'ensemble des travaux, d'ordre historique,
littéraire, économique et social, qui concernent l'Alsace
et ont paru au cours de l'année précédente.
3" Une BIBLIOTHÈQUE d'études dans laquelle se trou-
vent représentés tous les différents enseignements
de la Faculté et à laquelle sont appelés à colla-
borer les professeurs, les étudiants et les savants
d'Alsace et de Lorraine.
De même format (in 8" raisin), numérotés par fasci-
cules, les volumes de la Bibliothèque se succèdent sans au-
cune périodicité; ils diffèrent d'étendue et de prix; chacun
d'eux, formant un tout complet, est mis en vente séparément.
Les trois séries sont complètement indépendantes l'une
de l'autre. Néanmoins il est possible de souscrire d'avance
soit à l'ensemble de la collection, soit à l'une des séries, soit
à une catégorie de fascicules de la Bibliothèque dont la dé-
termination est laissée au souscripteur. Les souscriptions à
à l'ensemble des publications de la Bibliothèque bénéficient
d'une réduction de 20 ",„ en France (15 ",„ à l'étranger) sur
le prix de chacun des volumes et les souscriptions partielles,
d'une réduction de 15 7^ en France (10 7o à l'étranger).
Pour bénéficier de ces réductions, les souscriptions
doivent être adressées directement à la Commission des Pu-
blications et accompagnées d'un premier versement de 100
francs qui assurera l'envoi des volumes au fur et à mesure
de leur publication! La provision épuisée, les souscripteurs
en seront prévenus par une facture les priant de la renou-
veler, s'ils le jugent à propos.
Le versement des souscriptions peut se faire par un
mandat-poste ou, plus commodément, par un chèque postal
à l'adresse:
Commission des Publications de la Faculté des Lettres,
Strasbourg, 6703
Publications de la Faculté des Lettres de l'Univeristé
de Strasbourg.
Fasc. 1. Th. GÉROLD, L'art du Chant en France au XVII* siècle
300 pages, avec musique . 30 fr
Ouvrage couronné par l'Académie des Beaux-Arts (Prix Baror
de Joest).
Fasc. 2. Th. GÉROLD, Le manuscrit de Baycux, textes et musique d'ur
recueil de chansons du XV' siècle, 200 p., avec musique, 15 fr
Fasc. 3. E. GILSON, Études de philosophie médiévale, 298 p.. 13 fr. 5(
Fasc. 4. L. LAVELLE, prof, au ]>ycée Fustel de Coulanges, Le
dialectique du monde sensible, XLI, 332 pages, 12 fr. 5(
Fasc. 5. L. LAVELLE, prof, au Lycée Fustel de Coulanges, Le
perception visuelle de la profondeur, 75 pages, . 3 fr. 5<
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de démonologie gréco-orientale, 38 pages, 15 gravures, 3 fr
Fasc. 7—8. R. REUSS, prof. lion, à la Fac. des Lettres, La Consti
tution civile du clergé et la crise religieuse en Alsace
Tome I (1790—1792), YI. 380 pages, 15 fr
Tome II (1792—1795) 343 p. et deux répertoires . . 15 fr
Fasc. 9. P. LEUILLIOT, diplômé d'histoire de la Fuculté des Lettre;
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des Séances de la Société Populaire (1791 — 1795), avec uni
introduction et des notes XXXVl, 504 pages . . . 25 fr
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Politiques (Prix Flach).
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Moselle. 5e vend soit en fascicules, fasc. 10, A-E, 5.j(5 p., 13 fr.
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Fasc. 13. A. PIGANIOL, Recherches sur les Jeux romains 156 page
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la Démocratie allemande, 473 pages 20 fi
Fasc. 15. M. L. CAZAMIAN, Le roman et les idées en Hnglctcrrï
— L'influence de la Science. 18G0-1900, VIII, 481 pages 20 fr
Fasc. 16. PH. LE HARIVEL, Nicolas de Bonneville, III, 198 pages 9 fr
Fasc. 17. R. LÉVÉQUE, Le Problème de la Vérité dans la philo
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otlcrts à Charles Audler i)ar ses amis et anciens élèves
450 pages 25 fr
i
1
I
PC ' Zeliqzon, Léon.
3026 Dictionnaire des patois romans
.Z4 de la iVloseile. —
1922
V.3
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OF MEDIAEVAU STUDiÊè
59 oueens park
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